Note moyenne
3,0
4813 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
23 critiques
4
77 critiques
3
105 critiques
2
46 critiques
1
13 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
La nouvelle comédie policière de Jean-Paul Salomé est l’adaptation d’un polar de Hannelore Cayre (pas encore lu) et il met en scène Isabelle Huppert dans un rôle de composition. Elle, l’égérie de Claude Chabrol, plus habituée aux rôles de bourgeoise, la voilà dealant en arabe du cannabis, voilée et maquillé comme une voiture volée. Ce film, présenté sur l’affiche comme une comédie policière, tient plutôt bien la route, en grande partie grâce à un scénario solide et cohérent et à une interprétation de qualité. Parce que, honnêtement, le travail technique de Jean-Paul Salomé brille par sa sobriété. Son film est bien tenu, pas trop court pour bien développer son intrigue et ses seconds rôles, pas trop long pour ne pas lasser. Il ménage quelques scènes d’émotions (avec la mère mourante de Patience, qui perd doucement la raison) mais aussi quelques scènes de suspens, de traque policière et/ou de deal rondement menées. On ne s’ennuie pas, on sourit parfois, son film est équilibré et il fonctionne. On rentre immédiatement dans l’histoire, on reste bien dedans jusqu’à la scène finale, pas de temps morts, pas de scènes superflues, rien à redire. Isabelle Huppert donne corps à une Daronne étonnante, qui s’enhardie au fil des minutes, devenant de plus en plus téméraire, de plus en plus gourmande jusqu’à se faire peur. A ses côtés le trop rare Hyppolite Girardot incarne un commandant de police
spoiler:
dont on se demande de plus en plus, et jusqu’à la fin, s’il soupçonne Patience et s’il la couvre ou pas. Ses regards, quand il est dans la même pièce qu’elle, sont souvent indéchiffrables. Cette ambigüité dans son personnage apporte beaucoup à l’intérêt du film.
Et puis, il y a quelques seconds rôles bien croqués, notamment celui de Madame Fo, le syndic de l’immeuble de Patience, qui prend de l’épaisseur tout au long du film et qui contribue à l’essentiel des scènes les plus drôles. Le scénario de « La Daronne » est suffisamment clair, solide et cohérent pour qu’on comprenne tout et qu’on y prenne du plaisir. On se demande bien comment tout cela va finir pour cette femme embarquée dans une spirale criminelle qui menace de plus en plus de la broyer : spoiler: prise en étau entre la police et les « propriétaires initiaux» de la drogue, elle joue perpétuellement les équilibristes sur une corde raide qui ne demande qu’à casser net. Bien sur, on peut trouver que Patience retrouve un peu vite la tonne de cannabis cachée en catastrophe par le jeune dealer (si elle la trouve elle, armée d’un chien et d’une carte routière, pourquoi la police n’utilise-t-elle pas exactement les mêmes méthodes ?), on peut trouver les deux revendeurs maladroits qu’elle emploie très (trop) caricaturaux, bien trop stupides pour prospérer dans le business. On peut trouver aussi l’enquête de police sur la Daronne un peu légère, parce qu’elle se cache mal quand même, véhiculant des kilos de cannabis dans des sacs de courses énormes et tout sauf discrets, ouvrant lesdits sacs en pleine rue et, comble de l’imprudence, se faisant véhiculer en permanence en taxi.
Bref, il faut avoir un peu d’indulgence côté crédibilité car j’imagine mal un trafic aussi mal pensé prospérer au nez et à la barbe d’une brigade des stups ultra motivée et dotée de moyens techniques conséquents. Mais là où j’attendais un peu « La Daronne » au tournant, ce n’est pas sur la crédibilité du scénario (on est dans une comédie tout public, je ne me faisais pas trop d’illusions) mais plutôt sur les clichés qui se profilaient (surtout au vu de la bande annonce) et surtout la façon de les éviter. Jean-Paul Salomé, de ce point de vue, ne s’en sort pas trop mal, si on est un peu indulgent. spoiler: La police n’est certes pas très efficace mais elle n’en sort pas trop caricaturée. Les dealers marocains, c’était déjà plus délicat… Le scénario est lui aussi sur la corde raide, les rendre crédibles sans verser dans un racisme qui aurait pu mettre très mal à l’aise était difficile. On va dire que là encore, c’est un numéro d’équilibriste qui tremble mais reste sur son fil. Quant à la communauté asiatique, elle aussi en prend un petit peu derrière les oreilles, communautaire, adepte de l’auto défense, spécialiste du blanchiment discret d’’argent sale, avec elle aussi le film marche sur des œufs et joue à se faire peur !
