Chose fortement surprenant au début des années 50, Disney adapte le roman décrié de Charles Lutwidge Dodgson alias Lewis Carroll. Car vous n'êtes pas sans savoir que "Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles" a été écrit par l'auteur pour une gamine de dix ans (avec qui il entretenait une relation quasi-pédophile), qu'il est rempli d'allusions aux drogues et qu'il contient bon nombre de séquences défiant toute logique. Aussi, adapter une œuvre aussi psychédélique pour des enfants était osé et si les studios Disney sont parvenus à rendre le tout un tant soit peu féérique, il n'en demeure pas moins le long-métrage le plus étrange de la firme aux grandes oreilles... C'est d'ailleurs pour ça qu'Alice au Pays des Merveilles est l'un des Disney les moins réussis, non pas visuellement mais bien scénaristiquement. Bien plus que dans le roman, tout est flou, inachevé, incertain, et comme le personnage d'Alice nous avançons les yeux fermés vers un voyage plein de couleurs et de chansons mais qui n'amène finalement à rien. Si beaucoup y voient un trip hallucinogène (justifié), d'autres peuvent y voir aussi une quête ou plutôt un passage vers l'âge adulte. Paradoxe Disney : notre blondinette d'héroïne enseigne malgré elle aux jeunes spectateurs à grandir. L'intrigue est donc bien sûr raccourcie pour les besoins de l'écran et par conséquent perd en limpidité. De plus, beaucoup trop de personnages font des apparitions, parfois éclairs, devenant de simples faire-valoirs parfois (Tweedle Dee et Tweedle Dum, le Dodo, le Chat de Chester). On reste donc souvent sur notre faim malgré cet enchaînement de courts passages mémorables et très bien réalisés comme la chute d'Alice dans le terrier, le passage dans la maison ou encore celui chez le Chapelier Toqué. Le plus regrettable viendra ainsi principalement du scénario, inadapté pour un Disney et bâclé par rapport au roman. Mais quelques chansons entêtantes et une animation de qualité ne suffisent hélas pas à rendre le long-métrage fabuleux, en faisant un Classique hélas très surestimé.
Qui ne se souvient pas de cette fameuse réplique « tranchez lui la tête ! ». Ce film d’animation de Walt Disney demeure également un incontournable. C’est un film qui ressort du lot par rapport aux autres Disney pas son originalité et ses innovations, en effet dans ce film nous sommes plus dans les clichés habituels. La portée du film me semble également très importante. C’est également un film pour la détente et qui peut être regardé à n’importe quel moment, sauf peut être lors d’une déprime. Un excellent film, 15 / 20.
Le Walt Disney que j’ai sûrement le moins regardé étant petit. Je n’ai pas trop accroché, il est assez spécial on va dire et assez dur à comprendre pour le jeune public. Les dessins sont encore assez basiques alors que dans les Walt Disney précédents certains dessins sont nettement meilleurs. Même si je n’ai pas trop aimé le dessin animé, le prochain film de Tim Burton m’intrigue et je pense que je le verrai, surtout si c’est avec Johnny Depp. Bref, à réserver aux enfants.
Encore un Disney qui ne m'a pas marqué, même si je l'ai vu plusieurs fois, j'ai toujours eu du mal à le finir, je sais pas la sauce n'a pas pris, que se soit dans le délire de l'histoire ou dans l'humour.
Un Walt Disney mémorable, bondé de personnages attachants et d'un univers à toute épreuve. Le film est parfois très drôle et les trouvailles visuelles sont légions.
Alice au pays des merveilles est surement le meilleur dessin animée de Disney. Il nous ammène dans un univers totalement magie et presque effrayant. C'est un Disney qui peut être vu de plusieurs façon, il y'a différentes lectures.
Lorsque je repense aux productions Disney classiques, c'est toujours avec une certaine nostalgie quelque peu naïve de l'enfance. Je me dis régulièrement qu'elles valent nettement mieux que les soupes actuelles, sans pour autant parvenir à réellement les aimer autrement qu'avec un regard comme je le disais complètement innocent. "Alice au pays des merveilles", c'est l'exception. Gamin, ce n'était pas mon dessin animé préféré même si je l'aimais bien. Revu aujourd'hui, il me paraît avoir une portée beaucoup plus importante que ce qu'on voudrait bien laisser entendre. En fait, j'ai presque envie de dire qu'il s'agit d'un conte pour adultes raconté à des bambins. Ressemblant fortement à quelques mémorables créations sous LSD et autres champis hallucinogènes qui feront le bonheur de quelques cinéphiles amateurs d'absurde des années plus tard, il est pourtant étrangement daté de 1951, qui plus est avec un label complètement commercial. Et pourtant... Les aventures d'Alice sont courtes (1h12) mais ne comportent absolument aucun temps mort. Fantaisie et imagination surréaliste sont les maîtres mots de ce petit bijou rempli d'idées originales et quelquefois déroutantes. Burlesque, il ressemble dans le traitement de l'animation (de très grande qualité par ailleurs, avec une utilisation des couleurs variée et impressionnante) à un cartoon, en possédant véritablement l'énergie et en contenant une bien plus grande liberté de ton. Etonnant, il est au premier abord difficile à analyser intellectuellement (les psychanalystes se régaleront !) dans la mesure où il n'a parfois ni queue ni tête mais se veut être une compilation d'hallucinations stupéfiantes admirablement bien reliées entre elles. Certaines séquences sont tout à fait mémorables de par leur audace et le caractère inattendu qu'elles prennent. A voir et revoir en boucle pour alimenter son imaginaire d'éléments tous plus farfelus les uns que les autres. Un bonheur de cinéma comme il en existe très peu, injustement boudé.
Tout simplement le choc visuel, émotif, hallucinatoire qui m'emmène ailleurs a chaque nouvelle vision. Une référence du dessin animé ??? on peut dire ça comme ça ! En tout cas Walt Disney n'a jamais fait mieux que celui là ....
Malgré son originalité, l'univers glauque et décousu de Lewis Carroll ne semble pas du tout coller à celui des studios Disney qui ne parviennent pas à se l'approprier. Le jeune public devrait avoir du mal à s'y retrouver.