After Yang
Note moyenne
2,7
920 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

84 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
11 critiques
3
26 critiques
2
19 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
cedric L.
cedric L.

19 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2026
After Yang est un film d’une poésie rare, d’une délicatesse presque irréelle. Kogonada y explore avec une infinie douceur des thèmes vertigineux : le sens de l’existence, la conscience, ce qui définit profondément l’être humain, notre rapport au temps, à la mémoire, à la nature et à la perte. Mais jamais le film ne cherche à asséner ses réflexions. Il les dépose par petites touches, avec une grâce silencieuse, comme des nuages de lait se diffusant lentement dans une tasse de thé.

Chaque image semble respirer la contemplation. Le temps s’étire, les silences parlent, les regards portent davantage que les mots. Et derrière cette apparente simplicité se cache une méditation bouleversante sur la vie et sur ce qui demeure après la disparition d’un être cher. Le film questionne aussi l’après, la trace que nous laissons, les souvenirs qui continuent de vivre en nous, et cette frontière trouble entre l’humain et ce qui ne l’est pas.

Rarement un film de science-fiction m’aura touché avec une telle humanité. After Yang ne cherche pas le spectaculaire : il cherche l’émotion juste, la beauté discrète, l’écho intime. Et il y parvient magnifiquement. Un film profondément apaisant, mélancolique et lumineux, qui entre en résonance avec nos propres questionnements existentiels et continue d’habiter longtemps après le générique final.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2025
Dans un futur proche au sein duquel chaque foyer possède son propre androïde une famille peine à se remettre de sa disparition soudaine. Le film dénote une approche soignée dans son esthétique aux dessins philosophiques dans sa thématique questionnant le rapprochement humain / robot de manière volontairement nébuleuse tant l’imagerie prend une place prépondérante dans la construction de ce récit doux porté par la composition délicate de Colin Farrell.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Je ne suis pas étonné que les avis sur After Yang soient un peu mitigé car le film a un ton très calme, nostalgique et qui part dans des séquences qui partent plus vers le rêve ou les souvenirs, ce qui cassent très souvent le rythme de l’intrigue. Mais personnellement j’ai quand même réussi à apprécier, car les sentiments de l’androïde, sa recherche d’identité et le fait que son père découvre une facette de sa vie qu’après sa mort, ça rajoute une dose de poésie à un film qui est déjà très beau de par ses visuels et son ton « rêveur ». Non franchement un beau film ! Je recommande !
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2025
C'est un film de science-fiction qui aborde le thème de l'intelligence artificielle par le prisme de la perte d'un être aimé. Ici l'être est un robot. Le film est clairement séparé en deux parties. La première : comment le réparer, la deuxième : on explore les souvenirs de Yang. Du coup c'est très répétitif et monocorde, voire même paresseux - par exemple les transitions en voiture sont toujours les mêmes -. Le film adopte un rythme très lent et très mélancolique qui contribue à son originalité mais le dessert quant à l'intérêt.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2025
Qui est le film ?
Deuxième long métrage de Kogonada après Columbus (2017), After Yang (2021) confirme l’intérêt du réalisateur pour une mise en scène contemplative où l’espace et le temps deviennent des matières dramatiques à part entière. Sur le papier, le film est une œuvre de science-fiction domestique : dans un futur proche, une famille tente de réparer Yang, un androïde « grand frère » conçu pour accompagner leur fille adoptive. Mais derrière la promesse de la réparation se dessine un récit beaucoup plus vaste sur la mémoire, la perte et ce qui fait qu’une vie, humaine ou non.

Que cherche-t-il à dire ?
Kogonada ne se contente pas d’interroger l’IA comme outil narratif. Il déplace la question vers un terrain intime : comment nos souvenirs, nos identités culturelles et nos relations survivent-ils à l’absence ? Yang devient le réceptacle d’une mémoire partagée, et sa panne contraint la famille à revisiter ce qu’il représentait — un lien, un médiateur culturel, un témoin silencieux des moments insignifiants qui, rétrospectivement, sont ceux qui comptent.

Par quels moyens ?
Plans fixes, lumière douce filtrée, temporalité étirée : chaque image ressemble à une photographie que l’on aurait peur d’abîmer. Cette esthétique ne se contente pas de séduire l’œil : elle matérialise la fragilité des souvenirs, leur tendance à se recomposer avec le temps. En regardant ces plans, on a l’impression de consulter un album familial.

Yang ne vit pas par programmation, mais par accumulation de liens. Il a appris à ressentir — ou à simuler le ressenti par immersion dans la vie familiale. Ce positionnement brouille la frontière entre mémoire biologique et mémoire technique, au point que l’on se demande si ses souvenirs valent moins que ceux des humains.

La fille adoptive est d’origine chinoise, et c’est Yang qui lui transmet la langue et les traditions. Ce choix scénaristique questionne la médiation culturelle : qu’est-ce qu’une culture apprise par un artefact ? Peut-elle exister sans contact organique avec un groupe vivant ? Kogonada en fait une interrogation douce, jamais didactique.

Quand la famille accède aux enregistrements de Yang, elle découvre non pas des moments spectaculaires, mais des gestes infimes : une lumière du matin, un rire dans la cuisine. Le film fait de ces détails le véritable matériau de la mémoire affective, en opposition au spectaculaire que la science-fiction privilégie souvent.

La quête initiale, réparer Yang, se dissout progressivement. Ce qui importe n’est pas de le « sauver » mais d’assimiler ce qu’il laisse derrière lui.

Où me situer ?
Ce que j’admire, c’est la cohérence entre la forme et le fond : le rythme lent, l’attention aux détails, la douceur visuelle ne sont pas de simples choix esthétiques, mais une façon de nous placer dans le même état méditatif que les personnages. Si réserve il y a, elle tient à un certain hermétisme émotionnel : cette pudeur, si elle rend le film élégant, peut aussi laisser une distance avec le spectateur.

Quelle lecture en tirer ?
After Yang n’est pas une fable sur la technologie, mais sur la mémoire comme prolongement de l’être. Kogonada montre que ce qui nous définit n’est pas notre matière mais les liens que nous tissons et les traces que nous laissons. En filigrane, il interroge la transmission culturelle, la valeur des souvenirs et notre rapport à la perte.
David Alexandre G
David Alexandre G

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2025
Film esthétique d’une grande beauté émotionnelle . Qui interroge notre rapport à l’autre chose et à notre propre humanité
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
Un être artificiel cesse de fonctionner, et c’est toute une famille qui vacille. After Yang transforme un deuil discret en réflexion intime sur la mémoire, l’héritage et ce qui nous rend vivants.

Ici, pas de grand spectacle, ni de futur tape-à-l’œil. Kogonada livre une science-fiction méditative, minimaliste, presque suspendue. Le rythme est lent, les dialogues rares, les émotions étouffées sous des silences. Et pourtant, quelque chose se glisse, en douceur, dans ce vide : une humanité inattendue.

Yang, techno-sapiens chargé d’aider sa fille adoptive à garder un lien avec ses origines chinoises, cesse de fonctionner. En fouillant dans ses souvenirs, ses proches découvrent un regard sur le monde qu’ils n’avaient jamais perçu. Le film devient une exploration silencieuse du deuil, de la mémoire, de l’attention et de l’identité culturelle. Ce n’est pas la disparition de Yang qui bouleverse, mais ce qu’elle révèle : les absences, les gestes manqués, les liens fragiles entre les vivants. Le film questionne la conscience artificielle, non pas sur un mode dystopique, mais avec mélancolie et pudeur.

Il interroge aussi nos rapports à la consommation : lorsque Yang tombe en panne, la première réponse consiste à le remplacer aussitôt, comme un téléphone. Mais face à une machine qui ressent et pense… peut-on encore parler d’objet ? After Yang pose cette question avec finesse : dans une société qui remplace plus qu’elle ne répare, que devient notre responsabilité face à l’émotion artificielle ?

Le plus frappant, c’est la manière dont le film capte les détails. Une feuille qui tremble, un rayon de lumière, un regard suspendu… Chaque image semble pesée, comme si le film lui-même voulait apprendre à ralentir. Kogonada impose son rythme, sa patience, son silence.

Le message est beau : même un être artificiel peut aimer, douter, contempler. Mais aussi : peut-on transmettre une culture qu’on ne vit pas ? After Yang évoque la fabrication du lien culturel à travers un être programmé. Et interroge, sans jamais insister, ce que signifie l’héritage quand il passe par une interface.

Mais cette pudeur est aussi sa limite. After Yang est parfois trop froid, trop évanescent. Les personnages parlent peu, réagissent peu, et l’émotion reste contenue, presque abstraite. On frôle l’ennui ou, au moins, la distance. Le film semble parfois plus attaché à ses plans qu’à ses corps.

Visuellement, c’est une réussite : photographie douce, compositions épurées, bande-son discrète. Tout concourt à créer une ambiance contemplative. Mais à force de retenue, le film effleure parfois plus qu’il ne creuse.