Comme on est dans une comédie, on enrobe le tout de répliques drôles, de personnages outranciers et le tour est joué. Le tour est joué ? Certes, mais de justesse… Et c’est bien parce qu’on passe un bon moment devant « La Daronne » qu’on a envie d’être indulgent. Le film est plus réussi que sa bande annonce ne le laissait supposer, sans être inoubliable, « la Daronne » nous embobine, grâce à son rythme enlevé, grâce à Isabelle Huppert et à un humour dosé comme il faut.
Et puis, il y a quelques seconds rôles bien croqués, notamment celui de Madame Fo, le syndic de l’immeuble de Patience, qui prend de l’épaisseur tout au long du film et qui contribue à l’essentiel des scènes les plus drôles. Le scénario de « La Daronne » est suffisamment clair, solide et cohérent pour qu’on comprenne tout et qu’on y prenne du plaisir. On se demande bien comment tout cela va finir pour cette femme embarquée dans une spirale criminelle qui menace de plus en plus de la broyer : spoiler: prise en étau entre la police et les « propriétaires initiaux» de la drogue, elle joue perpétuellement les équilibristes sur une corde raide qui ne demande qu’à casser net. Bien sur, on peut trouver que Patience retrouve un peu vite la tonne de cannabis cachée en catastrophe par le jeune dealer (si elle la trouve elle, armée d’un chien et d’une carte routière, pourquoi la police n’utilise-t-elle pas exactement les mêmes méthodes ?), on peut trouver les deux revendeurs maladroits qu’elle emploie très (trop) caricaturaux, bien trop stupides pour prospérer dans le business. On peut trouver aussi l’enquête de police sur la Daronne un peu légère, parce qu’elle se cache mal quand même, véhiculant des kilos de cannabis dans des sacs de courses énormes et tout sauf discrets, ouvrant lesdits sacs en pleine rue et, comble de l’imprudence, se faisant véhiculer en permanence en taxi.
Bref, il faut avoir un peu d’indulgence côté crédibilité car j’imagine mal un trafic aussi mal pensé prospérer au nez et à la barbe d’une brigade des stups ultra motivée et dotée de moyens techniques conséquents. Mais là où j’attendais un peu « La Daronne » au tournant, ce n’est pas sur la crédibilité du scénario (on est dans une comédie tout public, je ne me faisais pas trop d’illusions) mais plutôt sur les clichés qui se profilaient (surtout au vu de la bande annonce) et surtout la façon de les éviter. Jean-Paul Salomé, de ce point de vue, ne s’en sort pas trop mal, si on est un peu indulgent. spoiler: La police n’est certes pas très efficace mais elle n’en sort pas trop caricaturée. Les dealers marocains, c’était déjà plus délicat… Le scénario est lui aussi sur la corde raide, les rendre crédibles sans verser dans un racisme qui aurait pu mettre très mal à l’aise était difficile. On va dire que là encore, c’est un numéro d’équilibriste qui tremble mais reste sur son fil. Quant à la communauté asiatique, elle aussi en prend un petit peu derrière les oreilles, communautaire, adepte de l’auto défense, spécialiste du blanchiment discret d’’argent sale, avec elle aussi le film marche sur des œufs et joue à se faire peur !
Comme on est dans une comédie, on enrobe le tout de répliques drôles, de personnages outranciers et le tour est joué. Le tour est joué ? Certes, mais de justesse… Et c’est bien parce qu’on passe un bon moment devant « La Daronne » qu’on a envie d’être indulgent. Le film est plus réussi que sa bande annonce ne le laissait supposer, sans être inoubliable, « la Daronne » nous embobine, grâce à son rythme enlevé, grâce à Isabelle Huppert et à un humour dosé comme il faut.
Quand une interprète judiciaire (une traductrice) franco-arabe spécialisée dans les écoutes téléphoniques pour la Brigade des Stups se retrouve malgré-elle avec une tonne de haschich sur les bras, elle n'hésite pas une seconde à se reconvertir non pas en dealeuse, mais en baronne de la drogue.
Ne vous attendez pas à de la franche rigolade, il n'en sera rien (contrairement à ce que pourrait laisser penser l'affiche ou la bande-annonce). La Daronne (2020) est avant-tout un polar, avec une tension palpable (à certain moment du récit).
Ce que l'on retiendra avant tout ici, c'est la brillante prestation d'Isabelle Huppert en dealeuse de luxe (qui nous fait repenser à Isabelle Adjani dans Le Monde est à toi - 2018). Aux côtés d'un Hippolyte Girardot sous-exploité et un excellent duo qui répond au nom de "Scotch & Chocapic" (interprété par Rachid Guellaz & Mourad Boudaoud).
Jean-Paul Salomé (Les Femmes de l'ombre - 2008) mélange habillement les genres, entre le polar et la comédie. Cependant, on aurait aimé y croire davantage à cette histoire aussi irréelle que fantasque.
Le film est centré sur Huppert, si bien que tous ces autres partenaires de jeu sont éclipsés. Face à une actrice aussi talentueuse, le scénario aurait mérité un peu plus de cohérence et un tout autre traitement dans personnages.
► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
Ne vous attendez pas à de la franche rigolade, il n'en sera rien (contrairement à ce que pourrait laisser penser l'affiche ou la bande-annonce). La Daronne (2020) est avant-tout un polar, avec une tension palpable (à certain moment du récit).
Ce que l'on retiendra avant tout ici, c'est la brillante prestation d'Isabelle Huppert en dealeuse de luxe (qui nous fait repenser à Isabelle Adjani dans Le Monde est à toi - 2018). Aux côtés d'un Hippolyte Girardot sous-exploité et un excellent duo qui répond au nom de "Scotch & Chocapic" (interprété par Rachid Guellaz & Mourad Boudaoud).
Jean-Paul Salomé (Les Femmes de l'ombre - 2008) mélange habillement les genres, entre le polar et la comédie. Cependant, on aurait aimé y croire davantage à cette histoire aussi irréelle que fantasque.
Le film est centré sur Huppert, si bien que tous ces autres partenaires de jeu sont éclipsés. Face à une actrice aussi talentueuse, le scénario aurait mérité un peu plus de cohérence et un tout autre traitement dans personnages.
► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
très bien joué.Isabelle Huppert là où l on ne l attend pas.un régal ! La Daronne est un film plein de suspense et drôle.
La presse donne 3 alors que Isabelle Huppert est superbe excellente on se demande quel légitimité ils ont ! Les spectateurs donnent 3,4h nous 4! Le scénario est très bien mené... la dérision du sujet est parfaitement jouer par tous les acteurs !
Efficace.
un scénario certes sans grandes surprises mais sans ennui non plus, bien mené et sans temps mort. Un jeu d'acteurs (et non des moindres) qui joue la carte du contre-emploi sans caricature et sans perdre aucune finesse.
Au passage, c'est l'exemple que l'on peut utiliser une actrice-mythe, normalement plus connotée bourgeoise froide et la déplacer dans un registre complètement différent sans que cela sonne faux si l'écriture de l'ensemble est cohérent et bien amené, ce que je n'avais pas retrouvé avec Catherine Deneuve dans Terrible Jungle.
Mais il faut dire que le duo-couple Isablle Hupert / Hippolyte Girardot est particulièrement réussi et équilibré. Beaucoup de finesse dans leurs jeux et le duo est vite très attachant, et donne par là même un vrai quelque chose en plus au film. Leur scène finale est vraiment magnifique de tendresse subtile.
Les touches tendresses et de complexité familiale rajoutent à ce film qui aurait pu être un peu convenu sans cela.
Le film repose sur le rôle central d'Isabelle Hupert qui va être tendrement distante avec son amant-supérieur, complexe avec sa mère, nostalgique face à ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, cocasse voire dans les parties dédiées aux trafics, voire hilarante dans le duo de femmes faussement respectables mais bel et bien trafiquante avec Jade-Nadja Nguyen.
j'ai passé une vraie bonne soirée, sans une seconde d'ennui et devant de belles prestations d'acteurs même dans les seconds rôles.
un scénario certes sans grandes surprises mais sans ennui non plus, bien mené et sans temps mort. Un jeu d'acteurs (et non des moindres) qui joue la carte du contre-emploi sans caricature et sans perdre aucune finesse.
Au passage, c'est l'exemple que l'on peut utiliser une actrice-mythe, normalement plus connotée bourgeoise froide et la déplacer dans un registre complètement différent sans que cela sonne faux si l'écriture de l'ensemble est cohérent et bien amené, ce que je n'avais pas retrouvé avec Catherine Deneuve dans Terrible Jungle.
Mais il faut dire que le duo-couple Isablle Hupert / Hippolyte Girardot est particulièrement réussi et équilibré. Beaucoup de finesse dans leurs jeux et le duo est vite très attachant, et donne par là même un vrai quelque chose en plus au film. Leur scène finale est vraiment magnifique de tendresse subtile.
Les touches tendresses et de complexité familiale rajoutent à ce film qui aurait pu être un peu convenu sans cela.
