A rebours de mauvaises critiques obtenues par le film « 2000 ans à t’attendre » je suis allé affronter cet OVNI ciné, réalisé par Mr George « Mad Max » Miller. Déjà de quoi parle ce film ? Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté. Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants. Même si je suis d’accord sur les effets spéciaux parfois assez hideux (du style « Contes de la Crypte » pour ceux qui savent !) j’ai été emporté par le film et j’ai même pleurniché un peu au moment du générique (ne me demandez pas pourquoi). Pour moi ce film est une sorte de testament créatif du réalisateur aux films sur vitaminés mais qui puisent aux racines de la mythologie (Mad Max c’est un univers fantastique en tant que tel). D’ailleurs comme cela est rappelé en introduction du film, les mythes offrent une explication aux choses que l’être humain ne maîtrise, ni ne domine…et souvent débouches sur du savoir scientifique…. J’avais eu la même affection pour « Une histoire Vraie » de David Lynch et « Vortex » de Gaspard Noé, soit des films qui tranchent avec les filmographies des dits cinéastes mais qui sont des clés de lecture pour toute leur œuvre. Tilda Swinton est royale et arrive à rendre crédible l’in crédible. Quant à Idriss Elba qui alterne les films à grand spectacle et des œuvres plus exigeantes son charisme crève l’écran (il est super beau en plus aahahah). Bon ben voilà pour ma critique express. Allez-y, ça ne dure que 1h48 !
Quel bonheur ça a été. J'y allais un peu à reculons, les critiques semblaient manquer d'enthousiasme. On peut tout au plus trouver parfois les effets spéciaux limites et une fin un peu naïve mais cela a été un spectacle de tous les instants dans lequel George Miller fait une déclaration d'amour aux vertus de l'imaginaire et du plaisir de raconter. Des Histoires qui donne un peu plus de sens à nos vies, tenant en leur sein tout la joie et la tragédie d'un monde qui marche . J'avais lu une fois le allocine TT nougat écrire que tout bon film devait générer une certaine dose d'enthousiasme, cela fut le cas ce soir. Miller est un magicien. Appuyé sur les 1001 et une nuit, je pense et j'espère que le film traversera les générations
Avec "Trois mille ans à t'attendre" George Miller a le mérite d'essayer quelque chose. L'un des problèmes est que la bande annonce promet quelque chose que le film n'est pas : une fantaisie fantastique rythmée. On imagine de bonnes histoires centrées sur la roublardise du génie, et ce n'est pas le cas. C'est bien de détourner les codes, mais Miller y substitue quelque chose de très bavard aux enjeux très faibles. Visuellement j'ai trouvé ça très moche avec des effets spéciaux peu crédibles et un visuel terriblement kitsch. Mais quand même, le film fonctionne et j'ai même ressenti de l'émotion dans la dernière partie. "Trois mille ans à t'attendre" est finalement agréable, mais j'espérais mieux de Georges Miller.
Malgré quelque maladresse narrative, cet apologue nous entraîne dans son récit onirique où les amours d'un Djinn campé par un sensible Idris Elba s'ornent de beautés tant sensorielles que littéraires. S'appuyant sur un visuel singulier fait de couleurs chatoyantes, symboliques et d'une atmosphère éthérée la réalisation raffermit la puissance de l'imaginaire transfigurant la réalité et redoublant les pouvoirs d'une flamme sincère. Une poétique romance merveilleuse.
Trois mille ans à t’attendre multiplie les genres (conte fantastique, historique, philosophique, love story, …) et les thèmes de réflexion tout en maintenant sa cohérence et avec une esthétique extrêmement soignée. Revers de la médaille : le film est très (trop) dense, mené tambour battant alors qu’on souhaiterait par moment qu’il se pose et approfondisse un peu.
Un djinn dans une chambre d’hôtel, une narratrice qui n’a rien demandé. Et pourtant, il suffit de quelques mots, d’un regard, pour que la magie commence. Pas celle qui explose. Celle qui s’insinue, douce et chaude comme un vieux conte qu’on aurait oublié dans un tiroir. Trois mille ans à t’attendre, c’est un film qui ne force rien. Il avance à pas feutrés, avec cette lenteur volontaire qu’on confond trop souvent avec de l’ennui, alors qu’elle cache juste une chose rare : de la confiance.
L’histoire est simple. Une femme qui écoute. Un génie qui parle. Et dans ces récits empilés comme des poupées russes, on entend le poids des siècles, des regrets, des amours impossibles. Il n’y a pas de grande quête, pas de monde à sauver. Juste deux solitudes qui se frôlent. Deux trajectoires que le destin, ce vieux scénariste capricieux, a fini par croiser dans une chambre baignée de lumière orangée.
Tilda Swinton, c’est l’os et l’esprit. Idris Elba, la chair et la mémoire. À eux deux, ils remplissent l’écran sans le déborder. Ils n’interprètent pas, ils habitent. Et à travers eux, Miller raconte ce qu’il sait faire de mieux quand il s’éloigne du vacarme : il donne du poids aux mots, du souffle aux silences, et transforme une simple rencontre en un pacte métaphysique.
Oui, certains trouveront ça lent. Oui, tout n’est pas tendu comme une corde de violon. Mais ce n’est pas le but. Trois mille ans à t’attendre, c’est un conte sur le destin, l’attente, la façon dont les récits nous traversent. Pas un film qui se consomme. Un film qui infuse. Et quand il reste, il reste bien.
