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2,5
Publiée le 26 juin 2022
« Bienvenue dans l'armée française, monsieur Bichon. » Alors qu'il avait tout fait pour être réformé, Philippe doit faire son service militaire, ce qui tombe pile au moment où il rencontre la fille de ses rêves. "Les magnétiques" n'est pour autant pas un film sur l'armée et c'est même difficile de dire sur quoi porte réellement le premier film de Vincent Maël Cardona. Avec six scénaristes crédités, l'histoire parle de nombreuses choses, mais sans partir dans tous les sens. Ce n'est jamais désordonné ou brouillon, mais c'est l'évolution est frustrante, car beaucoup de choses ne sont pas développées comme on l'aurait souhaité. Aucun regret pour la relation fraternelle, car Jerome ne parait pas sympathique notamment parce que son personnage n'est pas développé justement, par contre je suis un peu plus déçu pour la relation avec Marianne ou encore cette passion pour la radio qui donnent clairement les meilleures scènes du film. J'ai aimé l'énergie de l'époque et le charme de certaines scènes, mais l'histoire est beaucoup trop frustrante pour donner un film satisfaisant.
Film plusieurs fois primé, "Les magnétiques" décrit la vie de deux frères aux caractères opposés après la victoire de Mitterand en 1981. L'heure est aux premières radios pirates et à tous les excès. Quand Jérôme doit quitter le garage familial pour effectuer son Service National en Allemagne, il se rend compte qu'il aime la même femme que son frère. Une bande-son qui ravira les nostalgiques des années 80, la scène punk à Berlin-est, le tout teinté de dramaturgie, ce film a vraiment de la gueule. Vincent Maël Cardona signe un premier long-métrage très prometteur, porté par des acteurs non-professionnels, qui dégagera chez certains une nostalgie prégnante.
Pour dire comment va le monde , ce premier film signé Vincent Maël Cardona reprend les fondamentaux de notre passé assez récent, sur les années Mitterrand, et cette transition politique qui nous conduira vers un libéralisme débridé. Philippe surnage au milieu de cette bulle inconfortable, mais tout aussi passionnante pour sa jeunesse qu’il coule auprès de son frère Jérôme qui occupe beaucoup de place. Les radios libres sont encore pirates mais la fratrie prend malin plaisir à inonder les ondes . Avant que l’âge adulte ne rattrape les mauvais côtés du grand frère quand Philippe découvre l’amour et donc la vie. Rien de simple, l’aimée l’est aussi par Jérôme. Le service militaire, les fêtes et la boisson, la famille en charpie , l'apprentissage de la vie aux accents de la grande Histoire. Vincent Maël Cardona conjugue avec adresse l'art de la jeunesse mêlée aux bruissements du monde. AVIS BONUS Une décoratrice, un preneur de son racontent la manière dont ils opèrent. Le réalisateur au festival de Cannes répond au public. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Je pensais me plonger dans les 80’s et la naissance des radios libres ; et me trouver renvoyé à mon adolescence. Ce thème que l’on pense central et c’est ce que communique l’affiche du film n’est que le décorum d’un film qui parle de tout autre chose. Et ces thèmes abordés sont ceux que l’on retrouve fréquemment dans les films d’émancipation des jeunes adultes : le lien à la famille, les histoires amoureuses compliquées, trouver sa voie,… De fait, on est sur des rails du déjà vu ; les personnages manquent d’ampleur, le script linéaire est sans surprise. Un gentil moment mais très loin de ce qu’un film sur les radios libres aurait pu proposer. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Je ne m'attendais pas du tout à ça et j'en ressors enchanté. Un superbe et poétique chronique du début des années 80 et de l'aube des années Mitterrand à travers la jeunesse et les radios libres. Hypnotisant, cette histoire se déroule sous nos yeux sans grandiloquence mais on ne peut jamais décrocher. Un beau film, reposant et envoutant.
« Here are the young men, the weight on their shoulders » Nous sommes en 1981, sur les épaules des jeunes gens reposent : le poids du sida, du service militaire et des kilos de cassettes à rembobiner. Le film "Les magnétiques", réalisé par Vincent Maël Cardona, sorti en novembre 2021, dresse le portrait de toute une époque : de la naissance des radios pirates à l’élection de François Mitterand. Des chansons brisent sans cesse le silence, comme Decades de Joy Division. En même temps, quelle place pour le silence à la radio ? Philippe fait valser ses cassettes assez vite pour ne lui en accorder aucune. Récompensé par le César du Meilleur premier film, Les magnétiques est emprunt de l’euphorie émanant de la naissance des radios libres.
Étonnante et originale approche de ces années 80 et des radios libres ... et donc peut être aussi de cet élan de liberté inspiré par cette période post-81. Plus étrange le parcours armée puis l angle d attaque qui suit ... on nous perd. On se prend à se demander ; est ce un drame social ? Une histoire d amour ? Enfin bon ... c est au moins intriguant. On suivra donc cette aventure... magnétique, jusqu'a sa fin.
Magnétique assurément, par la poésie de son écriture et la sensualité de sa mise en scène. Souvenirs d'une époque bascule entre espoir et réalité. Convenu, mais sincère.
Les magnétiques nous raconte une époque, la fin d'un cycle allié à l'innocence, l'admiration pour son aîné et le fait de trouver sa propre voie, de se réaliser. Un premier film gentil, trop sage et léger, qui se cherche, à l'image des thèmes prétendument évoqués. D'ailleurs la mise en scène et la photographie restent banales. Ni passionnant, ni émouvant.
Ce qui fait l’originalité, et donc la valeur des Magnétiques est la façon avec laquelle il aborde l’historique par le prisme de l’atmosphérique : la caméra semble flotter dans les airs, suffisamment légère et mobile pour sauter d’un lieu à l’autre, d’un pays à l’autre. Le travail sonore crée un microcosme organique qui nous intègre et suscite en nous des émotions, voire réveille des souvenirs au moyen des chansons ou des ondes magnétiques qui résonnent – la séquence de première diffusion à l’étranger, au cours de laquelle Philippe fait pendre les micros et entendre au monde ses sons, compte parmi les plus belles d’un long métrage surprenant, love story et désillusion à la fois qui creuse l’image mythifiée de la France de Mitterrand pour en révéler les aspérités.
La réalisation multiplie les trouvailles sans jamais paraître clinquante ou chercher à le devenir ; modération et talent se conjuguent, de la même façon qu’elles s’incarnent en Philippe, amoureux qui vit ici un récit d’apprentissage et trouvera, à terme, les moyens de déclarer sa flamme, des moyens au carrefour de la parole et du sonore. Les acteurs sont tous excellents et contribuent à l’incandescence générale – « ça brûle, ça brûle encore », entend-on sans cesse. Premier (grand) film de Vincent Maël Cardona : à suivre !
Perplexe... C’est le sentiment qui prédomine après avoir vu cette œuvre. Un film acclamé un peu partout et porté aux nues par la critique (surtout parisienne et élitiste, mais bon) et bien sûr récipiendaire du César du meilleur premier film. Alors qu’en face se trouvaient le documentaire « La Panthère des neiges » mais aussi l’excellent film de genre « La Nuée » et surtout « Gagarine ». Des concurrents, à notre sens, qui méritaient bien plus ce prix que ce film ennuyeux et au déroulé erratique. « Les Magnétiques » fait clairement partie des œuvres qui laissent dubitatifs et encore plus quand on sait à quel point les avis semblaient dithyrambiques. S’il y a un certain parfum de nostalgie sympathique, bien rendu et incontestable, pour le reste...
On ne peut pas dire non plus que Vincent Maël Cardona soit manchot au niveau de la caméra. L’image est plutôt soignée et il nous gratifie de quelques plans très esthétiques (la scène d’amour éclairée aux phares de voiture devant une usine est visuellement très agréable) et des séquences bien senties (la scène de club à Berlin). C’est plutôt au niveau du rythme, du scénario et des thématiques que le bât blesse. On part sur un état des lieux des radios pirates avant l’élection de Mitterand en 1981 qui aboutit à la libération des ondes. Qu’en fait le script? Pas grand-chose au final puisque la suite vogue vers d’autres horizons alors que cela semblait être le cœur du film. La bande originale est même plus que décevante pour un film de la sorte. Puis on suit le personnage principal dans son service militaire pour une succession de scènes peu engageantes et enfin terminer sur un triangle amoureux contrarié pas beaucoup plus palpitant.
Au final, « Les Magnétiques » emprunte pas mal de directions et de chemins narratifs mais finit surtout par faire du surplace. Et on se demande une fois la projection terminée ce qu’a bien pu vouloir nous dire Cardona avec son premier film. Il plaira peut-être à certains nostalgiques de cette époque, cette jeunesse gauchiste revigorée par l’accession au pouvoir du président socialiste. Mais, de la même manière, le cinéaste ne tire pas vraiment parti de la connotation politique du contexte dans lequel évoluent ses personnages. Quant aux acteurs, ils ne livrent pas de compositions particulièrement mémorables et Timothée Robart n’a pas le charisme nécessaire pour le rôle. Bref, un coup dans l’eau dont on se demande encore pourquoi tant de louanges.
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Acteur principal désincarné, photographie sale, 1ers plans flous, cadrages approximatifs, musiques underground : du cinéma dégoulinant de nostalgie... (10 mai 1981). La scène du déminage du P4 est très réussie --> direction BERLIN... Et puis ça recommence : frère déglingué, garage miteux, amoureux transi de la belle Marianne errant entre les deux frères, on repart littéralement avec de la pêche!