La Splendeur des Amberson
Note moyenne
3,9
698 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

54 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
20 critiques
3
16 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2009
Splendeur est le mot qui convient... Ici, tout est grâce, harmonie, volupté. La caméra tourne autour des personnages en explorant un espace infini qui est celui de l'âme humaine. L'interprétation est d'une justesse inouïe et d'une classe folle, de Tim Holt à Agnes Moorehead en passant par Ann Baxter et bien sûr Joseph Cotten, au sommet de son art. Tourné dans l'élan de Citizen Kane mais malheureusement défiguré par une production exaspérée des caprices du grand Orson (qui pouvait être aussi insupportable qu'il était génial), ce film est tout de même, tel quel, un chef-d'oeuvre de virtuosité, d'intelligence, et tout simplement de cinéma.
streptocock
streptocock

51 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2008
Partons d'une considération toute simple : Orson Welles était un génie. Bon je sais que tout le monde le sait. Et maintenant je vais être un peu plus original : et si La Splendeur des Amberson était encore meilleur que Citizen Kane? Tout autant que ce dernier est je le concède un film formidable, The Magnificent Ambersons est une cathédrale du cinéma, un monument dont l'équilibre, la verve épique, la maîtrise esthétique nous coupe le souffle. Sur une heure trente, c'est une saga victorienne qui se présente à nos yeux et l'on ne voit pas défiler le temps tant l'intrigue est passionnante. Orfèvre en matière de théâtre, le film est empreint d'une puissance dramatique qui montre la maestria avec laquelle le génial réalisateur officiait derrière la caméra. Les longs plans-séquences, la profondeur de champ vertigineuse, la direction d'acteur parfaite... tout y est. Certes The Magnificent Ambersons pose moins de questions que Citizen Kane (pas de Rosebud en effet) mais il fait preuve d'une unité, d'une homogénéité et d'une majesté qui m'ont impressionné encore plus que Citizen Kane. Cette chronique de la décadence de la famille Amberson marque parce qu'elle dépeint des individus ignobles, égoïstes, vénaux, prêts à tout pour défendre l'"honneur" de la famille. A leurs côtés, les Morgan (dont le toujours parfait Joseph Cotten) attirent la sympathie par leur modestie et leur dimension de martyres face à la mégalomanie du pire des Amberson, George, atroce petit garnement devenu goujat et modèle d'égoïsme. Bref, pour résumer, La Splendeur des Amberson est un modèle de cinéma et un très très grand film.
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2008
De quoi parler? Du film, ou de ce qu'il aurait du être? Comme on ignore le deuxième, parlons du premier, le coeur saignant. Interprétation parfaite, ironie et intelligence, complexité passionnante des relations entre personnages (le héros et sa tante en particulier!), plan-séquences, mouvements d'appareil, angles de caméra... (enfin Welles quoi), décors qui se vident pour une famille qui ne voit pas croître son décalage par rapport au monde extérieur... sont abominablement altérés par un montage insensé, une fin à contre-sens du film, stupidement mielleuse, et des bouts de films qui manquent avec une telle évidence qu'on s'insurge! Car même sans le savoir, impossible de ne pas remarquer que le film a été saccagé scandaleusement, les intentions de Welles étant claires... mais pas respectées par son propre film! Le film reste un moment magique à passer, mais c'est surtout la preuve que dans le cinéma, l'argent l'emporte sur la créativité, à notre plus grand regret. Car ce film aurait pu être le deuxième chef d'oeuvre absolu d'Orson après Citizen Kane! (les autres étant un peu surfaits à mon goût)
LE symbole du gâchis de l' "industrie" du cinéma.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2014
Sur le plan technique (plan sèquence, profondeur du champ), c'est remarquable! Pour le reste, "The Magnificent Ambersons" est un film mineur d'Orson Welles où, à travers deux amours qui ont èchouè, celui de Eugène (Joseph Cotten) pour Isabelle Amberson (Dolores Castello) et celui de George Minafer (Tim Holt) pour Lucy (Anne Baxter), s'exprime la transformation d'une sociètè aristocratique en une sociètè industrielle, et l'apparition d'une ploutocratie amèricaine. "Citizen Kane" aussi bien que "The Magnificent Ambersons" matèrialisent la croyance de Welles; comme il l'a lui-même dèclarè, en un mèlodrame qui veut être la dernière forme de la tragèdie dans le monde bourgeois et servir d'instrument de critique sociale! L'idèe n'est pas nouvelle au cinèma, telle "La règle du jeu" que Jean Renoir signe en 1939, soit trois ans avant "The Magnificent Amberson". En ce qui concerne Welles, son intèrêt ne vient pas seulement du fait qu'il introduit une nouvelle dimension dans le cinèma amèricain, mais aussi qu'il impose des personnages dèsenchantès, vaincus, qui, en peu de temps posent les bases de ce qui deviendra dans les annèes futures le hèros romantique par excellence du cinèma et constituent des facettes diffèrentes et fascinantes de sa personnalitè contradictoire: à part Kane et George Minafer, il est nècessaire de rappeler par exemple l'aventurier O'Hara de "The Lady from Shanghaï", le tout-puissant et vulnèrable Arkadin de "M. Arkadin", le policier Quilan de "The Touch of Evil", le sensuel personnage de "Falstaff" ou le très riche M. Clay de "Une histoire immortelle"...
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2007
Ce n'est pas le plus connu, mais c'est certainement l'un des films les plus réussis d'Orson Welles. Une fois encore, le réalisateur de "Citizen Kane" et de "La Soif du mal" fait preuve d'une maîtrise parfaite. Moins d'une heure trente et une saga qui se déroule comme le fil d'une bobine. C'est beau, d'une simplicité déconcertante et d'une puissance phénoménale. Orson Welles est bien un génie. Il est le seul réalisateur de film à faire de la littérature. Son film est si bien écrit qu'il pourrait être publié ! Incroyable.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2007
S'il s'agit d'admettre qu'O.Welles manie avec talent et élégance la caméra, on peut en revanche lui reprocher le manque d'audace lorsqu'il s'agit d'adapter le roman éponyme. Un long métrage plaisant, mais sans génie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mai 2007
(...) Une œuvre malade, qui continue d’afficher avec une certaine désinvolture son infinie grandeur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est un très bon classique, sans grande prétention, on le suit avec plaisir. La narration et l'utilisation des éllipses temporelles fait peut-être un peu brouillon, mais c'est mineur. J'ai bien aimé la morale de l'histoire (annoncée dès le début) et les personnages dans leur ensemble.
Eh Oh C
Eh Oh C

21 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Film moins mégalo que "Citizen Kane" auquel il succède, "La splendeur des Amberson" n'est du Welles que par certains plans filmés (plans séquence et profondeurs de champ favorisés par une maison monumentale) et l'interprétation de Joseph Cotten (George) qui nous inspire étrangement Orson. Le baroque est contenu, au service du jeu des acteurs, notamment Agnes Moorehead (Fanny) hystéro-maléfique, qui sait nous faire hésiter entre empathie et dédain, comme dans son interprétation de la mère du petit Charles Foster Kane (elle sera la sorcière-mère de Samantha dans "Ma sorcière bien-aimée" !). Anne Baxter sait également insuffler une part d'ombre à l'adorable Lucy (-fer), ce que l'on retrouvera dans son interprétation d'Eve (de Mankiewicz).
Malheureusement, le montage laisse parfois à désirer, on aimerait un scénario mieux ficelé (en pensant encore mieux la psychologie des personnages, les situations oedipiennes pourraient être mieux exploitées), et qui ait le courage d'aller jusqu'au bout de sa thèse plutôt que de finir en pirouette sirupeuse.
La moindre liberté accordée à Orson Welles pour ce film y gagne donc en finesse mais y perd en finition !
Un film à voir... et à critiquer :)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse