Ohlala, non, là c'est vraiment pas possible ! Et c'est bien dommage d'ailleurs car la saga remontait progressivement la pente avec notamment un troisième épisode, non pas réussi, mais passable. Une nouvelle fois réalisé par Olivier Baroux, nous retrouvons ici les Tuche qui décident de sauver une vieille fabrique de jouets et ainsi faire concurrence à Megazone, sorte d'Amazon fictif, dirigé par Jean-Yves, le beau-frère de Cathy. Au bout du quatrième épisode, il est difficile de se renouveler, surtout avec un sujet qui tient sur un post-it : faire marrer les français avec des beaufs. Après les avoir envoyé à Monaco, aux États-Unis et à l'Élysée, les scénaristes (tout de même au nombre de cinq) ont décidés de rester à Bouzolles mais de cadrer l'histoire pendant la période des fêtes de fin d'année. Pour le dire plus simplement, en plus d'avoir la connerie grandissante au fil des films des personnages, on se tape en plus la mièvrerie de Noël. Et pas qu'un peu puisque le discours du film, c'est finalement les petits commerçants honnêtes qui veulent simplement faire plaisir aux clients face aux grandes méchantes multinationales qui ne pensent qu'au profit ! On est donc typiquement dans le discours bien naïf du téléfilm de Noël qui ne vont d'ailleurs pas tarder à passer sur TFX toute la journée. En plus de ça, le film n'est jamais drôle, les blagues (déjà mauvaises dès le premier film) ne sont que recyclées et l'histoire peine grandement à avancer, on sent que les scénaristes essayent de faire un truc à partir de rien. Et puis alors on touche le fond avec une fin qui tombe dans un côté guimauve insupportable, en plus d'être prévisible à souhaits (et pourtant, on espère de toutes nos forces que cette fin n'arrivera pas). Concernant les acteurs, on se demande ce que Michel Blanc est venu faire là-dedans, même si je reconnais qu'il joue plutôt bien et, concernant François Berléand, on ne s'étonne plus de ses choix de carrière douteux. "Les Tuche 4" clôture (enfin il y en aurait apparemment un 5 dans les cartons...) donc cette saga comme elle a commencé, c'est-à-dire avec du vide.