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L’eau a beau être un symbole de vie et de pureté, mais l’homme et ses ambitions repoussent bien loin cette observation dorénavant. Au coeur d’un drame judiciaire et d’ordre environnemental, nous pouvions bien nous demander en quoi le réalisateur de “Loin du Paradis”, “I’m not there”, “Carol” et “Le Musée des Merveilles” pouvait bien apporter à un scandale d’une telle envergure. Pourtant, Todd Haynes a su insuffler de son style dans ce nouvel objet réaliste et immersif. Un grand travail sur les décors et accessoires afin de rendre crédible une époque pas si lointaine, années 90 et début des années 2000. La communication, les échanges d’informations, de fournitures, les démarches contre une menace naissante, tant de détails ont été brossé, car en dehors du récit, le film d’offre pas forcément plus en rigueur cinématographique. Nous restons sur une réalisation classique, mais qui n’amputera pas pour autant le message d'ordre public, qui bouleverse encore les modes de vie d’aujourd’hui et de demain.
Et pour bien comprendre de quoi on parle, il faut savoir de qui on parle. Ici, les industries chimiques ne sont pas les héros du monde modernes, mais bien des descendants du vice et du mal. Pourtant, la majorité des institutions véhiculent de bonnes valeurs jusque dans leurs marchandises, mais il faut rappeler qu’on peut les confondre avec les consommateurs. Dans l’exemple choisi, la société DuPont a réussi un tour de force, celui d’empoisonner son voisinage et sans représailles conséquentes. Evidemment, l’usage de la paranoïa est fortement prononcé, mais le film tranche sur l’ambiguïté et nous offre dès l’introduction, telle une oeuvre codifiée du genre horrifique, le ton et la couleur glaçante d’un récit qui bouleverse. Le combat d’un seul homme devient un combat de la survie pour tous. D’une révélation à une autre ou d’une explication chimique à des exemples plus concret, les éléments rassemblent le genre humain dans le même panier et le choc est inévitable.
Et pour soulager une nouvelle injustice, c’est l’avocat Robert Bilott (Mark Ruffalo) qui retourne sa veste et ouvre une frontière importante sur la gestion des déchets et une arnaque mondialement connue aujourd’hui. L’acteur donne donc tout ce qu’il a pour convaincre son audience et il mérite en effet notre attention, car le travail de Haynes sublime chacune de ses implications. Ses inquiétudes se transforment en tension et cette tension se métamorphose en révolution, qui avance passivement mais qui arrive à maturité, en pensant notamment aux réclamations gouvernementales sur les problématiques climatiques. Tout finit par devenir noir, avec un cynisme maîtrisé, mais qui déplace souvent le metteur en scène dans l’ombre de son intrigue qui s’exprime de lui-même. On ne ressent pas constamment sa patte mélodramatique qui l’a révélé, mais c’est avec surprise que l’ensemble fonctionne, autant dans la provocation qu’à la sensibilisation.
Ainsi va le cinéma, qui sait aussi bien catapulter des blockbusters assourdissants que des oeuvres autour de la conspiration et qui restera longtemps dans les esprits. Mais il y avait de la place pour plus d’audace. Le film s’est alors contenté d’être un bon élève, qui surfe sur la vague de la rigueur, sans pour autant négliger une palette émotionnelle nécessaire. Des drames familiaux sont parfois expédiés dans cette marre d’idéaux, apparemment non miscibles et toxiques. Dommage que l’on n’apporte pas plus de controverse du côté de la multinationale, négligeant mais puissant. Peut-être est-ce un choix clairvoyant, révélant son immunité, même dans la passivité. Et ce sera sur cette visibilité réduite que les démarches administratives et laborieuses auront plus d’impact et de réceptivité de la part d’un citoyen lambda, qui partage sans le vouloir un destin avec ses voisins. Le thriller est judiciaire, mais il est également humain et on ne peut lui enlever cette ambition qui lui offre un temps d’écoute solennel pour qui saura éveiller sa conscience ou son âme.
Et pour bien comprendre de quoi on parle, il faut savoir de qui on parle. Ici, les industries chimiques ne sont pas les héros du monde modernes, mais bien des descendants du vice et du mal. Pourtant, la majorité des institutions véhiculent de bonnes valeurs jusque dans leurs marchandises, mais il faut rappeler qu’on peut les confondre avec les consommateurs. Dans l’exemple choisi, la société DuPont a réussi un tour de force, celui d’empoisonner son voisinage et sans représailles conséquentes. Evidemment, l’usage de la paranoïa est fortement prononcé, mais le film tranche sur l’ambiguïté et nous offre dès l’introduction, telle une oeuvre codifiée du genre horrifique, le ton et la couleur glaçante d’un récit qui bouleverse. Le combat d’un seul homme devient un combat de la survie pour tous. D’une révélation à une autre ou d’une explication chimique à des exemples plus concret, les éléments rassemblent le genre humain dans le même panier et le choc est inévitable.
