Une idée de réalisation par plan, un scénario bien construit, La dernière vie de Simon pue le cinéma ! Malheureusement le choix de baser cela sur une histoire d'amour moyenne viens plomber un peu le tout.
Vu à Gerardmer 2020 et agréable surprise! Le film est super bien réalisé, dans la veine des grands films familiaux américains à la Spielberg. Super touchant, les acteurs sont top, on passe un vrai bon moment. Gros coup de coeur!
Quel surprise , on se laisse envoûter et bercé par ce magnifique film Très originale , tout les acteurs sont super Deux gros coups de coeur pour la petite Vicki Andren et Camille Claris
Léo Karmann réalise un film pas comme les autres, en tout cas dans ce que nous offre généralement le cinéma français il apparaît comme un petit ovni rempli de charme et d’ingéniosité.
Sans rien avoir à envier à ses influences américaines fantastiques comme Spielberg, La dernière vie de Simon est un long-métrage ultra touchant qui s’affranchit totalement de tout ce qu’on voit au cinéma. La première partie avec les enfants est d’une rare douceur, elle nous introduit dans ce petit trio, un frère, une soeur, et Simon, jeune orphelin qui découvre à la fois l’amitié et la famille. Ce qui m’a marqué le plus dans ce début c’est sa mise en scène, un mélange de mouvement de caméra dynamique et d’une photographie lumineuse, brillante.
La deuxième partie (qui fait moins l’unanimité) est portée par ce même trio qui a maintenant grandit, trois acteurs impeccables (ils sont accompagnés des deux parents, tous aussi bons), trois jeunes acteurs qui se révèlent et déploient tout leurs talents dans des personnages tous finement écrits. On peut reprocher au film un coté un peu attendu dans ce qu’il entreprend par la suite, et déplorer son manque de budget tant on sent que le réalisateur aurait eu besoin d’un peu plus pour crédibiliser davantage ses ambitions. Mais même si le film pêche un peu vers la fin Léo Karmann maîtrise totalement son oeuvre, il fait en sorte qu’un rien, qu’une seule phrase ait un impact émotionnel fou, qu’un simple baiser devienne un symbole de liberté, d’émancipation.
La dernière vie de Simon est une proposition de cinéma singulière et forte dans le paysage cinématographique français, une proposition à aller voir et à encourager.
C'est un film étrange et bizarre qui oscille entre le genre fantastique, policier et sentimental. Ce conte fantastique, au scénario très original, pourrait rebuter certains spectateurs cartésiens mais personnellement j'ai trouvé ce premier film plutôt réussi et bien réalisé techniquement. Le réalisateur dont c'est le premier long métrage a aussi co-écrit le scénario. Le film tourné dans la presqu'île de CROZON en Bretagne met bien en valeur cette belle région. L'interprétation est aussi convaincante surtout celle de Benjamin VOISIN déjà vu dans le film « UN VRAI BONHOMME » qui sort en ce moment.
"La dernière vie de Simon" est un bel exercice de style qui empreinte son schéma aux films fantastiques que Spielberg ou Zemeckis ont pu initier dans les années 80. Magie enfantine saupoudrée de mystère, musique orchestrée, effets spéciaux minimalistes, histoire d'amour impossible ainsi que le thème de l'identité formulent une tonalité fantastique rare dans la sphère du cinéma français. Ici, pas d'épanchements sanglants ni d'histoires de monstres, d'aliens ou de fantômes... En cela, le film de Léo Karmann est ambitieux, original et osé. On décèle un réel soucis du détail dans la mise en scène qui promet de très belles inventions, de très beaux plans. La signature visuelle est selon moi la plus grande force du film car elle nous embarque rapidement par son esthétique et ses très nombreux jeux de lumières qui permettent de traiter justement le thème de l'identité. Outre son personnage principal, "La dernière vie de Simon" joue, en soi, sur plusieurs registres ; que ce soit le drame, la romance, le récit d'apprentissage, le polar ou le merveilleux. Là où cette invention m'a moins convaincu, c'est dans son scénario. La première partie, centrée sur la mise en place de ce pouvoir et de ce trio, fonctionne très bien, d'autant plus avec les enfants qui impressionnent par leur jeu et leur capacité émotionnelle. La dose de magie se marie parfaitement au cadre réaliste et l'enchantement opère, notamment grâce à la musique et aux quelques effets visuels. Mais la deuxième partie, se déroulant des années après, révèle les limites du scénario. En effet, tout devient plus confus et prévisible. Déjà, les acteurs m'ont beaucoup moins convaincu. Et ensuite, c'est comme si on perdait le fil d'une certaine logique dans l'histoire. Sans en dire trop, on ne cerne pas vraiment les motivations du personnage principal, sa nonchalance et ses remords. Les parents, quant à eux, sont la preuve d'un manque de logique scénaristique assez sidérant... Seul le personnage de Madeleine reste intéressant et palpable. Le tout se regarde avec plaisir mais c'est comme si l'histoire se perdait dans ses propres ressorts, quitte à perdre le contrôle et se transformer en une sorte de X-Men à la sauce French Touch, un peu absurde et en décalage avec son élan premier. Mais bon, le geste reste remarquable, tout comme l'image léchée. Mais je reste mitigé.
