Arrivé en France quelques mois après mai 1968, le réalisateur Jorge Amat a désiré se pencher sur la manière dont les années 1968-1971 ont été intégrées par l'imaginaire collectif. Il s'est aperçu lors de son travail de mémoire qu'il n'y a exclusivement que des hommes qui relatent ces événements. Il a donc décidé de laisser la parole aux femmes : "Le principe même du projet est de faire revivre mai 68 comme une addition d’aventures individuelles dans un destin collectif. A l’intérieur de la trame chronologique, en racontant leurs parcours personnels, elles nous ramèneront en arrière, dans le contexte des années 60. L’engagement de ces femmes encore aujourd’hui nous éclaire sur l’importance de ce qu’elles ont vécu il y a cinquante ans".