Talking About Trees
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AdriBrody
AdriBrody

17 abonnés 782 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2025
Sur le principe, ok c'est vraiment bien. Des Soudanais qui veulent faire vivre le cinéma malgré la censure. On sent d'ailleurs chez ces hommes une vraie joie de vivre et un amour du cinéma. Mais le documentaire est trop léger, trop mou, trop lent et vraiment trop inintéressant. On passe vite à autre chose, luttant contre le film. Ca manque cruellement de consistance, d'impact. Là, c'est trop juste. C'est un film qui est très bien sur le papier, mais qui l'est certainement moins en réel.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2021
Documentaire. Quatre anciens cinéastes essayent de refaire vivre un cinéma en plein air, qui avait été fermé sous Omar el Bechir.

Ce rêve de cinéma relève de la nostalgie facétieuse de quatre cinéastes au moins septuagénaires mais aussi de l'attente impatiente et enthousiaste des futurs spectateurs. Il apparaît aussi dans le plaisir que les quatre compères prennent à se montrer faisant  du cinéma. On a du reste l'impression qu'ils réalisent eux-mêmes le documentaire qui les montre, avec de nombreux "clin d’œil caméra" et des scènes en fait assez peu réalistes où, par exemple, ils gardent des tenues presque "endimanchées" pour réaliser des gros travaux de lavage et de peinture...

Quelques moments marquants :
- la scène magique  du chameau visitant littéralement, avec presque de la curiosité, la future salle,
- le débat amusant sur la compatibilité des futurs horaires de projection en plein air avec les appels à la prières des mosquées proches,
- les réticences de l'administration vis-à-vis du projet, révélant que le départ d'Omar el Bechir en avril 2019 n'a pas tout changé...

Le film rappelle bien sûr "Buena Vista Social Club" de Wim Wenders -des "anciens facétieux" heureux de partager- mais surtout "Kabulliwood1" de Louis Meunier sorti en 2019. qui, lui aussi, rappelle que le cinéma est un bien essentiel.

Visions d'Afrique 2020
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2021
L’inspiration manque alors que nos salles de cinéma sont toujours fermées depuis plusieurs mois et que les points d’interrogation sont nombreux quant au changements probables d’habitude qui résulteront de la pandémie covid19.

Dans cette période d’atonie qui se prolonge, voir Talking about trees, un premier film du soudanais Gasmelbari, est une petite bouffée d’oxygène qui remet nos états d’âme en perspective.

Ce film suit les lentes pérégrinations de quatre cinéastes soudanais, vivotant de projections improvisées dans des villages et dont le rêve est projeter Django unchained dans un cinéma abandonné de la capitale Khartoum!

Même si on parle arabe, on est instantanément plongé en Afrique, débonnaire et chaleureuse.

Le détail qui change tout est que tous les cinémas sont fermés au Soudan depuis…. le coup d’état de 1989!

Vous avez bien lu. Un pays où personne ne produit, ne réalise ou ne voit de films en salle depuis vingt ans.

Et pourtant aucun des quatre compères ne se plaint. Les bouts de ficelle, la capacité de rêver, et l’intelligence collective restent leur seul rempart face à la bureaucratie indécrottable et… militarisée!

Voilà 90 mn d’évasion contemplative, parsemée de références cinéphiles, disponible en DVD et dans toutes les bonnes médiathèques.
dvd AVRIL 2021

PS. Coïncidence malicieuse, la guerre civile de séparation du Soudan est évoquée fictionnellement dans la saison 2 de Borgen, que j’ai visionnée il y a quelques jours. Hier soir, la réalité a rejoint la fiction.
mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2020
Il souffle un vent de fraîcheur sur ce film soudanais où 4 cinéastes décident d'organiser une projection en plein air dans le cinéma "La Révolution". L'amour du 7ème art est au cœur de ce projet tant la situation du pays est instable et les obstacles administratifs nombreux. Mais de cela, ces amis gardent toujours un flegme et une bonne dose de dérision tels de vieux sages. Un hymne au cinéma et à la culture pour tous.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2020
C'est un beau documentaire sur le SOUDAN. On y découvre l'histoire de ce pays confronté aux différentes dictatures et tentatives de démocratie qui ont émaillés ce pays ces dernières années. A travers l'histoire de ces quatre vieux passionnés de cinéma, on assiste à leurs vaines mais tenaces tentatives de créer un cinéma pour leur village. Le film est bien réalisé et est interprété pour ces fous de cinéma très attachants et j'y ai apprécié leur foi et leur optimisme teinté d'humour qui les anime.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2020
Un très jolie documentaire qui nous montre la difficulté de faire vivre la culture sous une dictature. C’est drôle et touchant.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2020
Magnifique documentaire qui suit le parcours épique de 4 cinéastes soudanais qui tentent, malgré la censure (dictature) du pouvoir, de redonner vie au cinéma soudanais (en essayant de remettre en état de marche un cinéma désaffecté depuis... 30ans).

Ces 4 compères de la vieille école (âgés entre 60 et 80 ans) se battent seuls et sans financement à bord d'un mini van, organisant des projections de village en village.

Depuis le dernier coup d'état en date, le 7ème art s'est peu à peu éteint dans le pays.
Laissant à une mort certaine des dizaines de salles de cinéma.

Et c'est avec pour seules armes : des bobines 35mm et une bonne dose d'abnégation, qu'ils se battent pour faire revivre leur passion.

Vibrant, touchant, poétique, sincère & drôle à la fois. Cette résistance politique & désobéissance civique qu'ils incarnent à leur façon impose le respect et l'admiration totale.

http://bit.ly/CinephileNostalGeek
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2020
Un peu déroutant au début le film finit par captiver le spectateur par le message qu'il transmet sur le rôle du cinéma face à une dictature et sur la façon de résister des cinéastes locaux qui expliquent avec une grande pudeur leurs difficultés et mêmes les mauvais traitements qu'ils ont subis ( tortures …) . L'absurdité du système d'oppression en place est habilement montré et le courage des résistants est admirable.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2020
un film qu'il est difficile de descendre, car porteur d'un message humaniste. Mais je ne parviendrai pas à dire que ce documentaire fastidieux est intéressant, en étant pris en otage par les bons sentiments..
Le parallèle entre ces vieux militants luttant pour la simple restauration d'un cinéma populaire, révèle l'oppression kafkaïenne, et totalement stupide du régime soudanais .Cela. ramène au comique que Chaplin développa dans " le dictateur" renvoyé en clin d'œil appuyé par un court plan sur l'écran de ce cinéma en plein air, et son décor vétuste. . Mais Chaplin avait un vrai talent de mise en scène, et son film alternait suspense et rebondissement. Une qualité qu'avait aussi " Tombouctou" ce très bon film dénonçant lui aussi l'islamisation de la société africaine, bien plus percutant que cette réalisation soporifique, où le cinéaste a bien du mal à tenir la distance, faisant durer des plans dont l'utilité ne semble pas évidente, voir apparait totalement superflue.
mofiti
mofiti

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2020
Quatre passionnés de cinéma attachants et pleins d'humour, une situation difficile abordée avec délicatesse, un régal. Attention, il ne faut pas être pressé mais si on se laisse le temps, on passe un très bon moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2020
Un si bel hommage au cinéma et à ses acteurs . Un film drôle et si triste en même temps . Une obstination calme à poursuivre malgré tout pour le bonheur de voir petits et grands rire de bon cœur devant notre charlot universel . De bien belles personnes ces vieux messieurs qui ne lâchent rien.
Michèle G
Michèle G

47 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2020
Ce fut un bonheur de découvrir ce documentaire. Un hommage au cinéma comme rare et un acte de résistance d’une profonde intelligence, malgré toutes les difficultés. Ne jamais renoncer à nos passions, à ce que l'on croit juste, malgré tous les obstacles et murs érigés. Quand l'amour du cinéma est plus fort que les dictatures et les dogmes religieux qui l'ont éradiqué, il donne d'incroyables énergies !! De ce combat inégal, il en ressort un optimisme qui nous transmet sa lumière et la force qui émane de la liberté.
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2020
Qu'est-ce qui nous donne envie d'aller au cinéma ? C'est une question qu'on se pose moins rarement quand l'impossibilité de voir un film en public s'est installée. Avec humour, cette quasi fiction aux images chaudes laisse à voir l'alliance du militaire et du religieux pour censurer. Quand l'un use d'artifices administratifs, l'autre occupe tout l'espace y compris sonore. Le retour à un âge d'or évoqué en quelques bouts de pellicules nous rappelle que la pente de la descente culturelle et ô combien plus facile à descendre qu'à remonter.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2019
Extraordinaire poésie et immense pied de nez à la dictature installée au Soudan. Il nous renvoie à notre chance d'avoir encore un pré de liberté et de culture, malgré les assauts incessants de nos dirigeants contre la gratuité de cette "marchandise". Nous aimerions savoir ce que ces vieux monsieurs sages sont devenus. Effrayante pauvreté dans laquelle tant et tant semblent souhaiter nous voir vivre. On apprécie d'apprendre que c'est en Russie communiste que l'un des réalisateurs a appris son métier.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 décembre 2019
Le cinéma soudanais, vous connaissez ? Sans doute pas, et pour cause. Le coup d’état de 1989 l’a interdit. Dans « Talking about trees », quatre cinéastes des années 70 et 80, formés à Moscou au 7ème art par ceux qui ont connu Eisenstein (autre époque, autre idéologie), imaginent de réouvrir un vieux cinéma à Khartoum, d’inviter la population gratuitement, et de projeter « Django Unchained » de Quentin Tarantino. Seulement, le cinéma en plein air tombe un peu en ruines, l’écran géant est poussiéreux, on n’a pas de projecteur digne de ce nom, ni de hauts parleurs. Qu’a cela ne tienne, on essaie d’obtenir l’accord des autorités, lesquelles retournent leur demande de commission en commission, jusqu’à plus soif.

Suhaib Gasmelbari nous offre une petite pépite cinématographique. Cela commence dans un village où l’électricité a été coupée. Alors, pour filmer sans caméra, sans électricité, sans prise de son, une lampe torche fera l’affaire, les mains à hauteur de visage servent de caméra, on crie « action, coupez » comme ailleurs dans le monde, et on est heureux. Les 4 sillonnent les villages et projettent tantôt leurs vieux films, tantôt Charlot dans « les Lumières de la ville », devant une poignée de villageois.

Parvenus dans la capitale, les difficultés s’amoncellent. Il faut même songer à ne pas projeter durant les appels à la prière des muezzins, tous munis de hauts parleurs, pas moins de 6 mosquées entourant le cinéma. Imaginez, nous dit-on, l’appel à la prière surgissant durant une scène de baiser torride ! Suhaib Gasmelbari traite la chose avec un humour certain, corrosif, c’est parfois quasi désopilant, mais aussi avec une ironie particulièrement acérée pour dénoncer le système aux mains des islamistes.

Le film, dont le titre est tiré d’un poème de Brecht (1), souffre sans doute dans sa première moitié, de moments quelque peu ennuyeux, mais les quatre vieux cinéastes sont en tous points adorables, tant ils rient de la bêtise des autorités et de celle des imams, lorsque les sous-titres nous traduisent les paroles des muezzins. Le film se conclut sur une séquence où un pseudo journaliste annonce à la télé la réélection triomphale de Béchir (2) en 2015, avec plus de 95 % des voix, en vantant les mérites de la démocratie soudanaise. Mais aujourd’hui, Trump ne fait pas mieux en matière de mensonges. Le film-documentaire présenté à la Berlinale en février 2019, est reparti avec le Prix du Public et celui du meilleur docu. Gloire au cinéma soudanais, s’il pouvait renaître, d’où les intégristes l’ont enfoui !

(1) Que sont donc ces temps, où
Parler des arbres est presque un crime
Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits !

(2) Béchir est arrêté par l’armée en mars 2019 et depuis emprisonné, à la suite de plusieurs mois de manifestations populaires. Il est accusé par la Cour Pénale Internationale de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, mais n’est toujours pas extradé, et ne le sera sans doute pas.
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