It Must Be Heaven
Note moyenne
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110 critiques spectateurs

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cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2019
Le silence est une grande arme pour montrer l'absurdité du monde.Elia Suleiman a toujours des problèmes avec ses voisins. Quand il se décide à voyager dans le monde, le bat blesse un peu. Car s'il sait troquer le désordre du monde à travers ses cadres et ses plans très ordonnées, ses voyages ne l'inspirent pas plus que cà et ses peintures parisiennes et new-yorkaises manque de véracité (n'est pas Tocqueville qui veut), malgré quelques jolies scènes (l'oiseau on a déja vu, mais ca reste imparable). Le monde est affreusement en désordre, Elia Suleiman promène son sourire triste, regarde ses concitoyens s'écharper ou danser, et sait nous amener dans sa ronde.
Jack K.
Jack K.

17 abonnés 52 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2019
Pas vraiment convaincu par la démonstration de ce réalisateur atypique. De bien belles images certes mais cela ne suffit plus pour faire un bon film.
On s'y serais endormis s'il n'y avait pas du gros son de temps en temps, des chars d'assaut, la patrouille de France, etc.
La bande annonce est superbe ; on peut s'en contenter sans sacrifier deux heures.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2019
Objet filmique non identifié; film muet - ou presque. Elia Suleiman prononcera une seule (courte) phrases dans un taxi new-yorkais: I am Palestinian. Ce qui déclenche un crise de délire chez son chauffeur, un gigantesque black qui, du coup, lui offre la course et téléphone illico à sa chérie "Yes, I have a Palestanian in my taxi! No, not Karafat, but an other Palestinian" Courte scénette parmi d'autres, car le film sans scénario est une addition de scénettes burlesques, voire surréalistes, ponctuées par le visage presque impassible de Suleiman, dont l'expression passe de.... sans expression à vaguement étonnée.... Plus Pierre Etaix que Chaplin!! Suleiman est, faut il le préciser, un Palestinien chrétien. Cette forme d'autodérision, de mélange d'étonnement et d'acceptation des bizarreries du monde est évidemment inenvisageable dans l'autre camp.
Vague, très vague pitch: Suleiman veut tourner une comédie sur la paix en Palestine (!!!!) et cherche un producteur en France et aux Etats Unis. Inutile de dire qu'il rentrera à Nazareth bredouille.... (Même si Gaël Garcia Bernal dans son propre rôle a essayé de l'introduire auprès d'une attachée de production) Un Nazareth rêvé, où la nature verdoie, où de jolies femmes marchent parmi les oliviers, où dans des ruelles tranquilles un voisin vous raconte l'histoire d'un énorme serpent qui, reconnaissant d'avoir été sauvé des griffes d'un aigle (énorme aussi) regonfle les pneus à plat de son sauveur en soufflant dedans.... où un autre voisin s'approprie sans vergogne le verger de citrons (clin d'oeil à Eran Riklis???) du réalisateur.... et où, à la fin, garçons et filles en courtes robes dansent sur des rythmes discos comme dans n'importe quelle ville d'ailleurs...
Entre temps notre candide a consulté un voyant. Question: y aura t-il un jour une Palestine indépendante? Au vu des tarots, notre voyant exulte: oui, oui, oui, c'est absolument certain! avant de doucher l'enthousiasme d'Elia: mais aucun d'entre eux ne la verra.... Le ciel peut attendre, n'est ce pas monsieur Lubitsch...
Une des premières scènes m'a particulièrement fait rire. Dans un restaurant, une jolie jeune fille entourée de ses deux frères, des grands baraqués particulièrement patibulaires qui appellent le patron. La jeune fille trouve son poulet un peu acide? Ben oui, c'est qu'il a cuit dans le vin blanc. Les deux furibards: tu as osé faire consommer à notre soeur de l'alcool à son insu? Ca va mal tourner.... Ben non, le patron arrive avec une bouteille de whisky, remplit les deux verres à ras bord et laisse la bouteille sur la table. C'est la tournée du patron.... La jolie fille peut reprendre son assiette tranquillement.
A Paris, Elia voit des flics en patins à roulettes ou en gyropodes qui font des ballets.... D'énormes chars, menaçants, passent, et dans le ciel, des avions de chasse. Ben oui! on prépare la revue du 14 juillet... Des véhicules du Samu viennent servir cérémonieusement un plateau repas style compagnie aérienne à un Sdf...
A New York, au supermarché, tous les clients portent en bandoulière un énorme fusil d'assaut, voire une mitraillette....
Tout cela fait-il un film? Pas vraiment, mais on est toujours heureux en compagnie de l'élégant Suleiman, ses panamas et ses chemises bariolées, dans une aventure poétique et lunaire. On sait qu'il a vécu et travaillé à New York; mais le Paradis, sans doute est ce cette Galilée, dans un monde où régnerait la paix....
marinayaguello
marinayaguello

