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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juin 2019
J'ai adoré ce film, le sujet est traité de manière habile. C'est du plaisir, ce film rempli son contrat, il est plein d'humour, de tendresse, c'est une invitatiin au voyage. A consommer sans modération
Vu les critiques, je m'attendais à plus rire pendant la séance. Mais le film n'est pas qu'une comédie, c'est un film doux amère, politique, et c'est ce qui m'a plu le plus. La partie comédie fonctionne, mais par intermittence. Ce qui surnage au dessus c'est un constat complexe et douloureux de la situation inextricable qui semble ne jamais pouvoir avancer.
Tel Aviv on Fire, c’est l’histoire de Salam, jeune stagiaire palestinien chargé d’aider à la rédaction des dialogues sur le tournage du soap opera dirigé par son oncle, une série populaire qui relate une affaire d’espionnage se déroulant sur fond de guerre des Six Jours. Quand Salam se fait arrêter au checkpoint qu’il traverse quotidiennement par un officier israélien dont la femme est fan de la série, il prétend être scénariste pour se tirer d’affaire, et les ennuis commencent.
Si on aime Tel Aviv on Fire, c’est d’abord parce que c’est une vraie comédie, davantage légère et pétillante que vaine et lourdingue comme ont tendance à l’être nos récentes comédies françaises. Ici, ce qui fait rire n’est ni le comique de répétition souligné à outrance ni les blagues potaches, mais la maladresse d’un personnage flegmatique et le kitsch de « Tel Aviv on Fire! », soap opera cliché dont les codes outrés sont exploités avec malice.
Mais le film séduit aussi par sa pertinence. Sameh Zoabi nous donne en effet à voir la réalité d’un conflit israélo-palestinien qu’on a l’habitude de voir traité avec sérieux et complexité plutôt qu’avec légèreté et (apparente) simplicité. En nous montrant la situation par la petite porte, en filmant sans emphase le quotidien des protagonistes (le passage quotidien et pénible du checkpoint, le soap opera tantôt accusé d’antisémitisme tantôt qualifié de pro-israélien, la barrière de la langue, le public israélien déçu par les « baisers arabes » trop chastes à son goût.…), Zoabi nous parle d’un conflit pourtant explosif en restant à échelle humaine et interpelle avec peut-être plus d’efficacité que ne le ferait un drame manichéen sur le sujet.
Enfin, Tel Aviv on Fire est un long-métrage malin, bien ficelé et habilement maîtrisé. D’abord, le jeu permanent entre fiction et réalité parvient sans peine à servir de fil rouge à un récit qui séduit par son originalité et ses belles trouvailles scénaristiques. Mais le parallèle entre réalité et soap opera est aussi (et avant tout peut-être) un prétexte et un outil pour se moquer avec finesse des clichés, remettre en question les idées reçues et souligner avec malice l’absurdité du conflit. Un film pétillant, juste et intelligent, qui tente peut-être de ménager la chèvre et le chou mais mériterait d’être diffusé plus largement.
Excellent film. Ils partent d’un feuilleton à l’eau de rose qui est regardé à la fois par les femmes israéliennes et palestiniennes. Ils se moquent de l’occupation, des chefs points. Ils montrent aussi que les hommes et les femmes sont animés par l’amour, mais aussi par l’intérêt individuel bien loin du seul amour du pays. L’acteur principal est très bon dans le costume de l’anti héros perché qui navigue au grès des opportunités >
Superbe! Ce film évoque de façon comique et plus soft le conflit israélo- palestinien qui a été bien traité dans un « feuilleton d’amour » J’ai beaucoup aimé et j’ai trop rigolé! Je le recommande
absolument génial drôle original...j ai retrouvé un peu l'esprit du "cochon de gaza" avec les absurdités entre la Palestine et Israël avec un côté décalé et très second degré. a voir vraiment!!!!
Une comédie à la Woody Allen: le charme est dans les dialogues, les jeux de mots, les noms des personnages, les symboles décalés. Cela demande un effort au spectateur pour les suivre dans les sous - titres. Si on aime ce genre de défi, on assume que toute traduction est une trahison et on s'amuse à réfléchir sur le rôle du populaire dans les sociétés divisées comme celles de Palestine et d'Israël, on est face à un chef d'oeuvre. Mais ATTENTION, ce film n'est pas un film sur le conflit, c'est un film sur l'Amour (avec majuscule). Une étincelle d'espoir face à la division qui rend le pouvoir au peuple avec plus d'humour que démagogie.