Beaucoup de clichés enfilés les uns après les autres, le paysan a forcément une vieille diesel poussive quand le chef du syndicat a un gros range rover, les gens sont forcément taiseux et ne se parlent pas, une femme paysanne est forcément moquée par les hommes, etc etc. L'image est pesante, beaucoup de ciels gris, sombres, le son également est pesant avec un abus de meuglements pas toujours justifiés, des mouvements de caméra mal maitrisés, souvent trop focus sur une actrice qui n'a pas grand chose à faire passer. C'est un film qui veut se donner un style mais sans y parvenir, du coup on observe les détails de la mauvaise mise en scène et cela empêche de vraiment rentrer dans le film. C'est dommage car l'idée de départ est bonne, il y a matière à faire un film vraiment meilleur.
J'ai vu ce film par hasard et j'ai assisté a un film fort , interprété par des acteurs crédibles. Une œuvre qui mérite mieux qu'une sortie au mois d'aout .
Enfin vu au Trianon à Romainville. Finesse du scénario, justesse des dialogues et du jeu, magnifiques images... Film remarquable... Je le recommande ++
On a gardé en mémoire l’excellent Au nom de la terre d’Édouard Bergeon et ce film de Naël Marandin semblait emprunter le même chemin. La crise du monde agricole s’illustre de nouveau à travers les difficultés d’une exploitation familiale étranglée par les dettes. La terre des hommes bascule lors d’un face à face glaçant entre Constance & Sylvain au cours duquel on se retrouve, à l’image de l'héroïne, totalement démuni. Un traumatisme dans lequel la jeune femme va s’enfermer d’autant plus qu’elle évolue dans un milieu presque exclusivement masculin. Cela n’est plus une découverte, Diane Rouxel montre une nouvelle fois toute l’étendue de son talent et porte littéralement le film.