Duel au soleil
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2022
Gregory Peck en mauvais garçon à la virilité prédatrice et Jennifer Jones en femme traversée de passions et de pulsions incontrôlables forment sous le soleil du Texas un couple enflammé et destructeur. La mise en scène est remarquable, le format de l’image, plutôt inhabituel pour un western en couleur, nous donne une impression d’intimité qui participe à la mise en place d’une tension sexuelle très bien maîtrisée. Les couleurs, les lignes de dialogue, les performances des acteurs, rien n’est à redire. Jusqu’à cette dernière scène qui est sans doute l’une des plus belles fins de l’histoire du cinéma à mon goût.
Duel au soleil sait également être plus critique sur les questions de racisme que son prédécesseur, Autant en emporte le vent.
Un classique!
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2022
Plus un film de David Selznick que de King Vidor, Duel au Soleil marque par son ambition, ses excès, son souffle mélodramatique et cette impression de voir un Autant en emporte le Vent façon western.

C'est un sentiment étrange qui domine lorsqu'on regarde Duel au Soleil, ses excès mélodramatiques, visibles notamment dans les réactions du couple principal à chaque péripétie ou presque, ne sont aucunement dérangeants, et c'est même le contraire, ils participent à la réussite du film. Ils sont l'une des raisons du souffle épique de l'œuvre, de sa poésie et de son aspect tragique qui prend vite le dessus par rapport aux autres éléments.

Enfin, j'exagère un peu, les excès mélodramatiques ne sont pas non plus sur chaque mètre de pellicules et Duel au Soleil est avant tout marquant par le spectacle proposé, la mise en scène qui sublime ce triangle amoureux, le magnifique technicolor ou tout simplement les comédiens. Gregory Peck est surprenant dans le rôle d'un cow-boy cynique et arrogant, charmeur et surtout solitaire, alors que Jennifer Jones est endiablée (elle qui épousera bientôt Selznick) et que Joseph Cotten incarne un frère raisonné et calme.

Ce trio fonctionne à merveille, les caractères sont opposés, Selznick ose évoquer la passion sexuelle et amoureuse, et insiste sur le côté violent et néfaste de la relation entre Jones et Peck. Ils sont entourés par d'autres personnages forts, à commencer par la mère (Lillian Gish, toujours parfaite) et le sénateur, qui apportent là aussi une vision opposée sur le comportement des deux frères. L'écriture est solide, avec un scénario simple et très bien exploité, tournant vite vers la tragédie pour un final annoncé, mais puissant.

Les séquences s'enchaînent sans temps mort, le film sait prendre son temps pour présenter le contexte et développer les relations entre les personnages. Plusieurs scènes deviennent marquantes, à l'image du bal avec une caméra virevoltante captant tout ce qui s'y passe, où les premiers moments partagés par Peck et Jones, comme lorsqu'elle monte à cheval pour la première fois dans le ranch.

Duel au Soleil insiste aussi sur les comportements humains, le cynisme de certains contrebalance la loyauté d'autres, avec la tentation féminine et le péché au milieu. L'évolution de l'Ouest et les querelles de propriétaires terriens apparaissent aussi en second plan, et participent à la réussite du film. Les images sont sublimes, le technicolor magnifique et les différentes visions du ciel (rouge, orageux...) sont inoubliables. Le duel fratricide tient toutes ses promesses, la tension est au rendez-vous et le final est mémorable.

