Les Magnétiques
Note moyenne
3,3
1872 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

117 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
35 critiques
3
30 critiques
2
26 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Franck
Franck

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2022
Jérôme et Philippe sont deux frères coincés dans la campagne française du début des années 80. Jerome l’aîné porte la moustache, les cheveux longs, courent les filles et l’alcool sur fond de rock dur. Philippe le second accompagne son frère et le porte souvent en fin de soirée jusqu’à la ferme familiale transformée en garage automobile crasseux où il ne reste que leur père. Jérôme et Philippe transcendent un quotidien morne par un secret : une radio pirate qu’il anime depuis un grenier. Jérôme parle, susurre, crie sa révolte en guise d’annonce des tubes, Philippe pousse les boutons... enfin mieux, il crée des sons, des mix! Mais l’arrivée de Marianne en apprentissage au salon de coiffure, incarnation de la liberté et le départ à l’armée de philippe vont ébranler le fragile équilibre de ce petit monde... très beau premier film, sensible dans un univers à la fois morne et dur. Et un acteur central taiseux et magnétique.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 janvier 2022
Pourquoi les cinéastes français s’imaginent-ils que leurs souvenirs d’adolescence vont passionner le monde ? Ici il s’agit de deux frères qui au début des années 80 participent aux débuts d’une radio libre. On se désintéresse rapidement de leurs aventures et de leurs amours, d’autant que le ton d’ensemble est plutôt glauque et tristounet. Qui donc peut s’amouracher d’une fille mutique dont on dirait qu’elle vient d’enterrer toute sa famille ? Appeler Joy division à la rescousse n’arrange pas les choses ! Encore un film inutile ; une vidéo de famille aurait largement suffi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2022
Très beau 1er long métrage qui nous transporte dans les années 80, juste après l'élection de F Mitterand.Le début des radios libres, le service militaire (encore obligatoire), les 1ers émois du personnage principal, une famille où on se parle peu, le lien entre deux frères... A voir impérativement, pour la bande son aussi !
Floyz
Floyz

54 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juin 2022
En tant que passionné de radio je suis aller voir ce film .

Ca démarre bien c'est rythme et puis petit à petit c'est lent on s'ennuie un peu la radio est un prétexte pour parler d'une époque vraiment dommage
Vincent Lignereux D
Vincent Lignereux D

47 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
Vu ce film cet après midi, j'ai tout simplement adoré. Ce film est une petite pépite poétique, nostalgique, romantique, drôle, dramatique. Un film unique en son genre, intelligent et à l'abri de toute forme d'influence. Une oeuvre d'art. Mention spéciale à Marie Colomb, tout simplement parce que je suis totalement sous le charme, subjugué. Tous les autres acteurs sont bons aussi. Ce film est une perle rare. Bravo au réalisateur.
apolline
apolline

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2021
J'ai adoré!! Les visuels et la bande son est excellent, très vintage je peut comprendre qu'on ne soit pas enchanté par ces effets mais à titre personnel je suis une grande fan. Les couleurs et les musiques m'ont boulversé, plus que l'intrigue je dois dire. On a du mal à comprendre ou le film veut nous amener, il est un peu disloqué.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 décembre 2021
Un film prometteur, la scène du psy pendant les 3 jours tenu par le réalisateur nous révèle aussi tout le talent d'acteur du metteur en scène. Le frère du héros est un Patrick Dewaere en puissance... il disparaît trop vite de l'histoire. Beau travail plastique sur le son et l'image!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2021
Un film tout simplement extraordinaire. Une bande son hallucinante avec Trisomie 21, Marquis de Sade, Joy Division. Une photo, une réalisation vraiment excellentes. Je comprends que ce film ait tapé dans l'oeil de nombreuses personnes à Cannes avec à la clef un prix mérité.
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2021
J'aurais dû adorer ce film: la musique, la jeunesse rock n roll, les eighties, la recherche de nouveaux sons, les radios libres et tant d'autres choses.

Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, les personnages sont restés loin de moi. Ce n'est pas une question d'interprétation, la prestation des acteurs est bonne. Ce doit plutôt être dans le scénario ou dans la narration que le bât blesse.

C'est un peu dommage car il y a quelques belles scènes et quelques belles idées.

Réalisateur et acteurs à suivre!
Mecamood#347
Mecamood#347

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2022
Présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes, les magnétiques est le premier film de vincent maël Cardonna. Le film raconte l'histoire de Phillipe, habitant une petite ville de province, menant un projet de radio-pirate avec son grand frère, qui est bien plus confiant que lui. Il sera recruté par l'armée et envoyé à Berlin alors qu'il commencait à nouer une relation avec la femme de son frère. L'histoire se déroule dans les années 80 (la première scène nous montre la café de la ville qui célèbre l'élection de Mitterand) et on sent de la part du réalisateur une nostalgie de cette époque à laquelle le film constitue une sorte d'hommage. Cette nostalgie insuffle une certaine douceur que ce soit sur le plan scénaristique ou formel. En effet, aucun personnages n'est animé par de mauvaises intentions et la relative lenteur technique de l'époque semble en être l'explication. Le personnage principal utilise notamment des techniques avec les matériaux radiophoniques afin de s'exprimer, lui qui manque de confiance à l'oral. La description de cette époque, presque idéalisée, est comme une violente critique à l'égard de notre période actuelle, où la radio a été entièrement numérisée. Les personnages, portés par une distribution très réussie semblent tous embarquer dans une vie médiocre lié à la vie de province qui semble stagnante enfermant les gens (le père et le frère) dans des schémas répétitifs d'où ils ne se sortent que par un drame. Thimotée Robart , dans le rôle principal, est très juste : alors qu'il aurait pu facilement tomber dans la caricature du garçon introverti, il contourne subtilement ce poncif pour apporter une grande profondeur à son rôle. La scène où il apprend dans son « walkman » que Marianne, la femme de son frère, l'aime, est magnifique. On observe à ce moment précis une sorte de dilatation du temps qui est très bien retranscrit à l'écran, formant une sorte de tableau irréel dans lequel la caméra se déplace. Cette scène fait partie des nombreuses très bonnes idées esthétiques présentes dans le film, appuyées par un grand travail sur la lumière. Les phares constituent notamment, pour Vincent Maël Cardonna, une source inépuisable de procédés formels conférant à l'image une beauté poétique : Les danses des phares des motos, les phares qui éclairent la scène d'amour entre Philippe et Marianne, le faisceau du soleil qui inonde le salon dans lequel le grand frère fume... Ces images, desquelles on parvient à ressentir une réelle réflexion de la part du réalisateur sont accompagnés d'un « sound-design » assez exceptionnel. Le travail du son (supervisé par Mathieu Descamps, Pierre Bariaud et Samuel Aïchoun) témoigne d'une grande technicité, la voix-off rejoignant ou recoupant la voix à l'écran, formant une sorte de film dans le film, une mise en abîme, dont les deux extrémités se rejoignent à la fin du film.
bien que certains élément peuvent permettre de nuancer ces points positifs. L'épisode de Berlin aurait notamment pu être plus approfondi, on a pourtant absolument pas l'impression d'avoir vu la ville alors qu'une grande partie du film s'y déroule. L'aspect historique du film n'est pas assez approfondi tout en étant pas assez subtil. Par ailleurs, le projet évident d'émouvoir le spectateur est raté, le film bien que touchant, n'est pas émouvant, ce qui est sans doute dû au peu de profondeur de certains personnages (on peut regretter que le personnage du père ne soit pas approfondi). Ces éléments sont peut-être dû à un certain manque de rigueur scénaristique, bien que de nombreux éléments intéressants aient été travaillés dans le scénario : le film gagnerait dans une envolée scénaristique alors qu'il semble quelque part plombé par un conformisme dans sa construction. Pour conclure, c'est donc une très bonne copie que rend V.M.Cardonna pour son premier film, qui témoigne de grandes qualités de mise en scène et d'une sensibilité artistique très bien retranscrite à l'écran.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2021
Le bon fils, le mauvais fils, le patriarche… et la musique

Avec ce 1er film, Vincent Maël Cardona a obtenu le prix SACD à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2021. – Au demeurant, ce film a été présenté dans une foultitude de festivals et y a reçu grand nombre de récompenses -. Alors, on se dit, que ces 98 minutes ont forcément quelque chose de spécial, voire d’hors norme. Une petite ville de province au début des années 80. Philippe vit dans l’ombre de son frère, Jérôme, le soleil noir de la bande. Entre la radio pirate, le garage du père et la menace du service militaire, les deux frères ignorent qu’ils vivent là les derniers feux d’un monde sur le point de disparaître. Pour ceux qui ont vécu les années 80/85, ce drame, entre joie pure et mélancolie, est un retour en arrière plein de nostalgie. Et pour les autres, les plus jeunes, un bain de musique et la découverte d’un autre monde… d’il y a à peine 40 ans.
Pas moins de 6 scénaristes, un dialoguiste et un adaptateur pour mettre sur pied cette histoire qui nous fait mesurer combien la révolution numérique a transformé le monde que nous avons connu en une sorte de songe, une époque lointaine. Ce film nous raconte ce moment – l’histoire commence – ou plutôt finit -, le 10 mai 81, lors de la soirée électorale -, où explosent différentes expressions artistiques, notamment musicales, avec de nouveaux groupes de rock, des fanzines et des radios-sonos. La musique semble avoir compris que ce qui se jouait c’était le passage d’un monde à l’autre et que dans cet autre monde à venir la notion d’avenir avait du souci à se faire. Le mouvement no future est né à cet instant et, 40 ans après, apparaît comme prophétique. L’intrigue se déroule dans une province intemporelle, celle du bistrot, des flaques d’eau, des petites départementales, très éloignée du tourbillon de la grande ville, ici le Berlin Ouest de tous les possibles, où circulait une énergie folle. L’autre film – si je puis dire – nous décrit deux triangles, l’un amoureux, l’autre familial. Tout cela s’entremêle avec habileté et n’engendre aucun moment d’ennui. Un vrai beau film.
Tout comme le réalisateur, le casting formé essentiellement d’acteurs et actrices quasi inconnus. E haut de l’affiche, Thimotée Robart, qui porte le film avec une force et une conviction tout à fait remarquables. On ne demande qu’à le revoir, accompagné, entre autres, de Marie Colomb, Joseph Olivennes… Une mention pour les musiques de David Sztanke. A voir pour y découvrir un réalisateur plus que prometteur et un jeune acteur qui crève l’écran. Complexe, étrange, exalté, un 1er film étonnant de maîtrise et d’originalité. A voir !
John Gap
John Gap

23 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2021
J'ai été bluffé par ce film, il raconte une période que j'ai vécue, et des lieux qui m'ont marqué comme le Berlin de 1980. Comment ce jeune réalisateur, né précisément en 1980 ainsi que son équipe de co-scénaristes ont ils eu autant de réussite dans leur propos? Il est étonnant pour moi de constater que les artistes de ma génération, ont été infoutus de décrire l'époque et qu'il faut que ce soient des jeunes qui en parlent le mieux, en langage de cinéma. Le film se tient, et l'errance narrative dénoncée par certains reflète simplement l'errance existentielle de nos vies à ce moment là. De la mienne en tout cas. Les gars qui ont fait le Vietnam ont eu 250 films sur leur expérience, nous rien. Merci a cette équipe d'avoir tenté et réussi ce voyage dans le temps. J'imagine que les illusions perdues restituait correctement son temps, mais plus personne n'est là pour le confirmer. Moi je vous le dis, si l'époque vous intéresse : Foncez y !
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 décembre 2021
Le film de Vincent Maël Cardona, étrangement sélectionné cette année à la Quinzaine des réalisateurs, ne présente pratiquement aucun intérêt.

On a déjà vu mille fois ce qui compose ce film, en mieux. La période décrite (le début des années 80), la magie de la radio, le service militaire, l'éducation sentimentale avec une femme plus âgée qui est la compagne de son frère, le frère dépressif et violent : tout cela est absolument rebattu.

Pour sublimer une telle accumulation de poncifs, il faudrait une mise en scène étourdissante, une sensibilité extrême ou une interprétation exceptionnelle. Or, le film enfile les perles tout du long, enchaînant des scènes balisées et d'une certaine vulgarité (l'exemple le plus frappant en est cette scène de sexe très esthétique dans les phares de la voiture).

Le seul petit intérêt des Magnétiques, c'est la révélation de l'actrice Chloé Larouchi, qui parvient (un peu) à donner de la chair à son personnage, au contraire de Thimotée Robart, absolument transparent dans le rôle principal.
Christine Maréchal
Christine Maréchal

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2021
excellent film avec de très belles musiques bien choisies,les acteurs sont au top,le fait que l'action se situe en 80 nous rappelle beaucoup de souvenirs parfois oubliés.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2021
Le plus beau film de l’année est en salle : courez y. Un premier film parfait. Scénario, mise en scène, cadre, photographie, musique, interprétation. Tout y est Des scènes fortes, de l’émotion, de l’authenticité. Un film d’initiation : le difficile parcours d un jeune provincial mutique et passionné de radio en l’an 81, incarné par le sensible et déterminé Thimotee Robard J’espère que les votants des cesars le salueront ainsi que l’ensemble des acteurs et techniciens qui nous ont livré ce bijou. Et en premier lieu son metteur en scène qui entre directement , avec ce premier film, dans la cour des grands ! Bravo.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse