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Ciné-13
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2,0
Publiée le 9 avril 2022
Acteur principal désincarné, photographie sale, 1ers plans flous, cadrages approximatifs, musiques underground : du cinéma dégoulinant de nostalgie... (10 mai 1981). La scène du déminage du P4 est très réussie --> direction BERLIN... Et puis ça recommence : frère déglingué, garage miteux, amoureux transi de la belle Marianne errant entre les deux frères, on repart littéralement avec de la pêche!
J'ai été bluffé par ce film, il raconte une période que j'ai vécue, et des lieux qui m'ont marqué comme le Berlin de 1980. Comment ce jeune réalisateur, né précisément en 1980 ainsi que son équipe de co-scénaristes ont ils eu autant de réussite dans leur propos? Il est étonnant pour moi de constater que les artistes de ma génération, ont été infoutus de décrire l'époque et qu'il faut que ce soient des jeunes qui en parlent le mieux, en langage de cinéma. Le film se tient, et l'errance narrative dénoncée par certains reflète simplement l'errance existentielle de nos vies à ce moment là. De la mienne en tout cas. Les gars qui ont fait le Vietnam ont eu 250 films sur leur expérience, nous rien. Merci a cette équipe d'avoir tenté et réussi ce voyage dans le temps. J'imagine que les illusions perdues restituait correctement son temps, mais plus personne n'est là pour le confirmer. Moi je vous le dis, si l'époque vous intéresse : Foncez y !
Dans Les magnétiques, d’emblée, l’énergie de la reconstitution folle de 1981 et de l’espoir soulevé par le 10 mai nous étreint charnellement avec plaisir.… L’insouciance en bandoulière, des rêves plein les poches, l’utopie en étendard. Une passion française, de la petite histoire dans la grande. Amour, drogue, rock et politique. Le lendemain de l’élection de Mitterrand, c’est la mort de Bob Marley… « Mauvais présage mon pt’it philou », dit Jérôme à son frère, reprenant ainsi la pensée première du réalisateur.
Et puis, au moins une scène qui confère à la grâce, notamment quand Philippe, dans sa déclaration d’amour à Marianne, en mode génie avant-gardiste, impose à la radio une sorte de mix, avec notamment des micros qui dansent, une tasse à café sur une platine vinyle, et un montage saturé sur la voix de Marianne donnant ainsi souffle et vie à l’assertion de son pote : « C’est pas la politique qui va changer le monde, c’est la musique, c’est l’art… ».
Au final, Les magnétiques dégage une authenticité dans sa reconstitution, mais vient aussi nous parler de la force des rêves, aspiration intemporelle, et à défaut de « Changer la vie », telle une promesse très politicienne jamais tenue, Les magnétiques permet un très joli moment cinéphile.
Ce film fait partie des films que l'on n'attend pas, du moins pas de manière très médiatisée, très soutenue. J'en ai fait la connaissance par une rubrique, qui vantait ce long métrage comme une pépite brute, symbole d'une époque.
La curiosité est parfois très bonne collègue pour aller au cinéma. Ce film dépeint donc un canevas dont l'histoire principale est celle de deux frères, qui entre autres choses, animent une radio amateur avec brio. L'un s'occupe de la parole, l'autre des "potars" comme il le dit si bien. En plein début des années 80, là où la jeunesse exulte de l'arrivée au pouvoir du PS, le service militaire est encore obligatoire, et dans leur tête un seul terme revient : P4, pour "réformé".
Cependant comme dans toute famille, comme dans toute époque, comme dans toute histoire, comme dans toute vie, rien n'est simple. Et dans cette ère des cheveux longs et de la défonce à moult substances (avec en featuring le cancer du poumon vu la quantité de fumeurs), les chemins seront bien complexes à garder droits.
Oui, ce film est une pépite. Un genre d'âpreté qui glace mais qui sublime également. Les années 80 sont redoutablement bien représentées. On sent l'attention du détail, le génie créatif des plans et des ambiances, qui réussissent à rendre glaciale une scène, juste par un son, une lumière, un non dit. Les acteurs et actrices, peu connu(e)s, rendent leurs personnages crédibles et donnent un vrai carburant à leurs émotions.
Il y a aussi un personnage principal qui joue tout le long du film et qui mérite une récompense à lui seul : la bande originale. Si vous aimez les années 80 vous allez vous régaler. Cela forme un bon duo avec la mise en scène, proprement divine, sur les capacités du héros à manipuler les outils radiophoniques. Une des scènes en particulier, est une merveille qui m'a fait frissonner.
Et même si le film aurait pu se muscler, dans son rythme, dans son propos (on ne parle que peu de la politique, des espoirs, des envies), il reste une tranche de vie tendre et moelleuse sur un plat réaliste, froid et souvent âpre.
Reste que ce message, celui de vivre, pleinement, résonne dans la salle de cinéma, comme un message certes intemporel, mais qui est ici comme projeté par le film, amplifié et modelé pour résonner dans nos coeurs. La vie est trop courte et trop semée d'embûches pour rester planplan. Place au rock.
Je n'ai pas accroché à ce film qui m'a un peu endormi, pourtant c'est une période de ma vie mais un milieu de campagne un peu spécial que je n'ai ps connu et qui ne m'a pas inspiré. ..
Le plus beau film de l’année est en salle : courez y. Un premier film parfait. Scénario, mise en scène, cadre, photographie, musique, interprétation. Tout y est Des scènes fortes, de l’émotion, de l’authenticité. Un film d’initiation : le difficile parcours d un jeune provincial mutique et passionné de radio en l’an 81, incarné par le sensible et déterminé Thimotee Robard J’espère que les votants des cesars le salueront ainsi que l’ensemble des acteurs et techniciens qui nous ont livré ce bijou. Et en premier lieu son metteur en scène qui entre directement , avec ce premier film, dans la cour des grands ! Bravo.
UNE CLAQUE, la mise en scène est incroyable d'intelligence, on retourne avec nostalgie et plaisir dans les années 80 en suivant la trajectoire de ces 2 frères. D'une petite ville bretonne en passant par Berlin.. le film raconte un temps qui n'est plus.. on rit on pleure en écoutant du bon son et ça fait vraiment du bien Magnétique tout simplement!
Ce film donne une image du cinéma Français abusivement horrible. Je qualifierais cela de téléfilm de cinéma pour les nostalgiques des années 80 et de 68...
Je pensais me plonger dans les 80’s et la naissance des radios libres ; et me trouver renvoyé à mon adolescence. Ce thème que l’on pense central et c’est ce que communique l’affiche du film n’est que le décorum d’un film qui parle de tout autre chose. Et ces thèmes abordés sont ceux que l’on retrouve fréquemment dans les films d’émancipation des jeunes adultes : le lien à la famille, les histoires amoureuses compliquées, trouver sa voie,… De fait, on est sur des rails du déjà vu ; les personnages manquent d’ampleur, le script linéaire est sans surprise. Un gentil moment mais très loin de ce qu’un film sur les radios libres aurait pu proposer. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Super film, ça été une belle surprise tant sur le fond que la forme. Le film est prenant, l'immersion de l'époque est totale, tant par l'univers, la politique, le décor, et la musique qui un énorme plus du film. Au niveau émotion c'est vraiment très fort on passe par tous de l'humour, à des moments de tristesse et il y a l'espoir de cette jeunesse de vouloir s'en sortir sui fait chaud au cœur. Je recommande vivement, on n'en sort avec un très bon moment de passé. Énorme bande son, le réalisateur a vraiment mis une empreinte de passion avec plein de clin d'œil de cette époque ..
Si les acteurs et le décors sont sans faute de gout, que veut montrer / démontrer le réalisateur... Les relations familiales et fraternelles dans les années 80 ? Rien de "révolutionnant". Le personnage du frère révolté est bien plus intéressant mais pas exploité. Dommage
Très beau 1er long métrage qui nous transporte dans les années 80, juste après l'élection de F Mitterand.Le début des radios libres, le service militaire (encore obligatoire), les 1ers émois du personnage principal, une famille où on se parle peu, le lien entre deux frères... A voir impérativement, pour la bande son aussi !
Le film tient quelque chose, mais traîne pas mal de faiblesses et de coupures de rythme (injustifiées) derrière lui, dommage. On y est plus sensible quand on a grandi avec cette bande son punk rock, d'un monde bien disparu et assez bien rendu dans le film dans un cadre rural. Le passage à l'armée n'apporte pas grand chose, il eût sans doute été préférable d'accorder plus de place à la musique et à son boulot de DJ radio. La scène de "The Frog" à la BBC est si réussie qu'elle ne peut que nous laisser des regrets sur ce que le film aurait pu accomplir s'il avait poursuivi dans cette veine. Les acteurs sont excellents... à voir quand même !