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Michel S.
15 critiques
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1,5
Publiée le 7 novembre 2022
Film de science fiction (?) à tout petit budget poetico-lent, on a tout le temps de regretter l'argent dépensé pour la location au long long de cette mortelle dissertation sur la mort. J'arrive à la fin j'attend encore qu'il se passe quelque chose, film ennuyeux comme la mort. Voilà je suis arrivé à la fin il ne s'est rien passé ;)
Un robot familial tombe en panne ... ce qui fait de la peine, surtout à la petite fille adoptive. C est le scénario. Passe alors tout un processus pour savoir comment gérer cet événement, c est assez lent et l occasion d en faire un peu de philosophie autours, ça tue le rythme, ça en devient ennuyeux... au final ce qui aurait pu être une bonne idée voire un bon film avec sa distribution nous donne un résultat fatiguant... décevant.
« After Yang » est une fresque inspirante et apaisante qui conte l’histoire d’une famille traversant le deuil de leur « techno-sapiens », Yang, sorte d’IA tout de chair vêtue. On suit la lente enquête de Jake, père de famille quelque peu déprimé, qui s’efforce de comprendre les raisons du bug de la créature.
Il faut reconnaitre que les couleurs, les décors, l’architecture, les plans, les costumes, les jeux d'acteurs sont sublimes. La réalisation audacieuse et épurée se dépose sur nos rétines telles de silencieuses et immobiles peintures japonaises. Le rythme impose la contemplation et on peut imaginer qu’il déplaise à certains amoureux de montages dynamiques. Dans la droite ligne de « Her », on s'immerge dans une société futuriste sur-technicisée, dépeinte par un minimalisme absolu, où toute innovation n’est que pure suggestion. La narration sort des sentiers battus et se montre exploratoire à la manière d’un Tarkovski.
Cette investigation au ralenti offre d’admirables réflexions. On se surprend à découvrir que l’IA est le personnage le plus humain et poétique. Malgré l’infinité de données qu’il abrite dans sa mémoire vive, Yang recherche un sens à ce qui lui échappe, à la vie. Et c’est littéralement à travers ses yeux qu’une partie de ce sens nous est révélé (que c'est beau et touchant!). On applaudit le message profondément philosophique et actuel qui invoque qu’au-delà de la maitrise absolue de la technique, nous restons toujours et encore tourmentés par les mystères des liens qui se tissent entre les êtres et ceux de nos origines.
Un belle découverte qui, malgré toutes ses qualités, souffre, sans que l’on puisse en identifier les causes, de parts un peu creuses.
Si vous aimez l'ASMR pour vous endormir, sachez que le film "After Yang" est beaucoup plus efficace... C'est un peu injuste de ma part du coup de le noter comme un film "nul", puisque comme somnifère il est franchement au top ! J'aime Colin Farel, j'aime la SF, même la SF intello-intimiste à petit budget à défaut de mieux, il y a parfois des pépites, je n'ai rien contre le "wokisme", au contraire, cet aspect d'ouverture sur l'autre malgré sa différence est à mes yeux le seul vrai point positif du film... Encore que les acteurs ne dénotent pas et jouent très bien leur partition... Mais, pour paraphraser la petite - sans rien spoiler puisque de toute façon, il n'y a juste absolument rien à spolier du tout dans ce film - la petite qui demande à son père si le documentaire qu'il regarde derrière ses lunettes noires de visionnage est sur le thé : "C'est ennuyant à pleurer." ...Bon, alors peut-être pas à pleurer, mais assurément à s'endormir encore et encore sans jamais arriver à la fin... Je plaisante, je l'ai vu en entier sans quoi je n'en ferais pas la critique, mais je confirme que j'ai les paupières bien lourdes maintenant, à moitié de sommeil à cause du rythme hyper lent, de la musique douce et des dialogues murmurés, et à moitié d'avoir dû fixer une image claire-obscure tirant sur le sombre pendant les 3/4 du film.
J'ai beaucoup aimé ce film, de bout en bout. L'image, le rythme, l'ambiance, la musique, les sujets abordés... Il pose énormément de questions, sans donner aucune réponse, ce que j'adore... Il nous questionne donc sur ce qu'est être "humain" et plus particulièrement sur notre sensibilité, nos émotions, notre langage et ses limites, notre mémoire, nos souvenirs, nos choix et ce qui les motivent, notre culture, nos origines, l'attachement, la technologie, l'avenir, la famille, le rôle des parents, le travail, la confiance, le respect... Et bien plus encore. J'ai particulièrement aimé la scène de danse familiale du début et les quelques scènes qui rendent hommage à la beauté végétale... Un film poétique et mélancolique qui j'espère résonnera aussi en vous...
Voila un film de Science fiction avec Colin Farrell qui ne m'a guère enthousiasmé. En effet, Yang est un "techno-sapiens" qui assure l'équilibre de la famille et notamment de la petite fille. A son extinction, Jake va se retrouver gravement perturbé. Cette réflexion sur un futur où tout le monde a un robot ne mène qu'à un ennui profond. Le réalisateur, Kogonana, se prend pour Terrence Malik en nous abreuvant d'images hypnotiques jusqu'à saturation. Le seul point positif est la chorégraphie familiale endiablée dès le début du film. Pour le reste, passez votre chemin devant ce film prétentieux!
Dans un futur dystopique, des « techno-sapiens » assistent les humains dans leur vie quotidienne. Jake (Colin Farrell) et Kyra (Jodie Turner-Smith) en ont acquis un pour les aider dans l’éducation de Mika, la petite fille d’origine chinoise qu’ils viennent d’adopter, et pour lui transmettre les références culturelles asiatiques qu’ils ne possèdent pas. Leur techno-sapiens se prénomme Yang. Lorsqu’il tombe en panne, Mika est dévastée. Son père va tout faire pour réparer Yang… au risque de biens étranges découvertes.
"After Yang" est un film de science fiction sans sabre laser ni petit bonhomme vert. Il imagine un futur proche et très réaliste où les progrès de la biomécanique auraient permis la généralisation des robots domestiques. C’est un thème très fréquent au cinéma, qu’on a vu tout récemment dans le film allemand "I’m Your Man", maintes fois utilisé avant cela : "2001, Odyssée de l’Espace", "Blade Runner", "I.A.", "Her"… Il est ici traité avec une immense douceur dans une Amérique futuriste influencée pour le meilleur par le Japon (j’ai pensé à la dystopie dickienne "Le Maître du haut château") : vêtements, alimentation, aménagement intérieur, jusqu’au niveau sonore des échanges chuchotés loin des tonitruantes interpellations yankees.
La séduction exercée par cette ambiance feutrée agit puissamment. Elle nous plonge dans une délicieuse ataraxie. Mais l’histoire qui en découle est moins séduisante. Très classiquement, Jake découvre chez le robot des sentiments qu’il n’était pas supposé développer et un passé qu’il n’était pas censé avoir vécu. Cette découverte attendrissante nous ramollit encore un peu plus au risque de nous faire perdre tout esprit critique sur un film qui, tout bien considéré, n’apporte pas grand-chose.
After Yang est ce genre de film difficile à appréhender. C'est comme mettre en pause un moment pour réfléchir. Réfléchir à la vie, au sens de la famille, au deuil, à l'existence, aux façons de voir les choses, de penser. L'intrigue repose là-dessus : si on pouvait voir à travers le regard d'un proche, entrevoir ce qu'il pense, ressent, une autre perspective qui donne du recul sur tout. La mise en scène n'est pas spectaculaire, pas mal de plans fixes, mais les images sont belles, les voix des acteurs sont douces et mélancoliques. C'est un film très posé, dans la réflexion. Je pense que pour rentrer dedans, il faut aussi rentrer en vous, mêler le film à vos expériences de vie liées aux thèmes abordés. Si vous vous laissez porter comme moi, vous en ressortirez calme et apaisé. Mais si vous chercher du divertissement sans connexion avec vous, il va vous paraître interminable ! Bref, un voyage intérieur sur écran, un cauchemar statique pour les réfractaires.
J'ai vraiment trs apprécié ce film, qui en déroutera plus d'un par l'aspect totalement contemplatif, fort éloigné des films de Collin Farrel que je trouve superbe dans ce film où il incarne un marchand de thé à la recherche du thé absolu (ce concept fait partie du film), et père d'une famille atypique : il a fait le choix, avec sa femme (africaine), d'adopter une petite fille chinoise... Et pour que la fille ait une référence culturelle, ils se sont saignés aux 4 veines pour lui acheter, après sa venue, d'un "second frère", autrement dit un androïde, qu'ils ont appelé Yang et qui est considéré comme un membre à part entière de la famille. Mais voila, Yang tombe en panne après une douzaine d'années de bons et loyaux services...
A partir de là, toute la famille est déstabilisée... Est-ce qu'ils pourront réparer Yang ?
After Yang fait partie de ces films de science-fiction très intelligent qui traite avec beaucoup de délicatesse et de bienveillance de questions du souvenir que laisse une personne après un deuil, de l'importance des relations qu'il y a entre individus, et évidement, de ce qu'il pourrait y avoir après la mort (qu'on soit androïde ou humain), bref, de questions existentialistes, le tout enrobé dans un cocon où on se sent bien... J'ai adoré, mais je doute que ce film plaise à tout le monde... Pour moi ça reste un de ces un ou deux films qui ne me laissent pas à peu prs indifférent et qui sortent réellement du lot.
After Yang est un film unique qui en déstabilisera plus d'un. Bien qu'il s'agisse d'un film de science fiction, il est avant tout un film "A24", du nom de la célèbre société de production de cinéma indépendant américain. Et la nuance est très importante pour savoir à quoi s'attendre avec After Yang. L'œuvre du cinéaste Kogonada est un voyage onirique et philosophique qui nous transporte dans son univers. Qu'est-ce qui fait de nous des "humains"? Est-ce notre capacité à interagir, à créer du lien, à se forger des souvenir, à faire nos propres choix...? La quête du personnage de Jake, brillamment interprété par Colin Farrell, cherchant à réparer le robot humanoïde de son foyer, s'avère être une quête beaucoup plus profonde qui nous touche au plus profond de notre être. Le propos du film est également appuyé par une mise en scène sublime. Sans effets tape-à-l'œil, Kogonada parvient a déployer un univers très convaincant et très cohérent, le tout avec une en scène millimétrée. Un pur bijou de cinéma.
