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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 octobre 2021
Film incroyable de justesse. Un premier rôle magnifiquement interprété. Des seconds rôles très bien joués aussi. Des moments de belles complicités et on ressort plein d espoir malgré la dureté du sujet. À voir absolument
Un film éblouissant interprété par des acteurs authentiques, sobre et criant de vérité. Les rapports père/fils pour deux générations et le combat personnel de Michel pour redonner du sens à sa vie. Une réalisation de Maxime Roy , avec sa manière de filmer proche des acteurs zt la lumière qui rythme les émotions. Film bien servi par une musique choisie pour nous accompagner dans des scènes fortes et jamais inutile. On attend quelques minutes après la fin du film pour reprendre nos esprits et affronter la lumière extérieure .
Un personnage principal extrêmement touchant. Les rôles secondaires le sont tout autant. Très belle interprétation. Le réalisateur ne tombe pas du tout dans le misérabilisme et offre des portraits très réussis.
Quelque part entre Pialat, Loach et… Chaplin, ce premier long métrage séduit par ses personnages décalés, son humour subtil et l’humanisme de son propos, sans mièvrerie. François Creton qui a des décennies de carrière surprend avec ce premier rôle qui en fait une véritable révélation. Il est bien entouré par les autres interprètes, tous inspirés, des vétérans Richard Bohringer et Ariane Ascaride au jeune Roméo Creton.
Les Héroïques commence par un monologue puissant, qui prend aux tripes, même si on a tous déjà rencontré ce type de personnage en littérature, au cinéma, voire dans son propre entourage. Michel s'affiche avec un blouson orné dans le dos de l'inscription "loser." Auto-dérision mais aussi lucidité d'un homme qui doit se relever de ses lourdes addictions et qui, à 53 ans, ne doit pas oublier son père malade et ses deux fils, un bébé et un adolescent. C'est beaucoup pour un seul homme et le ton du film est dur, enchaînant des scènes de galère avec un minuscule espoir de sortir du noir du tunnel. Michel doit enfin grandir, tout le monde le lui dit, et tout l'enjeu du film est là, entièrement centré sur lui, beaucoup trop d'ailleurs, n'offrant que peu de contrepoints avec les autres et notamment avec les femmes qui auraient pu apporter une autre perspective, surtout qu'elles sont incarnées par Clotilde Courau et Ariane Ascaride, d'une impeccable sobriété. François Creton est sans cesse à l'écran, souvent agaçant par ses postures et son parler verlan, mais aussi attachant et réel (Les Héroïques s'inspire énormément de sa vie). Un pied dans le documentaire, un autre dans la fiction avec des acteurs professionnels et amateurs, le film tend vers le cinéma de Loach et de Guédiguian mais son absence de fluidité ou même d'humour le dessert.
Touchant certes, humain, plein de bonne volonté, mais assez loin d'un Ken Loach cependant. Un étrange décalage en particulier entre le look très dur du héros et sa voix aussi fluette que ses propos sont immatures... C'est le personnage qui est immature, pourrait-on se dire. C'est exact mais malgré tout, dans les premières scènes où apparaissent côte à côte François Creton et Richard Bohringer, la différence d'épaisseur entre les deux acteurs est frappante ! En, plus de Bohringer, d'excellents seconds rôles Ariane Ascaride, Roméo Creton dans un film qui me semble manquer d'un solide scenario et se satisfaire de son aspect documentaire et de témoignage, ce qui est pour moi un peu frustrant.
Film de personnages plus que film à histoire, Les Héroïques est un film touchant par sa note d'authenticité qu'elle tient tout le film. Les clubs de paroles, les ballades en motos, le personnage de Michel aux attitudes emplis de relents adolescents, les incompréhensions des relations parentales. Bien aidé par une photo un peu impressionniste, une musique belle et discrète, c'est un film qui met en lumière sans en rajouter dans les violons, les vies d'errance et de dépendance. François Creton est assez formidable, les seconds rôles aussi
Michel, ancien junkie, est un éternel gamin qui ne rêve que de motos et traine avec son grand fils Léo et ses copains. À cinquante ans, il doit gérer le bébé qu’il vient d’avoir avec son ex, et se bat pour ne pas répéter les mêmes erreurs et être un mec bien.
C’est un long-métrage de Maxime Roy dans la ligné de son court-métrage Beautiful Loser. Il a écrit le scénario avec l’acteur principal François Creton. Les Héroïques a été présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2021.
J’ai trouvé ce drame ayant pour thématique la drogue vraiment bien.
