Deux Moi
Note moyenne
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571 critiques spectateurs

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58 critiques
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Sylvain M.
Sylvain M.

13 abonnés 169 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2019
C'est long, peu orignal et faussement intelligent. Heureusement que les acteurs sont bons malgré tout. Les clichés permanents sont usants !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 septembre 2019
Alors je vais peut-être aller à l'encontre de certaines critiques dithyrambiques mais pour moi, ce film a été un véritable pensum rempli de poncifs où tout, absolument tout, sonne faux et forcé. En plus, c'est interminable et ce n'est pas en ajoutant de la musique électro par dessus que ça va changer le rythme. Et je ne parle pas des plans caméra qui donnent le tournis. Alors bien le clin d’œil à Chacun cherche son chat peut prêter à sourire mais à peine. En parlant de sourire, rien de drôle dans ce film ni dans les sous intrigues dignes d'un téléfilm mal traité et de psychologie de comptoir. Je serais bien parti avant mais placé où je l'étais, j'aurais dû déranger plusieurs spectateurs (remarquez, on était 10 dans une grande salle et pas un rire n'a fusé).
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2019
A la fin des années 80, Alain Souchon chantait de façon prémonitoire l’ « Ultra Moderne Solitude », celle des grandes villes, de l’anonymat, et il ne s’en doutait pas encore à l’époque, celle des réseaux sociaux. Cédric Klapisch nous propose une comédie romantique en forme de miroir. En fait, ce n’est pas tant une comédie romantique qu’une comédie humaine, car les deux personnages principaux se croisent sans arrêt sans jamais se voir. Il filme plutôt l’avant-rencontre, celle qui met en condition d’accepter la rencontre. Sur le papier c’est un défit car on se dit que filmer deux solitudes, ca va très vite tourner en rond. En fait oui… et non. Non car pendant 1h50, Klapisch s’amuse à croiser les destins : Mélanie et Rémi vivent des situations à la fois similaires et très différentes : ils vont tous les deux chez des psy dont les méthodes et les cabinets sont très opposés ; ils achètent les même produits à l’épicerie du coin sans le savoir ; ils ont des problèmes de sommeil (hypermnésie d’un côté, insomnie de l’autre) ; ils fuient les nouvelles rencontres, elle sur Tinder, lui dans la vraie vie ; ils se sentent mal avec leur famille, lui se sent seul au milieu d’eux alors qu’elle la fuit. Ce jeu de miroir, où l’on se dit souvent « Ca y est, c’est là qu’ils vont se voir, échanger un mot, se sourire… » n’en finit pas. C’est vrai qu’au bout d’un moment, le film tourne un tout petit peu à vide et aurait surement gagné à être un peu moins long, un peu moins démonstratif aussi. Klapisch multiplie les occasions manquées à tel point que cela en devient un peu lassant au bout de presque deux heures ! A part cette petite sensation de « roue libre », le film est très agréable, bien filmé, bien illustré par une jolie musique, comme souvent chez Cédric Klapisch. Son film, qui offre à François Civil et Ana Girardot deux rôle de solitaires fragiles, est aussi l’occasion d’une flopée de seconds rôles bien troussés : Camille Cottin et François Berléand et psy, Simon Abkarian en épicier de bon conseil (mais qui conseille toujours les produits les plus chers !), Eye Aïdara ou encore Rebecca Marder. Pierre Niney vient faire une apparition dont il a le secret, en ami d’enfance un peu exalté et volubile (et carrément flippant), et même Cédric Klapisch lui-même fait un caméo à la manière d’Alfred Hitchcock. Je voudrais quand même adresser une mention spéciale à Nuggets le chaton, félin acteur né, qui vole carrément la vedette aux deux comédiens dans toutes les scènes où il apparait ! Pour en revenir à François Civil et Ana Girardot, ils n’ont pas forcément des partitions faciles à jouer. Ce n’est surement pas évident d’incarner la mélancolie sans trop en faire, ou sans en faire assez. On pourrait les trouver agaçant au bout d’un moment, à chercher leur mot, leur confiance en eux sans jamais les trouver. Sauf qu’ils ne sont pas agaçants, ils sont vrais. Il faut avoir traversé ce genre de mélancolie pour comprendre que parfois, dans une grande ville, l’anonymat est paradoxalement confortable et pesant. Mélanie et Rémi aspirent à vivre la vie que les autres leur montrent à travers les réseaux sociaux : sortir, être en couple, épanouis, heureux. Ils se mettent cette pression sans toujours avoir à l’esprit que sur les réseaux sociaux, on ne montre que ce qui est l’écume des choses et parfois, on triche. Cette « tyrannie du bonheur », phénomène de mieux en mieux connu et étudié, génère des millions de gens mal dans leur peau, qui ont l’impression de ne jamais être à la hauteur de ce que la vie attend d’eux. Mélanie et Rémi n’y échappent pas, François Civil est attachant et drôle, Ana Girardot est délicate et à fleur de peau. Leur couple, qui n’existe que dans l’imagination du spectateur, est parfaitement harmonieux et on enrage de les voir se tourner autour en permanence ! Du coup, si l’on excepte les petites incohérences (ils peuvent tous les deux se payer un appart de plusieurs pièces dans Paris avec leurs job respectifs ?) et les ficelles parfois un tout petit peu grosses, le scénario tient plutôt bien la route. Chacun de nous peut se reconnaitre dans une attitude, un personnage ou une scène. Par exemple, le repas familial très bruyant, où on parle beaucoup mais l’on ne communique pas, où tout le monde te demande si tu vas bien mais personne n’a envie de t’entendre dire que « Non, ça ne va pas trop fort en fait… », ça doit parler à beaucoup d’entre nous, j’imagine… Même si le film semble un peu long et répétitif, on va tous pouvoir y piocher quelque chose qui nous concerne, une impression de déjà vu, de bien connu, une sensation déjà douloureusement éprouvée. Personnellement je me suis sentie presque visée à plusieurs reprises par Cédric Klapisch, comme s’il s’adressait précisément à moi. C’est une sensation un peu étrange mais qui prouve que, quand on filme des gens ordinaires qui ont des vies et des problèmes ordinaires, on peut malgré tout faire du bon cinéma. Cédric Klapisch propose un film à hauteur d’homme, et qui parle de l’essentiel sans avoir l’air d’y toucher.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2020
Un très beau film de Cédric Klapisch, où l'on retrouve les thèmes habituels de ces films, Paris, une jeunesse qui se cherche, le chat que l'on cherche et une apparition de la formidable mamie Renée Le Calm, hélas décédée à l'âge de 100 ans en 2019.
Une jeunesse parisienne individualisé, en mal de connexion réelle avec le monde. En recherche illusoire d'un "moi".
Deux vies croisées, proches. Très belles images, très beau travail de la photo, du cadrage.
Un film touchant, une bonne distribution avec François Civil remarqué dans "Le chant du loup" et Ana Girardot découverte ici. Un film doux, calme, agréable, beau et une mise en scène de très grande qualité.
Merci également à Flocon et Minette pour leur prestation dans le rôle du chat "Nuggets".
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2020
Un monde toujours plus virtuel, des relations à distance, des réseaux sociaux qui nous isolent plus qu'ils nous rassemblent... tant de faux-semblants qui développent une certaine aliénation de chacun des "moi", cette action de devenir autre que soi.