Duel au Soleil permet à David Selznick de mêler western et tragédie en sublimant un triangle amoureux où la passion dévore les âmes, le sang viendra s'y mêler, la poésie aussi, le tout dans un technicolor flamboyant et servi par de formidables comédiens.
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2021
King Vidor réalise un western qui n'est pas commun dans "Duel au soleil". Pas d'histoires de vengeance ou de fusillade mais un drame familial et une histoire d'amour. Un de films préférés de Scorsese notamment pour son introduction sous le soleil couchant, "Duel au soleil" s'avère un assez bon film même si la première heure est particulièrement ennuyeuse. Par interprétée par Jennifer Jones cabotine dans son rôle de femme cédant sous le charme de trois hommes différents, elle surdoué et en fait vraiment trop. Gregory Peck dans son rôle de frère machiavélique est excellent. La fin m'a surpris et s'avère particulièrement bien trouvée. Un film correct qui a quand même pris un sacré coup de vieux.
Estonius

4 749 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2020
Deux préalables : Si le film est attribué à King Vidor, c'est d'abord un film de producteur comme l'était "Autant en emporte le vent", la paternité du film appartient donc David O. Selznick, et je ne vois pas bien pourquoi ce serait une tare ! Autre chose : Ils me font bien marrer ceux qui critiquent non pas le film mais son scénario en se gaussant spoiler: de l'inconsistance de son héroïne
! Faut peut-être leur expliquer que c'est justement le sujet du film (et que par ailleurs, mais ce n'est qu'un détail, ce genre de comportement dans la vraie vie, ça existe !) Alors oui nous avons un film hybride, pas tout à fait western, pas tout à fait mélodrame, mais transcendé par le personnage de Pearl, qui nous subjugue de sa beauté. C'est une histoire d'amour fou, de folie et le dernier plan dont certains se moquent est pourtant d'une force époustouflante (il se chuchote que cette scène aurait été tournée par Sternberg). Certains plans sont fabuleux comme ce spoiler: face à face dément entre la cavalerie et les sbires du sénateurs, ou celle avec le troupeau de vaches. A contrario on peut déplorer certaines scènes complètement gratuites (le dressage du cheval noir) ainsi que le manichéisme avec lequel sont décrit les deux frères. Le rôle de la servante, sans être raciste, n'est pas très heureux, quant à cette scène où le vieux sénateur fait son examen de conscience, non merci… Ah, j'avais oublié le pasteur absolument ridicule
. Des défauts mais qui ne doivent pas nous priver de la vison de ce film troublant ce serait-ce que pour Jennifer Jones et ce technicolor somptueux.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juillet 2020
Ambitieux par ses moyens, Duel au soleil (1946) est né du désir du producteur David O. Selznick d'égaler le succès d'Autant en emporte le vent (1939).
En effet, après Autant en emporte le vent, son producteur nostalgique de la grandeur passée, Selznick, consacre le reste de sa carrière à essayer d'égaler le succès du film avec d'autres projets. Duel au soleil est lorsqu'un des plus célèbres, avec son gros budget et son Technicolor aux couleurs rougeâtres et chatoyantes.
Dès novembre 1944, soit deux ans avant la sortie du film, Selznick achète les droits du roman éponyme, rédigé par Niven Busch, à la société américaine de production RKO, en vue de consolider la carrière de Jennifer Jones. Il engage King Vidor à la réalisation, six ans après son long-métrage intitulé « Le Grand Passage », à mi-chemin entre western et aventure qui prend les guerres indiennes comme cadre historique. Selznick réécrit également lui-même le script et y apporte quelques modifications, dont la fusillade finale et la séquence d'ouverture qui présente les origines de Pearl.
Le tournage débute en février 1945, mais en août 1946, peu avant la fin, des différends entre le producteur et le réalisateur éclatent. King Vidor s'explique ainsi : « Je cherchais à avoir une bonne interprétation sans exagération ni scènes exacerbées... Mais Selznick a voulu dramatiser les scènes, rendant le tout de plus en plus grand, selon son style habituel ». Vidor ne souhaitant pas en arriver à ce que son oeuvre bifurque de la sorte et, excédé par la mainmise de son producteur sur tous les aspects du tournage, il décide donc de quitter les plateaux. Il est remplacé par William Deterle (surtout connu pour Le Portrait de Jennie en 1948) pour terminer le film.
Toutefois, plus tard, Selznick décide que ce soit le nom de Vidor qui soit crédité au générique, sans doute reconnaissant envers celui qui a réalisé la quasi-totalité du film. Précisons également que cinq ou six autres cinéastes ont apporté leur aide pour concrétiser ce projet ambitieux, dont Josef Von Sternberg, William Cameron Menzies et Otto Brower, mais de tous, seul King Vidor est resté dans la mémoire associée à cette production.
Mais finalement, c'est plus la marque mégalomane et exagérée de Selznick que celle, plus modeste, de King Vidor, qui a pris le dessus. D'ailleurs, Selznick détestait ouvertement les westerns (le film reste, d'ailleurs, sa seule incursion dans le genre). Aussi, les scènes clés du genre sont écartées ou abrégées spoiler: , à l'image de ce duel au milieu d'une rue déserte expédiée d'une manière aussi rapide que surprenante.

