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Il est parfois recommandé de lire les "remerciements" qui figurent dans le générique de fin d'un film. On peut y apprendre certaines choses qui éclairent l'esprit de celui-ci. C'est bien sûr le cas avec cette dernière réalisation de Christophe Honoré, lequel remercie une foule de cinéastes en tête desquels figurent Woody Allen, Bertrand Blier et Alain Resnais. Oui, "Chambre 212" est l’œuvre d'un cinéaste qui aime passionnément le cinéma et qui a choisi de rendre un hommage explicite à plusieurs maîtres du septième art en qui l'on reconnaît un univers bien spécifique, fait de distanciation et alliant la légèreté à la gravité de la réflexion. L'intrigue pourrait être celle d'un vaudeville assez conventionnel. Maria, championne dans l'art de l'infidélité conjugale, décide d'abandonner son mari qui l'accable de reproches sur sa conduite. Mais elle n'ira pas loin puisqu'elle ne fera que traverser la rue pour prendre une chambre à l'hôtel d'en face, la fameuse "chambre 212", d'où elle observera avec une certaine complaisance le manège de son mari rendu à sa solitude. Mais la chambre 212 va rapidement se peupler de doubles et de fantômes qui donnent au film un caractère délicieusement fantastique en même temps qu'ils invitent Maria à un retour dans le passé où se côtoient sa mère défunte, son mari rajeuni de vingt ans, la prof de piano qui enseigna l'art de la musique - mais pas seulement... Occasion également pour l'héroïne de revoir ses multiples amants et de se confronter à une mémoire très encombrée. Le film rayonne d'intelligence et de culture (on pourrait mentionner bien des références littéraires qui ne sont pas étrangères à Christophe Honoré, depuis Marivaux jusqu'à Pirandello en passant par Sacha Guitry). Du reste, le cinéaste, dont on connaît la passion pour le théâtre et l'opéra, adopte un parti pris théâtral en limitant le champ d'action de ses personnages à un espace aussi resserré que possible. Quant à la distribution, elle est tout bonnement exemplaire : Chiara Mastroianni, aussi sensuelle et espiègle que possible dans son jeu de femme libérée, Benjamin Biolay incarnant avec finesse le rôle du mari délaissé en proie à sa solitude et à ses questionnements, Vincent Lacoste adoptant avec autant d'insolence que de drôlerie le rôle du mari rendu à sa jeunesse, Camille Cottin jouant avec délice la petite musique du souvenir et du temps qui ne se rattrape jamais et enfin Carole Bouquet dont l'apparition se limite à une dizaine de minutes mais qui laisse le spectateur tout bonnement ébloui. A tout cela ajoutons une bande son où se succèdent Guillaume Apollinaire (au tout début), Charles Aznavour (convoqué à plusieurs reprises), Scarlatti, Jean Ferrat, Barry Manilow..., chaque intervention sonore ayant une signification bien précise et ne jouant pas comme trop souvent une fonction de remplissage. Christophe Honoré nous a surpris plus d'une fois par l'extrême diversité de son registre cinématographique. Souvent convaincant, parfois adoptant des partis pris discutables, il sait en tout cas faire preuve d'audace et renouveler ses sources d'inspiration. Dans le cas présent, on ne peut qu'applaudir à l'originalité et à la maîtrise qu'il déploie dans cette "Chambre 212" qui ne finit pas d'intriguer.
Film qui commence bien mais qui s'embourbe dans des flash-backs incessant entre les protagonistes ce qui devient fatiguant à la longue car on ne Sait plus la réalité du rêve des protagonistes....donc moyen...le trip d'un réal sur les pbs de couples...
Sublime, c'est de la poésie pure avec du décalage et de l'humour pour conter la vie, une vie
Un grand film avec des acteurs qui traversent l'écran
Un grand film avec des acteurs qui traversent l'écran
Le principe qui consiste à repenser au passé et à refaire en une nuit un point sur l'attitude de cette femme, est superbe et on y adhère facilement. Un très beau film sur la vie de couple et l'usure du temps.
Beaucoup de plaisir dans cette chambre 212, où les émotions se mélangent comme les partenaires. Rire et plaisir restent formidablement mise en scène. Cependant, j’ai comme l’impression qu’il me manque un partenaire. Je ne parle pas de cet homme, qui reste au pied du lit empreint à la légèreté. Non je parle de celui en bas de l’immeuble, alors de la fenêtre il est vrai je regrette sans même le code sur moi que le chagrin ne puisse monter. Sinon Chiara Mastroianni est sublime, une nomination pour un césar est plus que logique. Ce film est pour moi un véritable plaisir avant tout à travers la mise en scène. L’ouverture du film est absolument magnifique, un truc bête, mais j’adore par exemple quand Chiara est de l’autre côté du passage piéton, je trouve le plan tellement beau avec la chanson de Charles Aznavour, bref voilà un moment sublime.
Je m'attendais à quelque chose de différent. Très bons acteurs, choix de direction conscients, mais je me suis ennuyé.
"Maria" (Chiara Mastroianni), 45 ans, bréhaigne, est une universitaire (historienne du droit) fortement "cougarisée", qui consomme à la chaîne ses étudiants (de préférence non-français, avec des prénoms et noms allochtones, les plus originaux possible, friande qu'elle est de bizarrerie sémantique, autant que de curiosa appliquée - le dernier en date s'appelant "Asdrubal Electorat", un vrai bijou du genre), voire en triolisme. Son mari, "Richard", le même âge (Benjamin Biolay, mari un - très bref - temps dans la vraie vie de la fille de Catherine Deneuve) aurait pu faire carrière comme pianiste, mais cela a capoté (sans qu'on nous précise ce qu'il fait quand le récit débute). Autant son épouse est active sexuellement (ailleurs...), autant il est éteint en la matière. Pour autant, confronté à la preuve éclatante de son cocuage, il a le mauvais goût d'en manifester ombrage, incitant l'infidèle à traverser la rue, et à prendre une chambre ("Chambre 212") dans l'hôtel d'en face, afin d'épier l'esseulé.... La scène est en hiver (il va se mettre à neiger), dans un Montparnasse reconfiguré pour l'occasion. Entre observation, puis rêverie, Maria convoque souvenirs (communs avec Richard, personnels - famille, jeunes amants, qui forment une sorte de choeur, fantasmés, sur le premier amour de son mari et initiatrice, sa prof de piano au conservatoire, "Iréne Haffner" alias Camille Cottin), et réflexion (doit-elle revenir chez elle, ou pas ?), accompagnée par sa "Volonté" (figurée par une sorte d'Aznavour en surpoids, au physique). Christophe Honoré s'amuse alors à faire se rencontrer plusieurs versions, jeune et mûre, des trois personnages principaux. Tout se mêlant dans une joyeuse (?) cacophonie - mais la fausse naïveté de la présentation donne quand même au résultat quelque chose d'assez malsain... L'idée de départ est originale, amusante, cependant, et l'affaire est menée plutôt habilement, mais... bien que bref (moins de 1 h 30), le film ennuie rapidement, (re)courant à la redondance, à défaut de quoi alimenter un vrai rebondissement. Chiara Mastroianni, souvent distribuée par Honoré, n'est pas mal... et a l'avantage de ne pas être "dupliquée". Quand Carole Bouquet ne fait pas du tout une Irène sexagénaire crédible (ou alors avec quelle rhinoplastie !....), et à peine Biolay un Richard quadra, quand son rôle de jeune marié est assuré par le sempiternel tête-à-claques Vincent Lacoste ! Exercice de style moyen, au global.
Tout est artificiel et sans grâce, à l'image de la grande poupée du film sensée représenter l'enfant que le couple aurait pu avoir. Des dialogues verbeux, aucune véritable histoire mais des variations prétentieuses sur l'usure des sentiments et les plaisirs de la chair. À oublier et ce sera facile.
Une très belle mise en scène et un scénario à la fois drôle et touchant... Un vrai moment de cinéma !
une remise en question très originale - prenant - bien joué - intelligent- enfin un film qui sort de l'ordinaire.
Original, histoire simple de la vie d'un couple. De belles remises en question s'opèrent, un grand film de ce réalisateur
les acteurs jouent bien mais on s'ennuie.
C'est lent et répétitif.
sans intérêt aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
C'est lent et répétitif.
sans intérêt aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Un chef d'œuvre de Honoré, après "Ma mère", "Dans Paris" ... et malgré ses "Chansons d'amour" ... il renoue ici avec un cinéma intimiste et réaliste qui vous transporte et vous chamboule !
N'étant pas particulièrement fan des films de Christophe Honoré (euphémisme !), un réalisateur que je trouve surestimé et chichiteux dans sa manière de filmer, pourquoi suis-je allé voir ce film ? Tout bêtement, parce qu'un ami m'avait dit que ce film était très différent des précédents et se rapprochait plutôt du cinéma de Bertrand Blier. Cet ami a partiellement raison : ce film est différent des précédents, je suis d'accord, il est moins chichiteux MAIS ... est-il meilleur pour autant ? Alors là, surement pas ! J'aurais même tendance à dire qu'il est pire : ennuyeux (je ne cessais de regarder ma montre), prétentieux, ne dégageant aucune émotion. Franchement, je n'aurais pas dû écouter cet ami !
Chiara Mastroianni rayonnante, un film décalé et jouissif avec un rythme très inégal, mais une réflexion intéressante sur le(s) couple(e).
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