Et pour soulager une nouvelle injustice, c’est l’avocat Robert Bilott (Mark Ruffalo) qui retourne sa veste et ouvre une frontière importante sur la gestion des déchets et une arnaque mondialement connue aujourd’hui. L’acteur donne donc tout ce qu’il a pour convaincre son audience et il mérite en effet notre attention, car le travail de Haynes sublime chacune de ses implications. Ses inquiétudes se transforment en tension et cette tension se métamorphose en révolution, qui avance passivement mais qui arrive à maturité, en pensant notamment aux réclamations gouvernementales sur les problématiques climatiques. Tout finit par devenir noir, avec un cynisme maîtrisé, mais qui déplace souvent le metteur en scène dans l’ombre de son intrigue qui s’exprime de lui-même. On ne ressent pas constamment sa patte mélodramatique qui l’a révélé, mais c’est avec surprise que l’ensemble fonctionne, autant dans la provocation qu’à la sensibilisation.
Ainsi va le cinéma, qui sait aussi bien catapulter des blockbusters assourdissants que des oeuvres autour de la conspiration et qui restera longtemps dans les esprits. Mais il y avait de la place pour plus d’audace. Le film s’est alors contenté d’être un bon élève, qui surfe sur la vague de la rigueur, sans pour autant négliger une palette émotionnelle nécessaire. Des drames familiaux sont parfois expédiés dans cette marre d’idéaux, apparemment non miscibles et toxiques. Dommage que l’on n’apporte pas plus de controverse du côté de la multinationale, négligeant mais puissant. Peut-être est-ce un choix clairvoyant, révélant son immunité, même dans la passivité. Et ce sera sur cette visibilité réduite que les démarches administratives et laborieuses auront plus d’impact et de réceptivité de la part d’un citoyen lambda, qui partage sans le vouloir un destin avec ses voisins. Le thriller est judiciaire, mais il est également humain et on ne peut lui enlever cette ambition qui lui offre un temps d’écoute solennel pour qui saura éveiller sa conscience ou son âme.
Malgré un petit air de déjà-vu, ce drame inspiré de faits réels séduit facilement par sa sobriété et sa sincérité. Mark Ruffalo (également coproducteur) est impressionnant de justesse.
Ce film américain traite d'un fait très actuel dans son thème. C'est l'histoire vraie de cet avocat d'affaires Bob BILOTT qui va prendre la défense des victimes d'une grande entreprise chimique DuPont. Ce film du réalisateur de « CAROL » est réalisé avec beaucoup d'efficacité. L'avocat est incarné par un Mark RUFFALO époustouflant de réalisme. A noter qu'il est à l'origine de ce film et en est également le producteur. C'est absolument passionnant à suivre jusqu'au terme de ce film sur un scandale environnemental et sanitaire.
Le réalisateur américain Todd Haynes nous livre un "Dark Waters" qui tient toutes ses promesses.
Le film, avec une progression lente, qui se veut bien évidemment réaliste vis-à-vis de la durée "excessive" du procès, nous parle d'une histoire vraie : celle d'un célèbre avocat, Robert Bilott (très bien interprété par Mark Ruffallo) spoiler: défenseur avéré de l'environnement et qui a osé, en 2016, dénoncer les pratiques chimiques de l'entreprise DuPont dans les eaux à Parkersburg en Virginie Occidentale, qui empoisonnent petit à petit les habitants et les animaux alentours.
Cette affaire, très médiatique à l'époque, entre parfaitement dans les problématiques auxquelles notre société doit malheureusement faire face aujourd'hui, comme l'écologie, la pollution voire même le non-respect de l'environnement. spoiler: Par son "Dark Waters", Todd Haynes montre aux spectateurs toute la pression qu'a dû endurer l'avocat Bilott "à cause" de cette prise de risque, de cette poursuite engagée de son plein gré contre l'entreprise chimique DuPont.
Certes, ce film d'environ deux heures peut d'abord paraître long, mais rapidement une atmosphère tendue et étrange se met en place, et nous sommes obligés, par leur importance, de suivre avec attention le déroulement des recherches de cet avocat acharné.
