The Only Child
Note moyenne
2,0
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49 critiques spectateurs

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2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2020
Film qui prévaut pour sont ambiance mais cela s'arrête là. Le scénario manque cruellement de profondeur et devient très vite ennuyant. La distribution est passable mais ne sauve pas l'ensemble.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juillet 2019
"The Hole in the Ground" est le premier film de Lee Cronin qui avant cela avait réalisé quelques courts-métrages. Plusieurs projets de bonne qualité d'ailleurs et c'est pour cette raison que j'attendais ce film pour voir ce qu'il pouvait proposer sur une plus longue durée. L'histoire est simple, c'est celle d'une mère et son fils qui emménagent dans une maison isolée et quelques temps après le garçon commence à se comporter de façon étrange et inquiétante. Il y a aussi un gros trou dans la forêt et une voisine inquiétante, mais c'est tout. Bien sûr, on fait vite le rapprochement, mais une fois l'histoire installée, elle n'évolue plus. L'histoire se résume à ce changement, ce qui rend le film très (trop) prévisible et donc ennuyeux. Ce n'est pas le problème qu'on a vu ça des dizaines de fois, c'est juste qu'il n'y a rien derrière. L'histoire est sous-développée et surtout sous-exploitée. Il y avait moyen de faire un bon drame horrifique puisque le réalisateur tente de jouer sur les deux registres en essayant de semer le doute sur si ce qui se passe est vrai ou pas, mais peu importe les registres, c'est très insuffisant et encore moins original. J'ai trouvé ce film décevant et bien en dessous de que ce que j'attendais de ce réalisateur.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2019
Séparée de son mari, Sarah élève seule son fils Chris dans une maison isolée au cœur d'une forêt irlandaise. Entre une vieille voisine flippante et un immense cratère au milieu des bois, la stabilité mentale de la jeune femme est mise à rude à épreuve, surtout lorsqu'elle se met à remarquer le comportement de plus en plus étrange de Chris...

Décidément le lien fusionnel entre une mère seule et son enfant fait le bonheur des petites productions d'horreur psychologique ! De prime abord, "The Hole In The Ground" pourrait d'ailleurs souffrir d'arriver après certains films s'étant servis de cette thématique -l'ombre de l'australien "Mr Babadook" plane sur l'ambivalence de cette relation mère-fils irlandaise- mais, en réalité, c'est plus particulièrement le folklore sur lequel il bâtit son discours qui pourrait lui conférer de sérieux airs de déjà-vu. Évidemment, on ne peut pas trop en dire sous peine de gâcher la surprise mais quelques longs-métrages récents ont également ressuscité cette légende sous diverses formes sur grand écran (notamment un compatriote de Lee Cronin en 2015 mais plus sur le ton d'un survival) et, si vous avez déjà vu l'un d'eux, "The Hole In The Ground" pourrait partir avec un handicap de taille niveau rebondissements. En effet, il est fort probable que vous compreniez de quoi il en retourne bien plus vite qu'un néophyte en la matière (ce dernier sera sans doute, lui, complètement désarçonné comme rien n'est ici explicité sur les éléments composant ce mythe) mais on vous rassure, même si vous croyez naviguer en terrain connu avec "The Hole In The Ground", le film va parvenir à démontrer la pertinence de sa proposition métaphorico-horrifique.

Du côté de son discours, "The Hole In the Ground" va faire preuve d'une solidité exemplaire. Avec son plan d'ouverture où la mère regarde son fils s'amuser de ses reflets devant un miroir déformant, le film pose tous ses enjeux à venir en l'espace de quelques secondes. Quelque chose va rapidement clocher dans cette relation mais cela viendra-t-il d'une forme de détresse psychologique de la part de Sarah ou d'une cause extérieure ?
Le père ne sera jamais présent physiquement dans l'histoire mais son ombre sera là en permanence, à travers quelques non-dits évoquant un passé douloureux, une cicatrice qui ne veut pas se refermer... et Chris. Qu'elle le veuille ou non, Sarah doit vivre avec un être lui rappelant constamment celui qu'elle a fui et, lorsque son fils commence à adopter des attitudes ou des comportements qui lui étaient jusqu'alors inconnus, c'est quelque part la part du père chez le fils qui se réveille et qui va, à son tour, perturber la jeune femme.
Pendant une bonne partie de sa durée, les événements étranges ont beau se multiplier, "The Hole In The Ground" va réussir subtilement à jouer l'équilibriste à la lisière de la folie et du fantastique, la réalisation traduira sans cesse visuellement le déséquilibre croissant de la mère au fur et à mesure qu'elle s'enferme dans la certitude que son fils a changé tout en mettant en exergue l'étrangeté de ce dernier. Comme un symbole de cette démarche, à un moment où tout pourrait basculer d'un côté ou de l'autre, la caméra préférera volontairement se détourner d'un élément de preuve qui pourrait affirmer/infirmer trop tôt les dires de Sarah. Et même lorsque le film choisira définitivement son camp, il n'oubliera jamais de mettre en relief ce que représente ce combat sur l'état émotionnel de cette mère amenée à se retrouver inévitablement confrontée à la part d'elle-même qui refuse de guérir du passé. En ce sens, le dernier acte, anxiogène au possible, dévoilera juste ce qu'il faut de la nature de l'ennemi à affronter, sans jamais tomber dans la surenchère démonstrative, comme dans le but de mieux souligner la prédominance du personnage face à une épreuve dépassant l'entendement...

Et puis, dans sa vocation même de nous coller à notre fauteuil, "The Hole In The Ground" réservera quelques vrais jolis moments de flippe. Bien loin de la mouvance dominante basée sur des jumpscares à gogo, le film préférera intelligemment se reposer sur une ambiance étouffante à la fois par son cadre où les teintes sylvestres décolorées paraîtront toujours refléter la dépression qui couve chez son héroïne et par le fait de ne jamais s'écarter de l'engrenage paranoïaque de cette dernière, notamment grâce à des visions très efficaces traduisant cette peur de voir la violence prendre le dessus chez son fils. Ainsi, "The Hole In The Ground" nous enfermera toujours un peu plus dans le regard inquiet de Sarah jusqu'à ce qu'il surpasse et déteigne sur tout le reste en donnant l'impression au spectateur d'être lui aussi captif de cette situation inextricable. L'excellente prestation de Seána Kerslake sera d'ailleurs un ajout qualitatif non négligeable au succès de l'entreprise.

Alors oui, a priori, "The Hole In The Ground" paraît arriver un peu après la guerre en mixant l'esprit de "Mr Babadook" à une légende récemment reprise par d'autres films mais ce premier long-métrage de Lee Cronin va rapidement dépasser cette appréhension et faire entendre sa propre voix en se focalisant sur le regard d'une mère terrifiée par un enfant qu'elle ne reconnaît plus. Parfaitement construit dans tout ce que lui offre comme possibilité son discours, "The Hole In The Ground" en devient peut-être même le film le plus habile à tirer profit de ce mythe à la fois en termes d'horreur et de maîtrise métaphorique. En plus d'une durée courte mais vraiment sidérante de densité (tout donne le sentiment d'avoir été dit pour le mieux en l'espace de 1h30), on ne peut que vous conseiller d'aller jeter un œil sur ce qui se cache dans ce fameux trou...
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2019
Loin d'être le film d'horreur du siècle, le thème de l'enfant "différent" n'étant pas nouveau dans le genre (d'autant plus que le gamin n'est pas aussi angoissant que dans d'autres longs métrages) mais Seana Kerslake, l'actrice principale, joue bien cependant. On se questionne sur son éventuelle paranoia ou sur une histoire plus surnaturelle. Pour un petit film irlandais, le premier de la réalisatrice, c'est prometteur. Pour un film sensé donner le frisson ou exploiter un scénario sortant des sentiers battus (avec intervention du folklore irlandais et les changelins, avec une exploitation ou des explications sur ce trou dans la forêt) c'est léger.
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