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2019
Film totalement génial, intelligent, fin, subtil, constamment drôle tout en étant hyper politique. L'image est constamment magnifique. Bravo au chef op'. Il faut absolument le voir et même plusieurs fois.
di R
di R

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2019
Un regard lucide et moqueur sur les dérives de ce monde, mais avec humour. Film léger et profond, de la première à la dernière scène.
Virginie P
Virginie P

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2019
Elia Suleiman offre un pur moment de poésie du silence, très pince-sans-rire où la dénonciation du sort des Palestiniens, sans colère aucune, est encore plus forte ; sa dédicace finale en est un bel hommage.
Son personnage muet, coiffé d’un chapeau aux yeux grands ouverts sur le monde qu'il observe, fait penser autant à Jacques Tati, Charlie Chaplin et Buster Keaton.
Dans ce conte burlesque, où l'on rit de son observation quant à l'absurde de nos situations, le cinéaste observe silencieusement le monde tel qu’il va, tel qu'il est...
bien triste au fond
lugini
lugini

22 abonnés 249 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2019
Compliqué d'expliquer la sensation que me laisse ce film qui est très intéressant sur l'analyse qui est faite de l'appartenance à un pays, sur la propriété (scènes cocasses avec le voisin qui entretient les citronniers et se sert), sur les pseudo démocraties que seraient l'occident mais les scènes jouées façon Tati ou Keaton me laissent perplexe. Elles n'effacent pas cette langueur, je dis bien langueur; ce malaise qui m'étreint. Heureusement qu'il y a cette scène finale qui galvanise.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2019
Un film d'un humour touchant, surréaliste et aigre doux. nous fait rire de l'absurdité de notre monde à travers différentes ville où, à chaque opportunité, le réalisateur met à nu le non sens de nos sociétés. un portrait drôle et piquant de nos vies.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2019
"It Must Be Heaven" est une oeuvre d'art atypique et curieuse. Je ne connaissais pas le cinéma du réalisateur palestinien Elia Suleiman et j'ai été plutôt séduit par son point de vue décalé et osé, cernant très bien les rouages de nos sociétés occidentales et de notre monde contemporain. Sous forme de film à sketches et via un cynisme presque muet, le réalisateur dresse un portrait bancal du monde et pose la question de l'appartenance à un pays. Où peut-on se sentir "chez soi" alors que l'état d'insécurité se généralise, que ce soit à Paris ou à New-York ? Doit-on encore se considérer comme des étrangers d'un pays à l'autre et ne voir que nos différences ? Comment dissimule-t-on la misère ? Dit comme ça, c'est plutôt pessimiste et peu attrayant mais le réalisateur s'empare de ce contexte pour en extraire une vision burlesque, poétique et politique. Ces saynètes, avec pour protagoniste principal le réalisateur lui-même, s'enchainent et portent une réflexion sur les dérives absurdes de notre existence. Tel Charlie Chaplin, Elia Suleiman se tient là, muet, observant cette réalité qui nous échappe alors qu'elle est pourtant si proche. Les scènes dans un Paris déserté sont assez étonnantes et rares, tout comme celle dans Central Park où un ange tente d'échapper aux forces de l'ordre... J'ai trouvé la plupart de ces messages forts et percutants. D'autres, par contre, sont beaucoup plus anecdotiques et répétitifs. Le rythme global, par conséquent, en pâtit et devient irrégulier, passant de coup de maitre à des tableaux purement esthétiques et mal inscrits dans la narration globale. C'est dommage car il y a tout de même une proposition très personnelle, jamais vue et belle. "It Must be Heaven" mérite sa distinction au Festival de Cannes et devrait marquer les cinéphiles et les curieux !
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2019
J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce film qui devrait être visionné par tous les jeunes étudiants en école de cinéma tant il repose énormément sur le langage cinématographique ou comment, face à un personnage principal totalement muet, on peut arriver à évoquer, transmettre et dénoncer uniquement par le cadre et la mise en scène. Chaque plan, parfaitement symétrique et pratiquement tous fixes par ailleurs, est d'une précision incroyable et regorge d'idées et de détails évocateurs. La force des scènes et des plans pour dénoncer tout un système, que ce soit les institutions, la non-action et/ou omniprésence de la police, la culture ou encore les valeurs parfois absurdes de tout un pays, constitue le fil rouge du film accroché au thème de l'appartenance à une nation et au rapport à l'identité. Tout est très bien pensé et c'est ce qui fait la très grande qualité de ce récit. C'est puissant, intelligent, drôle et absurde. On traverse la Palestine, Paris et New York. Bien que certaines scènes peuvent s'inspirer de clichés, et que certaines scènes de Paris ne sont pas forcément représentatif de la réalité comme spoiler: la police en hoverboard ou en roller, c'est quand même rare dans Paris, ça court pas les rues
, c'est le message et l'idée dégagée qui était assez jouissif à décrypter à chaque fois. Les scènes de Paris totalement vide (merci le 14 juillet pour le tournage) étaient quand même assez saisissantes car c'est un point de vue rare qu'on a pas beaucoup l'occasion de voir, à part en carte postale ! La réalisation est donc extrêmement cinématographique, chorégraphié et mise en scène avec précision dans des décors naturels très bien choisis.
Carole D.
Carole D.

