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Michel Helouin
2 critiques
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1,5
Publiée le 22 août 2026
Je suis en accord avec Parkko et Vélocio. Gregory Peck très mauvais en mauvais, à la limite de la caricature. Cela fait de la peine de voir ce grand acteur devenu dans ce film un mauvais acteur de niveau d'un film de série B. Heureusement qu'il nous régale dans Les grands espaces. Quant à Jennifer Jones qui surjoue presque en permanence, elle frôle le ridicule. La scène finale grotesque. Seul Joseph Cotten reste sobre et crédible. Le misogynie et le racisme ambiant ne rend pas le film sympathique. Le doublage de la servante insupportable. Seules le sauvent certaines scènes à la mise en scène remarquable, comme le dressage du cheval par Gregory Peck, les cavalcades en groupe.
C'est assez curieux de voir aujourd'hui ce film aux accents de tragédie grecque (impression d'autant plus forte que le jeu des acteurs, et plus encore des actrices, semble nous transporter sur une scène de théâtre antique), dont les effets dramatiques prennent le pas sur l'action. Le déroulé de l'histoire n'est pas des plus surprenants même si certains choix narratifs interrogent. Côté mise en scène, la magnificence des images compense quelque peu le côté agressif du Technicolor et la couche de maquillage très prononcée de Jennifer Jones, et puis demeure le charisme des interprètes, avec un emploi presque à front renversé entre Joseph Cotten et Gregory Peck. Intéressant.
Western d'excellente facture. Pearl, une métisse orpheline, est accueillie dans un ranch texan tenu par le rugueux "sénateur" Mc Canless et ses deux fils, Jesse et Lewton. Séduite par le sage Jesse, elle succombe toutefois à la brutalité affichée de Lewton, qui ne s'embarrasse pas de manières. Cette passion dévorante entre Pearl et Newton est magnifiquement interprétée par Gregory Peck et Jennifer Jones. Leur rapport amour/haine rythme le film jusqu'à l'ultime scène, poignante. Le mauvais rôle revient incontestablement au voyou Lewton, très épris de Pearl mais incapable de seulement concevoir une vie conjugale et les obligations que cela suppose. Sa jalousie maladive le fait abattre lâchement un rival, mais c'est pour disparaître aussitôt, fuyant tout autant un engagement avec Pearl que la justice qui le recherche. Ce couple électrique rend bien fade le reste de la distribution, même si Lionel Barrymore campe avec brio un propriétaire terrien impitoyable. La réalisation est assez classique mais sans fausse note et la musique accompagne agréablement ce western flamboyant.
Un western qui s’apparente plutôt à un drame sentimental qui bénéficie d’un magnifique Technicolor et de la puissance de ses acteurs malgré les sentiments des personnages qui demeurent très complexes. Jennifer Jones est extraordinaire en femme fatale tandis que Gregory Peck s’impose dans un rôle de mauvais garçon à contre-emploi, on pourra aussi noter la prestation de Lionel Barrymore en patriarche intraitable.
Magnifique dans sa réalisation et sa photographie, le film glorifie l'amour d'une femme pour son amant toxique auprès duquel elle ne cesse de revenir et gâche sa vie. Un film d'hommes pour les hommes...des années 40.
Un grand western au souffle épique, porté par une mise en scène ambitieuse et une atmosphère intense. L'histoire est parfois un peu mélodramatique et certaines longueurs se font sentir, mais les paysages, les personnages et la montée en tension jusqu'au final restent très efficaces. Un classique imparfait, mais marquant.
Avec Duel au soleil, King Vidor livre un western flamboyant qui emprunte autant au mélodrame passionnel qu’à la tragédie classique. La mise en scène exalte les désirs, les pulsions et les conflits de ses personnages avec une intensité rarement atteinte dans le cinéma hollywoodien de l’époque, faisant des paysages eux-mêmes le reflet de leurs tourments intérieurs. Jennifer Jones incarne une héroïne déchirée entre aspiration à l’émancipation et fatalité sociale, tandis que Gregory Peck compose un personnage d’une sensualité destructrice particulièrement marquante. Derrière son spectaculaire Technicolor et son souffle romanesque, le film interroge les tensions entre morale, désir et déterminisme dans une société profondément marquée par les rapports de domination. Malgré certains excès narratifs et son goût assumé pour l’emphase, Duel au soleil demeure une œuvre singulière et audacieuse.
Chef-d’œuvre bouleversant. Duel au soleil est un film d’une intensité rare, qui m’a pris aux tripes du début à la fin. Gregory Peck est impressionnant je ne l'ai jamais vu mettre autant d'intensité, Jennifer Jones est bouleversante, et Joseph Cotten comme Lionel Barrymore apportent une vraie profondeur, avec des scènes très marquantes. Une histoire passionnelle, tragique et inoubliable. Un film puissant, qui ne laisse clairement pas indifférent.
Semblant au service de sa mise en scène grandiose, emphatique, épique, à l'instar du souffle de passions ambitionné, le récit oppose à travers deux frères deux conceptions de la vie, deux sens moraux, deux idées des rapports humains, de même que la mère progressiste, bienveillante, tolérante s'érige contre son époux raciste, brutal, inique. Ainsi, l'héroïne (Jennifer Jones en sur-jeu constant) oscille entre la douceur rassurante d'un homme sans charisme et la sensualité dangereuse d'un cow-boy sans honneur. Chronique familial, drame sentimental plus que western, l'intrigue critique finalement la froideur, la cruauté, la violence de ces affrontements sociaux et des tourments intérieurs dans une surenchère discutable qui tarit, à la manière de dialogues parfois didactiques, toute possibilité d'émotion (sinon dans la scène d'adieu de Lilian Gish). Cruel, âpre, cynique, ce film imparfait, inégal, ne manque cependant pas de panache!
Magnifique film d'amour et de haine. G.Peck et J.Jones sont grandioses en incarnant des personnages prisonniers de leurs contradictions, leur conflit entre les pulsions de leur corps. et leur raison. La réalisation très lyrique, des couleurs splendides parfaitement adaptées au caractère dramatique du film. Par ailleurs les personnages secondaires correspondent parfaitement au cadre historique dans lequel se déploie l 'action.
Ce western de King Vidor à la photographie magnifique (les paysages sont juste sublimes) nous relate la passion autodestructrice entre 2 êtres qui vont passer leur temps à s'attirer et à se repousser, un amour littéralement impossible. Bien que Jennifer Jones surjoue un peu et que Grégory Peck cabotine un maximum, le duo d'acteurs ainsi que la réalisation permettent d'élever leur histoire au summum du mélodramatique avec une scène finale prenante. Véritable romance sur fond de western, ce "Duel au soleil" rassemble quasiment tous les ingrédients du genre mais reste tout de même un film à part.
« Duel au soleil » est un superbe psychodrame de King Vidor réalisé en 1946. Cette tragédie évoque la notion de toxicité masculine et l’emprise qu’un homme pervers peut exercer sur sa proie. Dans le rôle du « toxique », le formidable Gregory Peck, « Lewton 'Lewt' Mc Canles » ou « Lou » pour faire court. Dans le rôle de la proie, la troublante et exceptionnelle Jennifer Jones, « Pearl Chavez », la victime ; une « femme-enfant » qui va succomber au charme dévastateur de « Lou ». Dans cet univers dysfonctionnel, règne en maître un patriarche tyrannique et raciste joué par l’imposant Lionel Barrymore. Sa femme, la talentueuse Lillian Gish, bienveillante et effacée, ne pèse pas bien lourd face à ce monstre d’égoïsme. Au lieu de basculer du côté du frère compréhensif et protecteur (Joseph Cotten), Pearl cédera au pervers Gregory Peck qui lui répète en boucle « tu m’appartiens » (ritournelle classique chez le narcissique). La scène finale est grandiose, un summum de perversité sur le thème du « je t’aime moi non plus ». « Duel au soleil » est une tragédie maquillée en western qui aborde brillamment la thématique de la toxicité masculine, un thème malheureusement toujours d’actualité.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.