" chambre 2012" de Christophe Honoré présente cette année au festival de Cannes dans la section un certain regard est une comédie romantique originale. En effet le film doit beaucoup à son quatuors acteurs Camille Cottin- Vincent Lacoste- Benjamin Biolay et surtout Chiara Mastroianni récompense pour son interprétation au festival de Cannes, même si l'histoire peut parfois semblait confuse celle ci se regarde avec tendresse et humour qui évoque la passion amoureuse, le temps qui passe et les regrets.
"Maria" (Chiara Mastroianni), 45 ans, bréhaigne, est une universitaire (historienne du droit) fortement "cougarisée", qui consomme à la chaîne ses étudiants (de préférence non-français, avec des prénoms et noms allochtones, les plus originaux possible, friande qu'elle est de bizarrerie sémantique, autant que de curiosa appliquée - le dernier en date s'appelant "Asdrubal Electorat", un vrai bijou du genre), voire en triolisme. Son mari, "Richard", le même âge (Benjamin Biolay, mari un - très bref - temps dans la vraie vie de la fille de Catherine Deneuve) aurait pu faire carrière comme pianiste, mais cela a capoté (sans qu'on nous précise ce qu'il fait quand le récit débute). Autant son épouse est active sexuellement (ailleurs...), autant il est éteint en la matière. Pour autant, confronté à la preuve éclatante de son cocuage, il a le mauvais goût d'en manifester ombrage, incitant l'infidèle à traverser la rue, et à prendre une chambre ("Chambre 212") dans l'hôtel d'en face, afin d'épier l'esseulé.... La scène est en hiver (il va se mettre à neiger), dans un Montparnasse reconfiguré pour l'occasion. Entre observation, puis rêverie, Maria convoque souvenirs (communs avec Richard, personnels - famille, jeunes amants, qui forment une sorte de choeur, fantasmés, sur le premier amour de son mari et initiatrice, sa prof de piano au conservatoire, "Iréne Haffner" alias Camille Cottin), et réflexion (doit-elle revenir chez elle, ou pas ?), accompagnée par sa "Volonté" (figurée par une sorte d'Aznavour en surpoids, au physique). Christophe Honoré s'amuse alors à faire se rencontrer plusieurs versions, jeune et mûre, des trois personnages principaux. Tout se mêlant dans une joyeuse (?) cacophonie - mais la fausse naïveté de la présentation donne quand même au résultat quelque chose d'assez malsain... L'idée de départ est originale, amusante, cependant, et l'affaire est menée plutôt habilement, mais... bien que bref (moins de 1 h 30), le film ennuie rapidement, (re)courant à la redondance, à défaut de quoi alimenter un vrai rebondissement. Chiara Mastroianni, souvent distribuée par Honoré, n'est pas mal... et a l'avantage de ne pas être "dupliquée". Quand Carole Bouquet ne fait pas du tout une Irène sexagénaire crédible (ou alors avec quelle rhinoplastie !....), et à peine Biolay un Richard quadra, quand son rôle de jeune marié est assuré par le sempiternel tête-à-claques Vincent Lacoste ! Exercice de style moyen, au global.
un étincelant nouveau bijou du cinéma français. une variation poétique de l'amour et du désamour, avec des situations cocasses et des personnages superbement bien filmés dans un jeu sobre et magnifique . le film évolue entre songe et réalité avec un optimisme tout a fait relatif, une plongée dan le souvenir avec des moments surréalistes , c'est extrement plaisant dans la conception et un plaisir de spectateur, bravo.
Réflexion sur l'usure du temps dans un couple "de gens lavés, hors d'usage, tristes et sans aucun avantage", ce film m'a échappé. Je dois manquer de culture cinématographique, de finesse intellectuelle et de sensibilité. 1h27 d'un ennui total pendant laquelle je n'ai croisé que platitude, prétention et ridicule malgré une idée de départ originale. Mais cela ne concerne que moi, semble-t-il, et quelques spectateurs atterrés par les critiques dithyrambiques de la presse. N'auraient-ils vu que la bande-annonce ? Les seins de Chiara peuvent-ils tout faire passer ? Ou cette belle scène avec Camille Cottin au piano ? Pas pour moi.
Il faut accepter le parti-pris, c’est un film de genre, écrit, je me croyais presque « au théâtre ce soir »; mais réussi ! Parmi les qualités, j’ai aimé les dialogues et l’écriture et particulièrement, un espace trouvé entre « légèreté et gravité » avec souvent, la poésie….. L’usure d’une relation, la tendresse toujours présente….le flottement de la décision: est-ce que je décide, ou bien l’autre ou les circonstances, décide pour moi ? 4 comédiens au meilleur…. Camille Cottin alterne drôlerie et émotion; Benjamin Biolay, devenu « tue l’amour » (comment fait-il ?) les choix de musiques…(tiens! plus d’Alex Beaupin?) un bon moment et de la qualité…..
