Film indigent, dialogues d'une effroyable platitude, acteurs tout juste en dessous de la moyenne, ne pas dépenser plus d'un euro pour ce genre de navet national.
Quelle belle surprise ! Déroutant, inattendu ! Comment parler d'un sujet aussi complexe que le couple et sa durée dans le temps via un prisme si créatif, drôle, cynique et tendre à la fois. Chambre 212 réinvente le drame inéluctable de la vie conjugale et donne la parole à nos pensées les plus tordues, les plus inavouables et les plus humaines finalement. Il est porté par un quatuor sur lequel je n'aurais pas forcément misé mais la direction sous Christophe Honoré semble avoir porté l'alchimie entre ces 4 acteurs à son summum et c'est à savourer (comme une pièce de théâtre jubilatoire) sans attendre !
Si ce huis-clos parait a priori assez mineur dans la filmographie de Christophe Honoré, il en reprend néanmoins la plupart des thèmes en les réarrangeant de façon constamment surprenante - et somme toute réussie. Les dialogues, graves ou comiques, sont pleins d'esprit ; les décors façon maison de poupée abolissent joliment les limites du réel ; tandis que l'histoire, elle, penche tantôt en faveur d'un personnage et tantôt en faveur d'un autre pour finalement tous les sauver, sur le fil, dans un mouvement à la fois optimiste et mélancolique. Avec cette fin bienvenue, qui évite avec bonheur l'écueil de la moralisation, 'Chambre 212' est donc une réussite, portée par ailleurs par d'excellents acteurs - dont un Benjamin Biolay à contre-emploi en quinqua attachant mais pantouflard.
Comédie bien emmenée par un scénario surréaliste mais dynamique et drôle, puisque l’on voit défiler de façon inattendue trois des personnages principaux aujourd’hui et lorsqu’ils avaient 25 ans, les amants du passé et du présent… C’est original et bien joué par une jolie palette d’acteurs – Chiara Mastroiani, Benjamin Biollay Carole Bouquet… qui mériteraient tous sans doute le prix d’interprétation que Carole Mastroiani a reçu pour la compétition Un certain regard à Cannes. Un film intéressant sur le fond ; sur l’insoutenable légèreté de l’être ; sur la rupture et le retour possible ; sur le travail de mémoire, la construction de nos vies, le consentement à ce qui est advenu ; sur le mensonge et la vérité. C’est l’art de transformer un désastre sentimental en optimisme… et ça fait du bien.
Terriblement ennuyeux. Je me suis cramponnée à mon siège pour ne pas partir en cours de séance. Si on n'adhère pas au côté loufoque, tout parait sans intérêt. Clara Mastroiani est bien sauf qu'au début elle récite son texte, mais par la suite soit elle s'améliore soit on s'habitue. Il est incompréhensible qu'elle ait eu un prix d'interprétation, il y a probablement d'autres raisons que nous ne connaissons pas.
Une originalité qui ne laisse pas indemne en sortant de la salle : réflexion sur la vie de couple qui dure...Un seul bémol : mais quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi Benjamin Biolay, que je connais mauvais chanteur, parle aussi mal ??? Je n'ai pas compris un mot sur deux sortant de sa bouche... Ca a fini par m'agacer pendant tout le film...
Beaucoup de plaisir dans cette chambre 212, où les émotions se mélangent comme les partenaires. Rire et plaisir restent formidablement mise en scène. Cependant, j’ai comme l’impression qu’il me manque un partenaire. Je ne parle pas de cet homme, qui reste au pied du lit empreint à la légèreté. Non je parle de celui en bas de l’immeuble, alors de la fenêtre il est vrai je regrette sans même le code sur moi que le chagrin ne puisse monter. Sinon Chiara Mastroianni est sublime, une nomination pour un césar est plus que logique. Ce film est pour moi un véritable plaisir avant tout à travers la mise en scène. L’ouverture du film est absolument magnifique, un truc bête, mais j’adore par exemple quand Chiara est de l’autre côté du passage piéton, je trouve le plan tellement beau avec la chanson de Charles Aznavour, bref voilà un moment sublime.
Meilleur film français depuis bien longtemps . Enfin des dialogues intelligents et un scénario des plus original . Honoré nous entraîne dans les méandres de l’âme humaine à travers un couple en crise après 20 ans d'union . On vogue entre le Woody Allen des débuts ( Annie Hall ) et le Ingmar Bergam des années 70 ( Scènes de la vie conjugale ) . Sublime réflexion sur le mystère des relations humaines , la fidélité , mais surtout sur l'inéluctable dissension des liens amoureux et sexuels . Mise scène remarquable , Tous les acteurs sont en phase ( y compris le fade Benjamin Biolay ) . La crise conjugale y est traitée avec beaucoup de tact , de délicatesse et d'humour , teintée d'émotion et de poésie . Le couple semble en bout de course mais arrive , avec l'énergie du désespoir , l'illusion d'un revirement de sentiment , à garder une chance de le sauver même si le doute plane en permanence . Honoré nous pose cette question en filigrane : peut-on rester amoureux et passionné toute notre vie lorsque l'on réalise un matin que la personne qui partage notre vie n'est plus qu'un lointain ersatz du beau ( belle ) jeune homme ( femme ) qui nous a fait vibrer et craquer 20 ans auparavant ? Il y a probablement autant de réponses que d'êtres humains .
Je voulais voir ce film car ma rue avait été bloquée par la neige artificielle au cours du tournage.
Ce film - Je veux dire, cette épreuve- Seigneur !
Cette structure d'un homme et de son double (pompée, me semble-t-il sur une ancienne pièce de Florent Zeller) C'est une succession de dialogues écrits, que les acteurs ne prennent même pas la peine de lisser. Ils tentent, tant bien que mal, de donner un air naturel à des phrases alambiquées pondues sur un clavier.
Il en résulte un ennui mortel (tout au moins avant que je ne quitte la salle, à l'instar d'autres victimes).
Quant aux critiques professionnels, on se demande ce qui les terrorise à ce point qu'ils en arrivent à fourvoyer leurs lecteurs ? On se souvient des dithyrambes saluant "Ibiza", "le Daim", et tout récemment "ad Astra ".
Vraiment pas terrible On assiste pendant près de 2h à un fantasme de femme qui s'ennuie avec son mari et aimerait revivre sa relation. J'ai pas du tout adhéré et me suis ennuyée
Acteurs parfaitement géniaux, surtout Lacoste et Mastroianni, très belle photo et réalisation. Problème : des longueurs énormes dues à un scénario faiblard, faussement absurde : du sous-Blier . Claude Chabrol a dit un jour : tout ce qui est coupé n'est pas sifflé... J'aurais enlevé 30 mn de film au montage on y aurai rien vu. Dommage.
Très bon film détendant qui traite avec humour les aléas de la vie, être et avoir été, telle est la question, très bonne interprétation et très bon scénario, à voir sans modération