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SB88
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2,5
Publiée le 24 mars 2024
La transformation en homme adulte de Vincent Lacoste est bien réalisée mais le film met du temps à nous offrir des points d'intérêt. Un peu lent même si on comprend que cet homme veuille l'indépendance de son pays. Film anecdotique 2,8/5
Fernand Iveton est algérien et combat à sa manière contre le colonialisme français dans les années 50 à Alger. D'origine européenne, il n'a pas, si j'ose dire, le faciès d'un gars du cru ou pure souche. Interprété par V. Lacoste, ce personnage reflète à sa façon la tragédie algérienne. A noter qu'on peut encore une fois apprécier le talent multi-facette de V. Lacoste qui a même pas 30 ans nous en impose à chaque fois un peu plus. Le film prend un angle différent par rapport à ce qu'on peut voir d'habitude car il est centré sur les Algériens, leurs problèmes, etc... A voir.
Si l'histoire est intéressante, ce film n'a rien d'un film. C'est un gentil téléfilm qui se regarde, sans plus. Quant à la qualité du jeu des acteurs elle est toute aussi moyenne.
Un mélodrame historique soigné et instructif, mais un peu trop lisse et manquant de souffle, sur le destin tragique d'un ouvrier français anticolonialiste sacrifié pour l'exemple durant la Guerre d'Algérie, porté par le couple très convaincant Vincent Lacoste/Vicky Krieps.
Cette adaption est plutôt fidèle au livre de Joseph Andras et on y retrouve à la fois les mêmes (rares) qualités et (trop nombreux) défauts. Elle dépeint un fait et un contexte historique intéressants de façon trop lisse et sans l'intensité dramatique que les enjeux nécessitaient. La trame narrative très alambiquée, alternant trop de temporalités différentes, rend cette histoire indigeste.
Vincent Lacoste endosse ici le rôle de Fernand Iveton, figure du communisme, qui va rencontrer Hélène (Vicky Krieps) et s'installer à Alger en 1954. En nous contant une belle histoire d'amour et en relatant l'espoir d'une Algérie libre, Hélène Cisterne ne convainc qu'à moitié. Le chaos et les troubles de cette époque nous sont relatés un peu trop sagement, même si le message produit son effet au plus le film avance. Jouant avec la chronologie de la vie du couple et de leur enfant, cette oeuvre peut s'appuyer sur Vincent Lacoste, très juste dans sa quête de liberté, et sur le charme de Vicky Krieps en épouse aimante. Au final, on se laisse gagner par cette histoire prenante où un ancien président français est visé directement.
Réalisation classique et froide qui ravive le souvenir de ce pied-noir guillotiné, suite à un simulacre de procès. La réalisation supprime toute forme d'émotion en entrecoupant sans arrêt cette histoire d'amour et cette passion anticolonialiste par des séquences morcelées d'un procès inique politique. Avec le rappel souligné des refus de Mitterrand et de Coty de gracier. La musique contribue au manque d'émotion : pourquoi avoir choisi du jazz chanté pour la rencontre avec la famille de IVETON? Le film rappelle l'horreur des massacres de Constantine, fait marquant du début de la Guerre d'Algérie qui ont été reconnus récemment par l'Etat français. LACOSTE est très bon! Cela aurait pu avoir du souffle!
L'histoire de Fernand Iveton 30 ans ouvrier qui est arrêté pour avoir placé une bombe dans un local de son usine. Alors qu'il n'a tué ni blessé personne il risque cependant la peine de mort. Sa femme Hélène refuse de partir d'Algerie ainsi que de le laisser seule. Vincent Lacoste est très bon dans son rôle de Fernand , j'ai mis 3/5 pour ce film
Film un peu compliqué à comprendre du fait des nombreux flashback, parfois un retour en arrière dans un retour en arrière. Sinon, jeu d'acteurs bons. Histoire bien mais sans plus.
J'imagine que les intentions sont louables. Peut-être montrer les aléas de la justice avec un manque de preuves évident lors dudit procès, dans un moment total plein d'impartialité judiciaire, militaire et politique. Mais comment dénoncer l'impartialité de la justice avec un film aussi partial ?
Si vous montrez ce film a un jeune qui n'a jamais connu ce conflit et n'a jamais rien entendu à ce sujet, le verdict est sans appel : cet homme est mort pour défendre le malheureux peuple algérien (mentionnés dans le film : meurtres d'Algériens et parfois des massacres, tueurs de bébé, décapitation d'Algériens dès les premières minutes du film, arrestations arbitraires, propos racistes, jusqu'à la pancarte "interdit au chiens et aux Arabes" comme en rappel aux interdictions aux Juifs par les nazis, etc...). Mais le conflit était tellement plus dense que cela ! Et les atrocités ont été commises par les deux camps, des centaines de Français massacrés, torturés, violé.es, etc.
