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Le Petit Nicolas - Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?
Note moyenne
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2,0
Publiée le 15 décembre 2025
Un film qui préfère la douceur à l’élan, et la contemplation au mouvement. Le Petit Nicolas – Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? regarde son héritage avec soin, mais peine à en faire un véritable geste de cinéma.
Le film ne cherche jamais à fonctionner comme un récit narratif ou comique au sens classique. Son dispositif feutré, presque immobile, alterne scènes d’enfance et réflexion sur la création du personnage. L’animation en 2D, fidèle au trait de Sempé, privilégie la simplicité et l’économie de mouvements. Le film refuse toute dynamique spectaculaire ou dramatique, installant une atmosphère continue de bienveillance et de mélancolie qui place le spectateur dans une posture d’observation plus que d’engagement.
Ce parti pris s’explique par son contexte de création. Coréalisé par Amandine Fredon et Benjamin Massoubre, le film se présente avant tout comme un hommage respectueux à Sempé et Goscinny, pensé comme un objet de transmission patrimoniale. Cette retenue presque muséale, soucieuse de ne jamais bousculer l’héritage, donne au film une tonalité apaisée, mais lisse. Il évoque davantage un objet commémoratif soigné qu’un film pleinement incarné.
Les limites tiennent principalement au manque de dynamisme narratif. La structure, volontairement douce et linéaire, peine à installer une progression réelle. Le dispositif hybride, alternant animation et moments réflexifs autour de la création, finit par se répéter sans véritable relance. Le film avance par touches contemplatives, installant peu à peu une sensation de stagnation.
Cette impression est renforcée par une émotion constamment contenue. La délicatesse revendiquée se transforme progressivement en distance affective. La mélancolie omniprésente lisse les émotions et empêche un attachement profond. Le film touche parfois, mais sans jamais bouleverser, laissant le spectateur respectueux, mais rarement impliqué.
Le rapport à l’héritage de Sempé et Goscinny enferme enfin le film dans une prudence permanente. La volonté de ne jamais trahir leurs univers limite toute prise de risque. Cette logique commémorative s’accompagne d’une hésitation de ton entre un discours adulte sur la création et des passages plus enfantins, parfois démonstratifs, qui empêchent le film de s’affirmer comme œuvre autonome.
Mon ressenti est resté mitigé. J’ai trouvé le film très beau à regarder, parfois touchant, mais aussi naïf, voire niais. Les allers-retours entre l’enfance et les auteurs m’ont souvent freiné. À chaque retour vers le versant enfantin, l’ennui s’installait, donnant le sentiment que le film peinait à m’impliquer.
Le film aborde pourtant des thématiques claires : l’enfance comme refuge, la création comme transmission et la quête d’un bonheur simple face au réel. Le message, volontairement doux et consolateur, invite à préserver une part d’innocence par l’imaginaire. Mais cette intention, trop lissée, peine à dépasser l’hommage pour devenir une expérience de cinéma pleinement engageante.
Le Petit Nicolas – Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? reste un objet sincère et soigné, porté par une intention respectable. Mais sa douceur excessive, sa retenue constante et son manque de tension en font un film plus agréable à contempler qu’à vivre, qui regarde son héritage avec amour sans parvenir à l’incarner pleinement.
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4,0
Publiée le 10 septembre 2025
C'est le plus bel hommage qu'on pouvait faire à Renè Goscinny et Jean-Jacques Sempè, monuments de la BD française et belge! Un film d'une grande inventivitè qui mêle archives en prise de vues rèelles et animation! On est constamment dans la tête de ces deux auteurs extraordinaires, partageant de la sorte avec eux toutes leurs èmotions, de la crèation à la joie en passant par la tristesse! On n'a pas besoin d'être un inconditionnel du « Petit Nicolas » pour apprècier cette nouvelle adaptation cinèma (la première en animation avec le trait de Sempè qui s'anime) aux astuces visuels dètonants! Un travail de dessin assez colossal, mais qui va à l'essentiel avec une envie de cinèma constante de la part d'Amandine Fredon et Benjamin Massoubre! Gènèreux, oui, mais dans le bon sens du terme...
Un dessin animé très conforme aux albums de Sempé et Goscinny. Pour raconter la naissance du petit Nicolas par la rencontre et l'amitié de ses deux créateurs.
Ce dessin animé est intéressant car il explique l’histoire du petit Nicolas à travers ses créateurs. La réalisation est originale même si pour moi il manquait par moment d’un peu de rythme. C’est d’ailleurs plus un dessin animé pour les adultes que pour les enfants car il n’y a pas vraiment d’histoire. C’est plus un documentaire. On sourit tout en apprenant beaucoup de choses sur s création
"Le petit Nicolas : qu'attendons nous pour être heureux ?" est un long métrage d'animation très sympa qui raconte l'histoire de Goscinny et Sampé, la façon dont ils se sont rencontrés, comment ils ont eu l'idée d'écrire le petit Nicolas, et comment ça s'est fini avec la mort de Goscinny en 1977, le tout avec un superbe mélange d'un humour frais, d'émotion et de poésie. J'ai personnellement versé de grosses larmes car je trouve particulièrement touchant de suivre l'histoire de ces personnes qui nous ont diverti toute notre enfance. Ce film est un réel hommage et remerciement, en plus de mettre de bonne humeur. La durée est parfaite mais on aurait aimé un approfondissement quant aux sources d'inspiration des auteurs, rentrer vraiment dans les détails, même si on reste dans un film destiné aux très petits. Il faut également aimer le style graphique de Sampé, présent tous le film. Les dialogues sont parfois un peu cons, manquant de saveur, mais heureusement la voix d'Alain Chabat viens leur redonner un peu de chaleur. La musique de Ludovic Bource, également très joviale, accompagne bien ce décidément très joli film sur l'amitié et le monde de la BD.
Ce film d'animation n'est pas une simple adaptation des aventures du Petit Nicolas mais bien un réel hommage à ses créateurs que sont Sempé et Goscinny. Le scénario s'attarde donc sur la création et le développement du célèbre enfant, entrecoupés par quelques sketches le mettant en scène. Les dessins sont, eux, fidèles à ceux d'origine de Sempé. Pas forcément un grand fan de cet univers mais je dois admettre que cette adaptation est une réussite.
Des films de plus en plus hors-sujets, une série d’animation pas très brillante, depuis l’honorable première adaptation de Laurent Tirard en 2008, ‘Le petit Nicolas’ donnait l’impression d’une licence gâchée, en tout cas d’une perte progressive de tout ce qui faisait le charme de la collaboration entre Sempé et Goscinny, devenu à l’écran une banale et interchangeable histoire de marmots des années 50. Cette nouvelle tentative est peut-être bien l’adaptation la plus fidèle qui ait été produite des histoires de ce petit personnage bientôt septuagénaire : c’est tout simplement le trait tendre de Sempé qui bouge à l’écran, et c’est l’esprit de Goscinny qui raconte ces histoires telles qu’elles avaient été imaginées autrefois puisqu’à mesure que le film progresse, on redécouvre simplement quelques uns de ces récits emblématiques connus de tous (Le goûter chez Marie-Edwige, la visite de mémé, etc…). La touche d’originalité de ce projet, c’est que Nicolas sort parfois de son univers pour aller taper la discute avec ses créateurs, pour une évocation, toujours respectueuse du trait de Sempé, de quelques moments saillants de leur collaboration. C’est également l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les deux auteurs, qui ont toujours été discrets sur leur vie privée pour mieux s’effacer derrière leurs créations, et de comprendre pourquoi cette évocation poétique et amusée d’une enfance rêvée de l’après-guerre avait tellement d’importance pour eux.
Extrêmement bien fait. J’ai adorée d’un bout à l’autre. Le graphisme, l’histoire de la création du petit Nicolas, la belle amitié entre Goscinny et Sempé, tout m’a charmé. Merci pour ce petit bijou de film.
La réalisation, les dessins et la mise en scène sont magistrales, l’idée du petit Nicolas qui quitte sa feuille de papier pour converser avec ses auteurs et les inspirer pour ses nouvelles aventures est une très belle trouvaille. Une bande originale aux petits oignons pour nous replonger dans le Paris des années 50-60, un Chabat et un Lafitte tout en finesses, tout ça au service d’un hommage émouvant et drôle aux œuvres de Goscinny et Sempé. Pour moi c’est un sans faute, je n’arrive pas à trouver de défaut à ce film tellement il m’a touché. Un grand film d’animations pour les grands enfants.
Le film, qui a obtenu le Cristal du long métrage au festival du film d’animation d’Annecy en 2022, est une réussite car il a su mélanger la biographie des 2 auteurs (Anne Goscinny a participé au scénario) avec des extraits de la vie de leur personnage, à l’enfance heureuse mais sans mièvrerie, qui dialogue avec ses créateurs, le tout avec un beau rendu du dessin de Sempé, avec coloration progressive de l’écran, façon aquarelle. spoiler: On y découvre l’enfance de Goscinny (voix d’Alain CHABAT) en Argentine jusqu’à 20 ans, la mort de ses oncles maternels en déportation, sa rencontre (après celle de Morris en 1948 et d’Albert Uderzo en 1951) en 1955 avec Sempé (voix de Laurent LAFITTE), fan de l’orchestre de Ray Ventura (1908-1979) (d’où la référence du titre à l’une de ses chansons, composée par Paul Misraki (1908-1998)] qui rentre du service militaire (et qui a eu une enfance triste à Bordeaux avec des parents se disputant) et décès brutal de René Goscinny en novembre 1977 à 51 ans. Sans oublier l’humour et une musique omniprésente du talentueux Ludovic BOURSE [qui s’était fait connaitre du grand public par un César et un Oscar pour « The artist » (2012) de Michel Hazanavicius].
Le Petit Nicolas... Un grand classique de notre enfance. On l'a tous lu au moins une fois. J'ai le roman illustré "Histoires inédites du Petit Nicolas". Cette franchise est incontournable. Et ce film l'est aussi.