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oranous
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2,5
Publiée le 5 juillet 2009
George A. Romero est malgré lui prisonnier de son propre genre. Il est difficile de l’imaginer tourner des films sans zombies, la critique l’imagine donc mal être le réalisateur de films sans morts-vivants. Cependant avec « Bruiser », Romero reste toujours dans le genre horrifico-fantastique. La critique me semble un peu dure. Cette histoire est plutôt bien foutue. Henry Creedlow n’est pas sans rappeler un certain Patrick Bateman rencontré dans « American Psycho ». Le personnage principal ne serait-il pas complètement fou victime d’une hallucination ? Puisque le film pose le personnage comme ayant des hallucinations. Le début, montrant son quotidien et notamment ses diverses hallucinations, est d’ailleurs très bon. Le rythme est lui aussi plutôt bon bien que la dernière demi-heure soit un peu trop longue. Il y a cependant des points noirs qui me semblent être très importants et auprès desquels le réalisateur est, malheureusement, passé. Il est passé a coté d’un jeu d’acteur pas toujours très convaincant surtout concernant celui du meilleur ami de Henry joué par Andrew Tarbet. De plus, on regrette cette chute complètement bâclée et très (trop !) prévisible. Finalement, « Bruiser » n’est pas la catastrophe annoncée par les peu nombreuses critiques mais un thriller sympathique.
Bruiser affiche une vitalité et une force qui semblent passer inaperçues. Roméro a pour habitude d'utiliser le cinéma d'horreur comme un miroir du monde réel en y intégrant, subtilement, des critiques acerbes. Ici, il en est de même : ce cadre complètement inhibé, esclave d'un métier qui lui fait miroiter une ascension sociale espérée, anéanti par un patron qui le méprise, épris d'une femme qui le trompe et qui se gausse de lui, se fait justicier de ses souffrances. Le masque qu'il porte ( et qui donne au film son caractère de cinéma fantastique ), immaculé, lui donne une seconde vie. Celle d'un nettoyage en règle dans un esprit vengeur, il devient un assassin par droit et devoir de réhabilitation. Qui n'a jamais rêvé, subrepticement, de ce faire justice lui-même ? Bruiser interpelle par un propos très transgressif, sans compromis. Et la mise en scène de Roméro vaut le coup d'oeil, c'est carré et ambitieux. Du très bon cinéma. 4/5
Quelle nullité ! On a jamais atteint une nullité pareille !!! Il n'y a absolument rien ! Si vous ne voulez pas sortir avec un partenaire, dites lui que vous aimez ce film, elle vous quittera sur le champs.
Quel dommage que ce film n’ait pas été plus soigné, qu’il n’ait pas bénéficié d’une photo plus soignée et pas de cette esthétique série télé. Cette variation sur l’homme invisible par Romero aurait méritée un meilleur traitement. Malgré cela le film n’est pas désagréable, son sous texte sur l’oppression sociale et l’impunité est intéressant, mais l’ensemble fait trop vite expédié pour être une vraie réussite.
Un film d'horreur qui va chercher plus loin que le bout de son nez. Un slasher avec des ados ? Et non, loupé. Un tueur qui est le mal personnifié ? Encore loupé. Le héros / anti-héros possède de vrais sentiments et n'est qu'un homme gentil (un peu trop) qui se laisse, aidé par son absence d'identité que des rapias lui ont volé, aller à des boucheries qu'il exécute comme une pulsion soudaine, regrettée aussitôt par un esprit quu remonte à la surface. Un film intelligent, dur, qui sort du fantastique pour nous emmener dans la réalité d'un film qui retrace une vie que tout le monde pourrait avoir menée... Symbolisé par la blancheur et la non-personnalité au possible du visage de son personnage, le thème du film surprend , et dans la bonne direction. A regretter qu'il ne soit pas un peu mieux contrôlé par un réalisateur qui ne semble pas très convaincu par son film... Le personnage principal serait il le réalisateur lui-même ?
On assiste à une vengeance originale. Une sorte d'interprétation moderne du Fantôme de l'opéra. Une ambiance hors du commun pour un Romero réssucité...
A force on finirait par croire que Romero est synonyme de zombies pourtant la filmographie de ce réalisateur comporte d'autres sujets que les morts-vivants et Bruiser n'est pas à négliger même si au final ce film n'est pas aussi extra que cela. Car Bruiser décline de demi-heure en demi-heure et c'est dommage car le début était vraiment prometteur avec cet homme victime de vision de meurtres puis il passe à l'acte mais après le meurtre bien foutu de la pendaison c'est à partir de là que Romero semble moins inspiré ; Bruiser perd quelque peu de son intérêt et fini même faiblement. A signaler l'amusante prestation de Peter Stormare en gros con vulgaire de nouveau riche bien que caricatural.
L'un des plus mauvais film du maître des Zombies avec Bruiser où les turlupinades d'un type de la finance qui pète un câble et met son masque de zorro blanc pour devenir un "méchant". (ça ne vous rappelle pas un autre film ça ?). Personnages antipathiques qui n'accrochent pas le spectateur, bande son mauvaise et une histoire bien connue qui ne propose aucune originalité. Le traider avec son masque blanc est d'une crétinerie absolue, c'est moche et on se moque de ce qu'il fait et ou il veut en venir. Il n'y a que la première partie du film qui intéresse mais une fois le zorro blanc en place, c'est nul. Film à oublier.
Fan de Romero pour sa saga de Zombies, je n'ai pas accroché à ce film, trop lent, trop mou, même si l'ambiance est bien présente, ce film ne me laissera pas un gros souvenir et je préfère me reconcentrer sur Zombie qui est un chef d'oeuvre.
il ne se passe pas grand chose dans ce "fantastico-thriller", même si l'idée de base est bonne. Le coté psychologique est bien prononcé mais s'adresse a des imbéciles. tout est prémâché. Aucun rebondissement dommage.
Georges Romero nous a habitué à ses films de zombies. Là, il change de style (même si on reste dans une histoire sombre) et garde son côté dénonciateur de la nature humaine, ce qui est une bonne chose. Après, cette réalisation "saccadée", comme il le dit lui-même, ne m'a pas convaincue. j'ai trouvé le tout un peu lent et certaines réactions des personnages incohérentes. Et j'ajouterai qu'à mes yeux, la fin est gâchées. Dommage.
Après être doucement tombé dans l'oubli durant les années 90, éclipsé par une jeune génération de cinéastes amateurs d'horreur et de fantastique, George Romero revient derrière la caméra en 2000 et tourne laborieusement Bruiser, qui sortira deux ans plus tard en France dans l'indifférence la plus totale. L'idée de départ était bonne, celle de ce cadre moyen, faible et impuissant, qui se fait rouler de toute part par son entourage. Hélas, lorsqu'il devient ce tueur démoniaque affublé d'un masque blanc qu'il ne peut ôter, tout dégringole... Avec Romero aux commandes, on était en droit de s'attendre à un thriller choc, sanglant, voire effrayant ; il n'en est rien. La violence est édulcorée, les dialogues sont vains, les lenteurs s'accumulent et le tout s'apparente plus à un téléfilm policier qu'à un nouveau chef-d'oeuvre du maitre du genre. Ainsi, avec un rythme inégal, des acteurs peu convaincants et surtout une musique jazzy digne d'un épisode de "Derrick", Bruiser demeure raté, sans charme ni saveur. Sûrement l'un des plus mauvais films de Romero.
Non, là ca ne passe pas. Autant Romero a fait très fort avec sa saga sur les zombies que, là, il s'est complètement planté. Ce film est vraiment brouillon. On a l'impression que Romero l'a fait vite fait bien fait et aucune explication n'est donnée quand à la situation du personnage. Une grosse déception.
Loin d'être le meilleur Romero, ce film réussit quand même bien à traiter le thème de la frustration et de l'identité. Le scénario est assez banal et la mise en scène est très conventionnelle. Jason Flemyng joue très bien le pauvre type et Peter Stormare est excellent en excentrique pervers.