Le film repose sur le rôle central d'Isabelle Hupert qui va être tendrement distante avec son amant-supérieur, complexe avec sa mère, nostalgique face à ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, cocasse voire dans les parties dédiées aux trafics, voire hilarante dans le duo de femmes faussement respectables mais bel et bien trafiquante avec Jade-Nadja Nguyen.
j'ai passé une vraie bonne soirée, sans une seconde d'ennui et devant de belles prestations d'acteurs même dans les seconds rôles.
Mis à part le plaisir de voir Isabelle Huppert dans un rôle aussi décalé et Liliane Rovère sur grand écran, le film n'a pas beaucoup d'intérêt.
Dans le genre policier, ce qui fait la différence c’est l’originalité dans le scénario. Et nous avons bien ici, une variante vraiment différente de l’habituelle, traditionnelle presque, partie de cache-cache entre les trafiquants et la police. Ça vient du roman ici transposé mais l’intérêt reste le même surtout si on ne l’a pas lu. Cela dit, dans la mise en scène des personnages, les trafiquants arabes parlant tous français sauf quand ils ne veulent pas que des oreilles indiscrètes les comprennent et la famille asiatique discrète au possible mais faisant aussi son petit business, c’est manifestement cliché. Mais bon, les secrets de tournage nous révèlent que le roman éponyme s’appuie sur la connaissance de ces milieux par l’auteure, avocate pénaliste de son état. On dira donc que ça ne sert pas le cliché mais la comédie.
Le Daronne est un film de compromis. A la fois policier et comédie. Porté par une excellente actrice mais qui a du mal hors de son domaine habituel. A vouloir tout faire, il fait tout moyennement et rien excellemment.
Le mieux pour ne pas être déçu par La daronne, c'est de ne pas en attendre beaucoup, eu égard au CV de son réalisateur, Jean-Paul Salomé, qui d'Arsène Lupin aux Femmes de l'ombre n'a jamais eu d'autre but que d'illustrer sans ambition particulière les scénarios dont il disposait. Gros succès de librairie, La daronne exploite sans états d'âme certains clichés communautaires (arabes, asiatiques) en se fichant de la morale et, ma foi, en ces temps frileux où le politiquement correct est de rigueur, on l'en remercierait plutôt. Ne pas chercher le réalisme dans cette œuvre tiraillée entre plusieurs courants (y compris sentimental avec la mère de l'héroïne, mais aussi social) où le thriller et la comédie de mœurs se complètent dans un tempo relativement rapide, suffisamment pour qu'on n'ait pas le temps de s'ennuyer, ce qui est déjà appréciable. Qui plus est, dans cette histoire, c'est une femme qui malmène les hommes, qu'ils soient flics ou voyous, et la chose est forcément jubilatoire. Malgré le talent d'Hippolyte Girardot et de quelques seconds rôles croustillants (mais trop peu présents), le film est largement dominé par la prestance et l'abattage d'une Isabelle Huppert en forme olympique. Si elle n'est pas une reine du comique, on le savait déjà, elle montre une variété de jeu impressionnante, n'hésitant pas à forcer le trait, mais avec élégance, quand nécessaire. Il est un peu dommage qu'elle ait parfois des dialogues insipides à servir, elle n'y est pour rien, mais elle phagocyte l'attention et l'écran, comme dans ses rôles les plus dramatiques et sombres. On pourrait lui demander de dire "passe-moi le sel' qu'elle démontrerait encore son génie d'actrice, n'en déplaise à ses contempteurs, qu'ils soient Prix Renaudot, ou pas.