Beau, sensible, mais un peu distant. Une méditation sur la mémoire et l’altérité, à condition d’en accepter le rythme éthéré et le silence.
Lujsharkzz
Lujsharkzz

13 abonnés 676 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2025
Sur le fond l'idée me plaît beaucoup et certains passage sont vraiment émouvants. Malheureusement le film se veut vide en contenu. C'est pas tant la lenteur qui me dérange, mais le fait que ça dure 1h30. Il y a peu de chose finalement, peu d'idée même si elles marchent bien, on a l'impression que le message et l'idée du film pourrait tenir en une vidéo de 10 minutes. Ça m'as sortit du film et m'as empêché de m'investir dedans, le contenu marche tellement bien mais le film reste trop en surface c'est dommage.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 avril 2025
After Yang aimerait sonder la détresse d’une famille projetée dans un futur qui tend à isoler chacun de ses membres, mais souffre d’un dispositif de mise en scène à la fois auteurisant et branché qui compile tous les tics à la mode : variations anarchiques de la forme, que justifierait d’un point de vue intradiégétique l’examen des données collectées par l’androïde au moyen de lunettes, esthétisation outrancière que vient casser une approche néo-naturaliste de pacotille, tension entre un thème musical instrumental signé Ryuichi Sakamoto – dont il s’agit de l’un de ses derniers – et les nappes sonores électroniques d’Aska Matsumiya. La froideur de l’interprétation nuit à notre immersion au sein d’un microcosme déjà désincarné : sont évacués les assauts de la chair tels qu’un Blade Runner (Ridley Scott, 1982) les représentait au profit d’un réflexion théorique sur la mémoire et le deuil.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2025
Que c'est triste... Avec un tel scénario, on pouvait s'attendre à quelque chose de grand. Mais on assiste médusé à une famille qui perd son androïde et qui, essayant de le réparer, découvre qu'il avait une vie cachée. Et on ne fait rien de ça. Quelques idées intéressantes mais c'est tout. Du scénario à la mise en scène, rien n'est assez bon. Je n'aime pas le dire, mais on s'ennuie. Malgré la portée sociale et philosophique du film, on reste tout le temps en surface et au final, on a l'impression d'être passé à côté.
podilato14
podilato14

54 abonnés 217 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 juillet 2024
NUL, au début on se dit que ça va être bien puis au fur et à mesure on voit que ça va être nul et en fait c'est nul, aucun sens,
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2024
Film de science-fiction minimaliste, écrit et réalisé par Kogonada, After Yang est un long-métrage assez moyen. L'histoire se déroule dans un futur proche où la mode est marquée par des androïdes domestiques sous forme humaine qui sont considérés comme des nounous, et nous fait suivre des parents et leur fille qui tentent de sauver Yang, leur robot devenu inerte. Hélas, ce scénario pourtant prometteur n'est pas à la hauteur des attentes, et même s'il ne s'avère pas déplaisant à visionner pendant sa durée d'une heure et demie, on sort déçu de ce récit manquant de consistance. Pourtant, les premières minutes sont intrigantes, mais passé un certain temps, on se rend compte des limites. Cela ne décolle jamais car l'action est inexistante, tout comme la tension, et son rythme lent lui confère des longueurs. L'intérêt fini par s'estomper, d'autant plus que certaines scènes sont clairement trop répétitives. En outre, les sujets abordés ne sont pas assez approfondis et ne poussent pas à la réflexion malgré un aspect technologique assez imaginatif et une plongée dans la mémoire. L'ambiance se veut pour sa part douce et calme, certainement trop, au point d'être souvent ennuyante. Malgré toutes ces carences, l'ensemble est porté par des personnages appréciables, interprétés par une distribution qui l'est tout autant comportant Colin Farrell, Jodie Turner-Smith et Malea Emma Tjandrawidjaja pour les membres de la famille. Justin H. Min incarne lui l'androïde. Ils sont entourés par des rôles secondaires joués par Ritchie Coster, Haley Lu Richardson, Sarita Choudhury, Clifton Collins Jr. et Brett Dier. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant malheureusement que très peu d'émotions. C'est trop neutre en émotions en dépit du caractère dramatique. La faute en partie à de nombreux dialogues pas assez touchants. Pourtant, ces derniers sont déclamés avec douceur par des voix apaisantes nous berçant de leurs mots. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est grandement coupable du manque de dynamisme. En effet, sa mise en scène est très statique. Les plans sont fixes et la caméra fait très peu de mouvements. Cependant, ses cadres sont soignés et son esthétisme naturel est très beau. Ce charmant visuel est accompagné par une b.o. en retrait mais qui sait se faire remarquer quand elle apparaît à l'écran. Ses compositions sont agréables mais loin d'être mémorables. Reste une fin plutôt faible, venant mettre un terme à After Yang, qui, en conclusion, est un film proposant une vision futuriste assez soporifique malgré quelques jolies qualités formelles.
Oliv G 91
Oliv G 91

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2024
Pas encore vu ... j'attendais que les critiques s'étoffent ... :-)

J'ai peur en effet que ça soit un -terrible- remake de l'Homme Bicentenaire ... vu la proximité du thème ...
Et ça ne pourrait jamais être aussi bien :-)
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2023
Une fable d’anticipation mélancolique lorgnant chez Malick par sa mise en scène contemplative et enivrante, mais sans la même intensité. 2,75
Jean-Charles D
Jean-Charles D

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 août 2023
De jolies images, de belles prises de vue, de bon acteurs, mais mou, ennuyeux. On attend le passage qui va nous faire accrocher à l'histoire, mais peine perdue......
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse