De la créatrice de la série "Fallout" on ne pouvait que s'attendre à un scénario de science-fiction, complexe, et dans une atmosphère totalement déjantée, des scènes d'action, proscrites aux fragilous, avec ici et là des clins d'œil à de grands classiques du cinéma, western, S.F., action confondus . Si on retrouve dans "Reminiscence", un contexte futuriste tout aussi inventif que dans "FallOut", quelques scènes déjantées, un scénario hyper complexe, on a aussi des éléments nouveaux. On a moins d'humour, et d'auto-dérision que dans "FallOut". En revanche on a de la Romance et une bonne dose de poésie. On a aussi plus d'originalité. Dans "Reminiscence", Lisa Joy mélange avec bonheur l'ancien et le futur, à la fois dans la forme et dans le fond. Pour ce qui est de la forme, elle choisit des habillements, des décors intérieurs et extérieurs, très stylisés, avec des références aux années 50. Tout cela cohabitant avec un quotidien technologique hyper avancé, et dans un urbanisme aquatique impressionnant. Pour ce qui est du fond, Joy mélange une dystopie où le voyage mémoriel s'intègre dans une intrigue de "film noir" des années 50, version Dashiel Hammett, avec voix-off. Tout cela est plutôt bien réussi, mais, comme c'est souvent le cas des enquêtes de "Marlowe", on doit suivre de nombreuses et complexes circonvolutions avant d'avoir le fin mot de l'histoire. Il est à noter dans ce film, que Rebecca Ferguson rappelle qu'elle ne dispose pas seulement d'une immense beauté et d'un formidable talent de comédienne, elle nous fait entendre ici une belle voix de chanteuse de jazz. Certain( e )s mouront sans doute de jalousie en apprenant qu'elle est en plus une danseuse émérite.