Coyote vs. ACME
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CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

130 abonnés 454 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2026
Coyote vs. ACME part d’une idée aussi évidente que réjouissante : après des décennies d’explosions, de chutes dans le vide et de machines systématiquement défectueuses, Vil Coyote décide enfin de demander des comptes à ACME. Dave Green transforme ainsi l’une des plaisanteries les plus célèbres des Looney Tunes en comédie judiciaire où la logique absurde du cartoon vient joyeusement contaminer le monde réel.

Vil Coyote a tout essayé pour capturer Bip Bip. Fusées, catapultes, explosifs et inventions improbables : presque tous les produits commandés chez ACME se sont retournés contre leur propriétaire. Cette fois, plutôt que de commander un nouvel appareil, il engage un avocat.

Celui-ci n’est pas exactement au sommet de sa carrière. Malchanceux et en difficulté, il accepte pourtant de représenter cet improbable client et découvre rapidement que son ancien patron défendra ACME. Le procès devient alors autant une bataille personnelle qu’une tentative de faire reconnaître la responsabilité d’une entreprise dont les produits semblent avoir une conception très particulière du contrôle qualité.

Le scénario imaginé notamment par James Gunn et Samy Burch comprend parfaitement le potentiel du concept. Il ne s’agit pas simplement de transporter Vil Coyote dans une intrigue humaine : le film confronte deux systèmes incompatibles. D’un côté, le droit réclame des preuves, des responsabilités et des raisonnements. De l’autre, l’univers des Looney Tunes fonctionne selon une règle beaucoup plus simple : si une situation peut provoquer une catastrophe spectaculaire, elle la provoquera.

Will Forte trouve naturellement sa place au milieu de cette absurdité. Son avocat possède suffisamment de maladresse pour appartenir presque lui-même à l’univers des cartoons. La relation qu’il développe avec Vil Coyote donne cependant au film son indispensable dimension émotionnelle. Derrière l’accumulation des catastrophes apparaît progressivement un personnage qui, pour une fois, ne cherche pas à attraper quelqu’un mais simplement à être entendu.

John Cena se montre particulièrement efficace dans le registre de l’antagoniste comique. Son imposante présence physique contraste parfaitement avec l’absurdité des situations. Le film exploite volontiers son sérieux apparent pour mieux le faire entrer dans une mécanique où conserver sa dignité devient rapidement impossible.

Lana Condor apporte une énergie supplémentaire au versant humain du récit et permet à la confrontation judiciaire de ne pas reposer uniquement sur le duel entre les deux avocats.

Mais la véritable vedette reste évidemment Vil Coyote.

Le personnage conserve ce qui fait son génie depuis des décennies : une détermination absolument irrationnelle. Peu importe le nombre d’échecs, de brûlures ou de précipices rencontrés, il recommence. Le procès révèle même quelque chose d’assez amusant derrière cette obstination : si Coyote est responsable de son acharnement, ACME lui a effectivement vendu pendant des années une quantité impressionnante de produits dont la fiabilité paraît pour le moins discutable.

Dave Green exploite généreusement la rencontre entre animation et prises de vues réelles. Les tribunaux, bureaux et rues deviennent progressivement des terrains de jeu pour la physique des Looney Tunes. Les objets explosent, les plans élaborés s’effondrent et la réalité finit par accepter les règles du cartoon.

Cette dimension permet au film de renouer avec une forme de comédie familiale où les gags visuels fonctionnent aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ces derniers pourront davantage apprécier la satire d’entreprise qui traverse le récit : derrière ACME se dessine une compagnie toute-puissante prête à mobiliser ses ressources juridiques plutôt que de reconnaître que ses produits ont peut-être quelques petits défauts.

Le film ne cherche heureusement pas à moderniser les Looney Tunes en leur faisant perdre leur identité. Son meilleur argument consiste précisément à prendre très au sérieux une absurdité vieille de plusieurs décennies.

Tout n’échappe pas à la mécanique prévisible du récit judiciaire et le versant humain se montre parfois moins réjouissant que les séquences consacrées directement à Coyote. Mais l’inventivité visuelle et la générosité des gags compensent largement ces passages plus conventionnels.