10 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2019
Excellent ! Humour, philosophie et poésie. Une qualité d'image exceptionnelle et une bo qui nous transporte.
Gimo
Gimo

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2019
Bien sur, Tati et Keaton, mais avec un peu d'acide bunuelien. Une fresque poêtique du "palestinien errant".
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2019
Ce n'est pas le film du siècle, et Suleiman aurait pu faire plus court sans inconvénient. Mais cela est peut-être nécessaire d'être fataliste et patient quand on est palestinien de cœur sinon de passeport!

Après avoir visionné récemment l'âpreté des Misérables, l'antisémitisme ambiant de J'accuse, la violence des gangs chinois ou napolitains, lla violence des flics de Detroit en 67, voilà enfin un film qui nous amène de la poésie, du rafraîchissement, objet atypique, sorte de comédie muette à la Buster Keaton matinée de Jacques Tati. Suleiman filme des espaces parisiens anormalement vides, à l'architecture toujours sublime, et fait surgit des images absurdes ou caricaturales mais toujours inspirées de sa perception de notre "réalité". La deuxième partie new-yorkaise est plus courte mais aussi gentiment décapante. Il ne lui restait plus qu'à rentrer chez lui et constater que son voisin avait spoiler: pris soin de "ses" citrons.
Un souffle d'air frais est passé, le noeud gordien palestinien n'est pas tranché, mais Suleiman nous a fait sourire le temps d'une séance. Cinéma -décembre 19
Arnac E
Arnac E

70 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2019
Poétique, beau, tendre et cruel à la fois! Un bijou qui laisse des images et émotions marquantes... Au final, un film subtilement politique.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2020
Un film dont l'absurdité distille une saine poésie. Ce n'est pas désagréable à regarder mais on s'y ennuie quand même un peu ( voire beaucoup). Et finalement le film ne m'a pas vraiment parlé.
Il manque d'engagement , on aurait voulu plus d'insolence . Un film qui a du charme mais qui est assez vain surtout sur la partie qui se passe en France .
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