On ne peut pas mettre moins pour ce film espagnol relatant la catastrophe aérienne de 1972 entre l’Uruguay et le Chili, durant laquelle 16 survivants sur 45 ont pû être sauvés après 71 jours au milieu de nulle part dans les Andes enneigées. Bravo pour le réalisme sans faille (le crash, en particulier, est reconstitué comme on n’a pratiquement jamais vu dans le cinéma et les participants, contraints de se nourrir sur les corps des défunts, affichent un look vraiment proche de la réalité telle qu’elle a pu être vécue) .Bravo encore pour les prises de vue magnifiques dans les Andes, à l’endroit même où l’avion s’est crashé. Seul défaut qui m’empêche de mettre une meilleure note, il y a trop de longueurs, mais globalement belle réussite.
J.A. Bayona est un cinéaste qui sait créer de l’émotion et du spectaculaire. Avec Le Cercle des Neiges, il nous plonge dans un drame humain d’une intensité rare : le crash du vol 571 de l’armée de l’air uruguayenne en 1972 et la lutte des survivants pour rester en vie dans les Andes. Techniquement impressionnant, doté d’une reconstitution minutieuse et d’une mise en scène immersive, le film capte la brutalité du réel avec force. Pourtant, malgré ses qualités indéniables, il peine à atteindre une profondeur émotionnelle qui aurait pu en faire une œuvre mémorable.
Visuellement, le film est une réussite. Les paysages sont d’un réalisme saisissant, la caméra de Bayona épouse la rudesse de l’environnement, et les scènes de l’accident sont d’une intensité suffocante. La neige omniprésente devient un ennemi implacable, une prison froide et silencieuse qui enferme les survivants dans un huis clos à ciel ouvert. Chaque plan est soigné, chaque mouvement de caméra est calculé pour nous immerger dans ce combat contre la nature.
Là où le film montre ses limites, c’est dans son écriture et sa structure narrative. Bayona opte pour une approche chorale, cherchant à donner de l’épaisseur à chaque personnage, mais cette volonté d’équilibre empêche l’émergence de figures véritablement marquantes. On suit le parcours de plusieurs survivants, mais sans jamais s’attacher totalement à l’un d’eux. Certains, comme Numa Turcatti (interprété avec justesse par Enzo Vogrincic) ou Nando Parrado (solide Agustín Pardella), tirent leur épingle du jeu, mais le récit ne leur donne pas toujours la place qu’ils mériteraient.
L’un des éléments les plus forts du film – et aussi le plus délicat à traiter – est la question du cannibalisme. Bayona choisit une mise en scène sobre, presque pudique, refusant toute forme de sensationnalisme. Si cette retenue est louable, elle finit aussi par rendre l’ensemble plus distant. L’horreur de la situation est montrée, mais rarement ressentie. Le spectateur observe, mais peine à être réellement bouleversé par l’ampleur du dilemme moral auquel ces jeunes hommes sont confrontés.
La bande-son de Michael Giacchino accompagne efficacement l’action, mais elle tend parfois à lisser l’impact émotionnel de certaines scènes. Là où une approche plus viscérale aurait pu donner une force supplémentaire au récit, la musique renforce parfois une sensation d’académisme, rendant l’ensemble plus convenu qu’il ne devrait l’être.
Au final, Le Cercle des Neiges est une œuvre techniquement impressionnante, portée par une mise en scène immersive et un respect minutieux des faits. Mais il lui manque un supplément d’âme pour transcender son sujet. L’émotion est là, mais souvent bridée. L’histoire est fascinante, mais son traitement demeure parfois trop sage. Un film solide, bien réalisé, qui marque sans totalement bouleverser.
Est-ce que ce film est bon ? Oui. Est-ce que j'ai pris du plaisir à le regarder ? Absolument pas. Je n'ai pas dormi de la nuit suivante. La scène du crash est trop bien faite. Moi qui ai peur en avion, c'était insupportable. Tout le film avec ses sujets sensibles est une torture. Mais il faut reconnaître que c'est remarquable du début à la fin. Boulversé que je suis.
Le cinquième long-métrage du réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona, sorti en 2023, reprend le célèbre fait divers du crash d’un avion dans la cordillère des Andes survenu en 1972 et dont seize passagers ont survécu malgré des conditions effroyables. Avec une matière première aussi vertigineuse, l’histoire reste bien évidemment captivante. Néanmoins, en relatant scrupuleusement les faits d’un point de vue collectif, le cinéaste ne parvient pas pleinement à restituer la dimension personnelle des états d’âme de ces rescapés. On appréciera toutefois le caractère sobre du propos évitant toute morbidité ostentatoire. Bref, un film mémorable sur une tragédie humaine hors du commun.
