1116 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
96 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
31 critiques
3
23 critiques
2
15 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ceiner M
54 abonnés
252 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
J'ai apprécié ce film et sa mise en scène originale. J'ai préféré la 1ere partie car on passe à un saut temporel vraiment brutalement et j'ai trouvé la maquillage du héros pas très réussi - cela m'a géné et aussi on ne comprend pas ce changement radical de personnalité…. faut peut-être avec avoir lu le livre...Au final, c'est surtout la mise en scène que j'ai aimé...
Un film réussi qui sort nettement du lot, anarchiste même si le mot n'est pas prononcé (il s'ouvre sur la curieuse et belle image d'Errico Malatesta portant et regardant un tout jeune enfant). La mise en scène est puissante et s'appuie efficacement sur des films d'actualités début XX ème. Le personnage de Martin Éden est passionnant et superbement interprété. Seul bémol le dernier quart du film mais cela n'enlève rien à sa force et à son intérêt.
Un film dont on se rappelle ! Grandiloquent dans les excès de son personnage central, dans son montage qui mêle des scènes du passé avec le présent, dans son mouvement ascendant et de décadence, dans ce côté fou de la vie, d un homme de ses passions et éclairs de génie et de décalage tourbillonnant
Cette libre adaptation du roman de Jack London, transposé à Naples à une époque peu définie (années 60 ? 70 ?) , peut être considérée comme une réussite. Le propos politique n'est pas édulcoré: au contraire la sourde mais réelle lutte des classes est prégnante dans le film. L'ensemble manque quand même d'une certaine force pour emporter totalement l'adhésion. Une certaine mièvrerie affleure parfois, en particulier dans la description des rapports entre Eden et la jeune femme. L'acteur principal (Luca Martinelli) est remarquable; il aide grandement à hausser le niveau du film. A voir.
Oeuvre complexe dans la forme, avec ses flashbacks historiques ou recréés de toute pièce, on peut avoir du mal à rentrer dans l'histoire, mais si on se laisse porter, alors on assiste à une oeuvre magistrale, à la mise en scène maitrisée de bout en bout, et à l'intepretation impeccable. Un grand film.
C'est un peu maniériste, un peu encombré de références, et les personnages féminins auraient gagné à être un peu plus denses, ici réduits à de jolis sourires agréables à regarder, dans le grain soyeux du 16 mm. Mais une fois les réticences mises de côté, le film garde sa belle ambition et son anti-naturalisme réjouissant, construisant les réminiscences intimes grâce à des archives magnifiques, réduisant la reconstitution indatable à sa plus juste nécessité; Et puis Luca Marinelli finit d'emporter le morceau, prolo bravache déambulant dans un Naples d'hier atemporel et fantastique.
Pietro Marcello (Bella e Perduta) adapte le roman de Jack London (1909) en le transposant en Italie à différentes périodes du 20e siècle, débutant son récit dans les années 1970, le concluant au début des années 1940. Il joue avec la temporalité ainsi qu'avec l'esthétique : tournage en 16 mm, insertion d'images d'archives… Liberté et inventivité sont au rendez-vous dans un cadre narratif néanmoins très structuré, très pensé, pour déployer un roman d'apprentissage amoureux et intellectuel sur fond d'histoire des idées au 20e siècle. Ambitieux, Marcello réussit son pari avec maîtrise, s'appuyant sur un excellent acteur, Luca Marinelli (Prix d'interprétation au festival de Venise 2019), qui donne une belle intensité à son personnage d'autodidacte tourmenté. Les dialogues sont intelligents. La matière littéraire et politique, parfois complexe, absorbe peut-être trop l'histoire sentimentale. Mais la passion et l'amertume mêlées laissent au final une impression durable. Quelque chose à la Visconti qui semble déjà placer le film parmi les classiques du cinéma italien.
Ce film, réalisé par Pietro Marcello et sorti tout récemment, n'est pas mal mais sans plus. Effectivement, contrairement aux critiques très positives, je l'ai personnellement trouvé bon mais il ne m'a plus enchanté que ça. Le film est adapté du roman homonyme de Jack London mais ne l'ayant pas lu, je pourrais pas en parler sur le plan de la fidélité. C'est en tout cas ici l'histoire d'un marin qui cherche à devenir écrivain et à séduire une bourgeoise mais cela implique en même temps de renier ses origines. Honnêtement, le synopsis ne me disait pas grand chose et j'avoue y avoir été un peu à reculons. Finalement, j'ai été plutôt agréablement surpris même si, encore une fois, je ne l'ai pas apprécié au même point que la critique. On suit donc Martin dans son parcours personnel qui essaye de devenir écrivain. Le scénario à l'air plutôt original comme ça mais je ne l'ai trouvé dans le fond plutôt banal. Ce genre de parcours initiatique, de partir de rien pour arriver à tout, est un peu bateau et à déjà été vu au cinéma. Sans être prévisible pour autant, la trame n'est tout de même pas vraiment surprenante, ce qui peut provoquer un certain ennuie au bout d'un moment, surtout que le film comporte pas mal de scènes longues. En dehors de cela, les deux heures de film passent assez vite même s'il manque un vrai propos de fond, outre le contexte politique et social. La mise en scène est quant à elle très réussie, nous avons un jeu tout le long du film sur le format de l'image qui permet d'inclure plus facilement les images d'archives. Ces dernières servent quant à elle à appuyer le propos de l'action ou à donner des métaphores, ce qui est très intéressant et, peut-être pas inédit, mais en tout cas trop rarement utilisé au cinéma. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons Luca Marinelli qui excelle en nous livrant plusieurs nuances de son personnage et puis Jessica Cressy qui joue très bien également. "Martin Eden" est donc un film certes intéressant mais qui ne m'aura pas spécialement marqué.
Vu ce film en raison du précédent film de ce cinéaste mais là, une belle déception ; jeux d'acteurs et ambiance d'opérette, sur fond d'intellectualisme poussif et, au total, un film qui vous laisse froid et indifférent au destin de tous ces mauvais interprètes. Dommage car il y a un certain travail et beaucoup de fils tirés mais chaque fil se finit en grosse ficelle bien indigeste. La critique professionnelle semble bien mal en point...
Prégnante parabole Italienne qui plairait à Janus. Il y a du Depardieu, celui de 19oo, en Luca Marinelli, assez extraordinaire. Un grand film ! La bête est de retour et le Benito entrevu au début du film fait place nette aux chemises noires d'aujourd'hui... Film politique sur la puissance du Savoir, à montrer dans les Écoles.
après Paolo Sorrentino, Luca Guadagnino, voici qu’arrive Pietro Marcello !!! Martin Eden, un grand film romanesque qui brasse tous les thèmes classiques avec une esthétique très sûre…. Quel beau film ! Une adaptation transposée des USA vers Naples au 20ème siècle… - L’accès à la culture, d’un jeune marin, grâce à la grande bourgeoisie napolitaine et à l’amour… - la lente et progressive ascension du jeune homme - prise de conscience politique et de ses origines - l'individu ou le groupe ?
d’où le sentiment de se renier et de trahir les siens……
Tout cela servi par de bons comédiens, un sens du récit, et une photo superbe, avec des images d’archives, des visages expressifs…… L’avènement d’un grand réalisateur ?
Une oeuvre magnifique et intelligente. L'adaptation du roman de Jack London est particulièrement réussie, tant dans le fond (l'Italie des luttes sociales permet de lier le parcours personnel du héros à la question politique de la libération de l'homme par le marxisme ou l'anarchisme) que dans la forme avec cette mosaïque d'images disparates, ces rappels au passé et ce grain inhabituel. C'est sobre mais captivant, suranné mais terriblement créatif. En filmant cette sorte de Barry Lindon italien, Pietro Marcello a réalisé un des plus beaux films de l'année.
Un ouvrier naît à la littérature, s'embrase pour elle, se brûle à l'atteindre. La petitesse des grands autour de lui le marquera à vif. Incandescent Luca Marinelli !
Les nombreuses péripéties de ce film de deux heures auraient mieux convenu, pour éviter la superficialité, au format d’une série, puisque c’est là que tout se passe maintenant dit-on. Les aventures narrées par Jack London l’américain ont été délocalisées à Naples mais la période évoquée m’a semblé aussi incertaine. Un beau gosse d’un milieu populaire va réussir à devenir écrivain. Cette belle ambition plutôt datée en ces temps numériques, se déploie sur fond de lutte des classes à travers deux relations féminines que j’ai du mal à qualifier d’amoureuses tant la flamme ou le dilemme semblent absents. L’acteur principal tant vanté manque à mon goût de profondeur, bien que son combat honorable soulève de bonnes questions quant à la place de l’individu dans la lutte sociale. Des séquences lourdes avec Martin conduisant sa fiancée dans un quartier pauvre succèdent à de beaux plans lorsque deux enfants dansent ou qu’un voilier s’enfonce dans les flots. Cette interprétation d’un chef d’œuvre de la littérature est d’autant plus décevante que l’auteur de « L’appel de la forêt » est pour moi au plus haut.