Un postulat de base avec un sacré potentiel, un univers intéressant, plausible, un trio de personnages attachants, incarnés pas des acteurs très appréciés, dans un futur crédible, et au background bien développé.
De grosses attentes de ma part après suivi des bandes annonces, mais hélas, malgré une bonne implication générale, de nombreux twists, un rythme général correct (je vais y revenir), entre histoire d’amour attachante, émouvante, et enquête profonde, dangereuse et acharnée, je reste, personnellement, et à même titre que la presse et que les autres spectateurs (au moment où j’écris ces lignes), perplexe face à la construction générale.
Le film porte sur les souvenirs, tout le long du film, une voix off qui ne cesse de déblatérer, déblatérer, déblatérer, sans jamais s’arrêter, dans un degré de meublage sans intérêt à en devenir lourd à supporter, tantôt pour exprimer ce que représente "les souvenirs" dans un monde pourri en formulant tout un tas de phrases ‘philosophiques’ très perchés, et, (dans la VF en tout cas) sans aucun sens, tantôt pour rabâcher dans un espèce de ‘rappel’ au spectateur perpétuel des éléments en la possession du protagoniste, de ses questions, à en croire que le film est destiné à des êtres incapables d’imprimer les différentes péripéties du film et ayant besoin constant d’un rappel de ce qui s’est produit quelques minutes auparavant, comme si le film était destiné à des amnésiques, avec, pour couronner le tout, des flashback excessifs de scènes qui nous sont exposées un nombre incalculable de fois, à se demander si la réalisatrice souhaitait à tout prix un film de 2h alors qu’elle n’avait le budget que pour 1h15, qu’elle a donc tout simplement prolongé avec ces ‘rappels’ intempestifs à en devenir lourds, donnant au produit final des allures d’un animé de 500 épisodes jouant sur les flashback et le ressassement pour pouvoir avoir une durée de vie plus longue (les 4 dernières minutes du combat de Sangoku contre Freezer étalés sur 4 épisodes): sauf que là il s’agit d’un unique film.
Film redondant à en écrire une évaluation redondante, je ne vais pas me paraphraser d’avantage, je pense que ce que je cherche à exprimer l’a largement été dans ce pavé: le film fait trop dans la longueur, la voix off se répète trop: une sorte de superposition de la projection du film et de la lecture du scripte fusionnés auquel je n’ai pas pu adhérer, tant la dose du supportable est explosée.
Pour ces qualités, il reste une expérience intéressante, pour ma part j’ai été captivé par l’histoire, la quête de la vérité, et ai trouvé la conclusion de grande qualité, mais elle aurait pu arriver bien plus tôt, le film pouvant être réduit en durée, (bien que pour un film de ce genre un format de moins de deux heures soit dommage) mais l’entêtement à tenir cette durée sans avoir la quantité de scènes pour et meubler à outrance avec des éléments déjà montrés: c’est destructeur.
Pour conclure je dirais de ce film qu’il reste à voir pour qui possède la carte ou pour qui est prêt à attendre sa sortie en VOD, mais un plein tarif pour un enchaînement de scènes et de phrases toutes construites (dont nombreuses sans aucun sens) répétées 500 fois, ça fait cher l’expérience.
En dessous de ce qui aurait pu être livré. Dommage.