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Damien Vabre
187 abonnés
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1,0
Publiée le 10 septembre 2020
Klapisch sur Once Upon a Time in Hollywood: "Un vide cinématographique", il connaît bien la question... Pas adoré le film de Tarantino mais j'avais réussi à le finir, lui. Succession de banalités chez le psy, le pharmacien ou l'épicier, quel est l'intérêt de la scène avec Niney?
Quelle bouse, un ennui intersidéral, une attente éternelle du moindre événement notable. Vous avez forcément mieux à faire de vos deux prochaines heures.
Très belle Ode de la trentaine en 2020 ultra (dé-)connectée et de la solitude des êtres. Les acteurs sont bons et les personnages tous attachants. Spéciale dédicace à Eye pour la scène du "moteur" aussi marrante que trop bien représentative de l'absurdité de l'époque et des sentiments contrariés.
Le plaisir est là tout près de vous, vous l’avez surement croisé dans le métro dans le supermarché sans jamais vous en rendre compte. Cette personne a la même histoire que vous et vous ne vous en rendez pas compte. Le dernier film de Cédric Klapisch aborde ce thème. La vie dans une grande ville où on se sent parfois bien seul et on essaye difficilement de trouver de la joie. Des personnes qui se sentent pas bien dans leur peau dans leur vie familiale et qui se perdent dans ces grands immeubles parisiens de la périphérie.
« Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est la peur », les jeunes filles – Henry de Montherlant. Cette phrase représente bien un des problèmes des deux personnages, Rémy a peur d’avouer sa dépression ne se sent pas bien dans sa fille et vit un mal-être dans sa famille un poids qui, sans s’en rendre compte, lui pèse énormément. Mélanie aussi vit une mauvaise relation avec sa mère qui l'empêche de vivre. La femme est poussée par ses sœurs à trouver et vite son prince charmant. Mélanie s’enferme dans un musée où les hommes défilent sans rien dire juste avec leur qualité physique.
Ces deux personnages qui sont complémentaire von se rendre chez le psy pur parler et échanger. Cet endroit sera le tremplin pour ces deux personnages pour enfin parler vraiment deux et pour être compris par des gens compréhensifs. Ces psychanalystes qui, chaque jour, entende le malheur de dizaines de personnes, des personnes parfois tristes qui écoutent des milliers de mots pour aider les personnes à surmonter leurs problèmes quotidiens ou des fois encrés.
Ce film est beau et ressemble à Klapisch, les plans parisiens sont magnifiques (surtout le générique du début), il y a grâce au plan un certain contraste qu’on peut voir avec la décoration des cabinets de psy qui sont comme l’histoire des deux protagonistes : complémentaire. Le décor froid et bleu du cabinet du psy de Rémy alors que Mélanie va dans un cabinet très fleuri.
Un excellent Klapish. Civil et Girardot sont jouent bien, naturel. Ils sont attachants et très beaux. On aime. On les suit volontiers dans ce quotidien qui les entremêle sans jamais les rencontrer. Ca ajoute au suspense. Le fil rouge, c'est l'épisode dépressif dans une ville bercée par les trains. Le seul lien social est l'épicier immigré. Un film humain sur l'amour, seul bouée de sauvetage d'un monde triste à mourir.
Ils vivent a quelques mètres l’un de l’autre ne se connaissent pas et vivent pourtant la même chose au même moment à savoir la dépression même si c’est pour des raisons différentes. Avec deux moi Klapisch raconte l’avant d’une histoire d’amour. C’est un film sur la solitude des grandes villes encore accentuée au cours de la dernière décennie par les réseaux sociaux. Alors qu’en apparence il n’a jamais été aussi simple de rencontrer quelqu’un le film montre qu’il faut avant tout cela se rencontrer soi même, s’aimer avant de pouvoir aimer. Ana Girardot et François Civil que Klapisch avait déjà très bien utilisé dans « ce qui nous lie » sont très bons. J’ai trouvé cependant que la direction artistique était assez fade, même si bien sûr on allait pas avoir quelque chose d’enlevé pour parler du spleen ce dernier passe pour être finalement assez léger. Ça n’est pas désagréable à regarder mais son auteur a déjà fait bien mieux et semble ici moins réussir ses portraits que dans ses films les plus réussis.
Klapisch met en valeur les seconds rôles : les 2 psy, le patron de l'épicerie, le petit chat blanc. ça me rappelle "Amélie Poulain" et l'importance de tous les détails Et puis un suspense à la française haletant : vont-ils se rencontrer?
Ravi d'avoir pu voir un nouveau film de Cédric Klapisch, alors paradoxalement le film est lent, il met du temps à décoller mais nous captive d'une manière incroyable ! On y trouve des thèmes communs comme les rencontres sur les réseaux sociaux, la vie d'ouvrier et ses malheurs, la dépression et évidemment l'amour. Ce film à l'apparence d'un long court-métrage, très bien réalisé, laissez vous séduire ! Et que dire des performances d'Ana Girardot et de François Civil, bluffantes. Croyez en l'amour !
Les films totalement parisiens ne restent pas trop bobos quand les réalisateurs changent de quartier. C'est rare, généralement les films parisiens se cantonnent souvent dans le 17ème arrondissement. Là le réalisateur est parti tourner dans le 20ème arrondissement. Là du coup il y a moins d'argent et les appartements sont bien plus petits. Après; ben les célibataires vivent dans des vingt mètres carrés et touchent mille euros par mois. Donc il n'ont pas le cœur à la fête et tombent par miracle, en dépression. Bon les intellos tombent en burn out et les moins intelligents en dépression. Après, Ô comme c'est difficile d'en parler à sa famille. La dépression; vivre ce mal être dans un tout petit meublé, comme c'est très difficile. Après le film reste très bien réalisé. Le réalisateur tourne très bien et son sujet reste difficile. Mais bon; ce film reste néanmoins réservé pour un public de dépressifs.
Un duo d'acteurs formidable porte cette comédie sociale, détaillant la vie et les découvertes de deux protagonistes somme toute assez communs ; on se glisse facilement dans leur peau, dans leurs galères et leurs joies, à la fois grâce à une interprétation magnifique mais aussi grâce à une réalisation particulière. Un très bon moment à passer ; Deux moi ne sera peut-être jamais un immense classique du cinéma français mais il en demeure néanmoins un excellent souvenir.
MON INCONNUE. Ce qui nous lie à Klapisch, un air, deux familles. Notre CK fait dans la mode. Le moi pensant et le moi pensé pour que deux moi fassent un nous. On plane, chacun cherche son coeur et sa lumière. Si loin et si proche d'une résistance joyeuse et attachante. Pour se trouver, faut savoir attendre.
Un joli film très réussi de Klapisch qui vieillit plutôt bien et garde son acuité de vue et sa tendresse profonde pour srs héros. Héros bien sympathiques, reflets assez exacts de la nouvelle société 2.0, pas facile, héros attendrissants et émouvants, très bien interprétés par le couple Ana Girardot et François Civil, héros qu’on aimerait fréquenter. Même les psy sont sympathiques et drôles. Psychologiquement très subtil, très juste, le film a l’exact dosage de profondeur qu’il faut pour nous apporter du bonheur plutôt que de nous faire tomber dans la mélancolie. N’oublions pas la qualité du tournage dans un Paris qu’on a plaisir à voir encore vivre, loin des quartiers élitistes, loin d’Hidalgo. Une belle réussite.