Ce western mélodramatique porte à l'écran quelques-unes des plus grandes vedettes de son temps, dont Jennifer Jones et Gregory Peck au-devant de la scène. Mais la qualification de « western » peut être sujette à débat. En effet, hormis la lutte entre propriétaires terriens et exploitants de chemin de fer, la beauté des paysages arides et désertiques, la présence de la cavalerie américaine, ainsi que le costume cow-boy de Gregory Peck, il n'est pas toujours facile de faire un rapprochement entre Duel au soleil et certains modèles du western, tant le romantisme et la multitude de scènes en lieux clos se rapprochent davantage d'un autre genre.
Malgré cette ambiguïté, Duel au soleil offre quelques scènes marquantes, tant par l'ampleur des moyens engagés que par certaines audaces dans la mise en scène. Difficile ainsi de passer à côté de la scène du rassemblement des cavaliers avec ses milliers de figurants, ou encore, d'audacieux mouvements de caméras, spoiler: comme lors de la clôture du film face au Rocher de la tête de squaw ou lors de la scène du bal
. Mais hormis la scène grandiose des cavaliers, l'intrigue principale ne tourne presque exclusivement qu'autour des rapports tourmentés entre Pearl et les hommes. De nombreuses séquences les mettant en scène sont d'ailleurs marquées d'un érotisme assez torride et peu commun pour l'époque, généralement censuré par les puritains américains et le Code Hays.
Le but de Selznick est d'offrir à Jennifer Jones, la femme qu'il aime mais avec laquelle il n'est pas encore marié, un rôle dans lequel on ne serait pas prêt de l'oublier. Mais cette ambition égocentrique a pour conséquence qu'on lui en a fait faire beaucoup trop et qu'il nous est parfois difficile de pardonner à son époux de producteur de l'avoir rendue à de nombreuses reprises carrément laide et insupportable à force de roulements d'yeux, de maquillage exagéré, de vilaines grimaces et de pénibles rictus. Le film est entièrement fait d'excès et d'outrances, et l'actrice est insupportable par ses manières et son surjeu.
Mais cette sexualisation du corps de l'héroïne, ces situations parfois carrément lubriques et l'atmosphère sensuelle et torride présente pendant une bonne partie du film n'est pas du goût des censeurs, qui obtiennent du producteur qu'il coupe une scène de danse lascive, jugée trop suggestive. Une bonne occasion de voir un peu moins le jeu lassant et exaspérant de l'actrice.
Réputé pour sa prestigieuse distribution, Duel au soleil profite des prestations de Gregory Peck et de Lionel Barrymore, acteurs qui sont peut-être les plus crédibles du film avec Lillian Gush. Cette dernière est d'ailleurs nommée aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle, tout comme Jennifer Jones, nommée dans celle de la meilleure actrice. Mais aucune des deux femmes ne remporte le trophée.
Avec un coût de production supérieur à celui d'Autant en emporte le vent, le film parvient tout de même à accumuler des recettes qui permettent de rentabiliser cette réalisation ambitieuse et colossale. Duel au soleil est l'exemple parfait de la démesure et du faste de l'âge d'or d'Hollywood. Ses décors imposants, ses innombrables figurants et ses stars présentent à l'écran participent de cette sensation de gigantisme.
Mais ce désir de grandeur atteint parfois des seuils exagérés, car au-delà du jeu de Jennifer Jones, l'utilisation exacerbée du Technicolor en est aussi un élément. Même si on peut comprendre cet usage presque abusif dans la perspective de s'inscrire dans la lignée d'Autant en emporte le vent, des plans gâchent toute crédibilité avec parfois l'impression que le ciel est en feu tant l'accent est mis sur une couleur rougeâtre vive et peu réaliste. Sans doute est-ce là une volonté de créer un reflet des passions brûlantes des deux amants, mais à trop vouloir en faire, le résultat visuel devient exagéré, sinon ridicule.
Comme dans Autant en emporte le vent, la vision des Noirs peut paraître méprisante, mais il faut quand même reconnaître que le personnage de Vasht, joué par Butterfly McQueen (dont il s'agit de la dernière présence sur grand écran avant une longue pause, justement motivée par des rôles stéréotypés), est plus amusant que condescendant.
L'influence de Duel au soleil est limitée sur la postérité, mais il n'empêche que ce film mélodramatique est l'un des premiers que le réalisateur Martin Scorsese ait vus dans sa vie, et qui l'inspira pour son futur métier, comme il le confie dans son documentaire sur le cinéma américain. De quoi tout même considérer Duel au soleil et lui donner sa chance.
