Une comédie décalée et pacifique sur le conflit israélo-palestinien qui va relier deux hommes qui n'auraient jamais dû s'entendre. Et si la solution face à ce conflit interminable se trouvait dans l'éducation à travers le cinéma ?
L'idée d'un feuilleton dans le film est au départ malin pour évoquer de manière détournée le conflit israëlo-palestinien. Mais le scénario se banalise alors qu'il y avait tant à faire, en poussant franchement les situations dans le burlesque ou le décalé! Un résultat plat, fade, mal interprété (en dehors des dialogues ridiculement voulus du feuilleton), notamment par K. Nashif (Salam) qui n'a aucun charisme. L'idée prometteuse du synopsis s'effondre.
Un scénariste palestinien passe tous les jours la frontière israélienne pour aller travailler. Le scénario est particulièrement astucieux. Ce n'est pas tous les jours que l'on voit un film humoristique sur la cohabitation israélo-palestiennienne. Les acteurs nous régalent et le film distille un climat de bienveillance dont on manque souvent. A découvrir !
Je ne savais plus si le réalisateur était Israélien ou Palestinien, mais c’est indifférent : il est palestinien de nationalité israélienne. La performance de ce film est justement de comprendre les deux partis et ce n’est pas une mince affaire que de faire rire d’une réalité dramatiquement absurde. Il est question de l’écriture d’un feuilleton populaire, et ce film dans le film fait ressortir l’habileté du cinéaste servi par des acteurs excellents. Les influences contradictoires pour arriver à un dénouement étonnant sont nombreuses : messages amoureux à insérer pour la petite amie de l’apprenti scénariste, attentes des divers publics arabes et juifs, nostalgie de l’oncle producteur et exigences des investisseurs, pouvoirs d’un responsable de check-point… la réalité commande et le kitch se révèle subtil. Saisir fortuitement ce qui fait le sel des conversations, leur vérité, vérifie une des sentences de riches dialogues: « l’amour, c’est écouter l’autre » Cet humour humaniste donne des envies de croire qu’un jour les hommes sauront vivre d’houmos et d’eau fraîche.
le scénario est bien ficelé ce qui donne de l’intérêt au film qui est loin des clichés. c’est une réalité qui est traitée avec « légèreté » mais qui est loin d’une simple comédie. par contre il y a des longueurs inutiles.
Un arabe israélien qui a de l'humour juif : cela se mérite ! Et le film a cette surprise qui nous tient tout au long . C'est un grand plaisir que de suivre ce scénariste en fait sans véritable compétence sauf savoir piquer autour de lui le scénario et les paroles d'une série pas géniale mais que tout le monde regarde. Et le tout forme un film astucieux, drôle, bien joué qui part d'une situation complexe (habiter Jérusalem et travailler à Ramallah) qui en fait un argument jamais dramatique. A voir pour rire et sourire !
Ah, Extra, il est trop bien ce film... Frais et réjouissant... d'une Drôlerie... se moquant si gentiment mais avec une Telle Finesse sur les différences... ou pas... entre israéliens et palestiniens.. l'acteur principal est génial... ce film est un régal, vraiment, courez le voir quand vous le pourrez...
Passée l'impression d'une comédie potache des années soixante-dix version humour à l'italienne, "Tel Aviv on Fire" se révèle bien plus profond qu'il n'y parait en juxtaposant l'absurdité de cette mauvaise sitcom à la réalité géopolitique des deux pays. L'humour noir et la légèreté du traitement rappellent malgré tout sans cesse l'impossibilité d'une compréhension et de l'entente entre deux pays qui ont pourtant plus de similitude qu'ils ne pensent. Au travers du prisme de ce soap opéra censé glorifier la Palestine et où un soldat israélien fera tout pour saborder à l'avantage d'Israël, ce sont pourtant les deux peuples qui se réunissent avec la même ferveur tous les soirs pour suivre les aventure de "Tel Aviv on Fire". Et une seconde saison, une troisième, une quatrième auront certainement lieu. Car la lutte continue. Hélas...
On tourne un soap opéra à Ramallah ; cette fiction, sensée se dérouler dans les quelques jours précédents « La guerre des 6 jours », met en scène aussi bien des arabes que des israéliens en mode conflit et espionnage. Un jeune arabe vivant en Israël passe les check point tous les jours pour aller écrire les dialogues en hébreu sur le lieu du tournage. Quand la fiction rejoint la réalité, le jeune scénariste va faire l’objet de chantage de la part du militaire israélien tenant le check point. Un chantage bien particulier, car il se sert de son pouvoir sur le jeune homme pour coécrire le scénario d’un côté gratifiant pour les israéliens. Comment traiter de ce conflit sur le mode de l’humour noir sans prendre parti ? C’est le pari que réussi à mener à bien de bout en bout Sameh Zoabi. Palestiniens et Israéliens, malgré leur mésentente violente, se retrouvent chacun du côté du mur à regarder cette série et à y voir tour à tour un discours caché sioniste ou pro arabe ; les peuples unis derrière la médiocrité. Ce film très politique derrière un comique de façade traite aussi bien de l’influence de la fiction sur les masses, et les pressions faites sur les medias de masse pour véhiculer un discours. Comme un funambule, le jeune scénariste reste sur le fil de la comédie malgré la lourdeur du sujet, le tout sans manichéisme. La mise en scène n’est pas la vertu première de ce film ; mais les va et vient entre le soap opéra et ses codes esthétiques prononcés (image surexposée, zooms violents, acteur en sur jeu,…) et une réalité sans emphase et filmée dans un souci quasi documentaire fait naitre les plus beaux moments de drôlerie du long métrage. Car la principale qualité de ce film est que l’on rit beaucoup. Ce film repose sur un comique de répétitions ; un jeune homme pris au piège du chantage du militaire israélien, qui écrit une histoire pouvant lui plaire pour passer le check point et qui doit ensuite et inlassablement assumé les conséquences artistiques et politiques de ses engagements vis-à-vis de l’ennemi sioniste. Un film du monde hyper frais sur un sujet lourd. Incontournable. tout-un-cinema.blogspot.com
Film beaucoup trop politique à mon goût pour un public français ignorant les subtilités du conflit Israélo-Palestinien, comme moi. Le film s'étire en longueur avec peu de rebondissements.Le film est fastidieux, fait sourire de temps en temps, mais jamais rire. Autrement dit, le film ne trouve pas son genre.
Faire rire avec en toile de fond le conflit israélo palestinien, pari délicat mais réussi pour 'Tel Aviv on fire". Le titre du film est aussi celui du soap opéra qui va apporter au héros du film tant de quiproquos et de malentendus. Le ressort comique du film est répétitif mais efficace, les situations absurdes dans lequel se retrouve un scénariste qui veut plaire à tout le monde sont aussi le symbole d'un conflit qui peut parfois paraître abscons. Toute la force du film est ici dans ce scénario toujours surprenant et amusant. On aurait juste aimé une mise en scène plus inspirée pour applaudir à 100%
comment expliquer par l'humour et la dérision un conflit qui dure depuis 7O ans . nous sommes en plein tournage d'une série télévisée qui a pour toile de Fond Israel et la Palestine c'est drôle, émouvant, et surtout pas de prise de tète politique, mais le vie de tous les jours vue par les gens, tout simplement. un film curieux plein de surprises avec des comédiens en plein dans la comédie pour oublier les tensions . très tres bonne idée un film vraiment a voir .
Un ton surprenant, plutôt caustique….entre « brûlot pacifiste » et comédie légère... On passe un bon moment, autour de la réalisation de ce feuilleton qui voit les modifications du scénario se succéder au gré des contrôles au check point. Les épisodes du feuilleton à la télévision sont des moments de fraternisation dans cette époque agitée d’Israël…. Les couleurs pastels, les « mines » de la star française (Lubna Azabal) sont le contrepoint à la dureté des relations entre les communautés. Oh ! on n’est pas chez Cecil B. de Mille à Hollywood mais le film fait beaucoup pour nous laisser penser qu’il est encore possible de vivre ensemble…….