J'aime bien l'originalité de ce film / conte.... Le mérite au couple central - et un couple vrai n'est ce pas même si ce n'est pas 20 ans certes : Chiara Mastroianni et Benjamin Biolay sont sans doute rodés à l'exercice.... Mais ils le font très bien....Viennent s'ajouter les mêmes dans leur jeunesse : Vincent Lacoste et un amour latéral de prof de piano : Camille Cottin que je 'ai trouvée excellente !! Sans doute à cause de mon age.... j'ai adoré le cocktail musical que nous a proposé C Honoré. Ce n'est pas un huis clos, mais c'est l'ambiance, puisque tout se joue entre l'appartement familial et l’hôtel d'en face - jeu de rideaux et dénominateurs communs : les lits (ou canapés) où se sont déroulés les moments clés.. bref une réalisation alerte, fine et jolie !! **
De bonnes idées mais un scénario pour bcbg qui se répète et tourne en boucle on s'ennuie vite et Biolay en vieil impuissant qui se négligé est insupportable un très mauvais acteur une diction empatée incompréhensible et de faux airs de Noiret en beaucoup moins bien
C'est un scénario original qui questionne la vie de couple, notamment après pratiquement 25 ans de mariage et qui questionne la fidélité. J'ai bien apprécié globalement, notamment parce que j'ai exactement le même âge que ce couple (entre 45 et 50 ans). En même temps, j'ai eu un ressenti de pénibilité. Cela pose beaucoup de questions existentielles sur la vie, sur le couple, l'amour et on ressort de là un peu bouleversés.
Un vrai coup de coeur. On retrouve ici à la fois un vrai amour du cinema, un hommage à de grands cinéastes, tout en ayant une forme personnelle et une réflexion sur le temps qui passe, les choix de vie, le couple, le tout sans oublier la légèreté et le ton de comédie porté par 4 acteurs brillants.
Très déçue par ce film, dès la première scène je me suis dit que je n'allais pas aimé, ça sonne faux, les acteurs sont très très mauvais surtout Chiara Mastroianni et Vincent Lacoste qui est vraiment nul et agaçant au possible (Et pas du tout sexy) La seule jolie scène et l'apparition de Carole bouquet, l'espace de cinq minutes… Elle sauve le film par sa présence lumineuse et le dialogue à ce moment-là est très beau mais sinon, c'est raté et ennuyeux !
Je pensais aller voir un film... au lieu de cela, j'ai eu droit à une histoire totalement creuse qui fait l’apologie du tabac pendant 1h30. Bref, si vous aimez perdre votre temps et votre argent, ce film est fait pour vous mais si vous avez une once de bon sens, vous passerez votre chemin.
Honoré retrouve un peu de la magie qu'il avait atteinte avec ses Chansons d'amour, notamment dans son rapport à l’artifice comme voie d’accès à l’intériorité des personnages et à la vérité de leurs relations. En termes d’artifices, Chambre 212 ne lésine pas sur les moyens et propose un réalisme magique du plus bel effet : pluie de cendres sur le lit conjugal, portes qui s’ouvrent toujours plus loin à l’arrière-plan, décors miniaturisés, neige artificielle, etc. Si le réalisateur emprunte de manière assumée à l'humour du vaudeville, c’est pour en livrer une version très personnelle, étrangement douce et mélancolique. Les portes, ici, ne claquent pas comme dans le théâtre de boulevard, mais battent dans le vide et en silence, et le film a finalement autant à voir avec la folie de Feydeau qu’avec la mélancolie des Ailes du désir ou la douceur d’Un chant de Noël, le célèbre conte de Dickens auquel on pense parfois ici. Si le quasi-huis-clos et son sujet très intimiste font de Chambre 212 un objet relativement mineur, le film permet tout de même à Christophe Honoré de renouer avec une certaine ampleur. Plus que jamais, son réalisme se nourrit de fantasmes et assume son fragile équilibre entre vérité et artifice, pour mieux laisser circuler le sentiment.
A lire les étoiles attribuées, les avis sont extrêmement variés et diversifiés, s'étalant de la meilleure appréciation à la pire, pour au final une note moyenne. Raison de plus donnée à chaque cinéphile de se faire son propre avis. Pour ma part, la critique sera sévère. C’est insipide et ennuyeux. Je crois bien que j’ai fait une bonne sieste…