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Aurélien Godart
2 abonnés
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4,5
Publiée le 25 janvier 2026
Note : 4,5 / 5 Pourquoi ? Très bon film policier avec une trame originale et un twist réussi qui surprend sans trahir la logique de l’histoire. Les personnages, bien que nombreux, sont suffisamment caricaturaux pour qu’on les distingue rapidement et qu’on comprenne leurs motivations. L’histoire, parfois souriante mais souvent prenante, offre un vrai plaisir pour les amateurs d’enquêtes. Le détective Benoit Blanc est un personnage intéressant. La fin est brillante, notamment lors de l’arrestation du coupable, et conclut parfaitement l’intrigue. Les acteurs sont tous excellents et incarnent leurs rôles avec justesse, ce qui rend les interactions encore plus savoureuses. Au-delà du suspense, le film propose aussi quelques réflexions sur des thèmes contemporains comme l’immigration et l’héritage, qui ajoutent de la profondeur. Certains messages restent un peu clichés (l’idée que tout s’arrange si l’on a un bon cœur), mais cela ne ternit en rien la qualité globale du film. En somme, un polar intelligent, divertissant et bien interprété
Une intrigue palpitante pour ma part Daniel Craig n est au debut pas tres convaincant dans son rôle mais sait nous tenir en haleine petit a petit et jusqu a la fin . Une fin vraiment que je n avais pas vu venir . Bien ficelée J ai adoré
Des longueurs sur l’introduction et toute la première partie du film, puis ça devient entraînant. Un casting inégal, avec certain(e)s géniaux (Ana de Armas ; Michael Shannon), mais d’autres médiocres (la prestation de Craig est mauvaise, celle d’Evans pas folle).
Knives Out est un film qui fait ce qu’il est censé faire. On est pris dans l’enquête, parfois avec plus d’informations, parfois avec moins que l’inspecteur principal. Très agréable à regarder à plusieurs !
À couteaux tirés se présente comme un polar ludique et faussement classique, qui utilise le mystère davantage comme un prétexte que comme une fin en soi. Derrière son apparente légèreté, le film observe avec ironie les mécanismes du mensonge, de l’héritage et des rapports de pouvoir.
Avant de le voir, il est important de comprendre que le récit joue consciemment avec les codes du polar classique pour mieux les déplacer. Issu de la tradition du whodunit, avec une galerie de suspects, un décor bourgeois et une enquête structurée autour d’un crime central, il ne cherche jamais la reconstitution nostalgique. Les codes sont tordus et réorganisés pour devenir un terrain de jeu narratif, où l’enquête importe moins que l’observation progressive des comportements et des stratégies d’une famille en apparence respectable.
Ce parti pris s’inscrit pleinement dans le cinéma de Rian Johnson, connu pour son goût du détournement des genres. Le film repose sur une écriture très maîtrisée, où dialogues, situations et décors participent à une construction précise. L’aspect théâtral et bavard de l’ensemble nourrit une satire sociale assumée, centrée sur les privilèges, l’héritage et l’hypocrisie d’une bourgeoisie qui se pense morale tout en restant profondément dépendante de ses avantages. Il ne faut donc pas attendre un polar sombre ou réaliste, mais une œuvre ironique, pleinement consciente de son artifice.
Sur le fond, l’œuvre développe une réflexion claire sur l’héritage et l’illusion du mérite individuel. Les personnages se racontent des récits qui masquent leur dépendance économique et symbolique à un système dont ils bénéficient largement. Le film oppose ainsi les discours vertueux aux pratiques réelles, révélant une violence sociale feutrée, intégrée aux rapports familiaux et au langage, rarement assumée comme telle.
L’ensemble interroge également la notion de morale. Les choix présentés comme justes ou altruistes sont constamment rattrapés par des rapports de classe, de peur et d’intérêt. La justice n’apparaît jamais comme un idéal héroïque, mais comme un équilibre fragile, possible lorsque les récits dominants se fissurent et cessent d’imposer leur version des faits.
De mon côté, j’ai été séduit par l’intelligence du scénario. Les personnages, même lorsqu’ils frôlent la caricature, restent parfaitement lisibles, rendant les rapports de force immédiatement compréhensibles. La mise en scène est élégante, et l’ensemble se révèle visuellement soigné, notamment dans son usage des décors. J’ai en revanche ressenti une légère perte de tension lorsque le récit s’éloigne de la demeure, dont l’atmosphère participe fortement à l’identité du film.
Reste que l’ensemble n’est pas exempt de limites. Sa mécanique narrative peut parfois donner une impression de flottement, comme si le récit s’autorisait des détours avant de retrouver sa trajectoire. Certains personnages, volontairement très typés, renforcent la dimension ludique, mais au détriment d’une réelle complexité émotionnelle. La résolution, enfin, se distingue par une précision presque trop nette, laissant peu de place au trouble.
À couteaux tirés s’impose ainsi comme un film malin et stimulant, plus riche dans son observation sociale que dans son suspense pur, et suffisamment maîtrisé pour fonctionner pleinement dans le cadre ludique qu’il s’est lui-même fixé.
Rian Johnson réinvente le film d'enquête populaire dans un Cluedo géant !
Le casting est excellent : Daniel Craig, Chris Evans et surtout Ana de Armas qui est le cœur du film elle est excellente !
La tension est à son comble, le film nous tiens les 2 heures sans un moment de relâchement. Mais le rythme reste assez spécial, il faut aimer.
Personnelement le format ne m'a pas plus, les dialogues ne sont pas naturel, le réalisateur va droit au but. Certes Rian Johnson cherche à casser les codes, mais peut être un peu trop ce qui rend ce film trop peu naturel. Heureusement, les personnages restes intéressant et la fin encore plus !
La contribution d’Ana de Armas est essentielle à ce film. À travers son identité, son parcours personnel et son expressivité, elle confère à l’œuvre une intensité dramatique et une pertinence spoiler: supérieures à celles des récits d’Agatha Christie .
Quel super scénario. Le récit est accrocheur est progresse avec exactement le bon rythme. Les rebondissements sont nombreux, le dénouement à la hauteur du suspense engendré. Très bon moment.
J'en suis venu a regarder ce film que je ne connaissais pas après avoir vu les 2 autres : "A couteaux tirés", je termine donc par le plus vieux des 3 films et je ne suis pas étonné, celui-ci est le mieux. Encore une fois très bien écrit, l'intrigue est présente jusqu'au bout. Ce qui peut être perturbant, c'est que l'on se dit que le scénario nous montre très rapidement le dénouement de l'histoire, on a l'impression d'être déçu même. Mais finalement non, ce dénouement justement est tout autre et jusqu'au bout, on ne peut pas deviner quel sera la clôture. Ce film est intriguant, agréable a regarder, du suspense jusqu'au bout, dénouement très bien expliquer ce qui peut parfois être tiré par les cheveux mais, pas ici. Je recommande ce film !
À couteaux tirés s’ouvre comme une partie d’échecs : un décor, une victime, des suspects, et ce sentiment délicieux que tout le monde ment. Mais dès les premières minutes, Rian Johnson renverse les règles du jeu. Ce n’est pas seulement une enquête, c’est un miroir : celui d’une Amérique rongée par l’arrogance, la cupidité et les privilèges.
Derrière le vernis d’un polar à l’ancienne, le film cache une mécanique d’orfèvre. Johnson joue avec le spectateur, révèle ce qu’il faut, quand il faut, et déplace sans cesse les pions de son intrigue. Ce qui pourrait n’être qu’un exercice de style devient une œuvre jubilatoire, intelligente et d’une précision redoutable. Chaque plan, chaque regard, chaque silence a un sens. Le manoir Thrombey n’est plus seulement un lieu de crime, mais un musée de l’hypocrisie : portraits figés, héritiers vénaux, secrets enfouis sous les tapis persans.
Au centre du chaos, Marta, infirmière discrète au cœur immense, incarne la morale que tous les autres ont perdue. Ana de Armas livre ici une performance d’une sincérité rare : vulnérable, nerveuse, bouleversante. Face à elle, Daniel Craig délaisse son costume de James Bond pour un rôle à contre-emploi : Benoit Blanc, détective excentrique, aussi observateur qu’imprévisible. Son accent du Sud américain, ses déductions théâtrales et son flegme ironique font de lui une icône instantanée du polar moderne.
Autour d’eux, une galerie de personnages savoureusement caricaturaux — Chris Evans en héritier arrogant, Jamie Lee Curtis en matriarche glaciale, Toni Collette en influenceuse opportuniste — tissent une toile d’orgueil et de rancune. Johnson observe cette petite aristocratie comme un entomologiste : sous la surface, il ne reste que l’avidité et la peur de perdre.
Mais au-delà du simple “whodunit”, À couteaux tirés devient une fable sociale. Il y parle d’immigration, de culpabilité, de mérite et de décence. Dans une société où tout s’achète, Marta, elle, ne possède rien… sauf la vérité. Et c’est peut-être ça, le coup de maître du film : réussir à faire d’un divertissement de luxe une leçon d’humanité.
Techniquement, c’est un sans-faute. La mise en scène, élégante sans ostentation, se nourrit de la clarté du cadre et de la précision du montage. Nathan Johnson, à la musique, tisse une partition entre tension et ironie. Le rythme ne faiblit jamais : chaque réplique fuse, chaque révélation relance la partie. Et quand la vérité éclate enfin, on comprend que le plaisir n’était pas tant de savoir “qui” a tué, mais “pourquoi” tout le monde avait quelque chose à cacher.
À couteaux tirés n’est pas qu’un hommage à Agatha Christie : c’est une renaissance du genre. Un film aussi brillant dans son écriture qu’irrésistible dans son exécution. Un divertissement d’auteur qui nous rappelle que l’intelligence et le plaisir peuvent cohabiter, et que la morale, parfois, vient d’où on ne l’attend pas.
Je lis ça et là tout une flopée d'excellentes critiques mais personnellement je trouve ça très moyen, je m'y intéresse parce qu'il y'a 2 histoires d'enquêtes autre que celle ci, que j'espère plus passionnantes, le casting ne fait pas tout.
Quelle surprise en découvrant ce film réaliser par riad johnson , un régal comme film policier , un polar comme on les aimes , une intrigues des plus captivantes , des acteurs incroyables , un casting de rêve , un cluedo des plus machiavélique , une ambiance digne d ' un grand classique de la littérature tout droit sortit par un chef d'oeuvre de la romancière anglaise . Une mise en scène diriger avec un grand brio , des rebondissements vraiment des plus ahurissants. Un twist final qui vient vous prendre à la gorge , est ne vous lâche plus jamais.
Très bon Cluedo qui se déroule dans une famille d’un puissant écrivain riche et célèbre qui possède une famille qui a plein de secrets… Un casting 5***** pour ce film de Rian Johnson qui est une vrai réussite ! Ce film sera le premier d’une série prometteuse ! A voir absolument !