Marcello, un dandy de 40 ans, se raconte face caméra, notamment en revenant sur sa vie passée (et fantasmée).
On ne sait pas trop ce que l’on vient de voir et en même temps, on ne pourra pas dire que l’on ne nous aura pas mit en garde spoiler: (il n’y a qu’à voir l’affiche du film pour s’en convaincre, un homme à 4 pattes, à poiI, avec une rose bleue qui lui sort du trou de baIIe) .
Pendant 75 minutes, Marcelo Diorio revient sur son enfance spoiler: et sur une vie qu’il s’est inventé de toute pièce (pêle-mêle, il se prend pour Gengis Kahn, le poète Novalis ou une courtisane française), nous raconte sa passion pour le café, sa séropositivité, l’homophobie de son père, ses fantasmes, son frère incestueux, …
Bref, il y a à boire et à manger dans cette oeuvre autocentrée sur un type imbus de sa personne et très narcissique, avec cette constante impression que Marcelo s’est donné pour mission de se mettre en scène dans des situations toutes plus dégradantes et ridicules les unes que les autres. Comme en atteste la scène d’ouverture (histoire de bien vous mettre dans le bain et de vous écoeurer) spoiler: avec ce gros plan sur son ɐnus (censé représenter sa bouche au moment même où Marcello déclame des poèmes), entrecoupé par de longs tunnels de monologue (il occupe tout le film, il est seul face caméra pendant plus des ¾ du film). S’ensuivra ensuite une scène où spoiler: on le retrouve accroupi dans une bassine, le ɔuI baignant dans du lait d’amande .
Et comme si tout cela n’était pas déjà suffisant (et comme rien ne semble nous être épargné), on a droit à diverses scènes de sǝxe non simulées spoiler: (une scène de pénétration, de fǝIIation en frontal et une éjac’ faciaIǝ) ainsi qu’un plan à gǝrber où Marcello, une fois de plus à 4 pattes, se retrouve avec un plug anɐI laissant entrevoir l’intérieur de son rǝɔtum .
Vous l’aurez donc compris, je suis resté totalement hermétique à cette farce psychanalytique à mi-chemin entre la brɐnIette philosophique et la SexTape arty…