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brunocinoche
137 abonnés
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3,5
Publiée le 21 février 2021
Film d ambiance réussi bien construit et bien flippant avec un minimum d effet. C'est aussi une analyse sensible et juste de la difficulté de vieillir, pour soi comme pour ses proches. Du coup, les dernières minutes du récit qui tournent au gore ne sont pas vraiment indispensables mais ce film australien vaut le détour
Très bon film à l'atmosphère pesante et à la double lecture alégorique habile et intéressante. C'est la première fois que je vois un film d'"angoisse" à ce point relié à une réalité, le vieillissement, ce qui le rend plus fort et plus glaçant. La prestation de l'actrice âgée est impressionnante. La scène finale est très belle et très poétique même si extrêmement sombre mais malheureusement inéluctable...
Tout ça pour ça !!! Ben mon vieux, passez votre chemin ! Derrière une bonne mise en scène et une bonne entrée en matière, on s'installe tranquillement en se disant qu'une fois les personnages présentés et l'ambiance installé on va passer un bon moment...La trame est longue, il ne se passe pas grand chose, on attend.. Je retiens juste un passage sympas vers les 3/4 du film sur une idée originale mais c'est tout, tout le reste ne vaut rien. Le final est nul et on ne s"empêchera pas de dire "ben...tout ça pour ça..."
Il faut être courageux et y croire pour continuer à visionner au-delà de la 1ère heure. OK tout s'emballe après : la vieille réapparait et affiche sa sénilité progressivement. la maison comporte des dédales moisis avec des post-its innombrables. Elle se révèle de + en + possédée par un être sordide qui la ronge : serait-ce la face allégorique de la mort? On termine avec un nauséabond écorchage vif de la vieille. Et les 3 générations se relient..
Cela commence assez mal. Pendant une bonne heure, il ne se passe pratiquement rien. Heureusement la dernière demi-heure décolle bien pour finir très fort et rattraper le tout. Le dénouement, soudainement apaisé et presque poétique, est aussi bizarre que dérangeant. On peut y voir une allégorie de la démence, de la mort et du deuil. En cela, le film fait son effet à retardement quand on y repense. Au final, une production australienne réussie, pour un film de possession (mais l'est-ce vraiment ?) plutôt original et qui sort de l'ordinaire. Une curiosité perturbante.
Film d'horreur psychologique qui traite le sujet de la démence sénile et du vieillissement. On ne sursaute pas forcément tous les 5 mins , mais le spectateur est vite attiré par un scénario très intelligent qui va décortiquer le sujet de la vieillesse de la grand-mère et la maison qu'elle habite , à travers de nombreuses métaphores visuelles très bien filmées ( ex: le temps qui passe = les fruits pourris du saladier...) .. la fin du film mettra en réflexion le spectateur ce qui donne une très bonne touche finale au film .
Compliqué d'apprécier ce film tant il est inégal. La 1ère moitié du film n'est pas franchement intéressante, on est sur un film à suspense (ce n'est pas un film d'horreur) assez classique avec des personnages pas vraiment développés ou attachants ou inquiétants et donc on s'ennuie dans toute cette première partie, avec quelques scènes qui fonctionnent tout de même mais dans l'ensemble il n'y a rien de surprenant ou de neuf. Et puis le film se réveille quand la maison commence à faire des siennes et perd les personnages dans ses pièces changeantes et ses couloirs labyrinthiques (pour rester vague et ne pas trop spoiler). Le parallèle entre l'état de la maison et la vieillesse devient plus évidente et la solitude, l'enfermement, l'isolement, l'incompréhension du monde pourtant familier qui nous entoure et l'incapacité à communiquer ou même se faire entendre sont bien rendus à l'écran. Et on arrive à la fin et ce film vaut le coup pour ses 10 dernières minutes. Après les scènes qui valent au film sa classification "horreur" (abusive mais ça doit être vendeur), on débouche sur un calme, une poésie, une sérénité et une tendresse qui surprennent et qui m'ont personnellement beaucoup touchés. Le film devient entièrement symbolique et métaphorique et on ressent enfin le lien entre les personnages et de l’empathie pour eux. Ainsi sur les 3 actes, le 1er n'a que peu d’intérêt, le second n'invente pas grand-chose mais est plaisant à regarder et le dernier par contre est celui qui sauve le film. A voir donc pour cette fin et parce que même si le début ne réinvente rien, il n'y a pas de faute majeure non plus.
Longtemps apathique, un contenu faible pour une intrigue entre folie, possession..? Mais la maison évolutive et labyrinthique (déjà vu!) n'a aucun sens, tout comme le choix final... Un pseudo film horrifique qui n'apporte rien.
Une ambiance mystérieuse, inquiétante, qui devient oppressante et claustrophobe sur la fin, mais une trame confuse et des allégories scabreuses, font que je reste sur un sentiment mitigé après visionnage. Techniquement très réussi, le problème vient de la volonté d'en faire un peu trop dans le second, troisième ou quatrième degré sur certaines scènes, pour aboutir à un final presque grotesque tant le sens de l'histoire a un peu perdu le spectateur en route. Des qualités certaines, mais un fond pas suffisamment maîtrisé pour captiver.
"Relic" paraît simple, une vieille dame disparaît, sa fille et petite fille sont prévenues et débarquent pour savoir ce qu'il s'est passé. Peu de temps après, Edna (la vieille dame) réapparaît subitement. En un peu plus d'une heure, Natalie Erika James parvient à installer une ambiance oppressante et malsaine en jouant essentiellement avec le cadrage. Elle réalise un travail de suggestion, si l'on voit de temps en temps une ombre, une forme en arrière-plan, notre œil est invariablement attiré par cette vieille femme qui ne dit presque rien mais dégage une aura toute particulière. Chacun de ses regards est interpellant. Le décalage créé entre les trois femmes paraît simple mais la subtilité qui en découle est impressionnante. Chacune a des attentes différentes et joue avec beaucoup de retenue en évitant la surenchère du moins jusqu'au dernier quart d'heure où logiquement la tension et la peur augmente. Le final est surprenant et la métaphore exceptionnelle.
Non mais c'est quoi ce film? L'ambiance en effet est très angoissante mais on nous laisse dans le flou total! On doit y voir quoi comme métaphore en fait? Et cette relique qu'elle est son rôle? Enfin pleins de questions qui resteront sans réponse tout le long du film et ce jusqu'à la fin! En résumé ce film est long et ennuyeux. Très décevant pour un film dit d'"horreur"...
Un premier film intéressant mais qui peine a (se) montrer, hélas, tout le potentiel de cette réalisatrice. Ceci dit, certains bons signes sont perceptibles :)
Relic est un film d’horreur aux fondations trop classiques : une vieille maison malsaine, une vieille dame qui parait un peu sénile, avec une atmosphère de plus en plus oppressante. La recette peut fonctionner, elle l’a déjà prouvé, mais ici, difficile de vraiment rentrer dedans. Ça manque de rythme, on commence vite à s’ennuyer, et le scénario s’embourbe rapidement sans explication correct, sans cohérence globale. C’est fou comme on peut avoir du mal à se retrouver dans les personnages quand leurs comportements semblent si peu adapté à la situation. Une fois que le film perd tout son sens, il nous perd nous, dommage, car la réalisation n’était pas si mauvaise.
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3,5
Publiée le 19 décembre 2020
Après plusieurs courts-métrages, Natalie Erika James réalise enfin son premier long-métrage qui est plus proche de ses derniers projets que de ses premiers tant au niveau du contenu que de l'ambiance. S'il n'est pas présenté comme tel, "Relic" semble être une adaptation du court-métrage "Creswick" auquel de nombreuses modifications ont été apportées. Dans le court, une femme vit avec son père et est témoin de choses étranges tandis que dans le film, ce sont trois femmes d'une même famille à savoir la grand-mère, la fille et la petite-fille qui vivent ensemble et qui sont témoins de phénomènes perturbants. Ces deux dernières se sont rendues chez Edna suite à sa disparition, mais lorsqu'elle refait surface, les choses deviennent encore plus bizarres. Pour donner plus de consistance au mystère, Natalie Erika James joue sur les deux tableaux avec le côté rationnel et surnaturel de l'histoire. Est-ce qu'il se passe vraiment des choses inquiétantes dans cette maison ? Est-ce qu'un intrus terrorise la vieille dame comme elle le craint ? Ou est-ce que tout ceci est dans sa tête ? Cette double lecture est assez commune dans les drames horrifiques, mais c'est quelque chose de très important. Avec ce film, la réalisatrice parle notamment de la sénilité et de la fin de vie avec beaucoup de pudeur et de sobriété, mais aussi du sentiment d'impuissance pour les proches qui ont l'impression d'abandonner la personne concernée. Dans cet aspect, le film est assez touchant. Pour ce qui est de la partie épouvante, c'est très réussi avec une ambiance oppressante parfaitement distillée et des scènes bien angoissantes et stressantes. Il y avait eu "The Taking of Deborah Logan" dans un style plus ou moins similaire avec une grand-mère inquiétante, mais ce film est bien plus abouti et surtout plus efficace. Le début est un poussif et la fin est très spéciale, mais c'est un bon film d'horreur.