Je suis profondément contre le colonialisme et suis écoeuré par ce que la France a fait à l'Algérie, ce qu'Israël fait à la Palestine et ce que les USA ont fait et font encore aux Amérindiens. Mais il faut penser aux générations nées sur ces terres : même si le premier jour de la colonisation est mauvais, comment expliquer à un jeune né sur ces terres là que ce n'est pas ces terres ? Pas son pays ? En cela je comprends le personnage joué par Lacoste, il voulait un pied d'égalité entre lui, les siens, et ceux qu'il considérait à raison comme ses égaux : les musulmans.
Mais on ne peut pas faire de nos jours un film aussi peu regardant sur l'horreur des deux camps (ou alors la montrer dans les deux camps !) C'est juste malsain à souhait, on dirait un film d'excuses ! Mais personne ne sait ce que cet homme a fait (en cela le film le montre bien, il ne répond jamais vraiment s'il a tué ou non des gens). Par conséquent le film n'aurait pas dû être tourné de la sorte et aurait dû laisser le spectateur se faire son propre avis, quitte à ne pas donner de réponses concrètes ! En tout cas ses amis eux ont été impliqués dans des actes mêlant armes et meurtres, peut-être pas lui, mais on en reste au stade des peut-être... Donc ne pas le montrer comme victime mais sujet à discussion et débat.
Si le film avait été partial et mieux construit (mais durée idéal de 1h30 pour France 2 dans 6 mois) il aurait gagné en profondeur.
Je peux essayer de comprendre un homme qui commet des horreurs s'il juge que cela est nécessaire, du moins réfléchir au psyché qui l'a emmené vers cela. Mais dans ce cas-là, qu'on nous montre des choses ! Qu'on explique le contexte ! Qu'on explique les deux facettes du combat ! Qu'on montre les pauvres civils algériens et français pris à partie dans ce conflit ! Bref j'ai trouvé l'idée originale je me suis empressé de l'acheter en blu-ray, mais je le remets de suite en vente. Je ne veux pas de ça dans ma DVDthèque. Vive la France, vive l'Algérie, vive les français, vive les algériens, vive le cinéma, mais non aux films mensongers et propagandistes !
N'excusons jamais la barbarie et les attentats, car selon le côté il y a des réjouit mais bien des malheureux.
Je n'ai pas vu le film en salle et c'est peut-être là mon erreur : me reste de sa découverte sur petit écran, une sensation de manque. Erreur de ma part, peut-être, d'avoir, malgré moi, cherché l'écho du (brillant) livre d'Andras dans le film.
Si sur petit ou grand écran "De nos frères blessés" a le mérite d'avoir porté au Cinéma une histoire vraie, méconnue d'un trop grand nombre, il m'a laissée sur ma faim. On sent, bien sûr, qu'Helier Cisterne s'est accroché jusqu'au bout de son film pour faire entendre ce qu'Yveton n'a cessé de dire, tête haute, de son positionnement dans une Algérie déchirée et pleine d'injustice. Mais le manque de risques pris à la réalisation (et peut-être même à l'écriture du film déjà) viennent contredire la force, la violence, la détermination présents dans le récit initial et dans ce moment même de l'Histoire d'Algérie (ce pays que je n'ai pas ressenti dans le film alors qu'il a bien été tourné là bas). Vicky Krieps porte avec solidité cette tragédie et l'emploi inattendu de Vincent Lacoste est un choix qui ne manque pas d'audace. On saisit la volonté de recentrer le film autour de ces deux personnages, mais les places laissées aux protagonistes autour s'en trouvent très déséquilibrées. Les réunions clandestines et certaines figures qui ont elle aussi joué un rôle important dans le trajet politique d'Yveton semblent accessoires, Jacqueline Guerroudj absente d'ailleurs ainsi que d'autres qu'on voit si peu. L'empathie que cette histoire d'amour aurait du susciter n'a pas été, pour moi, au rendez-vous, alors que l'histoire d'Hélène et Fernand, la vraie, hors du film, me touche profondément. Sur ma faim, donc, car j'attendais avec hâte de découvrir ce film d'Helier cisterne qui ne manque pas de talent (Vandal, le Bureau des Légendes...)
Je dirai malgré tout à quiconque s'intéresse à ceux qui ont élevé leur voix contre l'oppression et l'injustice... de lire le livre d'Andras et de voir ce film, pour mémoire.
"De nos frères blessés" s'appuie en priorité sur le talent de ses interprètes pour transmettre un camaïeu d'émotions sur une tragédie historique pas si lointaine. Le récit est romancé, non exempt d'incohérences historiques, mais la mise en scène est soignée. Du cinéma à savourer avec un recul nécessaire.
Une vague entrevue de la guerre d'Algérie et de la situation des français natifs de ce pays et qui ont pris fait et cause pour le peuple algérien. Un Vincent Lacoste encore une fois assez fade, peu convainquant, par son absence de présence physique comme par son jeu peu habité. Au contraire de Vicky Krieps qui sauve une partie des scènes. Insuffisant pour donner la moyenne à ce terne exercice historique.