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SB88
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4,5
Publiée le 10 novembre 2021
Violent, cruel, poignant, inhumain d'un côté et en face, la résistance, la vie, les sourires. Ça fait mal au cœur, triste d'être si impuissants et spectateurs de tant de douleurs, ces enfants qui pleurent leurs frères, les déchirements des familles et des corps. Quel courage de la part de ce couple, tant de risques, en vain ou pas. Qu'on aimerait que ça n'existe nulle part et que chacun puisse vivre heureux là où il est né. 4,4/5
« Pour Sama » nous communique des bribes d’un vécu brut, non orienté ou instrumentalisé, au sein d’une Syrie en proie à l’abomination depuis le début de la guerre civile en 2011. Parvenir à survivre à la désolation et à l’insoutenable pendant autant de temps tout en oeuvrant pour les autres est un message à relayer aux 7 milliards et demi d’humains qui peuplent cette Terre et qui doit faire réagir pour des lendemains meilleurs.
Attention, ce documentaire, quasi found-footage tristement réel, s’avère particulièrement éprouvant à affronter. A l’aide de son smartphone, Waad al-Kateab a documenté la guerre civile syrienne, depuis les premières manifestations contre le régime jusqu’aux bombardements dévastateurs effectués par ce dernier (aidé par l’aviation russe) contre les quartiers d’Alep tenus par les insurgés. Le témoignage final qu’on a sous les yeux a bien évidemment fait l’objet d’un patient travail de sélection et de montage une fois Waad al-Kateab réfugiée en Grande-Bretagne mais bien que militante aux côtés de son mari, la jeune femme ne cherche pas à délivrer un message politique ou à tenter d’expliquer la complexité des forces en présence. Elle s’interroge, elle ressent, elle cherche à comprendre comment ses rêves se sont brisés, tout au long de ce témoignage vibrant de sincérité qu’elle adresse à sa petite fille, afin que celle-ci puisse comprendre un jour de quelle manière la guerre lui a volé ses années d’enfance. Waad al-Kateab filme autant les petits instants de bonheur volés à la réalité, son mariage, une fête entre amis, une matinée dans son jardin recouvert de neige que les conséquences dramatiques de ce conflit fratricide, en tout cas ceux qu’elle perçoit et endure comme n’importe quel autre résident d’Alep. A la mort en direct d’un enfant tué par une bombe, séquence parmi les plus insoutenables que j’ai pu voir, répond le sauvetage par les médecins d’un nouveau-né qui ne respirait plus, comme une preuve que même au coeur de l’enfer, la vie parvient malgré tout triompher. On a beau avoir été abreuvé d’images sur ce conflit durant de longues années, rarement on avait ressenti avec tant de force la véritable signification de la guerre du point de vue d’une population civile, qui tente tant bien que mal de continuer à vivre normalement alors que tout peut basculer d’un instant à l’autre. Ces habitants d’Alep ne sont ni des statistiques, ni des figures désincarnées entr’aperçues fugacement dans un reportage télévisé mais des êtres de chair et de sang, avec leurs vies, leurs rêves, leurs drames, dont la résilience et la dignité impressionnent, et c’est peu dire qu’on en ressort profondément bouleversé.
Ce film nous transforme, tout simplement, nous, heureux citoyens râleurs qui n'avons pas connu la guerre si nous sommes nés après 1945 en France. Car là, nous y sommes, spectateurs impuissants, oppressés, bouleversés. Allez-y, pour assister à mille horreurs et des beautés sans nom comme la résurrection d'un nouveau-né et la joie folle que sa venue dans un tel chaos, eh oui, envers et contre tout , suscite.
Témoignage bouleversant sur le siège de la ville d’Alep par le régime de Bachar El Assad et de ses alliés russes : dès le premier instant, on en a la gorge nouée, avec des scènes de vie (ou plutôt de survie) passant de la terreur aux rares moments de joie, et des images à la limite du soutenable qui tirent les larmes aux yeux. Waad est une femme alépine vivant avec son mari médecin, filmant le quotidien de l’hôpital sous les bombardements. Partagés entre partir pour sauver leur fille Sama ou résister pour la liberté, on est collés devant l’écran, les yeux écarquillés devant tant d’horreurs, pour connaître le dénouement de cette tranche de vie et de l’issue fatale de la prise d’Alep. Au-delà des images brutes de civils blessés et tués, le plus déchirant est de voir les enfants qui ne comprennent pas parfaitement la gravité de la guerre, car ils n’ont connu que cela. Un documentaire à voir impérativement.
À ne manquer sous aucun prétexte!! Film EXTRAORDINAIRE, qui vous prend aux tripes, et vous laissera vidé... Quel coup de poing! Et dire que c'est l'escroquerie "It must be heaven" qui est encensé par la critique cinématographique, cela laisse pantois!!
Pour eux, rester c’était résister. Ce qui frappe, ce sont les bombes, lâchées au hasard, ou bien au contraire avec une précision chirurgicale sur les écoles et les hôpitaux d’Alep Est, par les avions du régime et ceux de leurs alliés russes, parce qu’ils savent que c’est le meilleur moyen d’atteindre le moral des résistants, les bombes et les rires, qui éclatent, malgré tout, parce que la vie est là, la vie continue, comme elle peut, au milieu des bombardements incessants.
Les images sont dures, parfois insoutenables, les images du quotidien des habitants d’Alep Est, durant les mois de siège par l’armée du régime syrien. La ville est encerclée, bombardée quotidiennement, les affrontements armés avec les factions insurgées ont lieu au loin, ce que Waad al-Kateab nous montre, c’est la vie de ceux qui ont décidé de rester, parce qu’ils ont cru à leur révolution, à leur liberté nouvelle, à la fin du régime autoritaire de la dynastie Assad sur leur pays, et qu’ils veulent y croire encore. Alors rester, c’est résister.
Pour Sama, un film documentaire poignant sur la vie à Alep Est en Syrie pendant le siège de la ville. Pour Sama, et pour nous aussi, pour essayer de comprendre. Lire la suite sur cafecalvathealamenthe.fr
Cachez ces images que je ne saurais voir...sans honte,sans culpabiliser de cautionner avec mes impôts l envoi d armes ds le monde,sans me poser des questions sur la nature humaine ou inhumaine ,sans l envie irrépressible d accueillir ses femmes ses enfants auxquels je m identifie Pierrot
Je viens juste de regarder "Pour Sama" et je n'ai jamais autant pleuré de ma vie. On sait ce qui se passe, on s'imagine comment peut se passer une guerre, mais on ne le vit pas vraiment. Quand on termine ce film documentaire on a envie de faire quelque chose, d'être plus humain, de changer sa vie pour être meilleur. Je suis complètement bouleversée pour ma part et je pense que toutes les personnes qui ont vu ou verront ce documentaire le seront aussi.
Peut-on être heureux en guerre ? Peut-on rire, partager des moments des bonheur quand les bombes explosent et que les cadavres s'entassent ? Le documentaire "Pour Sama" nous plonge en Syrie où une femme tourne des images pour sa fille qui est née alors que la guerre éclate dans son pays. Il faut alors survivre et vivre. Entre des scènes de fuite, de peur, on assiste à un mariage, à des blagues, à des repas de famille, à une vie qui semble normale avant que la triste réalité ne vienne les rattraper.
Merci pour ce documentaire. La réalisatrice Waad al-Kateab, son mari Hamza et leur fille Sama font preuve d'un courage et d'une humanité hors norme. La violence est omniprésente dans le documentaire mais eux ne font que tenter de trouver des solutions malgré les difficultés quotidiennes. Ce documentaire est là pour faire comprendre aux gens ce qu'ils vivent. Une journaliste et un médecin donnent vie à un couple hors du commun sur le plan de ce contexte morbide à Alep en Syrie. On a l'impression que tout leurs tombent sur la tête mais qu'ils sont convaincus que ce qu'ils font est indispensable pour atteindre la liberté. C'est un choix courageux et un témoignage brûlant pour savoir et ne jamais oublier et transmettre le message de ne plus revivre ce traumatisme et croire en un avenir meilleur. A voir absolument.
Un témoignage pur et dur... un documentaire comme il y en a peu et qui romp avec le journalisme spectacle. On est dans la réalité ... avec ce qu'elle a de plus dur mais aussi de plus humaine... je suis resté tétanisé devant ce film... à voir et à intégrer ....
Nous avons vu ce film à BAYEUX dans le cadre du festival des correspondants de guerre 2019 dans une salle comble où plus 1500 personnes ont été chavirées par les images de Waad Al-Kateab, de son mari Hamza et de Sama. Sama qui nait au milieu de l'enfer et qui ne réagit plus au bruit des bombardements. 8 minutes de standing ovation ont clos le film en visio Skype avec Waad. Dans le même temps, le conflit syrien prenait à nouveau le chemin de l'horreur avec l'offensive turque confirmant les propos d'un intervenant: "en Syrie, nous avons ouvert les portes de l'enfer". Dur mais indispensable