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paradisio
1 critique
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4,0
Publiée le 13 mai 2020
voici un vrai pamphlet ecologiste et humaniste. un film cri d alarme. une metaphore absolue du comportement desastreux de l l'humanité.
terre miniature le vaisseau spatial perdu dans l espace est le théâtre du comportement desolant de l'espèce incapable de proteger et respecter son environment. telle la planete déjà ruinee au debut du film l anaria où tout pourrait bien se passer eau nourriture sécurité est voué a la destruction progressive par l incapacite de ses dirigeants. s ensuit la denonciation métaphorique de tous les travers societaux actuels. repli religieux consumerisme totalitarisme infantilisant mensonge d etat. c est surtout une critique de la société sous une enveloppe de science fiction et pas une x version de star trek sauce scandinave. a voir en reflechissant un minimun
Sujet original, bien porté avec sensibilité, de la bonne science fiction bien ficelée (à part la piscine ;-) qui fait réfléchir.
Ne tombe pas dans les travers puerils de beaucoup de "SF" contemporaine : Accros aux sabres laser, aux catastrophes de grande ampleur (genre météorite…), aux extra-terrestres (méchants ou gentils) et scène de guerilla : s'abstenir.
Une horreur new edge, pas de science, no de fiction, avec un jeu d’acteur des plus médiocres, je déconseille vivement, cette production est une insulte à la grande lignée des fils de SF
Aniara semble à la hauteur de ses ambitions avec des effets spéciaux corrects mais dérivées par des scènes tournées dans le centre commercial et l’hôtel du coin. Si le début laisse penser le standard de S.F. américaine, la touche Suédoise vient rapidement avec des scènes insolites. Le problème c'est que beaucoup d'entre elles laissent plus d'interrogations que de réponses. Pour autant en dépit de ses lacunes et de son manque de coordinations, Aniara est une perle rare avec des scènes d'anthologie incroyables! Jamais un film de S.F. tel que Alien, Interstellar ou 2001 ne m'avait autant surprit que Aniara en matière d'odyssée stellaire.
J'ai été étonné de voir une fiction Suédoise d'une telle qualité, les scandinaves sont généralement très bons en policiers, même meilleurs que les Ricains mais en regardant ce film je partais avec des aprioris sur leur capacité à entrer dans la cour des grands dans un genre qui nécessité énormément de moyens et avec assez peu (en tous cas pas ceux dont ils disposent outre-atlantique), ils sont arrivés à pondre un très bon film, bien joué l'idée (les idées sont) est originale(s). Je trouve les critiques assez sévères*, ils méritent au moins un 3 étoiles.
Comme dans Tau zero de Poul Anderson, ce film raconte le voyage sans retour et non choisi d’un groupe d’humains dans le vide de l’espace. La science fiction n'est que le prétexte à une sombre allégorie de la condition humaine dont le propos est d’autant plus fort qu’il y a une espèce d’humilité dans la forme. Par certains côtés ce film fait penser au cinéma d'auteur des années 70, le côté intello en moins, le côté LGBT/féministe en plus (incontournable aujourd'hui semble-il). Une belle surprise avec un scénario globalement cohérent et de bons acteurs. Je ne suis pas entièrement d'accord avec ceux qui pensent que les hommes sont dénigrés dans ce film. Ils sont en retrait, vulnérables et humains y compris le capitaine, qui fait maladroitement ce qu'il peut pour tenir et pour que le microcosme à la tête duquel il se trouve malgré lui ne s'effondre pas. spoiler: En revanche, l'épisode de l'objet phallique décevant et inutile est too much, ce symbole lourdement appuyé n'apporte rien à l'histoire, pas même une touche d'humour décalé.
Je ne sais pas quoi dire de ce film,spoiler: je crois que c'est la fin du film qui m'a permis de l'aimer.
Ce vaisseau sarcophage, pour moi remplit de matériels génétique qui croise cette planète, voir qui est pris dans sa gravité et donc pourrait s'y écraser m'a, au contraire de beaucoup de gens, donné un sentiment d'optimisme et d'émerveillement à la vue de cette planète de la constellation de la lyre. Oui l'homme n'est que dalle et c'est t'en mieux, mais se qui l'entoure, l'univers et ses secréts... woauh !! un vertige positif. ps : je ne veux pas débattre avec quelqu'un et surtout pas avec un bigot obscurantiste de mon interprétation, elle est intime.