"Deux moi" de Cédric Klapisch nous rappelle à quel point il est difficile de s'y retrouver aujourd'hui avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Alors certes, il n'est pas le premier à le faire, mais son approche reste foncièrement bonne en choisissant deux jeunes trentenaires avec une situation somme toute banale qui se rapprochent petit à petit d'une dépression. Travail mais surtout amour, voilà les deux éléments qui façonnent notre mode de vie au quotidien. Rémy et Mélanie ont un travail, l'une est peut-être plus épanouie que l'autre mais il n'empêche que quelque chose leur manque : sans doute l'amour ou du moins, trouver cet autre "moi" qui les comprenne et avec qui ils pourraient tout partager ensemble. Alors oui, les rencontres qui suivent avec les psychothérapeutes sont bourrées de formules rabâchées maintes fois comme "aimez-vous un peu plus pour aimer les autres". Il n'en demeure pas moins qu'elles restent globalement véridiques.

L'idée du long-métrage est aussi de redonner de l'espoir aux gens qui n'y croient plus ou qui sont faussement désabusés de leur situation. On dramatise parfois bien vite. Le problème de notre société réside dans le fait que le "moi" est finalement trop présent. Se dire sans cesse que l'on a pas confiance en soi revient à dire qu'on ne voie pas plus loin que le bout de son nez, ou qu'on se regarde un peu trop le nombril, pour reprendre des expressions toutes faites. Tout cela est notamment imagé par les applications de rencontres qui paraissent nocives au plus haut point pour notre société tant elle reflètent notre incapacité à développer des relations sociales, amicales et amoureuses qui ne partent pas toujours que du physique. On tombe dans le faux, l'imposture et l'apparence, celle qui nous plait de prime abord alors qu'elle est trompeuse sur le long terme. Tandis qu'à l'inverse, une relation qui débute de façon neutre mais en rencontre physique peut déboucher sur quelque chose de beaucoup plus fort. Chacun possède son avis sur la question comme la psychothérapeute jouée par Camille Cottin. L'essentiel dira-t-on, c'est d'être "heureux et épanoui".

Loin d'être parfait, ce nouvel opus de Klapisch me plait car il peut parler à tout le monde. Il ne s'égare pas dans une philosophie trop profonde et ambiguë. Il cherche avant tout à "décoincer" le monde qui nous entoure et libérer les non-dits. Sans doute y a-t-il trop de banalité et un léger manque de rythme, mais le sujet reste terne il faut dire ; donc quitte à rester en phase avec ce dernier, autant le faire sur le fond et la forme.

spoiler: Et que dire de la fin ? Je dois dire que je le sentais arriver, sinon il y aurait eu un sentiment d'inachevé ! Le psychothérapeute parlait de scénario positif, de repenser sa vie et de déclencher des opportunités. On peut dire que nos deux personnages ont franchi de cap !
moket

663 abonnés 4 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Klapisch raconte avec tendresse, non pas une rencontre, mais plutôt le parcours chaotique et semé d'embûches de deux êtres terriblement seuls et qui mène à cette rencontre. On voit les personnages se croiser, coexister sans trop le savoir, ce qui rend le film assez savoureux. Et François Civil confirme tout le bien que je pensais déjà de lui.
GyzmoCA
GyzmoCA

299 abonnés 2 627 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2025
Dans “Deux moi”, Cédric Klapisch, le réalisateur de “L’Auberge espagnole”, nous offre un drame social teinté de romance qui explore avec finesse la solitude urbaine et la quête de soi. Le duo formé par Ana Girardot et François Civil fait preuve d’une grande complicité à l’écran, incarnant des trentenaires parisiens en proie à leurs propres démons. Leurs interactions avec des personnages secondaires, interprétés par Camille Cottin et François Berléand dans le rôle de psychothérapeutes, ajoutent une profondeur appréciable au récit.

Le scénario, centré sur l’idée que l’amour de soi est essentiel avant de pouvoir aimer autrui, est traité avec sensibilité et évite les clichés manichéens souvent présents dans les comédies romantiques. La mise en scène de Klapisch capte avec authenticité les détails du quotidien parisien, rendant la ville presque palpable pour le spectateur. Cependant, certaines transitions entre les scènes peuvent sembler un peu abruptes, et quelques ficelles narratives apparaissent parfois trop évidentes. Malgré ces légères imperfections, “Deux moi” reste une œuvre touchante et émouvante, qui mérite d’être découverte pour sa
24titouille
24titouille

61 abonnés 1 062 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Ce long métrage dépeint la vie parisienne de deux trentenaires célibataires, mal dans leur peau. Ils vont alors réaliser un travail sur eux mêmes avec l’aide de leurs psys respectifs.
Au lieu de raconter une histoire d’amour naissante de deux être mal dans leur peau, il va s’attarder sur le chemin qui va les mener vers cet amour naissant. Pour cela le défi était d’arriver à raconter une histoire et non deux histoires, pour cela il fait évoluer ses personnages dans le même quartier en les faisant se croiser mais sans vraiment se croiser.
Au delà de l’histoire de ces deux personnages, le réalisateur élabore une certaine critique de la société hyper connecté d’aujourd’hui où l’on se juge en fonction de ce que l’autre voit, et de la solitude des habitants des grandes villes. En somme il démontre l’importance des interactions sociales ancrées dans la vrai vie.
De plus ce film est porté par deux acteurs touchants, crédibles, et d’une grande sincérité et honnêteté. Sans eux ce film n’aurait pas eu la même saveur.
En somme un film réconfortant et plein d’espoir, une réussite.
gaetan1.arnould
gaetan1.arnould

60 abonnés 387 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2019
Trop long à mon goût... Les acteurs ont beau être convaincants (mention spéciale au chat !), l'histoire est trop banale et plate pour avoir de l'intérêt. Ceux qui espèrent voir un film romantique peuvent passer leur chemin, de même que ceux qui ne supportent pas les films sans rebondissement. Ce film de Klapisch sera vite oublié.
jspl
jspl

23 abonnés 231 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 septembre 2019
Pure perte de temps.!Film sans intérêt aucun et quelle paresse dans les prises de vue et que de clichés. Nombreux sont sortis avant la fin et on les comprend !!!
Arthur Guezou
Arthur Guezou

216 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2023
J’ai un vrai attachement pour les films de Cédric Klapisch, je trouve que ce sont des films fluviaux. Et “Deux moi” est un très bon film ; l’histoire est très belle et est fluide accompagnée d’une mise en scène intimiste et d’un montage pertinent.

Evidemment, le film s’ouvre sur le fameux montage typique d’un film de Cédric Klapisch ; très dynamique, stimulant qui pose les bases du récit. Le montage est encore plus puissant et sacré quand on repère l'enchaînement naturel entre les deux protagonistes. On peut littéralement se sentir avec les personnages car le cadrage est assez serré sur eux et les mouvements de caméra les suivent constamment et au sens propre ; le découpage de la séquence finale est d’ailleurs très intelligent. Sans oublier la photographie que je trouve très minimaliste. Par rapport à la musique, je trouve que c’est elle qui dirige le montage ; en l’occurrence, elle est vraiment sympathique et plaisante. Par conséquent, à l’image des thèmes musicaux, la réalisation est très feel-good.

Concernant le scénario, au premier abord, il paraît un peu chiant mais je l’ai trouvé vraiment pur et cohérent. En effet, les deux intrigues simultanées sont crédibles, naturelles et suffisamment développées ; les deux protagonistes sont très attachants, leur développement est très clair et ils ont une belle évolution. Je trouve que chaque séquence a une grande utilité, l’ensemble a toujours un impact sur la suite du film. Le jeu d’acteur de François Civil et d’Ana Girardot sont complémentaires. J’avoue que parfois la narration m’a un peu ennuyé, notamment les séquences sur la vie professionnelle des protagonistes, mais dans son ensemble, elle est très correcte. Excepté ça, je trouve que le film a une écriture très sympathique et surtout authentique.

Franchement, je recommande ce film ; il n’est pas très long, malgré quelques longueurs ; l’ensemble forme une belle fresque rassemblant deux belles histoires.
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2019
Plein d'acteurs reputes pour un resultat souvent ennuyeux , au scenario improbable ou rien ne fonctionne vraiment et donc grosse deception. Le genre de film ou l'on ne voit pas ce qu'a voulu faire le realisateur.
petitbandit
petitbandit

118 abonnés 683 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2019
Convenu, mièvre, prévisible, lent, sans saveur, les qualificatifs ne manquent pour ce que je considère comme le plus mauvais Klapisch. François Civil joue toujours de la même manière sous ses airs de chien battu et toujours surpris. Autant, cela fonctionnait dans "ce qui nous lie", autant là il en devient presque agaçant. Anna Girardot s'en sort mieux mais son personnage est tellement cliché qu'on en oublie l'actrice et la performance. 1H50 à attendre qu'il se passe quelque chose pour une fin écrite d'avance avec en toile de fond, l'étude d'une psychothérapie faite par 2 personnes, leur problème, leur angoisset que le destin va réunir. Seulement ça s'appelle juste les épreuves de la vie. Juste un film....
LALALALALERE
LALALALALERE

21 abonnés 199 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2019
c'est étrange, l'histoire du mec et de la fille qui vivent l'un à côté de l'autre sans jamais se croiser, je ne sais pas pour vous, mais j'ai l'impression de l'avoir vu 100 000 fois. Et en mieux car qu'est-ce que c'est poussif ! Tout est laborieux, Klapisch est devenu un cinéaste laborieux. On sort fatigué.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2019
Deux moi, deux egos, deux solitudes… Dans ce film, Cédric Klapisch a la bonne idée de prendre en compte et d’explorer l’une des réalités cachées et cependant omniprésentes des grands centres urbains, celle des célibataires obligés de supporter plus ou moins bien le poids de la solitude. En l’occurrence, nous voici à Paris, dans le 18ème, où résident, dans deux immeubles mitoyens surplombant des rails de chemin de fer, Rémy (François Civil) et Mélanie (Ana Girardot). Le premier travaille dans une multinationale qui ressemble à s’y méprendre à Amazon, une entreprise qui licencie à tour de bras pour remplacer les hommes par des robots. La deuxième est employée comme chercheuse dans un laboratoire spécialisé dans la lutte contre le cancer. Tous deux sont voisins, prennent parfois les mêmes transports en commun aux mêmes heures, mais ne se connaissent pas. Tous deux souffrent également d’un même mal, la dépression, même si, dans le cas de Rémy, elle a pour conséquence des insomnies à répétition, alors que, dans le cas de Mélanie, elle se manifeste, au contraire, par une tendance à la narcolepsie. Toujours est-il que tous deux, pour se sortir de la neurasthénie, ont recours à une psychothérapie.
L’autre point commun entre ces deux-là, c’est qu’ils essaient, chacun de son côté, de sortir de la solitude, mais en s’y prenant très maladroitement, lui avec une collègue de travail, elle en pratiquant des rencontres avec des inconnus trouvés sur le site bien connu Tinder. Bien évidemment, toutes ces tentatives se soldent par des échecs. Pour échapper à l’isolement, il faut sans doute trouver d’autres moyens.
Cédric Klapisch s’amuse à multiplier les passerelles entre les deux voisins qui ne se connaissent pas. Une épicerie de quartier que tous deux fréquentent, une chanson qu’écoute Mélanie dans son bain et qui lui revient comme en écho, un petit chat recueilli par Rémy avant de s’échapper et de se retrouver chez Mélanie, et même un incendie ravageant un appartement du voisinage, autant de lieux, d’événements, semés dans les existences des deux personnages, mais qui ne suffisent pas à occasionner une rencontre effective. On se demande, bien évidemment, tout au long du film, si elle finira par avoir lieu, cette rencontre. Je me garderais de répondre à cette question, d’autant plus que le sujet du film, c’est la recherche du bonheur, plutôt que le bonheur lui-même (s’il est possible de le trouver).
Tout cela peut sembler quelque peu artificiel, mais, sur l’écran, du fait d’une excellente mise en scène et des prestations remarquables des interprètes, tout fonctionne, tout est plausible et parfaitement convaincant. Certaines scènes sont particulièrement réussies. Ainsi lorsque Rémy essaie de faire comprendre en vain à sa famille médusée qu’il traverse une période de dépression. Ou encore chacune des scènes de psychothérapie, aussi bien de Mélanie que de Rémy : des séances qui ouvrent des chemins de guérison, sans nul doute. « Il faut que vous appreniez à vous aimer vous-même », dit la psychothérapeute à Mélanie. « Il faut que vous sortiez de vous-même pour aller vers les autres, vous avez droit au bonheur », dit le psychothérapeute à Rémy. Ces deux paroles se contredisent-elles ? Non, elles se complètent et autorisent une intéressante fin ouverte à ce film épatant.
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