Il arrive parfois que l’on rentre dans une salle en ne sachant pas trop à quoi s’attendre. Ce peut être le cas avec La Dernière Vie de Simon, ce dernier étant une petite production (premier film du réalisateur, aucun acteur connu…). Et le résultat est plus que convaincant ! Léo Karmann signe une excellente histoire arrivant parfaitement à mélanger sensibilité européenne (le film étant franco-belge) et narration possédant l’efficacité hollywoodiennespoiler: (on peut même parfois penser à E.T. l’extra-terrestre) . Malgré son petit budget, le film offre des effets de morphing parfaitement réussis (eh oui, le film possède un élément fantastique), un réalisateur plus que prometteur et des comédiens pleins de talent. Hélas doté d'une petite distribution, La Dernière Vie de Simon est un véritable message d’espoir pour un cinéma fantastique français de qualité et qui, pour une fois, peut être vu par toute la famille, ce qui est loin d’être le cas de films comme Grave ou Revenge. L’exemple même du petit bijou sorti de nulle part qu’il faut soutenir si on veut assister à du cinéma pouvant allier à la fois grand public et qualité.
La dimension magique d'une histoire aux sentiments tellement humains. On aimerait presque faire partie e ce récit enchanté par des acteurs qui vivent et partagent de belles émotions avec beaucoup d'authenticité. Mise en scène remarquable, toute en lumière sur les visages, toute en poésie sur les dialogues, toute en symphonie musicale pour que ce film parle encore à notre coeur. Les acteurs jouent juste. Dans la salle, l'émotion était palpable et le public de tout âge a été enchanté. Une très belle réussite!
Encore un film de "genre" français qui très injustement n'aura pas su trouver son public, public français qui ne prête aucune confiance au cinéma national pour investir ces champs là. Et pourtant. Un dispositif dramatique en or accompagné par une réalisation très soignée où transpire de nombreuses fois un amour total pour le cinéma familiale US des années 80 (on pense de nombreuses fois au cinéma de Spielberg pour la caractérisation des personnages, les expositions, la mise en image et en musique (là clairement des échos au film E.T.)). Un film vraiment recommandable à un public le plus large, dont les faiblesses mineures sont largement masquées par les preuves d'amour au cinéma très communicative du réalisateur. Un remake US (puisqu'ils ne savent faire que ça) s'impose comme évidence.
Superbe conte, sans doute inspiré par les "esprits bretons" de la Presqu'île de Crozon (Finistère) hantée par les figures légendaires celtes. Ambiance fantastique fort bien exprimée par le jeu de jeunes et très jeunes acteurs. Images et lumières bien travaillées et servies par une musique qui a une forte personnalité. Réalisateur et acteurs que nous retrouverons certainement dans d'autres grands films, mais celui-ci est déjà un "grand".
Peu diffusée dans les salles à sa sortie, “La dernière vie de Simon” est pourtant une oeuvre à voir. Tout d’abord, le cinéma fantastique français est rare et l’est encore plus lorsqu’il est bien fait. Simon est un orphelin de huit ans qui a la faculté de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée. Les effets spéciaux n’en font jamais trop et le montage préfère même employer le changement de plan plutôt que de se planter dans des transformations grotesques. Car “La dernière vie de Simon” est surtout un drame touchant sur le genre, l’identité et le changement de vie. C’est également une histoire d’amour teintée d’une douce mélancolie. Alors que les faits sont impossibles, l’histoire est si sobre, qu’elle prend des airs réalistes. Les comédiens y sont pour beaucoup. Leur jeu est juste et sincère. Léo Karmann signe une oeuvre ambitieuse, originale et lumineuse. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Simon, huit ans est orphelin et rêve d'être adopté par une famille aimante, d'avoir un père et une mère, comme Thomas, son meilleur ami, et sa sœur Madeleine dont il est secrètement amoureux. Et Simon a un don extraordinaire : il peut prendre l'apparence des personnes qu'il a touchées. Difficile d'en dire plus sur ce film qui repose sur un événement surprenant qui se produit à la fin de son premier tiers. Il s'agit pour Simon tout à la fois d'un changement de vie providentiel et d'une usurpation d'identité criminelle (J'en ai trop dit ? "Le Monde" vend la mèche). Le temps passe. Simon a désormais vingt ans. Pourra-t-il encore cacher longtemps son lourd secret ?
"La Dernière Vie de Simon" est un drôle de film. Mais ce n'est pas un film drôle. C'aurait pu l'être. Un héros qui peut se transformer aurait pu donner lieu à bien des gags désopilants. mais ce n'est pas la voie que prend le film.
Quelle voie prend-il ? Bien difficile de le dire. Allociné le classe - car tous les films doivent être classés - dans la catégorie "fantastique". Il est vrai qu'il a été présenté en avant-première au festival de Gérardmer. Pourtant on est loin de "Grave" ou de "Ghostland". Il ne s'agit pas non plus d'un film pour enfants quand bien même il en met en scène dans sa première moitié. S'agit-il pour autant d'un film pour adultes ? pas vraiment non plus.
S'il fallait à tout prix le définir, on parlerait de film de superhéros minimaliste, de mélo adolescent, de conte romantique… C'est précisément cette indécision qui fait le prix et jette le trouble sur "La Dernière Vie de Simon". Le scénario est bien ficelé qui ménage son lot de rebondissements jusqu'à son crescendo final. Les acteurs sont bien dirigés - même si les gamins ont la fâcheuse tendance de trop cabotiner et si les parents sont réduits à des caricatures. Les décors bretons donnent au film une patte qu'un tournage dans une banlieue anonyme ne lui aurait pas conféré.
"La Dernière Vie de Simon" n'a pas su trouver son public. C'est la triste démonstration que le pari qu'il repose est risqué et qu'il est dangereux de s'aventurer hors des sentiers battus. Dommage….