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Duke3DVD
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1,0
Publiée le 14 septembre 2021
Nanard direct ! Nanard friqué mais nanard quand même. C'est d'une débilité totale et ça se la joue sérieux au possible. Le côté film noir avec les designs rétro (le lieu de travail, le commissariat, le bar, etc.) n'est absolument pas crédible. J'ai lu que certains trouvaient la ville inondée en images se synthèse moche : c'est faux. Elle n'est pas crédible mais elle n'est pas moche. C'est connu que les vagues qui frappent un édifice en béton ne font absolument rien. L'idée du film est que le niveau des mers a monté et que les immeubles ont les pieds dans l'eau. Mais cette eau ne les mouille même pas, sauf sur les gros plans où il y a 5cm d'eau au sol. Personne ne pense à porter des chaussures imperméables, voire des bottes. Et tout fonctionne dans les immeubles (électricité, canalisations...). Le niveau d'eau a donc monté mais il n'y a aucune marée : il reste le même tout le temps, c'est pratique. Il y a des appontements créés au bord des immeubles mais ils sont fixes, rien ne flotte. Si le niveau remonte, c'est reparti. Le principe même de la machine ne fonctionne pas : d'abord les techniciens voient tous les souvenirs en même temps que le client (et en projection 3D holographique là ou un écran de contrôle suffirait). Niveau intimité c'est top. Ensuite, on voit à la 3ème personne le souvenir (sauf la machine de la police où ça passe en vue subjective). Quasiment personne ne sait comment utiliser le truc sauf le personnage principal qui doit même faire fonctionner la machine de la police pour des interrogatoires. Il dit à un moment que c'est un super business mais il est le seul à y croire apparemment et il y a très peu de clients. Quant à la femme fatale, là encore façon film noir, elle est tellement cliché que c'en est ridicule. Il faut plonger dans la cuve d'eau ? OK, elle se fout à poil au milieu de la pièce. Et comme on ne voit rien, c'est juste de la provoc sans suite. Comme l'idée qu'il fait trop chaud la journée et que les personnages doivent vivre la nuit et ne sortir qu'au coucher du soleil... Idée intéressante mais oubliée dès la scène suivante car tous les extérieurs se passent de jour. D'ailleurs si c'était vrai, les gens ne vivraient pas forcément la nuit mais en intérieur. Et dans les deux cas, ils seraient tout pâles. Mais là, non. Et la voix off façon Blade Runner première version, c'est du foutage de gueule. Ça ne nous aide pas à comprendre, ça explique tout ce qui n'a pas été filmé par fénéantise... ou manque de moyens.
Un long-métrage science-fiction romantique passionnant et abouti. Un contexte futuriste qui donne envie de découvrir (perso, ça m'a fait tout de suite penser à "Waterworld") et en effet, j'ai trouvé le décor époustouflant.
Difficile de comprendre les nombreuses critiques négatives autour du thriller « Reminiscence ». Porté par un excellent casting, ce long-métrage sans prétention nous offre une histoire romantique passionnante et justement rythmée grâce à cette enquête policière. Malgré ses quelques défauts, Lisa Joy délivre un scénario honorable ainsi qu’une mise en scène immersive.
Mon avis complet : https://mediashowbydk.com/2021/09/01/critique-film-reminiscence/
Ce film policier de science-fiction vaut surtout par ses décors, ceux de cités côtières inondées, et son atmosphère sombre. Cette sf dystopique se tient, et le spectateur y croit. Ce n'est certes pas Blade Runner ou Minority Report, auxquels le fim fait penser plus d'une fois, mais l'histoire, bien construite, correctement interprétée, se tient.
La bande annonce ne laisse carrément pas présager de la qualité du film ! On est clairement dans le film noir, avec un ex-soldat (Hugh Jackman), reconverti en memory walker, qui en cherchant une femme disparue, va tomber sur une conspiration plus large. Les paysages en CGI sont époustouflant, et le concept de Miami sous les eaux est étrangement crédible.
Je ne comprends pas trop la sévérité des critiques. Que "Reminiscence" ne soit pas supérieur à "Minority Report" ou "Inception" n'en fait pas un film de science fiction inutile. Le film est agréable avec un rythme bien tenu, mais a aussi une intrigue riche. L'aspect "film noir" (enquête et tragédie) est central dans l'intrigue, mais celle-ci s'appuie convenablement sur son contexte de science-fiction, par les moyens technologiques mis en oeuvre (cuve des souvenirs, caissons), mais aussi par le décor (un Miami à plusieurs étages sociaux menacé par les montée des eaux). Peut-être que l'intrigue ne surprend pas, mais elle comporte bien son lot de rebondissements, et on suit avec intérêt l'enquête pour en savoir plus sur cette femme, et la tragédie des personnages se met bien en place pour nous apporter de l'émotion, qui culmine dans les vingt dernières minutes (quelques belles phrases restent dans la tête). Le personnage joué par Hugh Jackman est le plus important, mais pleins d'autres personnages sont assez bien développés et caractérisés, à commencer par la mystérieuse Mae (jouée par Rebecca Ferguson) et la meuf sûre Watts (jouée par Thandiwe Newton), mais aussi spoiler: le flic ripoux et homme de main impitoyable, le caïd de la drogue, le riche propriétaire, sa femme, son fils héritier, la procureur, la jeune fille misérable,. .. Chacun des personnages sert à l'histoire, et en deux heures, on en découvre des facettes. En tout cas, y a bien de la matière et si ça avait été fait sur deux ou quatre fois plus de temps (genre dans une série), il y aurait sans doute eu moyen de développer l'aspect spoiler: du travail de la procureur avec l'aide de l'analyse des souvenirs, et toutes les difficultés quand elle se heurte aux puissants , et aussi d'exploiter une idée qui n'est qu'effleurée : spoiler: l'amour de Watts pour Bannister. J'ai aussi bien aimé le film visuellement dans certains de ses tableaux, avec eau, soleil ou/et nuit (la scène du piano par exemple). Ou les passages de l'évanescence des souvenirs à la réalité des personnages. Et je trouve les scènes d'action/poursuite plutôt lisibles. Donc, vraiment, j'aimerai qu'il y ait plus de films de cette qualité qui ne soient pas liées à des "franchises", "suites" ou "adaptations de best-seller ou de succès sériels".
Visuellement réussi, ce film dystopique est parfois confus dans sa mise en scène, et perd le spectateur dans des longueurs dispensables et des raccourcis abrupts. Le scénario est intéressant cependant, donc cela se laisse regarder sans déplaisir.
Décidément on tombe dans la médiocrité avec ce film qui se trouve long et sans grand intérêt même si l'ensemble du décor et bien, le film reste inintéressant qui prendra la route des oubliettes quand on ne sait pas réalisé un film faut faire autre chose.
Plus un film d'action a l'eau de rose qu'un thriller. Beaucoup de loooongues phrases et de réflexion de la part des personnages. la première scène d'action tarde à venir. Imaginez-vous dîner entre amis, la conversation se fait longue, entre nostalgie mélancolique et philosophie de comptoir et BIM, le rôti prend feu (sauvés par le Gong).
Malgré les violons insistants, les décors sont grandioses et malheureusement possibles. L'idée est très bonne, le concept des souvenirs est exploité sous toutes ses formes. Le casting impeccable. De belles images.
Film très lent auquel il faut s'accrocher, un concept intéressent autour des souvenirs. On plonge dans une enquête policière suivi d'une histoire d'amour. les enjeux ne sont pas aussi grand que l'ont espéraient. Ils ne vont pas au bout de leurs concept.
Un potentiel sous-exploité, dommage. Le début partait pourtant bien. Le fait de positionner le film au moment de ce que serait les conséquences du réchauffement climatique, la montée des eaux qui a envahit Miami, avec de "belles scènes" et de beaux décors résultants de cette immersion. Mais finalement, à part pour faire de belles images, cela n'a pas d'influence marquante dans l'histoire, à part pour la métaphore effacement de la civilisation/perte des souvenirs. D'ailleurs l'idée du vendeur de souvenir où certains préfèrent vivre dans le passé plutôt que d'affronter le présent n'est pas non plus pleinement exploité. Si les acteurs sont bons et revoir une partie du casting de Westworld fait plaisir, l'ensemble n'arrive pas à décoller et manque cruellement d'envolée, de corps. Ou alors la réalisatrice aurait dû choisir le partit pris de faire un film sombre et dépressif mais pas cet entre deux. Même les quelques scènes d'actions ne sont pas réussies.
Je regrette sincérement de ne plus être étudiant pour 2 raisons : la vieillesse, et avoir été obligé de payer plein tarif pour voir cette daube. Un film beaucoup trop long à démarrer, et beaucoup trop long à finir comme si on avait voulu le faire traîner en longueur car on avait plus rien à racconter... Une histoire complexe qui se règle par une succession de hasards très mal amenés. C'est dommage car cette idée de montée des eaux était plutôt pas mal, encore aurait-il fallut la développer... C'est aussi dommage d'ailleurs de carrément avoir oublier le but de la montée des eaux et du réchauffement climatique durant tout le reste du film.
**** SPOILER À PARTIR DE MAINTENANT ****
Comme je le disais, une introduction les pieds dans l'eau, une digue à 2 doigts de craquer, l'eau est au sommet de la digue, à la fin du film on voit les personnages vieux et la situation est toujours la même alors qu'il a bien dû s'écouler 30 ans, voilà de quoi faire frémir les climatosceptiques... Bon aller pour un film de science-fiction on va dire pourquoi pas, par contre, une histoire creuse comme celle-là on ne peut pas l'expliquer par la science-fiction... L'histoire se régle en remontant les souvenirs de seulement 2 personnes, dont les rencontres sont un peu tirées par les cheveux... Bref, tout ça pour au final revoir à la fin du film, toutes les scènes du début du film. C'est le but du film me direz-vous, d'accord, mais de là à ce qu'on me refasse voir 20 minutes d'un film que j'ai déjà vu il y a une heure non merci.
Ce film est comme l'Homme, qui devient plus mûr, plus subtil, plus savant à mesure qu’il s’approche de sa fin.
Car pour ce qui est du commencement, c'est un réel enfantillage. Hugh Jackman et Rebecca Ferguson dont on connaît pourtant de bonnes prestations semblent bouder certaines scènes, les jouer de mauvaise foi, horriblement. C'est comme s'ils n'achetaient eux-même pas la partie romantique du film, expressions ahuries, crispations du visages.. Egalement, le montage contribue fatalement à faire paraître le film plus mauvais qu'il ne l'est, la surenchère des coupes, surtout pendant ces très peu convaincantes scènes de séduction rend toute bonne volonté de rentrer dans le récit improbable, le spectateur est forcé de voir qu'il y a derrière l'image une équipe d'hommes et de femmes cinéastes qui s'efforcent de faire rentrer un cahier des charges dans le film qu'ils veulent produire.
Lorsque ce film "mûrit" donc, il commence à nous parler de scènes de SF innovantes, et enfin, car jusqu'ici on se heurte systématiquement dans une pièce dont les quatre murs sont Total Recall, The Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Memento, et peut-être Minority Report. Cette SF enfin innovante, on la trouve -- et je pense que la plupart le reconnaîtront, dans cette scène où Mae s'adresse à son amant par l'intermédiaire du personnage de Cyrus en anticipant que son amant traquera Cyrus et inspectera ses souvenirs. Cela fait d'ailleurs penser à la scène assez fascinante de Interstellar (les frères Nolan s'échangent-ils des idées ? Car Jonhatan Nolan est au scénario de Reminiscence), où l'acteur communique avec sa fille depuis le futur en faisant tomber des livres d'une armoire depuis une autre dimension lointaine.
Il y a dans les tout derniers instants de ce film les véritables trouvailles, de la Poésie presque. Je pense au savant emploi du mythe d'Orphée et Eurydice. En effet, les protagonistes jugent bon de raconter l'histoire jusqu'à sa moitié, quand Orphée obtient d'un ange de tirer Eurydice de la mort, et la ramener des enfers. C'est une très belle manière de parler du thème de la revisite du souvenir, quelle histoire voulons-nous nous raconter, quels choix faisons-nous par rapport au récit, où et quand l'arrêtons-nous. "Ce n'est pas le passé qui nous hante, c'est nous qui hantons le passé" (dixit la voix off), c'est nous qui prenons des décisions concernant le passé et non l'inverse. C'est ce qui est finalement proposé dans ce film est c'est une assez belle réussite.
Espérons que la nouvelle réalisatrice Lisa Joy, à l'image de son film, prenne davantage de saveur avec le temps, libère ses films de quelques excédents de style, et de quelques pages de scénarios surtout. Il y a dans l'idée de ce long-métrage quelque chose d'assez sophistiqué, mais beaucoup trop a été filmé en dehors de ce bourgeon.