Je suis sensible à ce genre de thématique. La drogue est un fléau et détruit des vies par la dépendance qu’elle provoque. Quand on se penche sur cela, ça peut donner des choses profondes. Ce récit est vraiment intéressant. On va suivre cet ancien junkie dans sa vie après sevrage. Avec son addiction, il n’est cependant jamais vraiment fini. Les traces tant physiques que psychologiques font que le combat est constant même après des mois sans consommation. Nous allons donc observer le parcours pour retrouver une vie “normale”. Il y aura sa recherche de travail, la fréquentation de son centre de désintoxication mais aussi ses relations avec l’extérieur. On le verra dans ce quotidien du renouveau mais aussi dans ses coups bas.
Le personnage de Michel est très fort. On sent une vraie volonté de sa part de se battre pour s’en sortir. Ce combat fait qu’il va être prenant de le suivre. L’attachement émotionnelle se fait au fur et à mesure. J’ai été touché par son obstination. Il ne veut plus de cette vie et de la déchéance qui lui était promise. Même si ce n’est pas facile, il veut devenir un bon père, un bon conjoint et un bon fils.
L’histoire s’inspire en partie de la vie de François Creton. Il était donc tout désigné pour ce rôle. Cela se voit qu’il est totalement impliqué dedans. Cela donne d’autant plus force. Je tenais aussi à saluer les seconds rôles qui sont géniaux. J’aime la fraicheur de Roméo Créton dans le rôle du fils. Et que dire de Richard Bohringer en un père dur et distance. Le tableau va bien être complété par Clotilde Courau vue cette année Benedetta et Patrick d'Assumçao qui est aussi à l’écran en ce moment dans L'Homme de la cave.
Tous ces personnages gravitant autour de Michel vont nous montrer le rôle primordial des proches dans ce processus de sevrage. Ce sont ces soutiens qui vont le booster pour aller mieux, et au contraire les brouilles émotionnelles qui vont le refaire plonger. Même si j’ai accroché avec Michel, je regrette qu’il ne soit pas plus fouillé. En effet, on voit totalement son présent et c’est bien détaillé, cependant son passé est flou. On le comprend à travers quelques phrases mais cela reste vague. J’aurais aimé savoir pourquoi il est tombé dans la drogue par exemple, ou encore ce qu’il ressent dans son addiction. On reste centré sur les conséquences sans avoir les causes. Je trouve que c’est pourtant indispensable dans ce genre de thématique.
Quelle claque j'ai pris! Film magnifique, la performance des acteurs est formidable, ils sont criant de vérité ! On en ressort forcément et profondément touché.
Un premier film lumineux et bouleversant sur l'histoire d'une rédemption. Un cast et une direction d'acteur aussi juste et puissante que le cadre et la lumière... sombre ou éblouissante selon les instants. Du vrai, du grand ciné!!!
"Les héroïques", c'est l'histoire de Michel, un quinquagénaire qui n'a jamais réussi à atteindre l'âge adulte, un ancien junkie passé par des tentatives de désintoxication à l'alcool et à la drogue. Ce fan de moto a un fils, Léo, qui, à 18 ans, est beaucoup plus mûr que lui. Il vient également de se retrouver père d'un autre fils, Arno, un bébé de 10 mois : cela le réjouit mais n'est pas sans venir gonfler la barque des problèmes car Hélène, la mère de ce bébé, vient de le quitter. Quant à Claude, son père, avec qui les rapports ont toujours été difficiles, autre problème, il est très malade. "Les héroïques", c'est le comédien François Creton qui a mis des pans de sa propre histoire dans le scénario qu'il a écrit avec Maxime Roy, le réalisateur. "Les héroïques", c'est l'extension de "Beautiful loser", un court métrage de 24 minutes tourné il y a 3 ans. "Les héroïques", présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, est un premier long métrage dont le sujet est très fort, qui montre entre autres les zones d'ombre qui existent au niveau des aides sociales, mais dont la réalisation s'égare beaucoup trop souvent entre clichés et "réalisme magique" et qui, in fine, qui ne laisse pas une empreinte impérissable malgré le très solide casting : François Creton (Michel), Roméo Creton (Léo, le fils de Michel), Richard Bohringer (Claude, le père de Michel), Ariane Ascaride (Josiane, la compagne de Claude), Clotilde Courau (Hélène, l'ex de Michel), Patrick d'Assumpçao (Jean-Pierre, un ami de Michel), Clara Ponsot (une rencontre chez les AA). Une phrase à retenir : tu as un problème et tu bois : tu as 2 problèmes !
Une ode sociale héroïque bouleversante! une distribution hors-pair! De François Creton, Roméo Creton, Ariane Ascaride,Clothilde Courau ,au magnifique Richard Bohringer , et tous... Chaque personnage crève l'image! beaucoup aimé. a voir