Mais cette chance, force est de constater que son appréciation est très subjective. Si Duel au Soleil peut se lire comme une déclaration d'amour d'un producteur à sa muse, les codes du western sont majoritairement écartés voire oubliés, au profit d'une ambitieuse romance sur les traces de celle de Scarlett O'Hara. Même si l'intention est honorable et que la mise en scène offre quelques rares moments savoureux, le scénario est ponctué par des rebondissements incessants. Jennifer Jones change d'avis un nombre incalculable de fois tout au long du film, et même au moment de la scène finale, spoiler: alors que les deux amants sont en train de se mettre à mort et que la jeune femme a presque déchargé son arme sur Gregory Peck
, l'indécision et le changement d'avis sont encore au rendez-vous. Un film apprécié par les surréalistes et on comprend pourquoi, mais si vous cherchez de la crédibilité scénaristique, passez votre chemin et évitez ainsi l'interprétation désastreuse de Jennifer Jones.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2019
Loin de s'ancrer dans une tradition classique du western, King Vidor crée une intrigue sentimentale (un trio amoureux) et tente de la raccorder à une dimension mythique tout en inscrivant son histoire dans un contexte politique précis et brûlant. L'ambition colossale de Vidor est de faire en sorte que la densité folle de l'écriture et le caractère monumental de la mise en scène ne créent pas de distance avec les personnages : il faut en faire des archétypes mais aussi des êtres complexes, problème qui a priori semble insoluble et qui se voit pourtant relevé avec un certain brio. L'intelligence du film est d'assumer la représentation de figures génériques (les dialogues sont d'ailleurs directs et ne cherchent pas la subtilité) pour mieux se centrer sur l'action et ses revirements. Si le film n'est à ce titre pas assez rigoureux sur le plan politique – le rapport du propriétaire à un pays en transformation, le chemin de fer passant sur ses terres –, il met en scène des relations sentimentales tellement tortueuses qu'elles finissent par donner une définition parfaite de l'amour fou : deux êtres qui ne peuvent s'empêcher de s'aimer, irrésistiblement liés alors que beaucoup les opposent. On pourrait même dire du rapport animal entre le personnage de Gregory Peck et celui de Jennifer Jones qu'il s'oppose à la clarté d'une mise en scène se voulant impériale (plans larges grandioses, gros plans tranchants, musique très marquée) sans toutefois y parvenir véritablement. C'est la limite de ce film passionnant que de ne pas totalement nous embarquer avec ses personnages, dans leur folie, et de faire sentir la suprématie d'une mise en scène tellement inspirée qu'elle en devient parfois écrasante. À défaut de réaliser le chef-d'oeuvre visé, King Vidor signe un film retors qui touche par ses nombreux coups d'éclat formels.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2019
Bien décidé à offrir un successeur flamboyant à son "Autant en emporte le vent", D. O Selznick donna l'occasion à sa dulcinée, la magnifique J. Jones, d'irradié l'écran de ses charmes, la sexualisant au maximum de ce que la censure du code Hays pouvait lui laisser comme espace. Pieds nus ou en sandales dans chaque séquence, danse suggestive, juste vêtue d'une serviette de bain face à un prêtre, la belle ne ménage pas sa peine, aguichant sans cesse, avec ses yeux magnifiques. Perdue entre deux frères, la belle finira par provoquer des tensions et des drames. Alors n'est pas un peu sexiste plus que romantique ? Clairement oui, mais on retrouvait déjà ça dans le film aux 11 Oscars. Western ouvertement romantique, le film reste bien sûr trop long au vu de ce qu'il raconte, sacrifiant son efficacité sur l'autel de la démesure, et il faut dire qu'on en prend plein les mirettes durant plus de 2 heures, que ce soit la cavalcade de centaines de cow-boys dans des plans larges impressionnants, ou bien à travers certaines éclairages dantesques (4 directeurs photo différents, autant de réalisateurs et un consultant lumière de luxe pour les plans avec J. Jones, à savoir le cinéaste J. Van Sternberg). Le résultat est suranné, constituant en creux une histoire intéressante, avec des thèmes passionnants, porté par des acteurs talentueux (J. Cotten, G. Peck ou encore L Barrymore), un pur film de producteur en soit, qui rassemblera un large public à sa sortie. Une curiosité de cinéphile, mais un western moyen et une histoire d'amour dérangeante. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
babidi
babidi