Inventif, drôle et délicieusement absurde, Coyote vs. ACME trouve dans une plaisanterie vieille de plusieurs décennies le point de départ idéal d’une comédie judiciaire. Dave Green respecte l’esprit anarchique des Looney Tunes tout en l’utilisant pour construire une amusante satire du monde de l’entreprise. Will Forte et John Cena jouent parfaitement le jeu, mais Vil Coyote reste évidemment le véritable héros de l’affaire. Après toutes ces années, il était peut-être temps que quelqu’un se demande sérieusement pourquoi aucun produit ACME ne fonctionne jamais comme prévu. Et pour une fois, Bip Bip n’y est absolument pour rien.
Cadreum
Cadreum

85 abonnés 846 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2026
Warner a tué un film fini. Pas raté, pas bâclé, mais fini, monté, testé et prêt à sortir. Développé chez Warner Animation Group sous le haut patronage de James Gunn, tourné à Albuquerque au printemps 2022 et promis à HBO Max, Coyote vs. Acme a été exécuté en novembre 2023 par Warner Bros. Discovery pour une raison d'une noblesse bouleversante. Il rapportait davantage mort, en déduction fiscale, que vivant. Il a fallu une bronca publique pour que le bourreau accepte de vendre le cadavre au lieu de le brûler, puis une série de négociations avant que Ketchup Entertainment ne rafle le lot. Bienvenue dans le Hollywood des fusions, où le catalogue est un portefeuille d'actifs, où Wile E. Coyote et Road Runner pèsent moins qu'une ligne de bilan, et où un film peut prendre de la valeur pour une seule raison. Le martyr, ça se vend très bien.

Le film s'ouvre sur un carton qui revendique une « histoire vraie » et range le logo du studio d'animation de Warner parmi les filiales d'Acme. La blague fait mouche. Plutôt que de pleurnicher sur son odyssée de distribution, le film en rit et invite le spectateur à rire avec lui de ceux qui ont voulu l'enterrer. Dans une Albuquerque où les toons partagent trottoirs, motels et tribunaux avec les humains, Wile E. Coyote engage Kevin Avery (Will Forte), avocat de panneau d'autoroute rompu aux arrangements à l'amiable, pour attaquer le géant Acme. La promesse est de convertir des décennies de gags en dommages corporels et de donner à la souffrance qui faisait rire le statut juridique d'un préjudice.

Le prologue pose le mystère que l'instruction devra percer. Un savant d'Acme aux traits de Peter Lorre, témoin de ce qu'on inflige aux toons dans les laboratoires, fait fuiter un message avant d'être précipité dans l'un de ces trous portatifs que vend la firme. L'idée est juste, puisque le lanceur d'alerte est escamoté par le catalogue même de son employeur. Sous sa pénombre de thriller, cette ouverture annonce sans lourdeur une enquête sur la manière dont une entreprise fait disparaître ce qui la contredit.

Retour au désert, poursuite ratée de plus, puis la tanière. Les échecs du coyote face à son obsession pour Road Runner remontent sous forme d'extraits des courts métrages d'origine, montés sur une autre musique. Le gag tenait tout entier dans la suspension au-dessus du vide, la chute et la petite bouffée de poussière au fond du plan, ponctuées par une musique qui scandait le coup. Retirez la ponctuation, il ne reste que le coup. L'archive devient pièce à conviction, et le spectateur, qui connaît ces images par cœur, se découvre premier consommateur du préjudice que le film va instruire. La satire vise le studio par la matière même de son catalogue. Dans la grotte dessinée, un téléviseur diffuse ensuite en prises de vues réelles la réclame d'Avery. Le premier contact entre les deux régimes d'image passe par la télévision, et la justice entre dans le cadre comme un produit concurrent, dans le registre de la publicité.

Au cabinet Avery, Jones & Maltese, Wile E. vide son baluchon d'une montagne de gadgets défectueux et s'exprime par pancartes, dont l'une précise qu'il n'en possède qu'un nombre limité. Tout le film tient dans ce gag. Un genre fondé sur la parole, fait de plaidoiries, d'objections et de contre-interrogatoires, reçoit en son centre un plaignant muet dont l'expression relève de l'intertitre burlesque. Le cadre doit attendre qu'on lise, et le montage doit accorder à chaque pancarte la durée d'un plan. Chaque phrase du coyote coûte un carton, et les cartons sont comptés. La parole de la victime devient un stock, soumis à la même rareté que la marchandise dont elle se plaint.

Pas besoin de Toontown, un règlement suffit pour reléguer les toons. À la réception du motel Prickly Pear, Avery et la gérante se disputent pour savoir si l'interdiction des animaux s'applique à son client. Le gag de comptoir contient tout le procès, car il demande si le coyote est une personne ou un animal. Au tribunal, le juge passe l'assistance en revue, humain, humain, humain, cartoon, et range son marteau pour un maillet cartoon qui couine. C'est une politesse, puisqu'une partie est dessinée et qu'il ajuste l'outil au justiciable. L'institution accommode le toon par l'accessoire, sans lui accorder pour autant les mêmes droits. Acme plaide ensuite la mauvaise utilisation et les blessures auto-infligées. Zemeckis ségrégait par la géographie, Green ségrège par la clause, et cette relégation-là n'a pas besoin de murs puisqu'elle a des conditions générales. Le coyote demande réparation à un droit qui l'a d'abord rangé parmi les animaux de compagnie.

Réflexion mise à part, Coyote vs. Acme est d'abord très drôle et délicieusement idiot. Les gags visuels et verbaux s'enchaînent sans temps mort, jusqu'au croquis d'audience où une chaussure-fusée pourchasse le juge autour du tribunal. La bande-son s'amuse autant que l'image. Quand Acme tend son piège à Road Runner, les grossièretés de « Nobody Speak » sont recouvertes par des « bip bip », et la partition confie l'Ouverture 1812 de Tchaïkovski à un chœur de Road Runner. Les clins d'œil sont si nombreux qu'une seule vision ne suffit pas à les saisir tous, de la couverture arrachée entre deux lits de motel comme dans New York-Miami jusqu'aux extraits des vieux courts de Chuck Jones. Ce film studieux ramène à la surface tout un patrimoine animé, et c'est là que se loge sa limite. À l'asile où Daffy est interné, le seul mot « Acme » déclenche une crise que les infirmiers peinent à contenir. Mot-déclencheur, explosion, mêlée, le traumatisme est filmé comme un tic comique, répétable à merci. Le film accuse Acme d'avoir rendu fous ses cobayes, puis filme cette folie comme la marque de fabrique de la franchise, puisque Looney est écrit sur la boîte.

Ce patrimoine si bien entretenu impose aussi ses rails, et le récit ne les quitte guère. Le film revient sans cesse à sa conspiration et répète ce qu'il a déjà établi. Le programme Sisyphe est révélé par le message de Lorre peint sur le mur d'un tunnel, réexpliqué par Granny à Paige, déroulé une troisième fois par Bugs Bunny, avant que Foghorn Leghorn ne l'avoue enfin au Congrès. L'ensemble suit le manuel du film de procès sans en sauter une page. On y trouve la première audience humiliante, l'informateur anonyme, l'avocat qui renonce puis se ravise devant ses vieux dossiers, la faillite du cabinet, la dispute avec le client la veille de l'audience décisive, la tentative de corruption refusée dans les toilettes, le grand discours et le témoin surprise qui surgit à la dernière minute. Les petites inventions ne surprennent pas davantage, et le piège de graines et de glu d'Acme se retourne contre ses poseurs comme on l'attendait dès le premier plan.

Le catalogue, lui, défile sans jamais jouer. Bugs Bunny n'entre en scène qu'au bout d'une heure, déroule son flash-back à la fête de la carotte et détale avant que les espions d'Acme ne le repèrent. Son geste décisif, la vidéo qui fait tomber la firme, se réglera hors champ, entre deux cartons d'épilogue. Daffy disparaît après sa scène d'asile. Elmer Fudd préside l'audition au Congrès, et la blague s'arrête à l'idée de l'avoir nommé sénateur, puisqu'il se contente de lire les questions et de classer l'affaire. Le Diable de Tasmanie est sorti du tribunal avant d'avoir articulé quoi que ce soit, et Pepé le Putois ne fait qu'un passage éclair pour tester un spray répulsif. Surtout, ces personnages n'existent presque jamais entre eux. Chacun est branché sur l'enquête des humains, l'un comme informateur, l'autre comme témoin, un troisième comme obstacle, et ils se croisent rarement sans qu'Avery ou Paige soient là pour recevoir l'information. Titi ne suit même pas son propre désir, puisqu'Acme le tient par la menace qui pèse sur Granny. Les Looney Tunes, troupe autrefois capable de se déchirer sans l'aide de personne, deviennent une galerie de fonctions narratives.