Quelle idée d'avoir imaginé que j'allais m'évader dans le cosmos comme nous le laissait présager un début très annonciateur ! Soudain on se retrouve enfermés dans un intérieur Ikea, avec une population de bobos qu'on pourrait croiser sur une plage de vacanciers smicards, et un commandement de ville volante dont je suis certain qu'aucun d'eux serait foutu de fabriquer un avion en papier.
Film structurellement déprimant, par sa nature, le traitement du sujet, et hélas aussi par ses défauts. L'atmosphère sinistre, accentuée par le choix trop facile des couleurs froides, est celle que l'on retrouve dans la catégorie "polar nordique". Sur le fond, l'inévitable propagande LGBT débarque on ne sait pas trop pourquoi ni ce qu'elle apportespoiler: ; bien entendu, une des protagonistes réussit à tomber quand même enceinte. L'idée était sans doute d'ajouter une dose de "droit à l'enfant" . En tous cas, vu le nombre de producteurs,entités qui vont de la Catalogne à la Norvège, plus quelques pays de l'Est, ayant mis la main au portefeuille - ou plutôt à celui de leurs administrés- ça parait une bonne méthode pour obtenir un tour de table qui serait inaccessible vu la faiblesse du scénario et de la mise en scène. Pourtant, le thème est émouvant, et comme pour certains pages turners, on reste accroché par l'envie de connaitre le destin de cet Exodus en dépit de ses faiblesses, dont la moindre n'est pas la référence indécente au film déjà assez surfait de Kubrick
en ces temps de confinement, ce film ne donne pas envie de voyager et encore moins dans l'espace. Ce film montre les travers des hommes lorsqu'ils n'ont plus d'objectifs, d'avenir. Cependant ce film est terne et n'offre pas grand espoir à l'humanité.
Mon avis sur Aniara L’idée de départ est vraiment intéressante :spoiler: un vaisseau qui dévie de sa trajectoire et des passagers condamnés à dériver dans l’espace . On sent tout le potentiel dramatique et philosophique derrière ce scénario. Malheureusement, le film reste trop mou à mon goût. On a très peu de scènes montrant l’espace ou le vaisseau, ce qui aurait pu renforcer l’immersion et l’aspect grandiose de l’histoire. Au lieu de ça, on reste enfermé dans une ambiance assez monotone, avec des personnages qui s’enfoncent dans la routine et le désespoir. C’est un choix artistique assumé, mais ça finit par manquer d’action et de tension.
En résumé : une bonne idée de base, mais pas assez approfondie et pas assez rythmée.
Un film méta cosmique où l'immanence de la condition humaine camusienne est transcendée de façon prydienne par l'apologie d'un néolibéralisme libertin homocentré revendiqué haut et fort par un réalisateur très inspiré. Une parabole biblique ! Où le vaisseau est l'Arche de Noée, oui la femme noée dont Ferrat se fit le chantre dans une chanson avant gardiste à l'époque bénie des dieux des mouvements d'émancipation contestant la petite bourgeoisie dominatrice incarnée par le commandant. Le sacrifice du petit garçon noyé par sa mère se pendant à une poignée de porte constitue la métaphore assumée de l'échec du modèle bicentré, tandis que le vaisseau pénétré d'une sonde extraterrestre de forme phallique consacre la décadence d'une mono sexualité non jouissive et assumée. La forme du vaisseau est l'indice : il est rectangulaire et on lit le message comme dans un livre dont il a la forme. Un chef d'oeuvre. Je le re regarde dans 5 minutes après un petit blanc cassis.
Film tout simplement excellent. Et dans le genre plutôt inédit. La Science-Fiction tourne ici à l'existentiel. Suivre le vaisseau dans sa dérive a moins pour enjeu la destinée de personnage intergalactiques que la dimension métaphorique. C'est l'universel qui est ici désigné par cette trajectoire. Les décors, les acteurs, l'esthétique générale sont suffisamment soignés et captivantes pour faire de l'expérience filmique un succès total.