Visuellement c’est magnifique, musicalement c’est parfait et la construction et le jeu des acteurs sont aussi magiques et poétiques. J’adore Tilda Swinton dans tout ce qu’elle fait et Idris Elba fait un génie hyper convaincant. Mais pour moi, Trois Mille ans à t’attendre c’est avant tout et surtout un conte de fée moderne, avec tout un tas de personnages mythologiques projetés dans notre monde moderne. J’ai adoré. C’est un petit bijou de poésie, d’imagination, de magie aux couleurs chaudes et envoûtantes et à la musique troublante. Mais je pense que la communication autour du film est complètement ratée. La communication, ce n’est pas bien grave si le film est réussi, allez-vous me dire. Et dans l’absolu, je suis d’accord. Sauf que, avec la bande annonce et la communication en place, jamais je n’aurais été voir le film avec deux gamines, alors que ce conte n’est pas plus violent que Les 100 ans Dalmatiens avec Glenn Glose en terrifiante Cruella d’Enfer qui veut massacrer des chiots pour s’en faire un manteau. Alors allez le voir avec vos gosses, ils vont adorer le génie, les histoires qu’il raconte, l’hésitation de d’Alitéa pour choisir ses vœux et le grand voyage entre deux mondes, celui des milles et une nuits et le vôtre. Génial ! Parfaitement Parfait !
De George Miller (2022). Un conte souvent un peu trop rose bonbon pour vraiment être touchant. Et même si le duo improbable ente Tilda Swinton et Idris Elba est assez touchant ; cela ne suffit pas à nous passionner jusqu'à la fin. Même si l'idée de la libération de personnages enfermés par l'amour était interessante, le film ne décolle jamais. Une attente de 3 000 ans qui ne sera qu'en partie exaucée.
George Miller signe un surprenant conte fantastique méta aux allures mythologiques dans une version très sombre " Des Mille et une Nuit ", faisant penser par moment à " Aladin ", qui se révèle aussi complexe que fascinant. Tilda Swinton et Idris Elba nous racontes cette histoire à travers les croyances, les époques et notre interprétation du monde qui nous entoures. Avec une mise en scène virtuose, George Miller signe une œuvre bouleversante sur le hasard terrible de la vie qui peuvent condamné certaines existences dans l'oublie pour l'éternité. Que représente un mythe aujourd'hui ? Le film répond a cette question par une réflexion aux moyens de flashbacks et d'une esthétique aux couleurs complètement folles qui se rapprochent beaucoup des célèbres peintures antiques de la culture Sumérienne. Cette rencontre entre une écrivain et un mystérieux Génie est une passionnante histoire qui prouve que George Miller peut faire autre chose que de la SF. Il s'impose comme un vrai conteur d'histoires et ça fonctionne. C'est beau, c'est long mais c'est merveilleux !
En reprenant à son compte un roman très largement inspiré des Mille et une nuits, Miller donne à voir un conte à tiroirs, plein de récits enchâssés, et nous rappelle pourquoi on aime les histoires - parce qu'elles saisissent l'imagination, bien sûr, mais aussi parce qu'elles expliquent l'inexplicable et parce qu'elles sont la source d'où nous puisons nos sentiments. Alors qu'entre des mains malhabiles, cette lettre d'amour au pouvoir des histoires, de même que les effets spéciaux et l'orientalisme criard, auraient pu mener à la catastrophe, Miller parvient ici à insuffler de la poésie à ce film et même un romantisme assez inattendu. La conclusion à Londres, qui vient ancrer l'histoire dans le genre fantastique, est convaincante quoiqu'un peu longue.
Décidément, après Billet Train, Le Menu et ce soir Trois Mille Ans à t'attendre, ça aura été de très beaux coups de cœur pour des films que je n'avais , ni vue les bandes-annonces , ni lu le synopsis, et que je m'étais fié juste aux affiches et casting Ce dernier est vraiment beau, son Dolby HD aidant à l'immersion, c'est un joli conte façon Big Fish Les histoires racontées par le djinn sont vraiment intéressantes, et, c'est dommage, la fin un peu en deçà de ce qui m'a plus sur le reste du film Je recommande cependant le film J'ai passé un excellent moment
Oh la belle surprise ! Un film magique, raffiné, intelligent, avec des personnages plus qu'attachant et un vrai plaisir de mise en scène. Et que c'est bien écrit ! Des dialogues comme ça, avec autant de finesse et de profondeur, c'est devenu rare aujourd'hui... Georges Miller, le Djinn du cinéma, casse encore une fois la baraque avec cette magnifique réflexion sur l'amour et le désir à travers le prisme temporel de ces contes orientaux. Bon, c'est pas non plus un chef d'oeuvre absolu mais franchement ça se déguste comme une tasse de thé noir. Courez le voir !
Entre 2 MadMax George Miller nous pond un film bien plus gentil avec 3000 ans à t'attendre. Sur la forme c'est assez rafraichissant et le réalisateur prouve son adaptabilité et son souci de l'attaque visuelle en premier lieu. Il est sans doute trop long avec des conversations qui n'apportent pas grand chose et des intrigues assez simples, mais c'est une petite curiosité de romance fantastique assez intéressante au final. Pas mal.
Un film somptueux qui aborde autant la réflexion philosophique sur la vie, la magie, la fabrique des contes, que le faste possiblement engendré par le rêve qui, dans ce beau récit, se confond magnifiquement avec la réalité de l'héroïne... qui se permet de rester simple - jolis paradoxes. J'ai vu et vais revoir ce film pour sa richesse visuelle et me lâcher aux émotions pratiquement bridées jusqu'à la fin du film.
A mi chemin entre le film initiatique et les 1001 nuits de Sheherazade, le film a un côté onirique-rêve éveillé qui est très rare. Avec une interprétation fantastique d'Idris Elba et Tilda Swinton, on est transporté pendant 2h sans avoir le temps de s'ennuyer.