Le film garde pourtant le meilleur pour la fin. Au Congrès, Bip Bip vient témoigner et répond d'un « bip » aux questions d'Avery, le visage quittant pour une fois son sourire figé. Le cri qui narguait le coyote devient déposition, et l'oiseau se révèle le seul témoin de chaque chute. Quand il fait comprendre qu'il tient Wile E. pour un ami, la scène émeut sans sermon, parce que des « bip » ne se prêtent à aucune morale. Le coyote renonce alors à son piège, puis le déclenche contre Buddy Crane et Foghorn Leghorn, enfermés dans une cage de produits Acme qui fonctionnent enfin. L'outil n'était donc pas défectueux, c'est la chasse sans fin qu'on lui assignait qui était truquée.

En somme, c'est drôle et c'est juste, mais le film range aussitôt la colère dans quelques cartons, avec deux arrestations, un cabinet renfloué et une poursuite qui reprend dans le désert comme si rien ne s'était passé. Coyote vs. Acme a le cœur à la bonne place et le récit sur des rails. Il sait que le rire des cartoons reposait sur des corps qu'on peut broyer sans fin, il le montre avec une vraie malice, puis il rend ces corps à la franchise en parfait état de marche, prêts pour la prochaine chute. L'ironie de l'affaire tient là. Warner a enterré une satire assez polie pour être vendue par n'importe quel studio, y compris celui qu'elle vise, et le martyre lui a offert une aura que ses formes ne cherchaient pas à mériter. Le coyote n'attrape toujours pas l'oiseau, Acme perd deux cadres, et c'est un chèque de 50 millions qui a sorti le film du coffre.
DarkgothBTZ
DarkgothBTZ

77 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2026
A part la nostalgie des anciens dessins animés de Bip bip et le Coyote, il n'y a pas grand chose à dire, malheureusement il sera vite oublié.
Cédric D
Cédric D

70 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2026
Vu au US super suprise quel plaisir de revoir les looney tones, cela faisait bien longtemps que l'on avais pas de film entre reele et dessin annime
Vince
Vince

50 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2026
Vu en avant-première, Coyote vs. ACME est un super film en prise de vues réelles conjuguée à l'insertion des personnages des Looney Tunes : un retour en enfance, émouvant, dynamique et divertissant, un vrai plaisir !
Théo G.
Théo G.

35 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2026
Vraiment très fun, inventif, drôle. Je n'avais aucune attente mais c’est une réussite. À voir pour petits et grands.
golum2310
golum2310

16 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Près de 40 ans après Roger Rabbit, la Warner tente de rafraichir le concept du mélange entre réalité et cartoons célèbres. Vous croiserez tous les personnages des Looney Tunes, dans un aventure certainement plus originale que d'habitude, avec pas mal de dérision et un message politique qui dénonce le fonctionnement des grandes enterprises actuelles. Mais l'histoire finit vite par tourner en rond, et l'oeil ne s'habitue pas toujours à la qualité inégale de l'animation.
Arnaud
Arnaud

17 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2026
Une comédie déjantée à la looney toons faite avec le cœur, l’histoire est à la fois drôle et touchante. Un pur bonheur d’avoir pu le voir, une relation certaine entre l’homme et le cartoon, Coyote méritait que l’on parle de lui et c’est une honte que ce projet a failli ne jamais faire surface quand on voit ce film fait avec le cœur et l’essence même de ce qui fait l’esprit d’un cartoon et même la complexité folle que de faire un film hybride.
Surfeurfou974
Surfeurfou974