7 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2018
un western de king visor tres bien réaliser et c est peu dire

un theme recurrent mais très bien exploite par des premiers roles exquis et des seconds plus qu a la hauteur

un film a voir avec intérêt et a revoir avec grand plaisir
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 233 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Bof, c'est le terme que je choisirais pour qualifier ce Western dramatique !! Réalisé en 1948 par King Vidor, écrit et produit par David O. Selznick , ce long métrage a pourtant de l'ambition d'en avoir mis les moyens sur le plan financier, une oeuvre dans le fond qui vieillit bien, que ce soit dans la mise en scène avec de beaux plans avec de somptueuses lumières, les grands espaces avec des paysages superbes, une belle musique signé par Dimitri Tiomkin, un grand nombre de figurants et de chevaux pour quelques scènes. Mais c'est un Western et je trouve que dans ce film, l'histoire manque d'action, hormis la dernière demi heure, je me suis ennuyé et c'est trop gnangnan niveau scénario. Néanmoins, j'ai trouvé les acteurs plutot bons avec la belle métisse Jennifer Jones, Joseph Cotten et le toujours excellent Gregory Peck qui hérite la d'un role de salaud. Moi qui m'attendais à un grand film, je dois avouer que j'ai été un peu déçu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mai 2016
D'une beauté filmique sublime, cette œuvre aux couleurs flamboyantes, malgré le relatif échec commercial qu'elle connu en raison du coût de sa production, est du même acabit que "Autant en emporte le vent" pour le spectacle et l’épopée qu'elle nous permet de vivre.
weihnachtsmann