Pour obtenir cinq étoiles, "Dark Waters" aurait pu créer plus de suspense encore par rapport à cette affaire que certains vont qualifier "d'apathique", en la rendant plus attrayante par les images, les plans, même si c'est en réalité très bien réalisé dans l'ensemble.
L'histoire en elle-même est plus terne, plus sobre, faisant passer le réalisme des faits et le message avant la mise en scène mais de la part de Todd Haynes, prendre ce parti de la "sobriété" a été une réussite, dans "Dark Waters", afin de conter brillamment ce récit à suspense. Oui, une réussite. Une réelle efficacité, puisque que le spectateur sera captivé à chaque seconde du film, à chaque nouvel élément à résoudre, à assimiler, et à comprendre. L'intrigue est maintenant lancée, il ne reste plus qu'à observer toutes les épreuves physiques et morales que vont devoir subir non seulement l'avocat et sa famille, mais aussi de l'autre côté les victimes, au cours de ces années de recherches et de combat, de guerre, unies autour d'un seul et unique but, spoiler: faire tomber cette entreprise milliardaire et donner justice à toutes les personnes qu'elle a pu toucher dans son passage...
Le film, avec une progression lente, qui se veut bien évidemment réaliste vis-à-vis de la durée "excessive" du procès, nous parle d'une histoire vraie : celle d'un célèbre avocat, Robert Bilott (très bien interprété par Mark Ruffallo) spoiler: défenseur avéré de l'environnement et qui a osé, en 2016, dénoncer les pratiques chimiques de l'entreprise DuPont dans les eaux à Parkersburg en Virginie Occidentale, qui empoisonnent petit à petit les habitants et les animaux alentours.
Cette affaire, très médiatique à l'époque, entre parfaitement dans les problématiques auxquelles notre société doit malheureusement faire face aujourd'hui, comme l'écologie, la pollution voire même le non-respect de l'environnement. spoiler: Par son "Dark Waters", Todd Haynes montre aux spectateurs toute la pression qu'a dû endurer l'avocat Bilott "à cause" de cette prise de risque, de cette poursuite engagée de son plein gré contre l'entreprise chimique DuPont.
Certes, ce film d'environ deux heures peut d'abord paraître long, mais rapidement une atmosphère tendue et étrange se met en place, et nous sommes obligés, par leur importance, de suivre avec attention le déroulement des recherches de cet avocat acharné.
Pour obtenir cinq étoiles, "Dark Waters" aurait pu créer plus de suspense encore par rapport à cette affaire que certains vont qualifier "d'apathique", en la rendant plus attrayante par les images, les plans, même si c'est en réalité très bien réalisé dans l'ensemble.
L'histoire en elle-même est plus terne, plus sobre, faisant passer le réalisme des faits et le message avant la mise en scène mais de la part de Todd Haynes, prendre ce parti de la "sobriété" a été une réussite, dans "Dark Waters", afin de conter brillamment ce récit à suspense. Oui, une réussite. Une réelle efficacité, puisque que le spectateur sera captivé à chaque seconde du film, à chaque nouvel élément à résoudre, à assimiler, et à comprendre. L'intrigue est maintenant lancée, il ne reste plus qu'à observer toutes les épreuves physiques et morales que vont devoir subir non seulement l'avocat et sa famille, mais aussi de l'autre côté les victimes, au cours de ces années de recherches et de combat, de guerre, unies autour d'un seul et unique but, spoiler: faire tomber cette entreprise milliardaire et donner justice à toutes les personnes qu'elle a pu toucher dans son passage...
Bon film dans l'ensemble et plutôt bien interpréter grâce à son excellent casting. Toutefois il reste très classique dans sa trame narrative, et donne un méchant goût de déjà-vu, à savoir une multinationale dont une usine pollue l'eau en déversant des substances chimiques qui se retrouveront egalement dans les produits de la vie quotidienne et empoisonnera les habitants de proximités le tout provoquant différentes maladies, et de ce fait va se retrouver dans une bataille juridique. C'est d'ailleurs ce que proposait à peu de choses près Erin Brockovich il y a déjà 20ans ou une usine rejetait du chrome-6 dans l'eau potable. Correcte donc mais manquant d'originalité dans sa construction pour être réellement marquant et se différencier.
Sujet intéressant mais le traitement de l'affaire manque clairement de profondeur. La réalisation est inégalee et le jeu de Mark Ruffalo trop lourdeau.
Film fracassant ! De plus avec une affaire encore en cours de cette importance (du jamais vu !). Nul doute que cela va faire des remous. Quand au film, bio bien maîtrisée, compréhensible et dénonce encore qu'au nom de l'argent, tout est possible. 4/5 ! A voir !!!
Simplement incroyable, très bien jouer, moi qui ai suivis. Être affaire elle a bien était reprise . Merci au réalisateur .
Un excellent film dans la veine d'Erin Brockovich. Le film se veut dérangeant, horrible quand on sait que c'est une histoire de vraie. Cela fait beaucoup réfléchir. Nous nous tuons à petit feu avec le temps avec notre consommation aveugle de tout ce qu'on nous propose. Le casting est parfaitement adapté. Cela change de voir Hulk dans un registre différent. L'atmosphère est bien rendu (avec une excellente bande son).
Ce film présente un beau sujet assez intéressant mais son rythme anéanti tout le film. C'est vraiment dommage. Le casting est assez décevant de la par de ces acteurs, qui sont pourtant généralement bons dans leurs rôles. Cette affaire aurait pu être captivante si l'histoire avait été mouvementée.
DARK WATERS revient sur la découverte d'un substance chimique toxique rejetée dans les eaux publiques, et tout le travail sur plusieurs années d'un avocat pour les controler qui originellement travaillait pour ces multinationales rejetant ces déchets toxiques. Le film est un "David et Goliath" assez classique mais prenant, servi par quelques plans à la Todd Haynes et surtout un Mark Ruffalo très inspiré.
Belle réalisation ainsi qu'une photographie tout à fait particulière, pour un film qui ne fait que marcher dans les pas de Spotlight version pharmaceutique. C'est pas mal dans l'ensemble, sans être une véritable découverte non plus.
Le film retrace le scandale du teflon, et principalement l'entreprise DuPont qui a fait beaucoup de dégât et qui continu d'en faire aujourd'hui. On suit l'avocat Robert Bilott interprété par Mark Ruffalo, dans une quête presque perdu d'avance, on a parfois du mal à croire ce qu'on entend tellement c'est choquant, mais le film reste fidèle et même les vrais noms sont conservé.. Au delà de l'histoire, les interprétations sont bonnes et la réalisation plutôt correct. 3.6/5
Un film plein de qualités qui met en avant le combat d'un homme contre un fléau industriel qui perdure depuis des décennies. Excellente BO et très bon casting pour ce film qui mériterait bien plus de visibilité.
Tout le monde connait le téflon, utilisé dans de nombreux secteurs : chimie, textile, aéronautique, automobile. En revanche, bien peu de gens savent que le PFOA ou acide perfluorooctanoïque est une sorte de colle industrielle pour faire tenir le Téflon. Et dont la haute toxicité est avérée comme le montre Dark Waters, film à charge sur la façon dont un avocat américain s'est attaqué depuis une vingtaine d'années à un géant de la chimie, dont le nom est mondialement connu. Le long-métrage est d'utilité publique, dénonçant avec force détails la manière dont une entreprise toute puissante empoisonne sciemment la population et pollue la planète, sans une once de remords. C'est ce qui s'appelle avoir des casseroles, en téflon, évidemment ! Le scénario de Dark Waters s’inscrit dans la lignée des films d’enquête sanitaire ou écologique, avec pour modèle déposé l'Erin Brockovich de Soderbergh. Il est assez étonnant de retrouver Todd Haynes aux manettes du film, très loin du style flamboyant de Carol ou de Loin du paradis. Le cinéaste a opté pour une manière très sobre, c'est le moins que l'on puisse dire, faisant passer le réalisme des faits et le message avant la mise en scène qu'on ne peut qualifier que de terne, terme que l'on ose à peine écrire concernant un réalisateur connu pour son excellence virtuose. Dark Waters est sans doute à l'image de son personnage principal, peu sympathique d'emblée mais tenace et prêt à risquer sa carrière et sa vie à une cause pour laquelle il se sent investi. Mark Ruffalo, initiateur du projet et producteur, joue ce héros, seul ou presque contre une entreprise gigantesque et un système corrompu, avec une absence d'effets qui frise la perfection. Il porte le film sur ses épaules, qu'il a suffisamment larges, mais il est dommage que Anne Hathaway, à ses côtés, n'ait rien d'autre à jouer que le rôle de l'épouse dévouée qui s'occupe d'élever ses enfants tandis que son mari se consacre à sa vocation de chevalier "blanc". Et encore une fois, il est vraiment regrettable que d'un point de vue purement formel Dark Waters ne soit pas à la hauteur de son sujet.
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