15 abonnés 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2026
Ce film est véritablement un ovni quand on écoute un peu les podcasts cinématographiques, on sait que sa sortie a été annulée par les studios, puis ensuite face aux réclamations des fans sur Internet. Finalement le film a été revendu à des plates-formes, il a eu des sorties ponctuelles aux États-Unis je crois mais en France on a quasiment pas vu sortir en salle. C’est donc exceptionnel de pouvoir visualiser ce long métrage en live action
Teddy T
Teddy T

15 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2026
J'ai eu le plaisir de voir ce film en vostfr et je déplore qu'aucun distributeur n'ai voulu le proposer en France. L'histoire est très sympathique et bourré de clin d'œil à l'ensemble des Loney Toons. Et Wil E. Coyote est le personnage le plus persévérant de l'univers, et ce film le démontre et le mets en lumière.
Vivement la version Française.
Erwan
Erwan

13 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2026
Vue sur une plateforme de streaming illégal car Warner ne mérite pas un seul centime pour l’injustice causé à ce film, qui est évidemment formidable, un vrai bonbon, qui ne cesse de faire sourire tant il rappelle l’enfance sans jamais paraître ringard pour autant. À voir absolument, le plus illégalement possible ! Et c’est un fervent défenseur du physique qui vous le dit !
Lokao O
Lokao O

12 abonnés 438 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2026
Vu en avant première c’est simple ça n’a aucune saveur le film est à oublié très vite c’est assez mauvais comme cinéma dommage
shuffleup
shuffleup

9 abonnés 371 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2026
Hommage à l'humour absurde des cartoons Looney Tunes. L'enquête fait penser à Roger Rabbit. Animation magnifique pleine de détails.
Lolo S
Lolo S

8 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2026
Vu en avant Premiere.
N'a pas fait rire mon gamin de 10 ans.. qui n'a aucune ref sur les personnages coyotte, Taz, Bugs Bunny etc etc.
Scénario absolument plat.
SFX mieux faits par des gamins avec de l'IA.
Gamers Passion
Gamers Passion

7 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2026
Coyote vs. Acme est un savoureux mélange entre Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Space Jam et Les Looney Tunes passent à l’action. Mais au-delà du concept, ce qui m’a surtout fait plaisir, c’est de retrouver le Coyote, un personnage que j’adore depuis toujours.

Le film réveille immédiatement de beaux souvenirs de la fin des années 80 et du début des années 90, à l’époque de Ça cartoon. On retrouve cette ambiance particulière des Looney Tunes de notre enfance, avec énormément de personnages, y compris certains qui n’avaient fait que de rares apparitions dans les dessins animés. C’est bourré de clins d’œil et de références, et pour un fan, c’est un véritable plaisir.

Le film est haletant, drôle, émouvant et surtout extrêmement nostalgique. On se laisse tellement embarquer dans l’histoire qu’à un moment, je me suis même dit : « Déjà fini ? » J’ai d’ailleurs trouvé le film beaucoup trop court tant j’aurais aimé rester encore un peu dans cet univers.

J’ai également beaucoup apprécié Will Forte, que j’avais découvert dans The Last Man on Earth. Il apporte énormément au film et fonctionne parfaitement dans cet univers complètement déjanté.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que Coyote vs. Acme prouve avec brio que les Looney Tunes ont encore toute leur pertinence aujourd’hui. Le film reprend leur humour, leur malice et leur folie avec une approche moderne, tout en conservant cette âme qui nous faisait rire étant enfants. Une malice bon enfant qui pourrait même faire plier Bugs Bunny et Daffy Duck !

Et quel plaisir de voir enfin un film centré sur un véritable anti-héros ! Grand fan du concept de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, j’étais très curieux de voir ce que pouvait donner ce mélange entre animation et prises de vues réelles. Et franchement, le résultat est une vraie réussite. L'intégration des personnages animés est naturelle, jamais artificielle, et le film regorge de petits détails qui rappellent les Looney Tunes que nous regardions autrefois le dimanche soir.

Coyote vs. Acme est pour moi l’une des très belles surprises de 2026. Un film drôle, touchant, généreux et rempli de nostalgie, qui réussit à faire revivre l’esprit des Looney Tunes tout en proposant quelque chose de différent.

Et surtout… quel bonheur de voir enfin le Coyote au premier plan ! ❤️
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