Inspiré d une histoire vraie, Camille de Boris Lojkine décrit le chemin de croix d'une jeune photographe idéaliste en terre africaine lieux de tout les dangers. Une aventure qui forcément finira mal, criblée de balles sur un chemin de brousse. Un bref retour en en France nous la montrera au milieu de sa famille. Le film décrit un chaos existentiel là faisant échoir en Afrique lieu de tous les dangers. Boris Lojkine signe un premier film prenant et le parcours hieratique d une jeune femme en quête d elle-même. Un cinéaste à suivre...
Ce film est grandiose en tous points. C'est passionnant sur la Centrafrique et le métier de photojournaliste, émouvant sans tomber dans le pathos. Il n'y a pas un plan à retirer, pas une scène à modifier, tous les acteurs, à commencer par Nina Meurisse, sont impeccables. C'est un scandale qu'il soit si mal distribué.
Née en 1988 à Angers, Camille Lepage est une photographe de guerre assassinée le 12 mai 2014 lors d’une mission à la frontière camerounaise. Boris Lojkine revient sur les derniers mois de cette jeune femme libre et ambitieuse qui voulait faire connaître au monde entier une République Centrafricaine divisée entre la coalition Séléka et la milice anti-balaka. Le spectateur pourra prendre conscience de la gravité de ce conflit avec des textes très explicatifs, des photographies glaçantes de la journaliste et la mise en scène de la fiction. “Camille” est une reconstitution bouleversante d’une guerre civile qui fait rage depuis six ans, mais aussi un hommage sobre à la vingtième journaliste française morte pour vouloir informer. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Nina Meurice à nouveau dans le vrai avec ce rôle inspiré de la vie de Camille lepage, qu'elle incarne et sublime. Un petit morceau de la vie de cette jeune photographe de presse venu couvrir le massacre Centrafricain. Violent et puisant
Quelle puissance! Une fiction qui ressemble tellement à un reportage qu'on y croit totalement. Une grande tension dans les évènement, de très bonnes questions posées. Parfaitement joué et filmé.
Vu un peu par hasard car je ne connaissais pas la photographe Camille Lepage, mais j'ai été scotché par ce film. Nina Meurisse est formidable dans ce rôle. L'histoire de cette photo-reporter est raconté au plus juste. Inconsciente des risques qu'elle prend on a peur pour elle. La question est posée du rôle des journalistes et des photographes dans ces guerres, de l'utilité de tout montrer. Questions qui sont posées dans ce film sensible et intelligent
Film poignant, nous interrogeant beaucoup sur l'information, la guerre, le positionnement de l'Europe vis-à-vis de l'Afrique. Film remarquablement servi par Nina Meurisse qui crève l'écran et nous bouleverse. A voir absolument.
« Camille » est un film éponyme qui ne laissera pas indifférent. Il retrace le destin bouleversant de la jeune Française de 25 ans, Camille Lepage, qui s’est engagée en tant que reporter-photographe dans le conflit fratricide qui a divisé la population Centrafricaine en 2013 et 2014. Des milices Seleka ont en effet opposé les milices anti-balaka sur fond de conflit intracommunautaire et religieux.
Ce récit va bien plus loin que faire nous rendre compte de la cruauté de ce conflit. Il donne à réfléchir au sens donner à sa vie. Cette jeune française s’engagera aux côtés des milices centrafricaines pour vivre sa passion de photographe, et elle s’exposera notamment au difficile équilibre entre voyeurisme et dénonciation journalistique.
Pendant le visionnage, l’histoire de Camille laissera place à 1000 questions, tant la couverture d’un conflit intracommunautaire s’apparente complexe. Pourquoi risquer sa vie dans un conflit qui s’apparente ne pas être le sien? Quels jugements apporter aux actes de cruauté et comment les couvrir ?
Pour toutes ces raisons, ce film aux dimensions multiples, doit être vu.
Camille nous emmène au centre du monde. On ne sait pas pourquoi, mais c’est là. Camille peut rentrer chez elle mais elle y existe à peine. On lui propose du travail ailleurs mais ailleurs n’existe pas. Il faut qu’elle reste, revienne, là. Là, où tout résiste, tout est opaque, exubérant, atroce, généreux. Où tout est vif.
Boris Lojkine consacre son deuxième long métrage de fiction au destin brisé de Camille Lepage, photojournaliste assassinée à seulement 26 ans en Centrafrique en 2014. Dépassant la notion de simple biopic, « Camille » est avant tout le récit initiatique d’une jeune femme idéaliste convaincue de l’importance de raconter les populations oubliées de ce monde et de leur venir en aide, malgré la complexité et la violence des guerres civiles qui les déchirent… Camille Lepage aurait péri dans des circonstances non encore élucidées, mais il se peut qu’elle ait été victime d’un échange de tirs entre milices anti-balaka (chrétiens) et Séléka (musulmans). La seconde partie du film la montre « embeded » dans une colonne d’anti-balaka, commandée par un certain Cyril, étudiant qu’elle a rencontré à l’université à son arrivée en Centre Afrique… elle participe à des raids à moto, photographiant le quotidien de ces combattants, étrangement accoutrés en néo-Mad Max de brousse. Elle y apparaît alors sans mission précise, plus free-lance que jamais et dangereusement seule dans une des zones les plus risquées du pays. La voix off de Nina Meurisse, qui interprète Camille Lepage, exprime sur de ces images de chevauchées guerrières un sentiment de plénitude et de liberté, oubliant les conseils de ces photographes et journalistes aguerris qu’elle accompagne lors de son précédent séjour, et qui lui avaient vivement conseillé de ne jamais s’impliquer pour un camp ou un autre…. L’idéalisme de la jeune femme, porté par sa foi réitérée sur la nécessité vitale du témoignage, l’aura donc conduit à outrepasser les limites de sa profession, jouant sa vie face à la mort qu’elle photographie…. Boris Lojkine a voulu reconstituer au plus juste quelques scènes de violences cadrées et photographiées par Camille Lepage, si bien qu’au montage alternent, dans une certaine confusion, la fiction et l’archive, le faux sang et le vrai, les cris, menaces et exactions simulés et la trace tangible de la terreur intercommunautaire…et malgré tout, 90 minutes de film ne m’auront pas permis de comprendre le fond de l’histoire, cette guerre civile terrible et proche, ne voit-on pas le discours de Hollande annonçant la saisine du Conseil de Sécurité et des soldats français accueillis avec joie mais bien impuissants devant certaines scènes de violences…impossible dans ces conditions d’avoir une vraie lecture des évènements…Mais Nina Meurisse est remarquable au milieu d’acteurs locaux ayant vécu ces évènements…Le festival du film de Locarno (Suisse) a décerné au film, le prix du public et Nina Meurisse a reçu le prix d’interprétation féminine au Festival du film francophone d’Angoulême…
Inconscience! voilà le premier mot qui m'est venu à l'esprit. J'en avais froid dans le dos de la voir déambuler seule dans les rues de Banghi en pleine nuit. Effaré de la voir se jeter dans la gueule du loup au milieu de ces rebelles. Quelque chose cloche dans la tête de Camille car son attitude est suicidaire et son action inutile au fond car elle ne changera rien au destin de ce pays. Si les politiques de tous bords ne font rien (ou si peu) que peut faire Camille avec son numérique?
la vie de la photographe Camille Lepage partie en Centrafrique pour immortaliser le conflit sanglant entre deux groupes ethniques. superbement filmé et raconté ce récit fait froid dans le dos. bouleversant.