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riverainpsy
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3,5
Publiée le 28 août 2021
Film intéressant , mais qui a souffert de coupures de production très importante, fut renié par Welles et largement tourné par Robert Wise . L'ensemble est donc inégal mais réserve tout de même de beaux moments .
Second long-métrage pour Orson Welles après son mythique et impressionnant Citizen Kane (1941). Cette fois-ci, il adapte le roman éponyme de Booth Tarkington (qui lui avait valut le prix Pulitzer en 1919 et qui avait déjà connu une première adaptation au cinéma, avec "Pampered Youth" en1925). La Splendeur des Amberson (1942) est une réussite à demie-teinte, car le scénario en lui-même prête à confusion plus d'une fois, la multiplication des protagonistes n'aidant pas à s'y retrouver. Cependant, comme avec son précédent film, Orson Welles fait un sans faute concernant sa mise en scène qui accumule merveilleusement des plans de toute beauté (surtout pour l'époque !). Réalisé en noir & blanc et en studio, les reconstitutions sont d'une grande réussite et notamment l'intérieur de l'imposante villa des Amberson. L'Amérique en pleine mutation, cette fresque familiale déchirée et cette critique corrosive de la bourgeoisie, Orson Welles y a pris un grand plaisir à nous faire partager ces moments, le résultat final est de toute beauté, on regrettera amèrement que le montage n'est pas été réalisé comme le souhaitait son réalisateur et qu'au lieu de cela, se soit les studios qui en aient fait qu'à leur tête.
Deuxième opus de O. Welles et adaptation d'un roman qui valu le prix Pulitzer à son auteur, il est parfois considéré par certains comme la meilleure réussite du cinéaste. A titre personnel, je place Welles dans les sommets du septième art.
Mutilé d'environ 45 minutes à sa sortie ( il reste 88minutes dans sa version officielle), il s'inscrit dans ce qui constitue ( selon moi) le fil conducteur de la filmographie de son auteur : l'origine du Mal.
C'est la troisième bobine ( donc la partie finale de " la splendeur des Amberson" ) qui fut sérieusement coupée pour tenter de plaire au public ( ce fût tout de même un échec commercial).
Figurant aujourd'hui dans les rangs de la cinéphilie parmi les titres majeurs du cinéma américain des années 1940 ( et même au delà) il montre le talent immense de Welles qui met en scène à 25 ans un tel joyau.
Le scénario s'attache à décrire la déchéance d'une famille richissime. Welles qui fut orphelin de mère à 9 ans puis de père à 15, connait l'impact des blessures émotionnelles qui avancent masquées dans le jeu social ( la photographie en noir et blanc de Stanley Cortez laisse au plan métaphorique la place à l'ombre, à l'écran) .
"La splendeur des Amberson" est finalement une variation sur les mêmes thèmes ( conséquences toxiques de blessures émotionnelles, vanité des choses) mais de manière sans doute plus explicite que dans "Citizen Kane".
Cette saga familiale est menée sur un rythme fou. Orson Welles ne perd pas de temps dans sa narration et les ellipses sont nombreuses et malgré tout le scénario tient la route car les scènes sont toutes très représentatives. La mise en scène est excellente toute en étant plus sobre que dans d'autres films du cinéaste.
Il est difficile de juger un film qui n'est que le reflet plus ou moins fidèle que le réalisateur avait en tête. On connait les déboires qu'a connu Welles -petite pensée à son monteur aussi, Robert Wise- durant le tournage du film et les modifications non souhaitées par Welles que le film a connu. Difficile de savoir quelle aurait été l'oeuvre telle qu'il l'a souhaité. Et c'est dommage car ce qu'on a déjà sous les yeux est vraiment un bon film. Après son chef d'oeuvre Citizen Kane où il se focalisait sur un personnage, là il brosse toute une famille. Ce que je retiendrai surtout dans ce film c'est la grande intelligence de sa mise en scène, éblouissante notamment lors des scènes des escaliers.
Tout en finesse, le crépuscule d’une grande famille de la côte est des Etats-Unis, dans un monde bouleversé par l’automobile, le machinisme. Le destin du dernier Amberson, sorte d’handicapé affectif et existentiel, enfant gâté et fils abusif, incarne la fatalité presque mystérieuse de la décadence, du gâchis, c‘est un grand personnage tragique jusque dans sa bêtise. Il y a presque une ironie cruelle dans la manière de conter l’histoire, entre la légèreté allègre du début et la noire mélancolie de la fin. La mise en scène est une splendeur, Welles assimile totalement les leçons de l’expressionnisme pour créer un style tout aussi expressif mais moins outrancier, plus réaliste. La reconstitution historique ne tombe jamais dans l’illustration
Deuxième film d'Orson Welles après Citizen Kane. Le scénario est plus classique ais la mise en scène reste novatrice et inventive. Le personnage principal est délicieusement détestable. Bon film
S'il s'agit d'admettre qu'O.Welles manie avec talent et élégance la caméra, on peut en revanche lui reprocher le manque d'audace lorsqu'il s'agit d'adapter le roman éponyme. Un long métrage plaisant, mais sans génie.
Un très grand et intense film d'Orson Welles, marquant de par sa froideur d'une puissance étrange mais bouleversante et de par sa mise en scène naturellement exceptionnelle, on sait bien comment Welles maitrise merveilleusement la réalisation et notamment l'utilisation de la lumière, offrant a la plupart de ses films un noir et blanc magnifique et virtuose. "La Splendeur Des Amberson" est une œuvre d'une grande beauté visuelle et racontant son histoire avec une impressionnante justesse.
Encore un film d'Orson Welles qui, malgré une belle et grande fresque mise en scène avec un brio évident, vaste et épique, m'a laissé légèrement sur ma faim. Un long-métrage techniquement grandiose, au discours intéressant et aux personnages fouillés mais ça me prend moins aux tripes que la réputation du réalisateur ne laissait l'entendre.
Ce n'est pas le plus connu, mais c'est certainement l'un des films les plus réussis d'Orson Welles. Une fois encore, le réalisateur de "Citizen Kane" et de "La Soif du mal" fait preuve d'une maîtrise parfaite. Moins d'une heure trente et une saga qui se déroule comme le fil d'une bobine. C'est beau, d'une simplicité déconcertante et d'une puissance phénoménale. Orson Welles est bien un génie. Il est le seul réalisateur de film à faire de la littérature. Son film est si bien écrit qu'il pourrait être publié ! Incroyable.
Quand je vois qu'un tel degré de perfection peut être atteint... ça me fait déprimer. Car, si un jour, j'ai la chance de pouvoir faire du cinéma, jamais je n'aurais un tel génie... C'est à dire que "La splendeur des Amberson" est en tout points un film exceptionnel, si ce n'est extraordinaire. Mise en scène virtuose, que dis-je, magistrale, et d'une modernité incroyable (il serait trop long de s'étendre sur ses plongées, contre-plongées et travellings qui sont en un seul mot brillants), un noir et blanc monstrueux... Côté comédiens, là aussi, c'est d'une maîtrise proprement géniale. Cotten excelle, et Tim Holt livre une prestation époustouflante dans le rôle difficile qu'il tient. Et à propos des personnages... Ils sont à la fois d'une simplicité et d'une profondeur inouïes. Quel prodige de la part de Welles, que d'avoir pu retranscrire des personnages ordinaires avec une telle justesse! D'ailleurs, "juste" c'est bien le mot qui pourrait qualifier le film dans sa globalité. Juste, mais cruel. Cette fable est pourtant tout ce qu'il y a de plus crédible. Malheureusement éclipsé par le magnifique "Citizen Kane" réalisé un an plus tôt, ce film est néanmoins un immense chef-d'œuvre, et que tous les superlatifs mélioratifs au monde ne sauraient qualifier, tant il est allé loin dans les limites de la perfection.
Orson Welles soigne la réalisation : cadrage, lumière, personnages hors cadre... L'histoire est simple : un riche héritier, arrogant et prétentieux, surcajolé par sa mère, prend des coups. Le personnage de Georges Minafer Amberson est vraiment détestable ! Le casting est à la hauteur et joue très bien. Une réussite (un cran en dessous de Citizen Kane qui fut vraiment un coup de maître pour un coup d'essai).
Je pense que ce film va de paire avec Citizen Kane. Dans les deux cas il est question de la vie. Mais içi c'est la vie au sens de la dynastie. On dit souvent que le fondateur est un aigle, le fils un Faucon et le petit-fils un vrai con, et bien içi je n'irais pas jquu'à ce point mais il est vrai que le petit fils conduit à la décadance de la famille. Décadance en ce sens qu'il y a dispertion, perte de savoir, et au final disparition des Ambersen. Ce plan centré sur le visage du Major Ambersen avec ces mots de Welles : il ne savait pas comment affronté cette endroit, un endroit où le nom Amberson n'aurai aucune valeur, illustre tout le film. A quoi bon se faire un nom si au final on est pas prêt à mourir. Et si l'on est pas prêt, c'est car on n'a pas donné de sens à notre vie. MAis là, il est impossible pour les personnages de jouer aux échecs avec la mort pour donner ce sens, il faut accepter et mourir tristement. L'argent ne fait pas le bonheur, et le fils s'en rend bien compte au final. Alors oui il sera protégé financièrement, mais il retrouve le plus important : une famille, des gens pour qui on compte et que notre mort attristerait. Comme George Bailey la même année, George ne peut pas partir.
Ce film du réalisateur légendaire Orson Welles est très plaisant, avec beaucoup de dynamisme avec ses nombreux angles de prise de vue, des acteurs très bon, et une réalisation brillante. 9n regrettera seulement le scénario qui est, selon moi, un peu faible dans ce qu'il veut représenter et dans sa conception de la narration d'un récit qui peut s'avérer très quotidien.