Ayant fini le livre récemment (un vrai chef d'œuvre), je m'attendais à un film de qualité suivant l'ouvrage éponyme. Je lis alors le résumé avant d'aller en salle et je m'aperçois que le film se deroule à Naples et que certains personnages ont eu leur nom modifié (comme Ruth), je commence alors à avoir quelques craintes. Le film commence alors, et je vois un Martin Eden de "l'ere moderne" (mon point de vue, je m'attendais à une reproduction du livre et une différence des "classes" plus choquante). J'hesita même au début à partir de la salle tellement que j'étais déçu. Le film se passe et je commence à légèrement accroché, malgré l'absence de Joe et de la blanchisserie et quelques autres details du livres. Également, tout tourne autour de Martin Eden et tous les autres personnages passent totalement pour du secondaire. Point positif du film : le message. Meme si le film n'est pas tres fidèle au livre, le message est le meme : l'un ou l'autre m'a laissé dans un état d'incomprehension, sur la société, l'individu, l'amour ou encore le travail. Je suis sorti de la salle sur le cul, je n'ai que 19 ans mais je ne comprends pas le monde dans lequel je vis, si quelques personnes veulent me donner leur avis j'en serais pleinement satisfait
L'interprétation de Luca Marinelli est magique ! La première partie du film qui dépeint L'Italie minée par la violence sociale et l'espoir d'un monde nouveau est très réussie ainsi que la description pour le héros de sortir de sa condition misérable. Après une large ellipse, la seconde partie qui montre Martin devenu célèbre et riche mais malheureux, reste très convenue.
Atroce... Terriblement mal joué, une musique abominable qui fait tourner l ensemble à la supercherie, des acteurs empruntés, gauches... Un doublage épouvantable... Un ensemble caricatural et dissonant... Alors que le roman est une absolue merveille
C'est l'histoire du parcours ascensionnel d'un individualiste parti de la plèbe pour parvenir à son rêve d'intégration bourgeoise par le métier d'écrivain. En même temps que ce Rastignac italien progresse, il explicite le sens de sa démarche dans la dialectique avec son contraire socialiste. C'est intéressant sans être bavard. Au bout du compte l'ascension vers la réussite individuelle se résume à une dynamique qui produit sa seule justification. Si bien que quand le but est atteint, il n'y a plus de dynamique, plus de sens, plus de but : tout s'effondre. Un psychiatre y verrait l'essence du trouble bipolaire et de la psychose maniaco-dépressive. Mais c'est admirablement filmé, joué et mis en scène. Le grand cinéma italien n'est pas mort, lui. C'est une grande nouvelle.
Le livre fut un choc, le film un doux charme. On peut y aimer toutes les petites idées du cinéaste qui, du chef d’œuvre de London, en fait une revisite italienne qui sonne juste tout du long.