Pierre est le PDG d’une grande compagnie familiale. Afin de profiter d’une affaire exceptionnelle, il a besoin de la signature de son cousin Adrien qui détient des parts de sa société. Mais ce dernier est loin du monde économique et enchaîne les maladresses. Il faut dire qu’Adrien est interné dans un institut psychiatrique et qu’il faut le prendre avec des pincettes pour ne pas qu’il dévie dans le mauvais côté de sa personnalité cyclothymique. Loin d’être une réussite à vouloir sans cesse critiquer la société individualiste, “Mon cousin” tient bancalement la route grâce à performance de François Damiens, doux et fou à la fois. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Comédie dramatique parfaitement maîtrisée, que ce soit au niveau du rythme, de l'écriture des personnages, comme de l'humour et des ressorts émotionnels. Et le duo Vincent Lindon/François Damiens est ultra efficace.
Je dois avouer que j'attendais autre chose, un produit plus explosif de la rencontre entre Vincent Lindon (qui marmonne tout du long) et François Damiens. Le film tourne sur des schémas trop rebattus, avec à la mise en scène un réalisateur pas vraiment coutumier du genre et qui livre un film globalement sans surprises à tous les niveaux. Ce n'est ni drôle, ni spécialement intense. En définitive, une promesse non tenue.
Loin d'être la comédie acerbe espérée, cette mésaventure familiale autour des parts dans une grande société confronte un mania à son exact opposé, rattaché à l'humain, à la famille et aux petits détails de la vie. Un accident d'enfance les rapproche pourtant et finira par les réunir. Passée plutôt inaperçue des radars, Jan Kounen rassemble, avec peu de désinvolture, un beau duo mais survol l'essentiel des émotions.
Qu’un cinéaste aussi visuel que Jan Kounen puisse signer une comédie apparemment proche de celles qui remplissent le cinéma français pouvait surprendre et inquiéter. Heureusement, le réalisateur réussit à conserver un style visuel assez affirmé. C’est en effet celle-ci, alliée au talent des deux acteurs principaux, qui permet à Mon cousin de se distinguer du tout venant de la comédie française. Pour ce qui est de l’humour (chose pour laquelle le public est plus ou moins sensé être venu), les éclats de rire sont peu nombreux voire absents mais le spectateur garde le sourire pendant tout le long (notamment lors de l’apparition de Kounen accompagné des deux autres réalisateurs visuels que sont Albert Dupontel et Gaspar Noé). Au final, Mon cousin est donc une comédie sympathique qui serait assez oubliable si elle ne se trouvait pas rehaussée par l’originalité visuel de Jan Kounen.
Les grands duos classique de la comédie, une référence depuis des décennies : entre autres, Bourvil/De Funes, Depardieu/Richard en France, Laurel et Hardi hors hexagone, des centaines de comédiens se sont plié à l'exercice, c'est toujours une confrontation des excès, un choc des cultures, toujours un exemple du savoir vivre ensemble. Qu'en est-il de ce duo Lindon-Damien ? Et bien je trouve qu'il fonctionne plutôt bien. Vincent Lindon a une gueule de cinéma, le personnage sérieux, classe, il le maîtrise parfaitement. Quant à François Damien, on le sait, il est vraiment doué pour jouer avec un équilibre tout particulier, entre excès et retenu, il a le don pour susciter l'émotion. La confrontation réserve de jolis moments, entre rires et sourires. L'histoire est bien sûr extrêmement attendue, mais même si les prises de risques sont faibles, on prend beaucoup de plaisir à les voir se débattre dans leurs déboires. Bref, aucun renouveau du genre, mais un classique efficace, entre douceur et folie.
J'ai trouvé vincent Lindon excellent dans son rôle, bien accomplie et bien plus crédible que François Damien cantonné à un rôle de sois disant cousin simplet. Le film est franchement moyen et ne laissera pas de souvenir impérissable, on s'amusera avec quelques situation délicates voir agaçantes entre les deux acteurs mais rien de drôle en fait. Le scénario est plutôt Basic et ne permettra une fois de plus que de mettre en lumière le talent de Lindon. Par contre, je souligne la très bonne réalisation du film...
Le feel good est toujours un récit fragile. Il faut surfer entre l'humour froid, le drame sociétal et un final où tout est réparé, sans être pathos. Standard des années 90 dans la comédie française, çà s'essouffle de plus en plus. Mon Cousin en est le reflet, bien malgré lui. Le film n'est pas méchant, parfois même divertissant. A l'image de cette maison de Maître comme un air de déjà vu, le film à un caractère bourgeois qui n'affirme pas vraiment son identité. Lindon et Damiens flottent dans un texte trop léger. Le tout est monochrome et apathique.
J'adore les acteurs mais je n'ai pas trop accroché au propos. Je me suis un peu ennuyée, le rythme est un peu mou. Plutôt déçue, bien que l'intention soit bonne.
Certes, c'est pas fou, comme film mais François Damiens et Vincent Lindon nous entraînent facilement avec eux dans cette comédie aux accents peut-être un peu plus dramatiques que ce à quoi on pouvait s'attendre. François Damiens, plus particulèrement, est plus grave qu'à son habitude et n'en est que plus touchant.
Plus le film avançait plus j’avais comme référence Francis Veber. Malgré un bon duo qui fonctionne bien, Vincent Lindon et François Damiens, j’ai frisé avec l’ennui. Tout est relativement attendu. Toutefois dans ce duo inédit, inattendu, je retiendrai la prestation de Vincent Lindon dans le registre de la comédie. Voilà bien longtemps qu’on ne l’avait pas vu dans ce genre. Et ce qui est rassurant avec le temps, il est tout aussi crédible en patron qu’en syndicaliste du monde ouvrier.
Un buddy movie à la française avec Kounen aux commandes était un projet terriblement excitant! D'autant plus que le réalisateur n'est pas coutumier des compromis et livre généralement des films à la radicalité désarçonnante! Le duo improbable mais terriblement charismatique laissait lui aussi présager du meilleur! La déception est donc de taille face à la tiédeur du résultat qui répond aux attentes par une mollesse consensuelle. Il y a bien quelques sursauts qui nous rappellent le talent mêlé au projet, quelques fulgurances des deux côtés de la caméra, mais l'ensemble manque de vision et de cohérence, se montre hésitant, gauche et sans conviction. Un rendez-vous manqué!