La Communauté de l’Anneau est l’introduction à la trilogie merveilleuse qu’est Le Seigneur des Anneaux. Son début, d’ailleurs, est légendaire, avec la présentation du monde, de l’Anneau et de son histoire au cours des derniers millénaires. Cela nous laisse déjà entrevoir des batailles épiques à venir contre Sauron avec leurs prémices.
Après cela, on va voir se former la fameuse Communauté de l’Anneau, composée de neuf membres de la Terre du Milieu mais issus d’horizons différents : des hobbits avec Frodon, joué par Elijah Wood, et ses acolytes Pippin, Merry et Sam, un magicien avec Gandalf, joué par Ian McKellen, un elfe avec Legolas, joué par Orlando Bloom, des humains avec Boromir, joué par Sean Bean, et Aragorn, joué par Viggo Mortensen et un nain avec Gimli, personnage décalé du film. Leur objectif est de détruire l’Anneau au seul endroit où cela est possible : à l’endroit de sa création, dans le volcan du Mordor.
Ce monde féerique est un mélange entre la science-fiction et un univers médiéval, qu’on retrouve dans les Comtés des Hobbits, très tranquilles, avec les magiciens et les humains paraissant gigantesques dans ce monde souligné par des plans en contre-plongée.
Le monde des elfes apporte aussi un côté réconfortant avec le personnage de Galadriel, joué par Cate Blanchett, grande voyante du périple, et Arwen, jouée par Liv Tyler, entretenant une romance tumultueuse avec Aragorn. En opposition, ce film a aussi un côté horrifique : à chaque apparition des Nazgûls, on a froid dans le dos.
L’Anneau, personnage à part entière, représente le pouvoir qui corrompt les êtres, surtout les humains, comme Boromir, envoûté à chaque apparition de l’Anneau, mais aussi les hobbits comme Bilbo ou Frodon, ainsi que tous ceux qui s’en approchent.
C’est aussi un film émouvant, avec la perte de certains membres de la communauté :
Gandalf temporairement, mais surtout Boromir, définitivement.
Le film est très contemplatif, avec des paysages vastes et variés. On a souvent des plans très larges, filmant la Communauté de très loin, la montrant comme un petit groupe voyageant dans un monde immense, le tout accompagné d’une BO mythique.
La fin peut être frustrante, car on s’attendait peut-être à ce que la quête initiale soit achevée. Mais cela reste un film grandiose — et tant mieux qu’elle ait été étalée sur trois films pour prolonger le plaisir et la découverte de ce monde.