1 626 abonnés 5 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2015
3 personnages importants font la force de ce film. Pearl, courageuse et obstinée, mais femme aveuglée par l'amour. Le sénateur, fier et sans pitié, prêt à tuer pour défendre son bien et le héros évidemment, sauvage et sans attache, froid et insensible.
Le film mélange ces trois caractères pour nous offrir un résultat à la hauteur des grands westerns classiques. Un drame de la jalousie, de la vengeance et de l'amour. Très très bien
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2015
Après le succès phénoménal d’Autant en emporte le vent, le producteur David Selznick voulut remettre le couvert dans le genre du mélodrame sur fond de western. Sûr de lui, il l’hésita pas à en reproduire les erreurs : Trois réalisateurs se sont succédé pour son précédent film, se sont cette fois pas moins de sept cinéastes qui durent se partager la réalisation du film. En plus d’exploser le budget initial, le résultat s’en ressent également sur la qualité du film puisque, d’un passage à l’autre, la mise en scène est à ce point différente que l’ensemble donne l’impression d’une succession de vignettes illustrant un même scénario. De fait, certains plans sont d’une grande beauté à tel point qu’il devient frustrant de savoir s’ils sont signés par Vidor ou un autre. Le scénario de Duel eu Soleil a lui aussi les mêmes défauts qu’Autant en Emporte le Vent, à savoir une misogynie et un racisme latents qui rendent certains dialogues imbuvables, ainsi que des longueurs qui plombent le romantisme au sein de ce triangle amoureux. Le charme de Jennifer Jones, la femme et égérie du producteur, serait le principal intérêt du film si elle ne surjouait pas à ce point. C’est donc la sensualité des scènes d’amour qui peut se prétendre comme le meilleur argument au modernisme de ce western ultra-romancé.
mazou31
mazou31

136 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2015
Plus un opéra qu’un western. Cela se passe dans l’Ouest certes mais l’histoire excellemment montée, la tragédie, l’outrance, la puissance dépassent le genre. Un opéra baroque, une histoire d’amour fou et de passion exacerbée, une histoire d’amour et de mort. Un regard hâtif et irréfléchi peut faire dire que King Vidor en fait un peu trop mais justement la beauté et le génie de ce film sont dans la démesure de la passion, dans le jeu amour-haine, dans la sensualité époustouflante (pour être poli) de l’héroïne. Ajoutons des décors fantastiques, un traitement photographique flamboyant, des cadrages de grand maître et pour finir, l’interprétation intelligemment surjouée de tous avec le rôle inoubliable de Jennifer Jones qui estompe même Gregory Peck ! Un véritable chef-d’œuvre !
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2014
Difficile de ranger ce film dans une catégorie : western certes mais finalement bien plus que ça. Il y a dans "Duel au soleil" tout ce qu'il faut pour le ranger dans la catégorie des grands films. Histoire d'amour passionnée, drame familial, portrait d'une femme aussi sauvage que sensuelle, il souffle sur le film une dimension lyrique et épique qui le rapproche certainement de "Autant en emporte le vent" (produit également par David O'Selznick) mais en mieux. Plus cruel, plus violent et plus troublant, ce film est de ceux qu'on n'oublie pas (impossible quand on voit la scène finale, tragique et violente). Que ce soit pour la superbe mise en scène aux magnifiques décors ou pour l'interprétation habitée des acteurs, "Duel au soleil" est un chef-d’œuvre comme on n'en fait plus. Entouré par d'excellents seconds rôles (Joseph Cotten, Lionel Barrymore, Lillian Gish), le couple vedette fait des étincelles. En effet, Gregory Peck est impeccable en voyou charmeur et possessif face à la sublime Jennifer Jones dont la sensualité débordante à l'écran fait encore des ravages aujourd'hui.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2014
Possédant un casting ultra prestigieux, ce western baroque et bourré de sentiments s'impose comme l'une des plus belles réussites de son époque. La réalisation de King Vidor est merveilleuse et nous offre quelques grands moments de cinéma (le duel final en est sans doute la plus belle preuve), l'histoire s'avère assez captivante dès le départ, tandis que le technicolor est juste sublime. Quant au couple que forme Gregory Peck et la sublime Jennifer Jones, il atteint une intensité comme on en a rarement vu dans un film du même genre. "Duel au soleil" est donc un western profondément marquant sur le thème de l'amour fou et il mérite définitivement son statut de classique du cinéma.
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