Film relatant un fait assez connu du grand public : le crash d'un avion transportant 45 passagers et membres d'équipage dans la cordillère des Andes.
Si vous connaissez l'histoire, vous savez donc de quelle manière les quelques survivants ont survécu. Sinon vous le découvrirez dans ce film qui nous plonge dans cet enfer glacé.
La proximité avec laquelle nous suivons cette histoire en est réellement dérangeante. Le froid, la faim, la mort, la peine, le dilemme moral, la souffrance,... On vit tout cela à travers l'écran, et cela nous bouleverse d'autant plus que la réalisation et les acteurs sont criants de vérité.
Le film fait presque 2 h30 et on le ressent, non pas parce que le film est mauvais, mais parce que, comme les protagonistes, on n'en peut plus de voir le bout de ce calvaire...
Si le film se voulait être un témoignage le plus fidèle et le plus réaliste possible, c'est une franche réussite.
Si vous avez les nerfs assez solides, alors je ne saurai que trop vous le recommander, car c'est aussi une belle leçon d'humanité.
Super film avec du suspens même si on connaît le fin de l'histoire. Les acteurs sont excellents, très sud américains. On ne s'ennuie jamais. Et ce n'était pas gagné car l'unité de lieu et le huis clos ne facilite pas les choses.
WOAW mais quelle réalisation ! La scène du crash est tellement bien pensée c’était incroyable à voir. Le choix des plans est génial, parfois atypique avec ces très gros plans limite dans le visage des comédiens mais ça ajoute à l’inconfort qu’ils ressentent. Franchement j’ai été très impressionnée par ce film
Cinquième adaptation cinématographique de la tragédie du crash de 1972 du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571 dans la cordillère des Andes, « La sociedad de la nieve » (Le cercle des neiges) aborde l’une des histoires de survie les plus passionnantes (et dérangeantes) du 20ème siècle. Le pari était risqué. Il aura fallu un certain talent, voire du génie, pour en faire une grande œuvre.
Car tout dans la mise en scène de Juan Antonio Bayona nous invite à nous sentir coincé dans cet enfer blanc aux côtés de ces jeunes hommes et femmes. La direction d’acteur, la mise en scène, la multiplicité des regards, la voix donnée aux morts, la sublime photographie, les transformations physiques, le rythme, nous permettent de partager l’Horreur. On frissonne avec elles et eux, on crève de faim, on sent le goût de la « viande » qui glisse dans nos bouches, on partage leurs doutes, leurs désespoirs, leurs dilemmes.
Le thème de l’anthropophagie, par des choix de direction qui n'occultent pas son voyeurisme inhérent mais en atténuent l'effet pervers, est traité avec justesse. On apprend, sans jamais se départir de tendresse, de poésie et d'absurde, que ces personnes ont été pour certaines contraintes de manger leurs proches pour vivre. Paradoxe ultime.
S’ajoute à cela une très belle réflexion sur le besoin de fixer par l'image le passé « qui change tant ». Par les photographies que les survivants s’efforcent de prendre durant leurs mois de calvaire ou par le soin que l’équipe de tournage a mis dans chaque plan, dans chaque choix de narration.
J'ai mieux aimé le premier film "Les survivants" celui-ci est bien mais trop long. Cette histoire me bouleversera toujours. C'est incroyable et marquant ce qu'ils ont pu vivre !
Etant donné les critiques élogieuses du public et de la presse, je m’attendais a un film exceptionnel, mais malheureusement si l’histoire qui elle est exceptionnelle, le film ne l’est pas. Beaucoup trop de longueurs, en effet, et malgré tout le respect que l’on doit à ses survivants, je m'ennuyé a plusieurs moments. L’événement est tellement incroyable que l’on regarde quand même sans désintérêt, la scène quand l'avion s'écrase est vraiment excellente mais le film aurait beaucoup gagné en qualité avec des passages en moins et vraiment montré quand ils mangent les morts pour survivre.
Une histoire fascinante, qui fait tout de suite de l'oeil au cinéma. L'accident d'avion est super bien fait, et le décor choisi est juste parfait. Pas tire-larme, mais tellement touchant. Un film où il ne se passe rien et en même temps tout.
Un film poignant, plein de suspense et de tension. On se demande constamment ce que l’on ferait à la place des acteurs. Acteurs qui d’ailleurs jouent extrêmement bien. Histoire d’autant plus poignante car réelle. Je conseille mais préparez-vous mentalement.