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rogerwaters
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3,0
Publiée le 13 octobre 2019
Après le magnifique Plaire, aimer et courir vite qui a pourtant été un échec public, Christophe Honoré nous revient avec une nouvelle œuvre ambitieuse qui souhaite s’inscrire dans un certain cinéma français proche de celui de Bertrand Blier (mais la faconde en moins). Le dialogue est ici central et volubile, généralement bien écrit. On aime également les effets de mise en scène qui plonge une rue de Paris dans une sorte de rêve éveillé. Par contre, personnellement ces atermoiements au sein d’un couple ne me touchent pas vraiment. Non que le film soit raté ou mauvais, mais ces personnages m’ont laissé un peu froid. Il y a de belles idées dans ce cinéma, mais aussi un côté poseur qui est un peu irritant à la longue. On peut par contre saluer l’ensemble des acteurs. Ils sont tous excellents.
Dans le générique de fin, Christophe Honoré remercie ses muses Woody Allen, Igmar Bergman et Bertrand Blier, et c'est bien à ces réalisateurs que l'on pense en regardant cette pétillante variation sur le désir et le couple. Chiara Mastroianni excelle dans son personnage de Don juan féminin désabusé, confronté à l'exposition de son passé et à des prises de décision. Une délicieuse friandise à déguster sans modération
Un film délicieux, primesautier et plein de charme. Une exquise fantaisie sur le couple , la liberté , l'amour. Une réussite réjouissante et intelligente.
Maria (Chiara Mastroianni) a beau aimer profondément son mari Richard (Benjamin Biolay), cela ne lui interdit de multiplier les aventures. Lorsque Richard découvre la dernière en date, en interceptant un sms sur le téléphone de son épouse, vingt années de félicité maritale s'écroulent. Maria quitte le domicile conjugal, traverse la rue et prend une chambre d'hôtel. C'est là, dans la chambre 212, que ses fantômes s'invitent.
Christophe Honoré est sans doute un des réalisateurs français contemporains les plus importants. Il avait commencé sa carrière à la fin des années quatre-vingt-dix comme critique de cinéma et s'était fait connaître avec une critique au bazooka publiée aux Cahiers contre le cinéma "moralisateur" de Robert Guédiguian et d'Anne Fontaine. Il avait commencé à tourner des longs métrages au début des années 2000. Je dois avouer que ses films ne m'avaient jamais réellement conquis. J'éprouvais à leur égard ce que le collégien boutonneux ressent pour l'élève le plus talentueux de la classe : un mélange de jalousie et d'admiration. "Ma mère", "Les Chansons d'amour", "Les Biens-aimés" étaient pour moi trop parisiens, trop branchés, trop arty, trop déprimants pour emporter mon enthousiasme. Les brassées d'éloges qui ont accueilli son dernier film, "Plaire, aimer et courir vite" m'avaient laissé au mieux perplexe.
Mon contentieux avec Christophe Honoré est en passe d'être soldé avec ce "Chambre 212" qui m'a enthousiasmé. Son sujet était pourtant bien rebattu (l'adultère) et son traitement casse-gueule qui emprunte à la fois à la poésie de Resnais au réalisme magique de Blier et au vaudeville de Guitry.
Miracle ! Ça marche. Ça marche grâce aux acteurs remarquablement dirigés. Chiara Mastroianni n'a jamais été aussi belle ni aussi juste. Elle a amplement mérité le prix de l'interprétation féminine à la section "Un certain regard" et sera certainement en lice aux Césars. Vincent Lacoste, dont la bouche molle m'horripile, n'en est pas moins charmant (je laisse à ma voisine, moins pudique que moi, le soin de commenter son postérieur) . Benjamin Biolay accepte sans mégoter de s'enlaidir en homme au foyer en pilou-pilou. Le diamant du film, c'est Camille Cotin en fantasmatique professeure de piano d'une folle sensualité. Le César du meilleur second rôle féminin lui est promis.
Ça marche grâce à une BOF épatante qui mélange Scarlatti, Vivaldi (revisité par Max Richter), Charles Aznavour et Barry Manilow.
Mais ça marche surtout par un scénario qui renverse les stéréotypes du couple adultère. C'est la femme qui travaille à l'extérieur tandis que son époux - dont on ne saura jamais la profession - l'attend au foyer, fait la lessive et prépare le repas. C'est la femme qui enchaîne les adultères tandis que son époux ne l'a jamais trompée. Quand la crise éclate, c'est la femme qui part et le mari qui reste. Ce renversement n'est pas d'une audace folle en ces temps féministes, mais suffisamment original pour être salué.
"Chambre 212" est léger sans être frivole, grave sans peser des tonnes. "Chambre 212" est délicat et intelligent. Sans verser dans le moralisme ni dans le cynisme, "Chambre 212" s'amuse de l'usure du couple et de l'adultère. "Chambre 212" parle avec justesse du désir qui passe et de l'amour qui reste. À voir, surtout si on a passé la quarantaine et fêté ses noces de porcelaine (ce qui me place en cœur de cible), en couple, avec son mari ou sa femme, son amant ou sa maîtresse… mais pas les quatre ensemble.
film interessant ou sur un mode un peu fantastique toutes les bonnes questions sur le couple sont posées..... les acteurs sont excellents,particuliérement Chiara Mastroianni vraiment remarquable.
Je pensais aller voir un film... au lieu de cela, j'ai eu droit à une histoire totalement creuse qui fait l’apologie du tabac pendant 1h30. Bref, si vous aimez perdre votre temps et votre argent, ce film est fait pour vous mais si vous avez une once de bon sens, vous passerez votre chemin.
Severe, oui, je suis severe à la hauteur de ma deception: j'aime les films d'Honoré, j'aime ses acteurs, mais là, non, je ne marche pas. Si l'idee de base est bonne, le film tourne tres vite en rond, tel un serpent qui se mort la queue et s'auto-digere.... Les meilleurs sequences: là où il surligne par de la musique populaire, et on se dit que cela aurait pu être une forme de film musique. Honoré sait faire ça. On pense à Bertrand Blier, au desavantage d' Honoré.... helas !
Le dispositif qui organise le film, le retour de Richard jeune (Vincent Lacoste), de la professeur de piano (Camille Cottin) et d'autres personnage qui apparaissent à l'écran mais qui proviennent de l'imagination de Maria (Chiara Mastroiani) ou du narrateur-réalisateur omniscient - oh, magie du cinéma - annule d'emblée toute possibilité au scénario de traiter par le récit les enjeux proposés par le film, le couple, l'infidélité, le désir féminin. Ces personnages, fictions dans la fiction, apparaissent donc comme des marionettes sans vie dont les bavardages sont sans intérêt puisqu'il n'auront aucun effet sur l'intrigue de départ, dont on devine l'aboutissement dans le premier quart d'heure du film. Le réalisateur ne s'intéresse ni à ses personnages, ni à son sujet, prétextes à un exercice de mise en scène plombant et plein d'artifices gadgets. L'ambiance étouffante de quasi hui-clos n'apporte rien, et les décors sont laid. Que peut-on sauver de Chambre 212 ? Chiara Mastroiani, quand-même touchante, Vincent Lacostes, toujours sympatique et fin comédien, et une sonate en fa mineur de Domenico Scarlatti qui parcours ce film et qui elle est un petit chef-d'oeuvre du compositeur baroque, tout en délicatesse et légèreté mélencolique.
Un petit soupçon d'originalité, mais aucune magie, c'est une histoire bien inintéressante malgré la présence d'excellents acteurs et actrices. Chiara Mastroiani récite laconiquement son texte et ne provoque aucune empathie. Le film est fade voire crispant, avec quelques scènes franchement inutiles et gênantes.
Une comédie dramatique mélancolique et drôle, décalée, presque loufoque, portée par un casting attachant. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Un couple approchant de la cinquantaine va se séparer le temps d'une nuit pour prendre du recul : Richard (Benjamin Biolay) va rester dans l'appartement et Maria (Chiara Mastroianni) va louer une chambre dans l'hôtel juste de l'autre côté de la rue, la chambre 212. C'est alors l'occasion pour eux de réfléchir à leurs désirs et leurs frustrations en faisant apparaître de façon fantasmagorique différents personnages de leurs mémoires. Si le fond du sujet est intéressant, j'ai eu du mal avec la forme et tous ces protagonistes surgissant de façon inattendue et décousue comme ce que l'on peut vivre dans un rêve finalement. On tourne rapidement en boucle dans ce huis clos imaginaire et l'ennui gagne peu à peu du terrain une fois l'effet de surprise passé. Original, mais rapidement insipide. Site www.cinemadourg.free.fr