Ginger n'est qu'une victime de plus des lycanthropes. Cependant, cette version du mythe des loups-garoux n'est pas dénuée d'intéret. Deux soeurs liées à la vie par un pacte de sang se font attaquées sauvagement par une bête. Lorsque les mutations commencent à apparaitre, leur mission reste de trouver un remède. Jeu de séduction, amour bestial, une athmosphère oppréssante, assombrie par l'esprit noir des deux protagonnistes. Si l'issue est assez évidente, le contenue est plutot bien menné. Disons qu'on a déja vu bien pire. 3,5/5
Un surprenant DTV qui souffre surtout de sa mise en scène télévisuelle mais qui mélange parfaitement mythe du loup-garou et malêtre adolescent et qui tire le meilleur d'un budget riquiqui.
Drame d'une jeunesse perdue, sur fond de film d'horreur ! Pas mal, légèrement sanglant, même si parfois avec un peu trop de stéréotypes, et si on ne voit au final que très peu le loup-garou.
Les bons films de Loup-Garous sont suffisamment rares pour ne pas être soulignés lorsqu'ils le sont. Et ici c'est le cas. Exit la bande d'ados neuneus campés par des acteurs de 25 ans tous beaux tous musclés (et qui dans le film diront en avoir 15), on a ici deux très bonnes actrices campant deux soeurs mal dans leur peau à l'adolescence. Introverties, en proie à des difficultés à trouver leur place au sein des autres groupes de jeunes de leur âge, gothiques avec quelques goûts morbides, les frangines vont faire face à un ennemi encore plus important. On retrouve ici la pâte de Cronenberg, dont le film le plus proche serait "La Mouche" spoiler: puisque le thème de la lente mutation dégénérative avec le témoin assistant et impuissant est repris ( et que plagie fort heureusement le réalisateur John Fawcett. Quelques écueils ne sont pas évités (les invraisemblances des situations par exemple, le monstre en latex), mais le résultat final est plutôt plaisant, et évite le blockbuster à la "Twilight", ce qui est plutôt en soit une bonne chose. Un film qui n'est donc pas dans un moule "commercial", d'une part par faute de moyens surement (ceci étant, il s'en tire avec les honneurs), mais également parce que le réalisateur a instauré une atmosphère relativement glaciale. Une bonne surprise donc.
La petite série B qui fait passer un super moment, et qui donne envie d'acheter immédiatement toutes ses suites pour avoir ne serait-ce qu'une chance de retrouver de telles émotions. On a là un super petit film, porté par un duo d'actrice merveilleux (qui rappelle Créatures célestes de Peter Jackson). Les aspects gothiques du film m'ont ravi, mais devraient surement rebuter quelques spectateurs (mais entre nous, ceux qui n'aiment pas le gothique ne vont pas voir de films de lycantropes). On a là dessus une chronique de l'adolescence féminine plutôt bien construite, exacerbée par une vision des parents et des garçons assez manichéenne. Et comme j'aime le manichéen, c'est tout bon ! Seul petit bémol : l'animatronique de la fin, pas super bien fait (mais pour une fois qu'un réal laisse tomber le numérique pour nous donner du sfx home made, on ne va pas cracher dessus !). Un super moment.
Un bon fim de loup-garou. Beaucoup de scènes difficiles à regarder. Un peu de cul, audience oblige. La dernière partie du film est un peu brouillonne, c'est dommage. Ce film s'adresse avant tout à un public adolescent : le cadre de l'intrigue, les problèmes évoqués, la superficialité des dialogues et de l'histoire.
à peine regardable, les 2 actrices font pitié. film devinable, et tellement pas passionnant. je crois que le pire c'est le ... "remède" et le ... "monstre" à la fin, un mélange de koup et cochon mdr :) pas envie de regarder le 2 et 3 :)
FORMIDABLE, y'a pas d'autres mots. En règle général, le loup-garou ne fait pas partit de mes créatures mystiques préférées, mais après la vision de Ginger Snaps j'ai changé d'avis. L'interprétation d'Emily Perkins et de Katharine Isabelle est remarquable, elles sont très crédibles dans leur rôle surtout pour celui de Brigitte. Le générique du début est lui même une réussite car on comprend déjà la psychologie des jeunes soeurs et aussi l'aspect malsain que va dégager le film. Ce film, bien qu'utilisant des teenages, n'est jamais ridicule car le réalisateur arrive à faire un parrallèle entre la transformation en loup-garou et le passage à l'âge adulte qui prend tout son sens lors des scènes où apparait Ginger (ses premières règles, lorsqu'elle se rase ou quand elle drague des mecs par appétit bestial plus que sexuel). L'évolution des personnages, physiquement pour Ginger et psychologiquement pour Brigitte, est lui aussi bien rendu. Ce film tient la route même jusqu'à sa fin qui est à la fois glauque, trise et violente. En bref ce film est génial de bout en bout et aurait mérité une sortie ciné et plus de reconnaissance.
Quel dommage que ce film n ait pas bénéficié de plus de moyens et d effets spéciaux de meilleurs qualités car c est une petite merveille d écriture. J ai vu peu de films qui traitaient aussi bien l adolescence féminine, l apparition des règles, les relations de domination entre aînée et cadette. Voir la lyncanthropie d un point de vue féminin est aussi assez original et paraît ici très bien venu et bien emmené. Le film a une petite patine fin des années 90 qui lui sied à merveille. J étais loin d être le public cible mais cela m a franchement emballé.
Thriller horrifique, réalisé par John Fawcett, Ginger Snaps est un bon film. L'histoire se déroule dans une banlieue canadienne calme et paisible qui se retrouve du jour au lendemain être en émoi lorsque quelqu'un, ou quelque chose, commence à tuer des chiens. Ginger et Brigitte, deux sœurs adolescentes inséparables, ont le même goût pour les choses morbides et comptent bien kidnapper le chien de Trina, une lycéenne se moquant d'elles. Seulement, en se rendant sur le lieu de l'enlèvement, Ginger, la sœur ainé, est attaquée par ce qui semble être un animal. Très vite, son comportement change et son corps aussi. La jeune fille semble se transformer. Ce scénario est prenant à visionner pendant toute sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une véritable descente aux enfers qui s'accentue au fur et à mesure de l'avancement de l'intrigue. Celle-ci met en avant le mythe du loup-garou de façon sérieuse et dramatique à travers la relation de sororité des deux victimes principales. Cela donne lieu à des scènes sanguinolentes et à une ambiance inquiétante franchement réussie. L'ensemble est très bien porté par le duo formé par Emily Perkins et Katharine Isabelle qui crèvent l'écran. Le reste de la distribution comporte entre autre Kris Lemche, Mimi Rogers, Jesse Moss, Danielle Hampton ou encore John Bourgeois. Mais ce sont bien les visages des deux adolescentes qui retiennent toute l'attention et notamment leurs rapports faits d'amour et de prises de bec. Des échanges procurant quelques petites émotions, soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien s'avère bonne. Sa mise en scène est assez classique mais fait le travail qu'on lui demande. Les environnements sont eux assez quelconques et l'aspect de la créature fait plutôt plastique et a du mal à se montrer crédible. Ce visuel correct est accompagné par une b.o. signée Mike Shields, dont les compositions sont dans le ton du propos et collent bien à l'atmosphère, sans pour autant être particulièrement marquantes. Ce lourd fardeau s'achève sur une fin satisfaisante, venant mettre un terme à Ginger Snaps, qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d'œil.
Petit film d’horreur assez méconnu sur un thème très connu mais ce qui est intéressant dans ce long métrage c’est la façon dont le sujet est traité. Sur fond de l’adolescence féminine, ce teen Movie se veut plus intelligent qu’il n’y paraît, l’interprétation de la petite Beverly dans Ça est vraiment très intéressante, même si le film a bien quelques défauts, du sûrement à son petit budget, il est très prenant.
En regardant Ginger Snaps, j’ai été frappé par son mélange audacieux d’horreur viscérale et de réflexion sociale. Ce n’est pas juste un film de loups-garous, c’est une métaphore brillante des transformations de l’adolescence, avec une profondeur rare. La relation entre Ginger et Brigitte, magnifiquement incarnées par Katharine Isabelle et Emily Perkins, m’a captivé par son authenticité et sa tension émotionnelle.
Le film aborde avec audace des thèmes comme la sexualité féminine, la marginalisation et la métamorphose, tout en offrant un commentaire social acéré. Les effets pratiques, modestes mais redoutalement efficaces, renforcent cette ambiance organique et inquiétante. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est sa capacité à mêler horreur brute et satire, en restant subversif et intelligent. Ginger Snaps est plus qu’un simple film d’horreur : c’est une œuvre marquante, viscérale et inoubliable. PS : la suite vaut le coup, le 3 est ridicule par contre.
Ce film, réalisé par John Fawcett et sorti en 2000, est assez moyen. C'est ici l'histoire de deux sœurs dont l'une se fait mordre un soir par un loup-garou, elle devient alors petit à petit un loup-garou à son tour. Dis comme ça, le scénario n'a vraiment l'air pas ouf mais c'est surtout le contexte du film et son genre qui rend la chose intéressante. Nous sommes effectivement dans un teen movie et les symptômes liés à la lycanthropie arrivent en même temps que les premières menstruations de l'adolescente mordue. Alors certes, c'est tout sauf subtil, on voit bien ici que la lycanthropie sert avant tout de métaphore aux changements liés à la puberté et aux changements physiques et hormonaux que cela implique. Le film est d'autant plus intéressant qu'il est écrit par une femme et que les deux personnages principaux sont des femmes, le reste des personnages masculins n'ayant par ailleurs pas d'autre importance que de servir les intérêts des personnages féminins. Outre le fait de changer et de critiquer les codes du teen movie, en étant en même temps un film du genre, le film est également une critique d'une société misogyne qui n'est, encore une fois, pas très subtile (notamment à cause de dialogues et répliques qui ne présentent aucunes nuances et qui nous agitent ce thème sous le nez) mais qui a au moins le mérite d'être marquant et travaillé, contrairement d'ailleurs à beaucoup de films actuels soi-disant féministes qui prennent plus les spectateurs pour des abrutis qu'autre chose. Malgré des thèmes intéressants donc et des personnages bien écrits car ils sortent du cadre (notamment avec leur passion pour le morbide, malgré le fait que les deux sœurs soient élevées dans la parfaite petite banlieue pavillonnaire de la classe moyenne avec une mère, parfaite dans son rôle de la mère au foyer faussement épanouie), le film possède quelques longueurs non négligeables, notamment la fin qui s'éternise beaucoup trop à mon goût. De plus, on ressent vraiment le petit budget, notamment dans la mise en scène qui sonne beaucoup trop téléfilm par moments, dans la musique et dans les effets spéciaux qui rappellent ceux de la franchise "Hurlements". "Ginger Snaps" est donc plus un film sur le mal-être adolescent qu'un film de loup-garou et reste alors très intéressant de par les thèmes qu'il aborde mais ne parvient malheureusement pas à être captivant sur toute sa longueur.