En tant qu'admirateur de longue date d'Isabelle Huppert et ayant vu presque tous ses films, je suis allé voir "La Daronne" de Jean-Paul Salomé. J'avais quelques appréhensions car les derniers choix de la comédienne s'étaient révélés assez catastrophiques ("Une jeunesse dorée", "Greta, "Eva", "Blanche comme neige") et bien la maudite chaîne des films inutiles et bâclés et à l'interprétation très répétitive est brisée et dans son genre "La Daronne" est plutôt un bon cru inattendu. Entre la comédie (où l'on sourit et rit de bon coeur) et le film policier, le spectateur se diverti à ce jeu de déguisement et d'irrespect. Il y a trop longtemps qu'on n'avait pas vu un personnage d'Huppert habiter dans un HLM, avoir un métier "presque comme tout le monde", et s'entourer de gens vrais. L'actrice s'amuse et ça se voit à envoyer paitre sa filmographie "sérieuse". Patience Portefeux est traductrice franco-arabe pour la Brigade des Stup. Elle est payée à coups de lance pierre et a une vie bien morne. Un jour Patience a la bonne idée de traduire n'importe comment les échanges téléphoniques des dealers sur écoute pour détourner un camion rempli de drogue à son profit. Ce film qui met Les Mères à l'honneur est jouissif : Huppert est tordante en "Daronne" de Belleville qui parle arabe couramment, Lilianne Rovère (affublée du même chien que dans dix pour cent, mais cette fois-ci en peluche) en mère qui perd la tête dans son EPAD bien triste est émouvante, Farida Ouchani en mère dépassée par son grand lascar de fils existe vraiment, sans oublier Jade-Nadja Nguyen irrésistible en "Daronne chinoise"... Oui les mères sont glorifiées en femmes fortes qui mènent les hommes et les autorités par le bout du nez. Dans ce film les femmes en ont dans la tête et ont la langue bien pendue. La salle bien pleine d'ailleurs riait franchement à certaines répliques assez piquantes ("On dirai moi mais en chinoise", 'Fini la galérence"...). Jean-Paul Salomé à la filmographie bien faible a le mérite ici de faire une très belle déclaration d'amour à son actrice principale qui est de chaque plan. On notera l'affiche du film "Le pianiste" dans le bureau de Patience en référence indirecte à "La pianiste" d'Haneke, où la réplique d'Hippolyte Girardot à Huppert : "Tu ressembles à une brindille mais tu as une force incroyable". Au niveau cinéma ce n'est pas un modèle, au niveau scénario c'est écrit et plutôt bien ficelé, pour les dialogues c'est très drôle. Pas de doute Huppert est bien La Daronne du cinéma français et si elle a décidé comme dans ce film de se moquer d'elle même et de briser avec plaisir ce masque figé de star qui lui va si mal, nous allons nous régaler pour les quinze ans qui viennent.
Quel bon moment cette comédie policière à la fois drôle et tendre ; parfois prenante et une ode à la liberté.
Les comédiens pour ce polar/comédie sont bien choisis.
L'immense et talentueuse Isabelle Huppert dans un rôle à contre-emploi = une réussite ! Et quel plaisir de retrouver le non moins immense Hyppolite Girardot.
Les comédiens pour ce polar/comédie sont bien choisis.
L'immense et talentueuse Isabelle Huppert dans un rôle à contre-emploi = une réussite ! Et quel plaisir de retrouver le non moins immense Hyppolite Girardot.
Heu... je vais détoner dans ce concert de louanges mais me suis ennuyé tout le long du film, faux suspense, film qui hésite de genres, effets surjoués de la part d'Isabelle Huppert (au jeu assez artificiel et appuyé, contrairement à H. Girardot, très juste), agitations vaines,,histoires parallèles sans intérêt, et pas mal de clichés communautaristes. Tout ça serait bien passé si le film avait été drôle mais ce n'est pas le cas ! Pas un rire dans la salle. Rien à voir avec le très original et délirant "Le monde est à toi", dans le même genre, beaucoup plus mordant et audacieux.
Très sympa, très bon premier rôle pour Isabelle huppert réellement bien secondé par Hippolyte girardot qui animé une très bonne comédie sans prétention. Même le chien ADN joue bien. A voir sans hésiter pour se détendre une soirée ciné.
Un film à voir sans hésiter : un bon moment de cinéma comme on les aime ! Drôle sans être ridicule, sincère, amorale, avec une Isabelle Huppée lumineuse. Merci, sans prétentions... et ça fait du bien !
Enthousiasmé par cette comédie extrêmement bien mise en scène, elle offre pour moi un rôle sur mesure à Mme Isabelle Huppert (vraiment UPPER). Ce film d'une grande originalité, drôle, grâce aux 2 premiers rôles ( I H et Hippolyte Girardot ) complémentaires sans le savoir, parfaitement bien dans leurs rôles. Mention spéciale à la photographie particulièrement magnifique, avec un clin d’œil - l'ancienne photographie censée la représenter dans son enfance sur le lac - comme reproduite en "réel" en clap de fin très réussi. Par ailleurs les paysages - Muscat OMAN - sont à tomber, une splendeur ! L'idée du chien - en fin de carrière - adopté pour ne pas l'abandonner à un triste sort, est un petit bijoux d'humour - tant dans le choix, que dans l'accompagnement de Patience ( oui le nom de la Daronne) dans son quotidien - Quel duo comique, surtout quand cette traductrice Franco-Arabe pour la Police, s'amuse dans ces choix vestimentaires : il faut dire qu'elle écrase tout et décomplexée, est une redoutable et élégante intrigante !! Beaucoup d'idées et de fantaisies, par exemple les cendres de sa Maman dispersées dans son grand magasin Parisien préféré.... Excellent !! **
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse