Trois Mille ans à t’attendre
Note moyenne
3,5
3594 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

278 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
77 critiques
3
90 critiques
2
56 critiques
1
13 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2022
A rebours de mauvaises critiques obtenues par le film « 2000 ans à t’attendre » je suis allé affronter cet OVNI ciné, réalisé par Mr George « Mad Max » Miller.
Déjà de quoi parle ce film ? Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté. Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants.
Même si je suis d’accord sur les effets spéciaux parfois assez hideux (du style « Contes de la Crypte » pour ceux qui savent !) j’ai été emporté par le film et j’ai même pleurniché un peu au moment du générique (ne me demandez pas pourquoi).
Pour moi ce film est une sorte de testament créatif du réalisateur aux films sur vitaminés mais qui puisent aux racines de la mythologie (Mad Max c’est un univers fantastique en tant que tel).
D’ailleurs comme cela est rappelé en introduction du film, les mythes offrent une explication aux choses que l’être humain ne maîtrise, ni ne domine…et souvent débouches sur du savoir scientifique….
J’avais eu la même affection pour « Une histoire Vraie » de David Lynch et « Vortex » de Gaspard Noé, soit des films qui tranchent avec les filmographies des dits cinéastes mais qui sont des clés de lecture pour toute leur œuvre.
Tilda Swinton est royale et arrive à rendre crédible l’in crédible. Quant à Idriss Elba qui alterne les films à grand spectacle et des œuvres plus exigeantes son charisme crève l’écran (il est super beau en plus aahahah).
Bon ben voilà pour ma critique express.
Allez-y, ça ne dure que 1h48 !
Juliette G
Juliette G

14 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2022
Adapté d'un roman, ce joli film raconte une fable mêlant magie et histoire. Un joli voyage à travers une esthétique qui m'a personnellement beaucoup plu. Pas le film de l'année mais sympathique à voir sur grand écran.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2022
Un joli film qui se laisse regarder avec plaisir. L'histoire est fantastique et nous transporte à différentes époques d'une lignée de djinns. On se laisse porter par le récit auprès d'une Tilda Swinton plutôt convainquante et touchante et un Idris Elba un rien plus en retrait. A voir !
Jo la Brouteuse
Jo la Brouteuse

22 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 août 2022
Ce film c'est comme les interminables repas de Noël à côté du sapin : c'est long, vaguement écoeurant, pas très digeste, et on a hâte que ça s'arrête.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2022
par le realisateur de la saga mad max un film aux antipodes de mad max
Il s'agit de l'adaptation cinématographique d'une nouvelle d'A. S. Byatt, The Djinn in the Nightingale's Eye, parue en 1994 dans un recueil du même nom
George Miller présente son projet comme un « anti-Mad Max », la saga qui l'a rendu célèbre. Cependant, il reprend une équipe très proche de celle de Mad Max: Fury Road : le compositeur Junkie XL, la monteuse Margaret Sixel ou encore le directeur de la photographie John Seale. C'est la deuxième fois que ce dernier sort de sa retraite pour travailler avec le cinéaste
Le tournage devait initialement débuter le 2 mars 2020 Cependant, il est décalé en raison de la pandémie de Covid-19. Il devait se dérouler en partie en Turquie (notamment à Istanbul) et au Royaume-Uni, mais toujours en raison de la pandémie, il ne se déroule finalement qu'en Australie. Les prises de vues débutent en novembre 2020. Il doit durer 62 jours3. Les prises de vues ont lieu notamment à Sydney et ses environs (Melrose Park (en) et Sydney Park
un film original et pas comme les autres un film a ne pas manquer
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2022
Si George Miller se fait plus rare dans le paysage du moment, c'est bien pour prendre du recul sur la création et la manière dont elle traverse les générations. Le titre ne cache rien et il passera effectivement par près de trois millénaires pour arriver à ses fins. Après la prouesse d'un « Mad Max : Fury Road » survolté, il nous revient avec un pseudo huis-clos, plus malin qu'il n'y paraît. En revisitant la nouvelle de A. S. Byatt (The Djinn in the Nightingale's Eye) et en remaquillant les contes de « Mille et Une Nuits », il conçoit le portrait de l'imaginaire, où l'humanité et les récits se transcendent mutuellement. Le devoir de mémoire serait ainsi un détail dans ce format, qui justifie une envie de se ressourcer le temps d'une balade romantique, vocalement saisissant.

Le cinéaste australien place alors la narratologue britannique Alithea (Tilda Swinton) dans le sillage d'un récit qui démarre en amont, à l'époque de la reine de Saba et du roi Salomon, par exemple. L'intermédiaire pour s'y plonger n'est autre qu'un Djinn (Idris Elba), qui se questionne encore sur la nature humaine et leur sensibilité. L'ensemble est exploré sous l'angle de l'amour, aussi bien celui qui émeut, qui passionne ou celui qui trahit ses promesses. Ce génie, condamné à revivre les moments les plus difficiles de son existence, remet également en cause celle des humains qu'il a servis ou suivis. On en oublierait presque que trois vœux sont à exaucer pour la conférencière, de passage à Istanbul. Connaissant les risques qui affecteraient son âme, elle préfère passer son tour ou bien faire durer le suspense.

L'intrigue s'éparpille ainsi avec une facilité déconcertante, car le sens des transitions, des ellipses et par conséquent de la narration est à l'œuvre. Le sujet du film est en lui-même l'essence de son existence. Encore faut-il que le spectateur y croît, car tout le discours du long-métrage tourne autour de cet aspect mélancolique, qui affecte la qualité de lecture par endroit. Le voyage à monde ouvert se fait par l'incursion dans les souvenirs d’un Djinn ravagé et résilié, ce qui ne facilite pas la démarche d'Alithea, afin d'aider cet être à en faire le deuil. Ce qui manque alors cruellement à cette étape, c’est bien sûr une émotion, celle qui envoûte, celle qui enchante jusque dans la fantaisie que le réalisateur semble pleinement embrasser. Malheureusement, il n’y parvient pas toujours et il faudra sans doute attendre le dénouement pour se convaincre que toute cette odyssée n’était pas vaine. Hélas, ce sera bien trop tard pour que l’on profite de cette nouvelle complicité.

Pour le peu de moyens qu'on lui a laissé, Miller garantit un certain standing vis-à-vis de son film, qui ne cherche pas à être aussi épique qu'il puisse prétendre. Évidemment, des séquences sondent l'interprétation du conteur et celui du spectateur par la même occasion, mais l’on sent un peu trop de retenue et d’allers-retours dans ce « Three Thousand Years of Longing » (3000 ans à t'attendre). On le sent ainsi piégé dans le même réceptacle que son Djinn, qui est ici pour faire rêver les plus jeunes, tout en couleur. Mais pour ceux qui seraient un poil plus exigeant dans la manière de faire communiquer les époques et d’éponger la solitude qui les traverse, il y aura quelques obstacles à éviter avant d’atteindre la fascination.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2023
Un film curieux sur "un génie dans une bouteille" comme un conte de fee sur 3 siècles et les perennations de ce génie dit "djinn" en anglais malchanceux. Tous protagonistes féminins tombent amoureux de lui ou des qu'on lui demande les 3 vœux qu'il s'empresse de faire pour remercier la personne qui libère du flacon ou petite bouteille...un film curieux à voir pour le jeu du génie ou djinn à la Aladdin des temps modernes jouée avec superbe avec un Isris Elba en pleine forme..Tilda Swinton aussi est tres convaincante..À voir une bonne curiosite..
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2022
Un très bon George Miller, sans être un grand film ni même un chef-d'oeuvre (un film voisin qui aborde par ailleurs des thématiques similaires lui est supérieur : Le Labyrinthe de Pan)

Ceci dit, Three Thousand Years of Longing est une proposition de cinéma terriblement réjouissante et jubilatoire : une véritable ode à l'imaginaire et à la puissance évocatrice des mythes (thématique qui traverse absolument toute la filmo de Miller, que ce soit les Mad Max, les Happy Feet ou même Lorenzo).

Tilda Swinton est trucculente comme il faut en narratologue solitaire, et Idris Elba un monstre de charisme en Djinn(mais rien d'étonnant, le duo porte le film à lui tout seul).

Je pense par ailleurs que le film divisera un tantinet : cela n'a rien à voir avec ce que George Miller a fait auparavant, on est sur un plus petit film, presque un huis-clos en somme avec un goût assez prononcé pour le grotesque et même un côté anar.

Une conversation de 1h40 entre ces 2 individus, se racontant des histoires pour en apprendre un peu plus sur l'autre. Les digressions du Djinn sont celles où l'imaginaire entre en scène, malgré quelques FX voyants (là encore pas un gros budget), mais la maestria de Miller et la photo de John Seale (qui vient de prendre sa retraite) suffisent à donner du corps à l'univers visuel digne des 1001 Nuits (temple de Saba, palais ottoman et autres joyeusetés).

Sans trop en dévoiler non plus, tout le coeur du film fait sens à la toute fin (peut-être amenée un tantinet rapidement si je devais chipoter), en prodiguant là encore l'importance des histoires que l'on raconte.

Bref un très bon film pour ma part, extrêmement bien écrit en terme de dialogue et intellectuellement très stimulant. Même la BO de Junkie XL est assez inédite pour lui (on dirait du Patrick Doyle avec ce magnifique thème romantique lorgnant vers la musique ethnique)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse