Si le diable se cache dans les détails, le navet cinématographique traîne dans les parages aussi.
On sait dans les 5 premières minutes comment cela va se terminer, mais voilà... c'est un long, et non un court métrage (ce qui aurait suffit).
Des "intrigues secondaires" qui partent dans tous les sens et qui ne mènent jamais à rien...
(le remplacement des ouvriers par des robots, la "mutation" du personnage au sein de son entreprise, le début d'amourette avec la collègue, la soeur décédée à l'age de sept ans, le chat, le mauvais sommeil..)
Ca en devient lourd et long à regarder.
L'anonymat Parisien y est fantasmé. Si comme dans le film,
les deux protagonistes sont strictement voisins, ont a peu près le même âge, prennent le métro matin et soir à la même heure (même chemin pour y aller et en revenir, même station, même ligne) ils se sont forcement remarqués après à peine quelques jours.
A Paris nous ne sommes pas que des silhouettes fantomatiques, encore moins dans le quartier le plus enclavé de la ville, le quartier rue Pajol (de ce que j'en déduit), regardez sur une map c'est un village fortifié entre les grandes lignes de train.
Pas le quartier le plus cher de Paris c'est certain, de là à ce qu'un
préparateur de commande
célibataire
(puis téléopérateur lambda sur un plateau d'une centaine d'agents)
puisse vivre en pleine capitale dans un 60m2 avec balcon, cusine, SDB, chambre indépendante... difficile à croire. Le réalisateur a cru bon de rapper à la hate les mûrs de l'appartement pour simuler un effet -raté- de misère... Risible.
Ca fait les courses du quotidien en épicerie de type "alimentation générale" où les prix font du fois 4 même par rapport à un franprix, présent à tous les coins de rues de Paris.
Difficile à suivre.