Film très touchant sur les relations humaines. Je trouve ce film très beau dans sa construction notamment le montage que l'histoire. J'aurais peut être travailler autrement certains passage de l'histoire mais allez y il vaut le coup.
Je m'attendais à mieux, en tout cas différent : la magie n'a pas totalement opéré. J'imaginais autre chose, plus SF, peut-être plus rythmé , même si je n'espérais pas un film d'action. J'hésite entre être très critique ou plus nuancée. Une trop grande multitude de thèmes abordés et donc pas forcément très aboutis . Des questionnements éthiques .... la notion de ce qu'est l'Homme ? Qu'est ce qui rend une existence plus importante qu'une autre ? Des humains peu démonstratifs qui semblent robotisés dans leur vie : pas d'émotions exprimées, pas de réelle tendresse. Le techno sapien aurait il plus de sentiments, bref serait plus humain que sa famille-employeuse. Les robots ont des souvenirs, une destinée, une âme, qui sont ils au fond ? Nos miroirs ? Nos espérances ? Il y a aussi l'histoire du deuil , de la perte d'un être, humain ou non. La place des parents ou de leurs substituts, nécessaires et nuisibles. L'interculturalité, la transmission, l'idée de son appartenance, quelles origines, quelles racines.... Beaucoup trop de questions et pour quelle finalité ? C'est brouillon et l' aspect philosophique / métaphysique reste flou , du coup le film m'a paru prétentieux. Ou alors je n'ai rien compris ... c'est encore possible ! Je finis sur du positif car en fait je ne peux pas totalement détester cette oeuvre. Visuellement épurée, esthétiquement réussie, poétique et mélancolique. Ce rythme zen, lenteur continuelle, reposante... trop ! aurais je fermé les yeux un instant pour rêvasser ? Quelques jolis moments, en particulier quand Yang illustre la généalogie à "sa petite sœur" dans un jardin. Un beau film harmonieux un peu crâneur...
Un film rare. Très rare. Et beau. Très beau. « After Yang » est comme une caresse sur le visage ou un murmure à l’oreille. Il fait l’effet d’une goutte de pluie qui coule sur la peau lors d’un orage d’été. Ou du souffle du vent chaud qui effleure le corps. Tout y est douceur et sérénité à tel point que l’on pourrait le qualifier de film feng-shui. Très inspiré dans ses décors, ses images, ses valeurs et les sensations qu’il procure par une certaine forme de pensée asiatique, du Japon particulièrement, il apaise le spectateur comme pourrait le faire ses disques vendus dans les magasins « Nature et découverte », qui simulent les bruits de la nature. En cas de stress ou d’anxiété, c’est véritablement une œuvre qui détend et fait du bien. Le rythme est lent mais jamais ennuyant. C’est presque une œuvre hypnotique et son originalité est vraiment une qualité indéniable.
« After Yang » est une espèce rare qui mélange la science-fiction et le drame. Un film d’anticipation minimaliste au possible où le futur représenté à l’écran nous apparaît parfaitement plausible et, pour une fois, réalisme dans tous les aspects qu’il présente. De l’apparition de clones ou de robots d’aide en tous genres (ici, de manière inédite et en l’occurrence, qui permettent aux enfants adoptés de s’approprier leur culture) en passant par l’architecture et le design des maisons du futur, tout est aseptisé mais pragmatique, probant et pertinent. Et c’est montré de manière simple, humble et discrète par le cinéaste Kogonada dont c’est l’étonnant premier film. Partant de l’adage selon lequel les robots rêveraient de moutons électriques comme le sous-entend le roman de Philip K. Dick (enfin il parlait d’androïdes), ce film est ici adapté d’une nouvelle qui va plus loin en supposant que ceux-ci sont peut-être capables de sentiments. Et toute la quête du propriétaire de robot Yang va être de comprendre le ressenti de celui-ci.
Et c’est d’une poésie folle et d’une beauté plastique indécente. Dès le générique où toutes ces familles dansent sur une compétition virtuelle bercé par une musique électro du meilleur effet, on sait et on sent que l’on va assister à quelque chose de singulier et différent. Et cette impression ne se démentira pas. Ce n’est peut-être pas fait pour tout le monde à cause d’un rythme volontairement languissant et d’une intrigue qui pourrait sembler nébuleuse pour ceux n’adhérant pas à ce genre de proposition mais sinon on se laisse emporter dans ce voyage sensoriel à base souvenirs robotiques et d’enquête en catimini. Les valeurs sur la famille sont de plus distillées de la meilleure des façons. En plus de cela, Colin Farrell, qui revient fort sur les écrans après son rôle mémorable du Pingouin dans le dernier Batman, prouve qu’il est un comédien de talent très sous-estimé. Peut-être pas un chef-d’œuvre mais très certainement un film unique et dont la douce musique résonne longtemps en nous.
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